« Le niveau de la P3 a clairement augmenté »

 

Johnny Bantuelle est de retour sur le petit banc depuis le début de saison, à Harimalia, en troisième provinciale. Un retour remarqué et qui lui permet de juger l’évolution du basket provincial.

 

Johnny s’est tourné vers le coaching suite à une grave blessure il y a treize ans. « J’ai subi une greffe au ménisque » nous rappelle-t-il. « Je n’avais pas le choix, il était inenvisageable de continuer à jouer à cause de la douleur et du risque de devoir remplacer mon genou par une prothèse si la situation s’aggravait. » L’ancien shooteur s’est donc naturellement tourné vers le coaching, à Belleflamme notamment, qui lui a offert son plus beau souvenir. « La victoire à Sainte Walburge, qui alignait Camus, Denoel et Purnelle et était ultra-favori, et qui nous a permis de monter de P2 en P1, reste un moment fort. »

Si l’ancien Vert et Blanc a marqué une pause de trois ans, il est désormais de retour aux affaires. En reprenant les rênes de la P3 d’Harimalia, c’est un travail à long terme qu’il veut fournir. « Je souhaite pouvoir imprimer un style de jeu, une certaine physionomie à l’équipe » nous explique-t-il. Malheureusement, Harimalia souffre des blessures et des absences. « Je connais de nombreuses défections. Un de mes gars part en Israel pour 8 mois tandis qu’un autre s’en va à Phoenix. De plus, un joueur qui devait venir chez nous a repris sa parole, ce qui a encore un peu plus compliqué les choses » détaille Johnny. « Je n’arrive dès lors pas à coacher comme j’aimerais. Je n’ai pas de meneur, j’ai donc du décaler un de mes ailiers sur le poste un mais cela me fait perdre du scoring à l’aile. »

Des désagréments qui perturbent un peu les ambitions des Liégeois. « Nous voulions accrocher les premières places mais cela risque de devenir compliqué, même si notre début de saison n’est pas mauvais » précise-t-il. « On va tâcher d’aller chercher quelques victoires inattendues, comme nous avons pu le faire face à Hannut. Le groupe n’est pas prêt pour monter, mais nous avons déjà quelques noms en têtes pour ajouter de la qualité à notre effectif la saison prochaine. »

Harimalia possède la particularité d’aligner deux formations en P3. « L’autre équipe est d’ailleurs en bonne position pour monter » précise Johnny. « Chez nous, les joueurs restent souvent plusieurs saisons car ils s’y sentent bien. Mais je pense que nous sommes tombés dans la plus forte série. »

 

Le niveau de la P3 a sensiblement évolué

En effet, pour beaucoup d’observateurs, la série C de troisième provinciale est particulièrement dense. « Tout le monde peut battre tout le monde » déclare l’entraineur des Noir et Jaune. « Les Buffalos ont mal commencé mais, après les avoir rencontrés, j’estime qu’ils ont une superbe équipe. La Spéciale Aywaille démontre qu’elle n’est pas  un oiseau pour le chat et tous les matchs sont à prendre au sérieux. »

Un constat que Johnny étend à l’ensemble de la troisième provinciale. « Le niveau a clairement augmenté » affirme-t-il. « Beaucoup de joueurs de divisions supérieures sont redescendus –Barry Mitchell par exemple- et je trouve vraiment que le niveau général s’est considérablement amélioré. » Une réalité qui trouve sa source dans l’évolution des mentalités selon lui. « Je sais que beaucoup de joueurs, pour diverses raisons, ont moins le temps ou l’envie de s’investir dans le basket » tente Johnny. « De nombreux bons joueurs redescendent de division, et notamment en P3, car ils ne souhaitent plus faire deux entrainements par semaine. » Ce n’est pas le cas à Harimalia qui propose deux entrainements hebdomadaires. « Mais vu le nombre de défections, il n’y a vraiment que le jeudi où nous pouvons bien bosser » conclut-il.

 

 

Modave-Hannut: un match sous haute tension

 

Hannut s’impose, au bout du suspens, face à Modave et rejoint les quarts de finale de la Coupe Provinciale. Une rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance particulière et qui fera, à coup sûr, jaser. Le groupe de David Beck enregistre sa sixième victoire consécutive et affrontera Neuville au prochain tour. Un duel pas anodin puisque Kevin Reyserhove, joueur à Modave, est aussi l’entraineur de Neuville.

