« Finir l’année en beauté! »

 

Dernière rencontre de l’année pour les Buffalos qui se rendent ce jeudi à la porte des Ardennes pour y affronter La Spéciale Aywaille. Si Grâce-Hollogne est un matricule assez récent alors qu’Aywaille sera bientôt « Royal », les deux clubs ont la particularité d’avoir chacun un comité assez récent et dynamique. Et les deux formations veulent s’offrir un cadeau de Noël en avance: une victoire pour clore 2017 en beauté!

 

« C’est un match à ne surtout pas perdre contre une équipe assez proche de nous au classement » met en garde Julien Vanlaar, le talentueux « stretch 4 » aqualien qui, malgré des soucis aux tendons, tiendra sa place ce soir. « Il va falloir corriger nos manquements défensifs et relever la tête après la vilaine défaite à Huy samedi dernier. Une victoire aujourd’hui serait une belle manière de clore au premier tour qui fut fort compliqué pour nous au début. »

Mais chez les Buffalos aussi, on veut la victoire. « Nous sortons de trois revers consécutifs et nous voulons absolument finir l’année en beauté pour ne pas regarder derrière nous » nous confie Julien Wéry, le pistolero visiteur.

Pour Pierre Lété, le leader de La Spéciale, il est impératif de l’emporter. « Ce soir, nous nous devons de gagner pour effacer la défaite de la semaine dernière, que je prends d’ailleurs à mon compte. » précise-t-il. Pierre Philipkin embraie. « Il faudra être concentrés et collectifs et, si nous prenons l’avance, être capables de la maintenir sans se faire peur. De plus, jouer un jeudi à domicile, ce n’est pas si mauvais. L’adversaire doit venir de loin et aura peut-être des absents. »

Un élément que pointe également Julien Wéry. « C’est toujours particulier de jouer en semaine et il faudra s’adapter au grand terrain d’Aywaille » corrobore-t-il. « Nous aurons aussi quelques absents de marque pour cause de blessure. Mais nous espérons nous ressaisir et livrer une prestation positive pour repartir de l’avant. »

 

 

Capables du pire comme du meilleur

 

Pour Brice Moreau, l’ailier à tout faire de La Spéciale, l’envie, la concentration et la capacité à jouer vite seront les éléments primordiaux de cette rencontre. « C’est grâce à cela que nous pourrons empocher les trois points » complète-t-il. « Nous devrons être solidaires et éviter de commettre nos petites erreurs habituelles » enchaine Robin Horrion, le marsupilami aqualien. Un aspect que met aussi en exergue Alexandre Koch. « Il faudra en effet être solidaires et que chacun se démène en défense » ajoute celui qui a inscrit 26 points face à Huy. « Il faudra faire preuve de hargne, avoir la niaque! Nous devrons être sur tous les ballons et ne rien lâcher. J’espère être en forme pour apporter un adjuvant positif à mon équipe. »

« Ce sera à mon sens une rencontre très ouverte et importante vu les dernières victoires de Huy et Wanze » continue Julien Wéry qui revient sur les dernières rencontres de Grâce-Hollogne. « Autant il était logique de s’incliner face à Hannut et Alleur, autant nous aurions dû faire beaucoup mieux à Saint-Louis! »

Difficile de prédire un résultat pour le shooteur des Buffalos. « Je pense que les deux équipes se valent et sont toutes deux capables d’alterner le meilleur comme le pire » nous explique-t-il. Et Julien Legrand, intérieur polyvalent d’Aywaille de rebondir. « A Huy, nous avons montré notre plus mauvais visage » nous dit-il. « Face à un concurrent direct, nous devons absolument imprimer notre tempo sur la rencontre. Tout partira d’une bonne agressivité en défense afin de pouvoir se projeter très vite vers l’avant et, ainsi, étouffer notre adversaire. » Et de conclure: « Si nous restons soudés, attentifs, concentrés et que nous jouons avec nos qualités, nous avons toutes les cartes en main pour nous imposer. »

 

Petit coup d’arrêt pour La Villersoise

 

Thibault Wery a pris en main la destinée de La Villersoise, en troisième provinciale, avec pas mal de réussite. L’équipe, pour sa première saison à ce niveau, est troisième d’une série très dense. Mais avec deux défaites d’affilée, Villers connait un coup d’arrêt.

