Justin Kohajda, le valeureux pivot liégeois des Okapis

 

Un guerrier. Un véritable guerrier. Le genre de coéquipier exemplaire avec qui on est prêt à partir « à la guerre ». C’est l’effet que nous a fait le jeune et talentueux pivot d’Alost, Justin Kohajda.

 

« Je suis un joueur combatif. Sur le terrain, je suis un guerrier, je ne lâche rien » nous explique Justin Kohadja. Et, pour l’avoir vu batailler au rebond, poser de solides écrans, aller au charbon et se donner avec une telle intensité lorsqu’il monte au jeu, nous ne pouvons qu’être d’accord avec lui. Fort de ses 2,05 mètres, l’intérieur belge de 21 ans qui a rejoint les Okapis pour une saison en provenance d’Ostende entend bien se faire sa place dans les raquettes de l’Euromillions Basketball League.

« Mes points forts sont l’agressivité, la défense et le rebond. Ca constitue mon ADN de joueur mais je cherche constamment à m’améliorer » nous précise-t-il.

Toujours à fond dans la bataille du rebond.

« Je travaille sur tous les aspects de mon jeu, notamment le physique, pour prendre de la masse sans perdre mon explosivité. Pour cela, j’ai, par exemple, bossé avec Peter Sempels, le préparateur physique de Bilbao, où évoluent d’ailleurs Axel Hervelle et Jonathan Tabu. »

Ce physique un peu hors-standard, Justin l’a depuis tout petit, c’est d’ailleurs pour cela qu’il s’est naturellement dirigé vers le basketball. « J’ai commencé le basket vers sept ans à l’Athénée Jupille et j’ai tout de suite été mordu » raconte-t-il, enthousiaste. Après quatre saisons, le sympathique gaillard, originaire de Saive, signe à Liège Basket où il restera jusqu’à ses dix-neuf ans. « J’ai atterri à Liège via une amie, au départ pour le plaisir. Je n’ai d’ailleurs jamais regretté d’être allé dans ce club où je me suis fait de nombreux amis et où j’ai pu vraiment progresser grâce à un encadrement de qualité. »

 

« J’ai compris que je voulais devenir basketteur pro. »

 

Une progression telle qu’à seize ans,  Justin est persuadé de ce qu’il veut faire de sa vie: ça sera basketteur professionnel. « J’ai été repris en équipe nationale U16, et ça a été un déclic » nous confie-t-il. « Là, j’ai pris conscience de mes

Les U16 belges, champions série B européenne.

capacités mes surtout de mes envies. D’autant plus qu’avec la sélection, nous avons été champions de la série B et je me suis terriblement bien amusé. »

Motivé et rigoureux, animé d’une réelle soif d’apprendre et de progresser, Justin va profiter des structures de Liège Basket pour se perfectionner. « Liège est un bon club, avec une excellente école de jeunes. Dès 16 ans, j’ai eu l’occasion de jouer en homme et j’ai beaucoup appris avec Fulvio Bastianni et Frederic Wilmot. J’ai pu également engranger de l’expérience en étant sur le banc de la D1. Liège Basket a vraiment essayé de m’amener en D1, et je le serai toujours reconnaissant pour cela. »

 

« Sortir de ma zone de confort! »

 

Cependant, si la situation à Liège Basket pouvait sembler confortable, Justin voit les choses autrement. « J’avais besoin de sortir de ma zone de confort » avoue-t-il. « Je pense que ce n’est que comme cela que l’on peut progresser, tendre à devenir meilleur. Et cela s’applique tant au basket qu’à la vie en général. »

Justin décide donc de passer les examens pour partir à l’Université aux Etats-Unis, lui qui se voyait bien, plus jeune, devenir infirmier ou instituteur primaire. « J’ai réussi le SAT -l’examen d’entrée- mais malgré des discussions, aucune Université ne s’est décidée à m’offrir une bourse pour devenir étudiant-athlète  outre-Atlantique. »

C’est alors qu’il est dos au mur que le BC Telenet Ostende se manifeste en lui proposant un contrat. « J’ai sauté sur l’occasion » nous dit-il. « Et je ne l’ai pas regretté. »

Au sein du multi-titrés club ostendais, Justin est dans une situation idéale. « C’est l’année où j’ai le plus progressé, notamment grâce à Sam Rotsaert, avec qui je faisais du spécifique tous les jours. » Dans la ville côtière, Justin est en double affiliation avec Ostende et l’équipe satellite, le KBGO Duva Fruit, en deuxième division.

Monster dunk!