 

Entre des Hannutois en pleine forme depuis quelques semaines et une équipe de Modave à la peine en championnat, c’est peu dire que le duel semblait déséquilibré sur le papier, même avec les cinq points d’avance dont bénéficiaient les gars de Gaetan Di Bartoloméo.

Pourtant, ce sont bien les pensionnaires de P2 qui prenaient le meilleur départ et menaient rapidement. Une avance qui aura culminé à quinze points avant que Bollaers et ses coéquipiers ne s’imposent 70-71. Kevin Reyserhove avait bien la balle de match entre le mains. « Les arbitres n’ont pas osé siffler la dernière faute sur Kevin » regrette Gaetan. Ce que confirme le principal intéressé. « Sur notre dernière action, il y a bien une faute sur shoot non-sifflée » affirme Kevin Reyserhove. « En toute objectivité, et je n’ai pas l’habitude de dire cela, si les arbitres avaient pris leur responsabilité, nous aurions remporté cette rencontre. »

 

Un arbitrage pas à la hauteur

Des coups de sifflets décriés par l’entraineur de Modave. « Il a manqué un arbitrage de qualité » nous déclare Gaetan. « Hannut devait avoir trois fautes techniques supplémentaires suite à la mentalité exécrable affichée. » Une version que corrobore Kevin. « Hannut a reçu deux ou trois techniques mais méritait amplement le double » confirme le meneur Hutois. « Des joueurs auraient été exclus et les Hesbignons auraient eu du mal à refaire leur retard. »

Kevin rencontrera à nouveau Hannut en coupe mais en qualité d’entraineur cette fois.

Si les décisions arbitrales sont contestées par le duo de Modave, celui-ci sait également faire son auto-critique. « Nous avons manqué de clairvoyance dans le dernier quart-temps que nous perdons 9 à 22 » reconnait Gaetan. « Nous pouvons nous mordre les doigts d’avoir raté autant de lancers-francs, moi le premier. Avec un pourcentage correct, nous nous imposions de dix points » embraie Kevin. Et d’ajouter: « il faut aussi admettre que les gars d’Hannut ont eu le mérite de se battre jusqu’au bout et on fait preuve d’une belle réussite à distance. »

 

Modave frustré mais sur la bonne voie

Une déception dans le chef des deux amis. « Même si nous n’aurions pas gagné cette Coupe Provinciale, le groupe méritait cette victoire et cette récompense après avoir mené tout le match. C’est très frustrant de subir ce hold-up » nous confie Gaetan. « Nous vivons tous notre passion à fond et, après cet énorme investissement, nous avons besoin de victoires pour nous rassurer. Je tiens tout de même à féliciter tous mes joueurs pour la mentalité affichée. »

« La mentalité était meilleure » corrobore Kevin. « Il va encore falloir l’améliorer, tout comme notre tactique. Mais ça va venir, nous sommes sur la bonne voie. C’est en sortant de tels matchs défensifs que nous pourrons nous sauver rapidement. » Espérons pour Modave que ses efforts portent leurs fruits. Il serait en effet particulièrement dommage qu’un si jeune club, si dynamique, ne soit pas récompensé de ses sacrifices.

 

 

 

 

Quand Charleroi était encore en Euroleague…

 

La dernière apparition du Spirou Charleroi en Euroleague remonte déjà à 2011-2012. Une éternité mais des souvenirs restés vivaces pour beaucoup d’aficionados de la balle orange. Flash-back!

 

Cela fait désormais six ans qu’une équipe belge n’a plus été conviée au grand barnum européen. Et vu la direction prise par l’Euroleague, il risque de couler beaucoup d’eau sous les ponts avant de voir un de nos représentants s’inviter à la fête. La dernière fois, c’était lors de la campagne 2011-2012.