 

C’est une déroute de près de quarante points qu’a enregistré La Villersoise le weekend dernier à Alleur. « C’est, pour moi, une des équipes les plus complètes de la série » tempère Thibault. « Il y a d’excellents joueurs, qui ont joué plus haut, et l’arrivée de Schoonbroodt renforce encore un peu un solide effectif. »

C’est plutôt les défaites à Huy et dernièrement à Wanze que regrette le mentor local. « Contre ces derniers, nous avons manqué d’engagement et de volonté. Cette défaite était évitable » nous précise-t-il.

Thibault, qui a également eu l’occasion de rencontrer son frère qui joue avec les Buffalos dans la même série, a officié à Waremme, Haneffe et Braives, où il est toujours. « Je suis arrivé cette année, via un contact avec Laurent Dodemont » nous explique-t-il. « On me proposait un projet intéressant, avec un bon groupe qui s’était renforcé suite à la montée et qui peut compter sur quelques jeunes de qualité, dont Sam Bisschop qui est en train d’éclater. »

La Villersoise n’avait guère fixé d’objectifs précis à son nouvel entraineur, mais se voulait ambitieuse. « Nous souhaitions jouer le top 5 » nous confirme Thibault. « Mais vu mon groupe de départ, je visais carrément le top 3. Cependant, à ce niveau, tous n’ont pas les même objectifs et priorités. Je dois faire face à des absences, ce qui complique un peu la tâche. »

 

 

« Nous visions le top 5 »

 

Néanmoins, Filbiche et ses coéquipiers font plus que bonne figure avec huit victoires en treize rencontres. « Quand nous mettons de la vitesse et de la volonté, nous sommes pas mal du tout. Idem quand nous proposons une grosse intensité en défense » avance le coach local. « Mais nous souffrons au niveau des rotations. Mon groupe n’est pas forcément très homogène et nous perdons en qualité lors des remplacements. Comme à Hannut où nous avions huit points d’avance après le premier quart mais où nous avons coincé avec les changements. »

Si la situation comptable est plus que positive, la montée sera très difficile à aller chercher pour La Villersoise, ce qui risque de se ressentir au deuxième tour. « Je ferai jouer les gars méritants » nous confie Thibault. « On jouera tous nos matchs pour les gagner et il faudra aussi que le club envisage la saison prochaine, avec notamment la P4 qui est compétitive mais échoue de peu à monter. »

Retour sur le match Aubel – Etoile Jupille

 

 

Retour sur les matchs de Coupe qui ont eu lieu à Aubel ce mardi 19 décembre.  Le club du plateau de Herve a connu une soirée mitigée.

 

Tout avait pourtant bien commencé pour Aubel puisque la P1 Dame avait largement pris la mesure de son opposant du soir, Haneffe. Avec une victoire 78-48, les Aubeloises se qualifient pour la demi-finale où elles rencontreront les gagnantes du match Modave-Spa.

Moins de réussite pour les hommes qui, au bout d’un match à suspens, baissèrent pavillon 80 à 82.  « Un match avec une belle intensité » nous précise Nathan Servais de Jupille. « Nous sommes rentrés directement dans la partie avec huit points de suite de Guillaume et une solide défense. Mais Aubel se remet bien dans le match après quelques pertes de balles de notre part. D’autant plus que les Aubelois sont vraiment forts et on bien joué sur leurs intérieurs. Ensuite, nous nous retrouvons en problème de fautes et avec un public contre nous. Il y avait beaucoup de monde, au moins 200 personnes. »