« J’ai fait toute la préparation avec la D1 car Pierre-Antoine Gillet était blessé mais lorsqu’il est revenu, en décembre, il y avait trop de joueurs dans le noyau donc je ne jouais plus vraiment avec les pro » déclare-t-il. « Mais en m’entrainant avec Ostende et avec Gistel et en jouant les matchs de D2, j’ai vraiment progressé et je me suis rassuré sur mon niveau de jeu. »

 

Alost, nouveau pallier.

 

Cependant, comme le dit le pivot liégeois, dans la vie d’un joueur professionnel, il faut pouvoir passer d’espoir à vrai joueur de rotation. « Et ça, Ostende, qui est une énorme armada, n’était pas encore prêt à me l’offrir » précise-t-il. C’est là qu’Alost entre en scène, les Okapis lui proposant un contrat d’un an avec une place dans les dix pros de leur équipe. « Sérieusement, c’était la meilleure situation, une fois de plus, pour moi. Cela représentait l’opportunité de franchir un nouveau palier, de devenir une vraie rotation d’un club professionnel. Je suis parti en très bon terme avec tout le monde d’Ostende, mais je devais saisir cette chance. »

Si pour l’instant son temps de jeu est limité à sept minutes par rencontre, ses progrès sont visibles et il s’impose comme une rotation solide et efficace dans la raquette bien fournie de l’actuel second du championnat. Une nouvelle étape pour un joueur qui, lorsqu’il se laisse à rêver un peu, se verrait bien dans dix ans « en Espagne, en Russie ou bien en Turquie. » Nul doute qu’avec son éthique de travail ainsi que sa mentalité positive et conquérante, Justin se donne l’opportunité d’entretenir ses rêves.

 

 

Tom Thibodeau aime le streetball!

Okay, c’est vrai que ça ne saute pas aux yeux. Quiconque se souvient des Bulls version Tibs ou a regardé quelques matchs des Wolves cette saison peut être surpris par cette information. Et à vrai dire, il n’y a aucune certitude que le coach de Minnesota raffole de ce type de basket, au contraire.

On ne peut toutefois pas passer sous silence la signature de Rafer Alston aka « Skip to my lou » comme scout pour les Timberwolves. Une signature pas si surprenante quand on se rappelle que les deux hommes se sont côtoyés à Houston, entre 2005 et 2007, une période où Tibodeau était l’assistant de Jeff Van Gundy et, Alston, second meneur de la franchise texane.

L’occasion faisant le larron, nous ne résistons pas à vous partager les highlights de cette légende des playgrounds (ici).

Car oui, Alston est bel et bien une légende du streeball new-yorkais. Si sa carrière NBA fut tout à fait correcte, c’est principalement à And1 et ses « mixtape » qu’il doit sa notoriété. Habile balle en main -un vrai magicien à vrai dire- et furieusement spectaculaire, le joueur passé par Milwaukee, Miami, Toronto, Houston, Orlando et New Jersey a considérablement contribué à populariser un style de basket resté confidentiel pour beaucoup d’européens.

 

Weekend délicat pour nos représentants en Nationale

Une seule victoire pour les équipes liégeoises, récoltée par Spa dans le derby qui l’opposait à Comblain, c’est le maigre bilan de ce weekend.

A tout seigneur, tout honneur, commençons avec le BC Ninane qui se déplaçait à Waregem. Face au leader ex-aequo (avec le Spirou Charleroi B), Ninane voulait jouer crânement sa chance. Les Calidifontains, auteurs d’un début de championnat remarquable malgré un noyau remanié et le départ de leur leader François Lhoest pour Liège Basket présentaient un bilan équilibré avant ce match.

Malheureusement pour les valeureux joueurs de Marc Hawley, un mauvais premier quart-temps les obligeait à courir après le score durant toute la

Le sympathique coach de Ninane, Marc Hawley (photo Facebook).

rencontre. Si, après la mi-temps, Ninane se montrait convaincant en remportant les troisième et quatrième quart-temps, c’était trop juste pour renverser l’ogre Waregem et la partie se terminait par une défaite ninanaise 82-74.

Néanmoins, Fassotte (meilleur marqueur de sa team avec 16 points), Moray (15 points) et consorts n’ont pas démérités face à une équipe flamande ambitieuse. Qui sait si la présence de Sebastien Maïo n’aurait pas pu faire pencher la balance en faveur de nos représentants?