Une saison particulière comme nous le confie Boris Penninck qui vivait sa première expérience pro au sein du Spirou. « C’était l’année du lock-out, il y avait pas mal de joueurs NBA qui étaient venus gonfler les rangs des équipes européennes. » L’Euroleague affichait beau au terme d’un final four remporté d’un point par l’Olympiakos face au CSKA Moscou. La compétition reine alignait des pointures comme Andrei Kirilenko, Vassilis Spanoulis, Dimitri Diamantidis, Nicolas Batum, Bo McCalebb, Nenad Krstic, Jorge Gabajosa ou encore Serge Ibaka qu’avaient affronté Boris et le Spirou. « C’était dingue de se retrouver face à de telles pointures » s’extasie l’intérieur de Liège Basket.

Niveau talent, Charleroi n’est pas en reste avec un effectif qui comporte -notamment- le génial meneur Demon Mallet, le défenseur d’élite Justin Hamilton, l’ancien nbaer Jiri Welsh et le futur Tornik Shengelia. Sans oublier l’intimidateur Andre Riddick. « J’avais des posters de lui dans ma chambre, je le voyais à la tv » se rémemore Boris. « Et je suis devenu son coéquipier. C’était simplement incroyable. »

 

Le gratin au Pays Noir

Le Spiroudôme a accueilli le gratin cette saison là puisque le Real Madrid, le Partizan Belgrade, l’Armani Milan, le Maccabi Tel-Aviv et les Turcs d’Efes sont venus au Pays Noir. « Le groupe de la mort » se rappelle Boris. « Nous avons réussi à accrocher deux victoires. Face à des formations d’un tel calibre, s’imposer relèvait à chaque fois de l’exploit. »

Le groupe de Giovanni Bozzi termine dernier de sa poule, non sans avoir démérité. « Même si je ne jouais que des bribes de matchs, cela reste une expérience inoubliable » nous confie celui qui ira ensuite à Pepinster avant d’atterrir à Liège. « En championnat, nous gagnions beaucoup, donc l’ambiance était au beau fixe » explique-t-il. « Un état d’esprit hyper positif et puis, avoir des coéquipiers aussi talentueux, c’est assez remarquable. »

Ambitieux en Belgique et sur le front européen, c’est à un style de vie particulier que doivent s’adapter Boris et ses coéquipiers. « Nous étions tout le temps en avion » précise-t-il. « Nous partions pour deux ou trois jours pour nos matchs européens, nous avions peu d’occasion de nous entrainer. » Une épopée qui marquera à vie celui qui vit désormais à Liège depuis quatre ans. « J’aimerais pouvoir un jour regoûter à l’Europe » confesse-t-il.

Six ans et déjà une éternité. Charleroi connut par la suite des soucis internes, le pouvoir d’attraction de notre première division diminua de saison en saison et l’Euroleague, souhaitant dupliquer son modèle sur celui de la NBA -une ligue fermée- n’invita plus les équipes belges, au grand dam de tous les amateurs de basket qui avaient pu vibrer lors des exploits européens du Spirou.

Les Roller Bulls recherchent du personnel de table

David Offerman et les Roller Bulls cherchent des personnes pour faire le chrono et les 24 secondes, ce samedi à Saint-Vith, pour leur match au sommet contre Lahn-dill.
Si vous parlez allemand ou anglais n’ hésitez pas à vous manifester.
Match à 19h30.
Déplacement avec moi David Offerman possible.
Grand merci pour l’aide.

Contactez Liège&Basketball qui fera suivre.

Belleflamme n’ira pas en demie

 

 Ce mardi 28 novembre, il y avait du basket au programme. Et pas n’importe quel match puisqu’il s’agissait d’un quart de finale de la Coupe AWBB. En effet, Belleflamme reçevait Vieux Campinaire. Une équipe de R2 au nom improbable mais qui a réussi à faire plier les Liégeois.

 

Commencer un match avec huit points de retard n’est jamais une sinécure. C’est pourtant ce qui attendait les Verts qui, évoluant à domicile et une division au-dessus de leur adversaire, devaient démarrer la rencontre avec un déficit à combler. Fort malheureusement, ce sont les plus âgés (ndlr: piètre jeu de mots, mea culpa) qui commençaient pied au plancher, comme nous l’explique Sebastien Peremans. « Ils ont eu une grosse réussite dès le départ, cela a été rapidement moins 17 en notre défaveur et nous avons dû courir après le score. » Un exercice toujours compliqué, surtout quand la réussite décide de bouder les pensionnaires de la rue Nicolas Spiroux. « Nous n’avons pas mis un shoot longue distance en première période et nous avons été maladroits toute la partie » précise l’ailier. « De plus, un pivot adverse de trente-cinq ans termine le match avec 19 points et zéro faute. Nous ne l’avons pas assez attaqué. »

Pourtant, Belleflamme a résisté. Mieux, le groupe de Vincent Clavier parvenait à revenir à trois points à quelques minutes du coup de sifflet final. « Mais nous avons de nouveau commis trop d’erreurs et avons dû baisser pavillon » finit Sebastien.