Si les Herbagers pouvaient compter sur leurs supporters venus en nombre, quelques partisans de Jupille avaient tout de même fait le déplacement. C’est le cas de Julien Vanlaar, venu supporter ses amis et qui nous livre son ressenti. « Une partie compliquée pour Julien Van Roy, en problème de fautes et diminué par les douleurs, mais qui a su réaliser quelques superbes actions » déclare-t-il. « François Lhote a sorti un gros deuxième quart-temps et Jacot a été impeccable en fin de match. L’Etoile a fait montre d’une belle réussite à distance mais a été plus laborieuse en-dessous, bien gênée par la défense des Vert et Blanc. »

Alexandre Koch s’était aussi rendu à Aubel pour encourager ses potes. « François Lhote et Bastin ont été monstrueux » nous lâche-t-il, enthousiaste. « François est monté dans le deuxième quart et était directement au taquet tandis que « Agui » a collé 22 points à la bonne défense aubeloise. »  L’ailier a tout faire de la Spéciale Aywaille enchaine. « Nous n’avons pas beaucoup vu Vincent Theek, mais il a mis la bombe qu’il fallait au moment opportun. C’était méga chaud comme match, nous avons vraiment cru, à deux minutes du terme, que c’était fini pour l’Etoile. »

Une victoire qui ravit, forcément, les Jupillois. « Nous n’avons rien lâché car nous voulons vraiment offrir cette Coupe à notre entraineur, qui la mérite. Nous sommes tres heureux! Nous avons bien fêté ce résultat, place au repos maintenant » conclut Nathan Servais.

 

« Jupille mérite sa victoire! »

 

Après Marc Jacot qui s’est livré sur la belle victoire de son équipe, la parole est à Jonathan Hertay d‘Aubel, qui, et c’est particulièrement rare cette saison, a du s’avouer vaincu. Cette défaite, aussi dommage soit-elle pour les Herbagers, ne doit en rien ternir la magnifique moitié de saison réalisée.

 

Jona, pas trop déçu de cette courte défaite?

J’avoue que l’ambiance n’était pas à la fête. La coupe était un réel objectif. D’autant plus lorsque nous avons appris que la finale se déroulerait à Aubel. Il faut cependant rappeler que nous passons par le chas de l’aiguille depuis le début de la compétition, et cela contre des équipes de divisions inférieures. Nous payons là notre parcours, où nous n’avons jamais gagné avec la manière. Il fallait bien que cela arrive. Et puis, Jupille mérite vraiment sa victoire.

Justement, qu’est ce qui peut expliquer la victoire de l’Etoile selon toi?

Nous n’avons pas su les contenir en homme à homme. Bastin a également fait le match de sa vie je crois ! Il a eu une réussite insolante, avec deux ou trois shoots venus d’ailleurs. Sans compter que nous avons été mauvais aux lancers-fancs. C’était un match fort haché par des coups de sifflet parfois très rapides. Les arbitres envoyaient régulièrement les deux équipes sur la ligne de réparation mais nous n’avons pas su en profiter !

Comment juges-tu votre prestation? Et celle de vos adversaires?

Nous avons été en réelle difficulté en défense man-to-man. C’est pourtant, pour moi,  la base du basket! Un duel avec le gars en face de toi, s’il n’a pas la balle,  70% du travail est fait. S’il parvient à recevoir le ballon, tu dois donner les 30 %restant pour ne pas forcer ton coéquipier à venir t’aider. Nous n’avons pas eu cet instinct de tueur qui était présent en debut de saison. Nous étions trop souvent passés et les rotations ne suivaient pas toujours.  Nous avons été obligé, en quelque sorte, de passer en zone, et cela a été un peu mieux. Mais ce qui fonctionnait pas en homme à homme a continué en zone! Nous nous livrions trop sur les close-out ou sur les feintes et la plupart de leurs pénétrations étaient menaçantes! Et puis, quand François Lhote est monté au jeu, il a allumé directement (ndlr: 8 points consécutifs pour l’ancien spadois)! En attaque, nous n’avons jamais trouvé le rythme. Les rares moments où nous avons pris feu, c’est lorsque nous avions cinq joueurs agressifs en défense et cela nous permettait de jouer la contre attaque. Mais cela est arrivé trop peu souvent .  Nous sommes parvenus à grappiller l’écart petit à petit, en devant faire plusieurs fois l’effort de revenir de -10 pour au final passer devant de six points à deux minutes du terme. Et là, nous ne pouvons pas perdre ce match! Nous prenons un 2-10 en soixante secondes de facon inexplicable ! Au lieu de jouer un système, nous avons tenté de manger le chrono en allant à contre sens du jeu. Un simple pick-and-roll les deux attaques qui ont suivi et, de l’autre côté, offrir des « and one » au lieu de « tuer » le lay-up. C’est là que le match s’est joué selon moi.