Le BC Ninane est désormais septième de son championnat, avec quatre victoires et cinq défaites au compteur, ce qui reste plus qu’honorable pour un club qui nous gratifie de ses exploits saison après saison. Et nul doute que la bande à Colette aura à coeur de renouer avec la victoire dimanche prochain à Gistel, une équipe qui occupe l’antépénultième de la série.

 

En TDM2, Esneux s’est incliné à domicile contre Ekeren BBC. Surfant sur deux succès, les Esneutois voulaient s’imposer contre une équipe d’Ekeren qui

L’équipe actuelle du RBC Esneux (photo Facebook).

ne comptait que trois victoires depuis le début de la saison. Toutefois, l’équipe flamande, victorieuse la semaine dernière du Royal Casino Spa, était tout sauf un oiseau pour le chat. Et c’est bien elle qui livrait les meilleures premières vingt minutes pour mener de onze points à la pause. Si Esneux revenait des vestiaires bardé de bonnes intentions et remportait les deux quart-temps suivants, c’était, tout comme pour Ninane, insuffisant pour s’imposer.

Défaite donc 76-81 de Scheveneels (12 points), Gillotay (17 points) et de leurs coéquipiers qui restent malgré tout solidement accrochés à la quatrième place au classement général, à égalité de points avec les Wolves de Kontich et le Point Chaud Sprimont.

Sprimont, justement, qui recevait Hasselt, équipe ne comptant que deux défaites depuis l’entame du championnat. Et face aux solides Limbourgeois, Sprimont eut bien du mal, encaissant trente points dans le seul premier quart. C’est néanmoins dans le troisième quart-temps qu’Hasselt, qui menait 34-44 à la mi-temps, s’assura sa victoire en prenant vingt-deux points d’écart.

Enfin, outre le derby entre Spa et Comblain, une dernière équipe de notre province était sur le pont ce samedi. Sainte Walburge recevait le Guco Lier pour un match de la peur entre deux équipes en mal de victoires. Les Liégeois, qui restaient sur deux défaites, et dont le coaching était assuré par Christian Camus (Dominique Jacobs étant en vacances), voulaient se donner un peu d’air après deux défaites successives contre Tongres et Hasselt.

Renaud Marganne (photo facebook)

Malheureusement, bien que compensant leur manque d’efficacité offensive par une bonne défense, Marganne et ses coéquipiers s’effondrèrent dans le dernier quart-temps et laissèrent les Anversois empocher les trois points. Le RBC Sainte Walburge est désormais seul avant-dernier avant de recevoir, samedi prochain à 19h, le leader de la série, le BBC Croonen Lommel.

 

En bonus, le résumé vidéo de Sprimont-Hasselt, c’est ici.

« Les voyages forment la jeunesse et déforment les pantalons. »

« Les voyages forment la jeunesse et déforment les pantalons » écrivait le poète et romancier Max Jacob. Et c’est un adage qu’a fait sien -quoique nous n’ayons aucune information concernant l’état de ses pantalons- Manu N’sama.

Pour nous, le sympathique Liégeois nous explique sa soif de découvertes et nous raconte ses péripéties en terres étrangères.

Manu, quand et comment as-tu développé ton goût pour les voyages?

Depuis toujours, en fait. J’ai toujours souhaité voyager et je m’étais dit que lorsque j’aurais assez d’argent de côté et que la situation le permettrait, je partirai. Et c’est ce que j’ai fait en 2015, lorsque je suis allé pendant deux mois au Canada. J’y ai visité Montréal, Ottawa et Toronto, qui est une très belle ville mais qui a surtout de superbes à-côtés, notamment des lacs splendides.

Tu es revenu voici peu d’un périple aux USA, comment ce voyage a-t-il vu le jour?

Lorsque je suis revenu du Canada, il y a deux ans, je déprimais un peu et c’était aussi le cas de mon ami Romain Pirson qui venait, lui, de passer un an à l’étranger, en Australie et en Amérique du Sud. Du coup, pour se motiver, on s’est dit qu’on allait repartir ensemble dès que possible, et c’est ce que nous avons fait ce long été.

Qu’est ce qui t’attire dans le voyage?

La découverte, au sens large. J’adore découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, de nouveaux paysages. Je suis très sensible aux paysages, qu’ils soient sauvages ou urbains.

De plus, les voyages, surtout longs, permettent de découvrir non seulement le monde, mais aussi soi-même. On apprend beaucoup sur soi quand on fait son sac et qu’on part à l’autre bout de la planète.

Quels pays et villes as-tu déjà eu l’occasion de visiter?