 

Une petite déception

Une défaite évitable -la deuxième de suite après celle face à Nivelles en championnat- mais logique, au vu du déroulement de la rencontre. « Nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes » reconnait le Liégeois. « Nous avons beaucoup trop raté en attaque, notamment des lay-ups faciles, et c’est probablement notre pire match défensif de la saison. »

Une déception pour Belleflamme, même si la Coupe n’était pas forcément un objectif prioritaire. « La Coupe, c’est du bonus » nous confie Sebastien. « Mais nous sommes déçus car, au tour suivant, nous aurions affronté la R1 du Royal IV Brussel. Un adversaire à notre portée et qui n’est pas au mieux pour l’instant. Nous avons raté le coche. » Et d’ajouter: « C‘est dommage car c’est toujours sympa de jouer un match sur terrain neutre et avec une grosse ambiance. »

Lebron James expulsé!

 

Cette nuit, face à son ancienne équipe du Heat, Lebron James s’est fait expulsé du terrain par l’arbitre Kane Fitzgerald. Une information anodine? Pas vraiment puisqu’en quinze ans de carrière, c’est la première fois que celui qui s’auto-proclame « the choosen one » est renvoyé au vestiaire de la sorte. Tentative d’explication.

 

Il restait deux minutes à jouer dans le troisième quart-temps et Cleveland menait de vingt-trois points. Un climat tout sauf tendu pourrait-on penser. Mais pas pour James qui a totalement pété une durite après une pénétration ratée. Il s’en explique au micro d’ESPN.

Sur cette action en particulier, James Johnson fait faute tout du long, jusqu’au cercle. J’ai dit ce que j’avais à dire et j’allais passer à autre chose. L’arbitre a considéré que je devais en prendre deux… Tant pis, on a gagné, c’est le plus important.

A vrai dire, nous pourrions être surpris qu’il s’agisse de la première fois que LBJ soit exclu. Quiconque a déjà regardé des matchs de l’enfant d’Akron n’a pu que constater à quel point ce dernier rouspète et chafouine à longueur de temps. Il ne fait pas autre chose lorsqu’il déclare:

Je suis l’un des leaders au classement du nombre de points dans la raquette. Je drive autant que possible. Mais j’ai l’impression qu’on essaye de me transformer en shooteur. Je ne peux pas être un shooteur. Ce n’est pas le joueur que je suis. Je regarde des matches tous les jours et je vois pourtant des shooteurs qui vont au moins 10 fois sur la ligne à chaque fois.

Pourtant, son exclusion est tout à fait  logique si l’on s’en réfère à l’explication donnée par l’arbitre.

C’est l’addition de différentes actions. Immédiatement après que je n’ai pas sifflé en sa faveur, il s’est tourné vers moi et a mimé un coup de poing en ma direction. Puis il a foncé de manière agressive vers moi. Il m’a ensuite dit des choses vulgaires.

La classe pour celui qui se pose en modèle… Et une expulsion basée sur des motifs réels semble-t-il. Ce qui pose question, c’est de savoir pourquoi Lebron est si peu souvent mis en garde par le corps arbitral? D’autres joueurs (coucou DeMarcus Cousins) ne bénéficient pas de la même clémence.

Espérons pour le protagoniste de « The Décision » que cet avertissement lui serve de leçon et l’encourage à se concentrer sur le jeu de son équipe (et il y a du boulot) plutôt que sur les décisions des arbitres qui sont, c’est une évidence, souvent en sa faveur.