Comment votre groupe a t il réagi?

Nous ne sommes pas en « crise » mais ces deux revers du mois de décembre doivent nous servir pour 2018 et ses échéances. Nous allons nous reposer et prendre le temps de réfléchir à tête reposée. Nous avons un mois de janvier pas évident mais qui peut être prépondérant pour la suite du championnat. Tout en sachant qu’il va falloir faire sans jérémy Demarteau. Mais, ne boudons pas notre plaisir! Nous avons effectué un énorme premier tour. En debut de saison, nous aurions signé directement pour une situation pareille à la trêve. C’est le plus important.

 

« Un ascenseur émotionnel »

 

Dans le choc des quarts de finale de la Coupe de la Province entre Aubel, leader de P1, et l’Etoile Jupille, même position en P2, ce sont les visiteurs qui se sont imposés au bout du suspens. Marc Jacot, le polyvalent poste 4 jupillois,  nous livre ses impressions sur cette partie haletante.

 

Marc, comment s’est passé le match contre Aubel?

C’était un vrai ascenseur émotionnel!

Raconte-nous un peu comment vous avez vécu cette partie?

Nous avons commencé avec une grosse intensité défensive et une attaque libérée. Cela nous a permis de prendre l’avantage, d’autant plus que nous sommes parvenus à bien museler Martin Lambot. Aubel a eu des difficultés à défendre en homme sur nous et à contenir nos ailiers. Mais Hubert et ses amis sont ensuite passés en zone. François Lhote est monté au jeu dans le deuxième quart et a réalisé un très gros passage. Cependant, Aubel a augmenté sont intensité et est revenu à 42-47 à la mi-temps. Durant le troisième quart-temps, nous avons fait de nombreux mauvais choix et perdu beaucoup de ballons. Les Aubelois menaient de six points à deux minutes de la fin.

Mais vous avez fini par émerger…

Oui! Via un gros panier longue distance de Vincent Theek, d’abord. Puis grâce à une interception de ma part suivie d’un assist pour Grégoire. Qui a laissé le suspens en ratant des lancers-francs.

Et c’est toi qui scelle le match…

C’était 80 partout dans les dernières secondes, et j’inscris un petit floater avant qu’Aubel ne rate sa dernière tentative. Nous nous imposons 80 à 82.

Comment expliques-tu cette victoire?

Ce qui nous a permis de gagner est, je pense, de ne pas baisser les bras malgré une salle acquise à la cause d’Aubel. Nos quelques supporters ont été formidables et nous ont bien soutenu. Notre agressivité à été concluante. Nous sommes un vrai groupe d’amis, talentueux et avec un excellent esprit d’équipe. Nous étions motivés et Michel Nihon, notre entraineur, a bien géré la fin de match.

Ton sentiment après cette belle victoire?

Très heureux, évidemment. Ce résultat était tout de même un tout petit peu envisageable. Et je pense que même si les autres équipes se méfiaient de nous , maintenant c’est encore un peu plus renforcé . À nous de profiter de cette belle victoire, et je pense qu’une place en finale est possible!