Etat des lieux des Belgian Lions

 

Nos Belgian Lions se sont inclinés par deux fois ces derniers jours. D’abord contre la France, 59 à 70 et ensuite en Russie, 76 à 69. Deux revers qui compliquent grandement la possibilité pour notre nation d’accéder au prochain tour de cette campagne de qualifications pour le Championnat du Monde 2019. Alors que nos Belges s’en sont retournés dans leurs clubs respectifs -avant les prochains matchs qui auront lieu en février- et que cette fenêtre internationale vient de se refermer, Liège & Basketball dresse un état des lieux.

 

Lorsque l’on regarde notre équipe nationale jouer, ce qui saute aux yeux, de prime abord, c’est le manque cruel d’impact offensif. Certes, la Belgique était privée de Van Rossom, Lojeski et Lecomte (retenus par leur club/université) ainsi que de Tabu et Serron (blessés/malades), cinq joueurs à même d’amener du scoring en périphérie. Mais il ne s’agit pas de trouver des excuses car nos adversaires étaient également privés de leurs meilleurs éléments. Les Russes ne pouvaient aligner leur « one-two-punch » composé de Shved et Mozgov tandis la France présentait non pas une formation bis, mais bien une équipe ter. Dès lors, si l’on peut regretter les absences, il convient de reconnaitre que chacun est logé à la même enseigne.

Trop peu d’adresse, trop peu de joueurs capables de faire la différence en un-contre-un, trop peu de scoring inside, voilà quelques unes des constations alarmantes que l’on peut déjà faire. Dans ce contexte international, où les coaching staff ont peu de temps pour créer un semblant de cohésion, avoir de grosses individualités permet de débloquer certaines situations. Force est de constater que lors de ces deux rencontres, ce genre d’individualités a cruellement fait défaut.

 

 

Un manque de leadership

 

Défensivement, tout n’est pas à jeter. Si les joueurs commettent des erreurs parfois stupides, la Belgique a quand même tenu le coup à ce niveau. Les incessants changements de défense ont considérablement gêné nos adversaires. Les Lions savent que leur salut passe par une grosse défense collective. Le manque -relatif- de centimètres oblige les Belges à être particulièrement vigilants et combatifs. Néanmoins, certaines sautes de concentration, erreurs de rotation ou mauvais réflexes ont parfois joué de forts mauvais tours à une équipe à qui l’on ne peut pas reprocher son engagement.

Axel Hervelle a pris sa retraite et c’est toute une nation qui pleure. L’absence du génial intérieur de Bilbao s’est faite ressentir lors de ces deux revers. Bien entendu, après seize années passées sous la tunique Noir, Jaune et Rouge, il semblait entendu qu’Axel laisserait un vide qui nécessiterait du temps pour être comblé. Si l’adresse longue distance, le sens du rebond, la défense et l’engagement du Comblinois ont manqué, c’est, encore plus, son leadership qui a cruellement fait défaut. A moult reprises, nos Lions auraient bien eu besoin de leur valeureux capitaine pour remettre de l’ordre dans la maison belge, remonter les bretelles de certains et éviter les trous d’air comme ceux vécus lors des troisièmes quart-temps, tant face aux Français qu’aux Russes.

 

 

Des retours de vestiaires exécrables

 

Ces troisièmes quart-temps! Catastrophiques! Si la Belgique démarre chaque fois ses rencontres d’excellente manière, c’est le retour des vestiaires qui pose un sérieux problème. Les deux défaites belges ont été actées à la faveur d’une troisième période exécrable qui sonnait chaque fois le glas des espoirs de toute une nation. Excès de confiance, manque de rythme, peur de mal faire, l’on peut se perdre en conjectures mais cela ne change pas une indubitable réalité: les Lions sont particulièrement médiocres après la pause et il est impossible d’espérer s’imposer en prenant de tels éclats.

En conclusion, le bilan de ce premier jet des qualifications « new look » s’est révélé négatif -dans les chiffres et la manière- pour nos Lions. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Les écarts n’étaient finalement pas si grands. L’attitude de nos Belges est exemplaire. Le coaching staff a démontré, par le passé et lors de ces deux rencontres, sa capacité à trouver des solutions pour palier les carences de l’équipe. Nous pourrons, peut-être, dans le futur, récupérer certains joueurs capables d’apporter leur écot au scoring et à la création. Et, avec le temps, cette équipe parviendra à se trouver de nouveaux leaders pour se mettre en ordre de marche. C’est tout ce que l’on souhaite tant les Lions se doivent d’être la locomotive d’un sport trop souvent cantonné à l’ombre en Belgique.

Le thé ou café de Francis Torreborre

 

Francis Torreborre s’est livré à l’exercice du Thé ou Café.

 

Francis, tu préfères réaliser un contre ou dunk?

Un dunk, d’office.

Et une passe décisive ou un trois points?

Un assist.

Tu es plutôt défense ou attaque?

Défense.

 

NBA ou Euroleague?

NBA, largement.

Plutôt basket ou football?

Basketball à 100%.

Nike ou Adidas?

Nike.

Tu préfères Steph Curry ou Lebron James?

Lebron James, c’est clair (rires).

Plutôt Quick ou McDo?

C’est dur ça mais je choisis Quick, pour le Giant.

Et enfin, thé ou café?

Thé, je ne bois pas de café.

 

« Le basket manque de visibilité »

 

Boris Pennick fait les beaux jours de Liège Basket depuis quatre saisons. Mais avant d’arriver dans la Cité Ardente, le talentueux intérieur a suivi sa propre route, tracé son propre chemin en restant fidèle à ses valeurs. Rencontre avec un jeune homme intelligent, attachant et bien dans son basket.

 

Boris, tu n’es passé professionnel qu’à vingt-deux ans, alors que tu étais sur le radar de nombreux clubs de l’élite. Pourquoi?

C’est une question de choix. A partir de mes seize ans, j’ai eu des opportunités pour rejoindre des équipes de première division mais j’ai voulu privilégier mes études. J’ai obtenu un diplôme en gestion des infrastructures sportives. Une fois cela acquis, je pouvais me lancer dans une carrière de haut-niveau.

Après avoir évolué à Braine, à Gilly (D2) et Fleurus (D2 également), tu signes ton premier contrat pro au Spirou Charleroi…

Oui, et c’est en grande partie grâce à Fulvio Bastianini, à qui je dois beaucoup. J’ai quitté Braine car le club a, plus ou moins, fait faillite, tout comme Gilly qui fut ensuite « racheté » par Fleurus. Je me suis ensuite engagé pour trois ans à Charleroi.

C’était comment de se retrouver dans ce club légendaire en Belgique?

C’était quand même assez dingue. Charleroi jouait l’Euroleague et avait une splendide équipe, avec des pointures comme Demond Mallet, Andre Riddick, Jiri Welsh ou Justin Hamilton. La première saison s’est bien passée même si je ne jouais que des bribes de matchs. La seconde un peu moins bien. Il y avait quelques soucis en interne et j’étais revenu avec un excès de poids. En fin de saison, Charleroi, qui venait de reprendre Pepinster, m’a prêté au club verviétois.

 

 

« Une importante perte de poids »

 

Une période charnière pour toi puisque tu entameras ta troisième saison pro à Pepinster en étant transformé…

Oui, tout à fait. Durant l’inter-saison, j’ai beaucoup bossé avec un préparateur physique et je me suis délesté d’une grosse dizaine de kilos. Une perte de poids qui a continué au cours de la saison. Je suis désormais plus léger d’une bonne vingtaine de kilos que je ne l’étais lors de ma période carolo.

Adroit à distance, à l’instar de son équipe.

Pourquoi décidé de perdre autant de poids?

Je n’étais pas épanoui d’un point de vue personnel, j’avais envie d’être mieux dans mon corps et dans ma peau et aussi plus performant sur le terrain.

Comment es-tu parvenu à te delester de ces kilos?

J’ai changé d’alimentation. Je ne consomme pratiquement plus de féculents le soir. Le matin je bois de l’eau chaude avec du citron vert et je mange des fruits secs. S’imposer une certaine hygiène de vie est important si l’on veut durer et performer. Il faut prendre soin de son corps. Mais cela dépend évidemment de la morphologie de chacun. Par exemple, Yoann Hertay peut manger ce qu’il veut, il sait très bien qu’il ne va pas prendre de poids.

Justement, tu as rejoué contre Yoann il y a une dizaine de jours. Qu’est-ce que cela fait d’affronter un ancien coéquipier qui est aussi un ami?