Une bonne chose de faite pour Liège Basket

 

Liège Basket s’est facilement imposé face à Louvain, même si les Liégeois n’ont pu s’empêcher de jouer à se faire peur. Une victoire 95 à 80, la cinquième de la saison, qui conforte la sixième place des Principautaires au classement général.

 

39 points…. C’est le total de points inscrits par Arizona Reid (un joueur qui avait marqué Ludo Lambermont lors de sa période pépine)! Une magnifique performance qui s’est révélée insuffisante pour les Bears.

Lhoest,  Bojovic (29 points sur le match, meilleur marqueur), Deroover, Penninck et Montgomery débutaient la rencontre et aidait Liège à virer -largement- en tête à l’issue des dix premières minutes, c’était 28-17.

Mieux, le deuxième quart-temps était à sens unique, les remplaçants du jour, Harris (18 points) et Larson (14 points) faisaient des étincelles, et les Liégeois rentraient aux vestiaires sur le score de 55-31.

Mais nos valeureux Liégeois perdaient pied en deuxième période, leur défense se révélant excessivement poreuse. Maxime Gaudoux (9 points) et ses coéquipiers revenaient même à à 73-71! Moment choisi par les hommes de Costantiello pour passer un 12-0 bien tassé et finir par s’imposer 95 à 80.

Une victoire nécessaire pour Liège Basket qui conforte sa sixième place et qui jouera un match important à Willebroek, un concurrent direct, le mardi 26 décembre.

Fin de série pour Hannut

 

Plus une série dure et plus elle se rapproche de sa fin dit l’adage. Cela s’est vérifié ce dimanche lorsque Spa est venu à bout d’Hannut.

 

Privés de David Beck, retenu par Haneffe qui jouait à Neufchâteau, les Hesbignons se sont inclinés dans la cité thermale. Malgré Bollaers (22 points) et Blanchy (19 unités), Hannut -drivé pour l’occasion par son Président- voit sa série stoppée par une solide équipe spadoise où Desert (26 points) et Léonard (17 pions) ont su alimenter le marquoir.

Les Spadois s’imposent donc 74 à 69 et rejoignent les Hannutois en nombre de victoires: sept pour les deux équipes.

 

L’intégralité du match diffusée par Télévesdre, c’est ici (première mi-temps) et ici (deuxième mi-temps).

Superbe affiche entre Aubel et l’Etoile Jupille

 

Grosse affiche ce mardi 19 décembre dans le cadre des quarts de finale de la Coupe Provinciale. Deux équipes qui ne comptent qu’une seule défaite dans leur championnat respectif vont s’affronter. Aubel, leader en première provinciale reçoit l’Etoile Jupille qui occupe la même position à l’échelon inférieur. 

 

 

« Ce serait de la langue de bois de dire que nous ne sommes pas favoris » reconnait aisément l’ailier d’Aubel, Jonathan Hertay. « En tant que leaders, nous ne pouvons pas nous cacher. C’est à nous qu’il incombe de faire le jeu même si, et nous ne le répéterons jamais assez, la coupe c’est très spécial. Tout peut arriver! » 

« Pour nous c’est vraiment un bonus » nous précise Julien Van Roy, encore blessé, comme François Lhote, mais qui tiendra sa place ce soir. « Nous allons jouer à fond mais nous prenons  cette affiche comme un cadeau de Noël. En plus, nous jouons chez mes amis, les Collin. »

Le meneur jupillois est d’ailleurs connu de ses adversaires. « La lecture du jeu de Van Roy est excellente et nous savons que le fighting spirit est dans l’ADN de l’Etoile » nous révèle Jonathan. « Nous connaissons bien les joueurs de Jupille. Nous sommes aussi conscients que Peter Tandler et Marc Jacot sont des éléments importants et qu’il faudra réussir à les museler. » 

 

 

Deux équipes qui se ressemblent

 