C’est sympa mais sur le terrain, il n’y a plus d’amitié qui compte. J’ai pas mal de potes qui jouent en D1 et c’est chaque fois une petite motivation supplémentaire de les rencontrer. Tout comme de jouer contre un ancien club.

 

 

« Pepinster mérite une équipe en D1 »

 

Le match s’est déroulé au Hall du Paire, une salle que tu connais bien…

Oui, c’était bizarre de jouer là-bas. Cela m’a fait plaisir et je reste persuadé que Pepinster, avec ses infrastructures et son public, mérite d’avoir une équipe au sein de l’élite.

Heureux après la victoire au Hall du Paire.

Quels souvenirs gardes-tu de ta période pépine?

Plutôt d’agréables souvenirs. Nos résultats n’étaient pas terribles mais nous avions un bon groupe. C’était une belle occasion pour moi de jouer et, « in fine », de progresser. Il n’y a pas de secret, c’est en jouant que tu progresses le plus, et Pepinster m’a permis de prendre confiance et de devenir un vrai joueur de D1.

Nous imaginons aisément que le passage de la grosse machine de guerre qu’est Charleroi au club de village qu’est Pepinster a nécessité quelques ajustements…

Bien sûr. Tout d’abord, à Charleroi, nous gagnions beaucoup, ce qui engendre un autre état d’esprit. Ensuite, le rythme était fondamentalement différent. Avec le Spirou, nous jouions l’Euroleague et nous passions notre temps dans les avions. Nous ne nous entrainions donc pas beaucoup, contrairement à Pepinster. Mais il faut savoir s’adapter, toute expérience est bonne à prendre et j’aimais le côté familial et convivial de Pepinster, que je retrouve à Liège.

Tu es désormais Liégeois depuis quatre ans, tu vis d’ailleurs à Liège avec ta copine. Que penses-tu de notre ville?

A Liège, ça bouge beaucoup, c’est très vivant et familial, un peu comme Liège Basket qui est vraiment un club différent des autres, et j’adore ça. J’apprécie le contact avec les gens. Je pense d’ailleurs que c’est une des raisons pour laquelle je suis capitaine. Je suis sociable, ouvert, je commence à connaitre pratiquement tout le monde. Après les matchs, je passe de table en table pour parler avec les partenaires, ça fait aussi partie du job.

 

 

« Jouer libéré »

 

Des partenaires qui doivent être satisfaits du début de saison. Comment juges-tu celui-ci?

Chaque début de saison, c’est un peu la loterie. L’année dernière, nous avions un bon effectif mais la saison n’a guère été concluante. Nous avons changé presque tout l’effectif, il fallait donc que la mayonnaise prenne. Nous voulions un déclic et je pense que désormais nous sommes lancés. Le bilan est pas mal même si nous sommes passés au travers face à Willebroek et que nous ne devions pas perdre contre Mons après avoir mené de neuf points.

Boris et Louis sont les deux rescapés de la saison dernière.

Votre style, un peu run and gun comme nous le confiait ton coéquipier Terry, est assez enthousiasmant...

Laurent (ndlr: Costantiello, l’entraineur de Liège Basket) nous a bien fait comprendre qu’il ne faut pas se poser de questions, qu’il faut jouer libérés. C’est agréable car il n’y a pas de restrictions pour ceux qui savent shooter.

Et cela permet de compenser votre déficit de taille à l’intérieur…

Contre certaines équipes, c’est clairement plus compliqué du lutter face à de gros gabarits. Mais on s’adapte et on se bat deux fois plus.

Tu es particulièrement concerné par ce cas de figure. Que penses-tu de ton début de saison?

Je le trouve moyen. Je peux clairement apporter plus, prendre plus de rebonds. Je ne suis pas satisfait de mes pourcentages au shoot. Mais j’estime bien me sacrifier en défense et, quand il le faudra, je saurai répondre présent.

L’objectif de Liège Basket cette saison, ce sont les Playoffs?

Oui. Nous les avons loupés la saison dernière et ce fut une grosse perte pour le club.

 

 

« Il ne faut pas négliger l’école »

 

A titre personnel, quelles sont tes ambitions?

Je veux continuer à travailler dur pour essayer d’évoluer et de m’améliorer afin de, peut-être, retrouver un club un peu plus ambitieux et regoûter à l’Europe. Mais je me plais vraiment bien à Liège et je ne suis pas non plus contraire à y faire toute ma carrière.