Outre leur bilan presque immaculé, les deux formations présentent un autre point commun: un banc ultra-compétitif et des joueurs interchangeables. « Nous avons dix joueurs capables de faire la différence. Julien Van Roy revient de sa blessure mais fait du bien, Guillaume Gregoire est en pleine forme » nous spécifie Nathan Servais qui se montre ambitieux. « Nous jouons contre le favori mais l’équipe tourne bien en ce moment. Nous aimerions ramener cette coupe pour le comité, ce serait la première pour l’Etoile dans cette compétition. »

Pour cela, Julien Van Roy, qui ne se mouille pas au jeu des pronostics, espère que l’Etoile »va mieux gérer la pression -même si c’est plutôt Aubel qui l’a-  que contre Alleur en match de barrage en fin de saison dernière. » Pour Nathan Servais, qui jouera malgré une entorse, « Aubel peut perdre, on l’a vu contre Waremme. »

Toutefois, ce weekend, Hubert et ses coéquipiers se sont rassurés. « Nous avons joué un match très sérieux et appliqué à Visé » nous rappelle Jonathan. « L’objectif était d’être champion d’automne, ce qui est fait, et de passer l’hiver au chaud en Coupe. Cela reste à faire ce soir. »

 

 

Le dernier match de Demarteau

 

Chez les Herbagers, où Benjamin Delfandre est incertain à cause de son genou et où Demarteau, qui défend sa thèse le lendemain, risque d’être absent, on se focalise sur soi « Nous n’avons rien préparé de spécifique pour cette rencontre » nous confirme Jonathan. « Bien sûr, nous avons quelques renseignements sur eux, mais nous devons surtout nous concentrer sur notre jeu pendant 40 min. C’est déjà pas mal! » 

Un match qui revêt aussi une importance symbolique car Jerémy Demarteau quittera le groupe à la trêve, comme prévu, pour partir à l’étranger. « On voudrait lui offrir cette qualification » stipule Jonathan. Mais l’Etoile ne l’entend pas de cette oreille. « Nous voulons gagner tous les matchs que nous jouons » avance Julien Van Roy.  « Il faudra que nous soyons intelligents contre des joueurs qui ont joué plus haut. »

« Nous espérons vraiment créer la surprise » surenchérit Nathan. « Et ensuite boire une bonne Val Dieu. » Et d’ajouter, hilare: « En tout cas, comme le dit mon ami Adrien Bastin, si nous gagnons, nous demandons une dérogation pour monter directement en R2! »

 

 

Liège doit gagner contre Louvain

 

Pas de répit pour Liège Basket! Trois jours après s’être inclinés après prolongations à Mons, les Liégeois sont de nouveau sur le pont. Ce mardi soir à 20h30, ce sont les Bears de Louvain qui se déplacent au Country Hall.

 

Défaite interdite pour Boris Penninck et ses coéquipiers. Face à la lanterne rouge de notre EuroMillions Basketball League, Liège Basket doit renouer avec la victoire et prendre la mesure d’un adversaire qui n’a connu qu’un seul succès depuis l’entame du championnat.

A Louvain, une tête bien connue du basket liégeois et du Country Hall réalise une saison pleine. En effet, avec 12 points, 5 rebonds et 2,3 passes décisives par rencontre, Maxime Gaudoux est le second de son équipe à l’évaluation.

Mais Liège, qui possède dans ses rangs les deux meilleurs marqueurs du championnat avec Bojovic et Larson (qui est aussi le leader à l’évaluation), ne doit pas se laisser compter fleurette par Louvain et reprendre sa marche victorieuse.

« C’est parfois dommage de ne pas pouvoir revenir en arrière »

 

Ludo Lambermont a désormais quitté notre belle Province pour exporter ses talents à Ypres, en TDM1. A seulement 23 ans, le talentueux shooteur liégeois a eu l’occasion d’engranger pas mal de souvenirs au cours de sa carrière et d’affiner sa vision de la vie. Ludo se livre pour Liège & Basketball.

 

Ludo, quel est ton meilleur souvenir lié au basket?