Boris, quand t’es-tu dit que tu pouvais devenir joueur professionnel?

Je ne me le suis jamais vraiment dit mais à seize ans, j’étais courtisé par l’Ajax School d’Ostende, Vilvoorde et Pepinster notamment, mais je n’étais pas prêt à partir. Chaque fin de saison, je recevais des propositions mais ce n’était pas le bon moment.

Et où te vois-tu dans dix ans?

Beaucoup de choses peuvent se passer d’ici-là. Il faudra que je me pose après ma carrière pour y réfléchir mais pourquoi pas rester dans le domaine sportif. J’ai un diplôme, c’est en quelque sorte une assurance de ne pas me retrouver sans rien et je pense que c’est primordial pour les jeunes de ne pas négliger l’aspect scolaire.

 

 

« Le basketball manque de visibilité »

 

Plus jeune, tu avais un modèle?

Oui, Andre Riddick et c’est assez incroyable car j’ai joué avec lui à Charleroi. Je le voyais à la TV et puis c’est devenu mon coéquipier. Quand je suis arrivé au Spirou, je lui ai d’ailleurs confié que j’avais des posters de lui dans ma chambre (rires).

Attentif aux consignes de son entraineur.

Tu évoques Riddick, qui fut une gros joueur de notre championnat. Que penses-tu de notre première division et de son évolution?

L’EuroMillions Basketball League est pas mal du tout, le niveau est bon même s’il y a moins d’argent. Cela implique qu’il n’y a plus vraiment de grosses stars qui rejoignent notre championnat mais il y a plus de Belges sur les parquets. D’ailleurs, avec la nouvelle règle qui sera mise en application l’année prochaine (ndlr: un Belge en permanence sur le terrain), ce sera bien pour notre équipe nationale.

Tu parles d’argent, nous savons que pour beaucoup de clubs, la situation est loin d’être évidente. C’est un constat que tu dresses aussi?

Bien sûr. La visibilité du basket est relativement faible, cela n’aide pas à convaincre des partenaires commerciaux et attirer des gens dans les salles. De plus, le football prend énormément de place. Je suis déjà allé quelque fois dans les loges au Standard, ce n’est pas le même monde. Les partenaires qui se lient avec Liège Basket le font vraiment par amour du club et de ce sport. Enfin, il ne faut pas négliger l’aspect politique et relationnel. Si Ostende est si puissant, c’est très certainement parce que Johan Vande Lanotte est derrière. A Charleroi, le réseau du président, qui est aussi le boss de l’aéroport, doit probablement faciliter certaines choses. A Liège, nous manquons peut-être un peu de ce type de soutien.

C’est un point de vue très intéressant, merci de nous l’avoir partagé. Pour conclure, y-a-t-il une question que l’on ne te pose jamais et que tu aimerais que nous te posions?

Pas vraiment mais je voudrais préciser que cela n’est pas si facile d’être basketteur professionnel. Beaucoup de gens pensent le contraire, imaginent qu’il n’y a pas de contraintes mais c’est tout l’inverse. Devenir pro nécessite de gros sacrifices. Alors oui, c’est notre passion mais cela n’en reste pas moins difficile. De plus, il faut être fort mentalement pour y parvenir, pour gérer la pression. Ce ne sont pas forcément ceux qui ont le plus d’aptitudes qui parviennent au haut-niveau car cela induit un engagement total.

 

 

 

TP is back!

 

Blessé depuis les derniers Playoffs, Tony Parker a refoulé les parquets de la grande ligue cette nuit face à Dallas.

 

Le natif de Bruges a effectué son grand come-back après plusieurs mois d’absence dans le derby texan. Il a passé 14 minutes sur le parquet pour six points à 3/7 et quatre passes décisives. Les Spurs, toujours privés de Kawhi Leonard, l’ont emporté 115 à 108.

Le Français n’avait jamais connu une blessure aussi longue. Son retour s’est donc déroulé de la meilleure des manières au sein d’une équipe qui épate depuis le début de saison malgré les nombreux absents.

Cette année encore, San Antonio aura besoin de son meneur de jeu historique pour tenter de vaincre les Warriors. Tout sauf une sinécure!