Deux me viennent à l’esprit. Le premier, c’est d’avoir retrouvé les Playoffs avec Pepinster en D1 après douze ans d’absence. Même si cette saison-là ne fût pas toujours géniale d’un point de vue personnel, cela reste un excellent souvenir qui a mis du baume au coeur des supporters. Je garde aussi en mémoire ma pré-sélection en équipe nationale U20 qui m’avait prouvé que j’étais sur le bon chemin.

Et le pire?

Je n’en ai pas vraiment à vrai dire.

Le meilleur coéquipier que tu as eu l’occasion de côtoyer?

ll y en a eu quelques uns lorsque j’étais à Pepinster. Arizon Reid qui a joué une saison avec nous à Pepin et qui est désormais à Louvain m’avait impressionné. Son surnom en arrivant était « Mister hardwork » et j’ai vite compris pourquoi. Il avait une mentalité exemplaire, bossait énormément et était un formidable leader sur et hors du terrain. Je dois aussi citer Brandon Freeman qui était vraiment très, très fort. Au niveau de son shoot, il m’a littéralement scotché! Son sens du ballon et du panier était également remarquable. C’était d’ailleurs très positif pour moi de m’entrainer avec lui car nous jouions au même poste et nous avions quelques affinités. J’ai d’ailleurs gardé contact avec lui, comme avec nombre de mes anciens coéquipiers.

Si un génie bienveillant t’offrait trois voeux à réaliser, quels seraient-ils?

Tout d’abord, j’aimerais pouvoir effacer la blessure qui m’a tenu éloigné des terrains pendant cinq mois. C’était une très vilaine entorse, avec plusieurs ligaments sacrément endommagés. Cela m’a peut-être coûté ma place en équipe nationale car je n’ai pu rejouer qu’au moment de la présélection. Mais on sort plus fort de ce genre d’épreuves. Ensuite, sans doute pouvoir repenser un peu mieux certaines décisions que j’ai prises ou que j’ai dû prendre et qui auraient peut-être changé mon avenir. Par exemple, j’ai été en contact avec Liège et Mons, mais je voulais rester à Pepinster. Qui sait si, en faisant d’autres choix, je n’aurais pas connu une autre trajectoire. C’est parfois dommage de ne pas pouvoir revenir en arrière. Enfin, je demanderai à ce bon génie de me permettre d’avoir la carrière la plus longue possible, sans blessure et de parvenir à donner le meilleur de moi-même.

Si tu pouvais inviter à dîner trois personnes, célèbres ou non, vivantes ou mortes, qui choisirais-tu?

Michael Jordan. C’est mon idole, il est très beau à voir jouer et cela reste le meilleur joueur de tous les temps. Drake, mon chanteur favori. J’accroche vraiment beaucoup à ses chansons. Et enfin, une personne qui m’est chère, mon meilleur ami, Robin Denooz. Il a toujours été présent pour moi, dans les bons comme dans les mauvais moments et est toujours là, malgré le déménagement à Ypres. C’est comme un frère pour moi.

Si tu pouvais bénéficier d’un super pouvoir?

J’hésite entre savoir lire dans la tête des gens ou être capable revenir en arrière, de remonter le temps.

As-tu remarqué des différences au niveau basket entre la Wallonie et la Flandre?

Bien sûr. Le niveau est plus élevé en Flandre, il n’y a qu’à regarder le nombre d’équipes dans les divisions nationales de part et d’autre. Indépendamment de des aspects démographique et financier, largement supérieurs en Flandre, je trouve surtout que le sport est plus valorisé chez les Flamands. C’est aussi plus rigoureux, plus carré, plus organisé.

Et que penses-tu du basket liégeois?

C’est un peu cliché mais ce n’en est pas moins vrai pour la cause: c’est une grande famille. Il suffit de se balader dans les clubs de la région liégeoise, tu tombes toujours sur des connaissances, c’est chaleureux, convivial et tu y prends du plaisir. C’est toujours un bon moment et c’est cette confraternité qui vient directement à l’esprit.