Je suis déjà parti en vacances en Egypte, en Turquie, en Espagne, mais je ne qualifie pas ça de voyages, ça reste simplement des vacances. Je suis bien évidemment déjà allé en France, Allemagne, Italie, à Prague, Budapest. Je ne suis jamais allé en Angleterre, et j’aimerais bien, c’est dans ma to-do-list, tout comme les pays d’Europe de l’Est.

Je suis donc allé au Canada et cet été j ‘ai fait toute la côte Est des Etats-Unis: New-York bien sûr, mais aussi Détroit, Chicago, Atlanta, Orlando, Miami et La Nouvelle-Orléans.

Quels souvenirs en gardes-tu?

Que des bons! Comme nous dormions souvent dans des auberges de

Welcome to Miami!

jeunesse, j’ai rencontré des gens de partout, avec qui j’ai gardé contact via Facebook.  D’ailleurs, à New Orleans, nous avons sympathisé avec un Colombien qui, deux semaines plus tard, nous a accueillis chez lui, à Miami.

Tu dois avoir plein d’anecdotes récoltées au cours de tes voyages…

Oui, mais on ne peut pas tout raconter (rires).

Il y en a-t-il une, en particulier, qui te vient à l’esprit?

Et bien, il faut savoir que la mentalité aux USA est vraiment différente de chez nous. Là-bas, les gens sont fiers de leur pays, ce qui peut amener à certaines situations relativement cocasses.

Je me rappelle qu’à New Orleans, nous étions allés faire la fête avec des Allemands. Inutile de vous faire un dessin: Allemands et Belges ensemble, ça picole, ça fait la fête. Or, aux States, passée une certaine heure, la fête est finie. Nous étions rentrés vers quatre heures du matin, continuer la fiesta à l’auberge où nous résidions. Là, le patron nous demande de faire moins de bruit et d’arrêter de boire, et je ne trouve rien de mieux que de lui répondre : »Ah, c’est ça l’Amérique! »

NOLA

Le gars a pété les plombs, a appelé les flics et nous a virés de l’auberge. C’était notre dernière nuit avant de nous envoler ailleurs donc on a dormi à l’aéroport mais j’ai appris qu’on ne blasphème pas sur la patrie de l’Oncle Sam (rires).

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut entreprendre un « grand » voyage?

Tout simplement de profiter de chaque moment et de ne pas être matérialiste, de vivre intensément chaque aventure.

J’ajouterai qu’il faut un bon mois pour être à l’aise avec la langue. Par exemple, aux States, au début, Romain n’était pas hyper ‘fluent’ en anglais, mais après un mois, on aurait presque dit un véritable autochtone.

Quels endroits rêves-tu encore de découvrir?

J’ai envie de partir en Asie car la culture m’attire assez bien et j’apprécie la philosophie bouddhiste. En plus, la vie sur place n’est pas très chère, ce qui est tout de même un élément à prendre en compte quand on voyage.

J’aimerais aussi aller à Cuba qui doit être une destination magnifique. Malheureusement, sa nouvelle ouverture au tourisme est problématique car l’île perd de son authenticité et, surtout, l’afflux massif de touristes va perturber considérablement son éco-système.

J’aimerais également faire l’Amérique du Sud et l’Afrique, incroyable continent. Je ne suis d’ailleurs jamais retourné au Congo, j’attends le bon moment.

Et quelle serait ta destination idéale?

Zanzibar, en Tanzanie.

Y a plus moche, non?

Ca semble juste magnifique, j’ai vraiment envie d’y aller.

Et enfin, Manu, ton prochain voyage, ce sera où?

C’est déjà en train de se planifier. J’économise et m’organise pour ça. Ca sera la côte Ouest des Etats-Unis, dans deux ans!

Pour admirer Lebron James avec les maillot des Angelinos?

Ne parle pas de malheur! (rires)

 

Les Cavs à la rue!

Quand un finaliste NBA perd sur son propre parquet, c’est rarement bon signe. Quand la défaite a lieu contre les Knicks, probablement la plus foireuse des franchises de ces dernières années -bon, okay, il y a match avec les Kings – c’est encore pire. Mais quand il s’agit de la quatrième défaite en cinq matchs, avec des branlées contre Brooklyn, Orlando et New Orleans, qui sont loin d’être des cadors, on peut légitimement s’inquiéter. Mais pas tellement selon King James:

« Nous sommes en quel mois déjà? Octobre? Je ne vais pas péter un plomb dès maintenant. »

Néanmoins, hormis lors de sa saison rookie, LBJ n’avait jamais si mal entamé une saison. Et, au-delà des résultats, c’est la manière qui laisse songeur.

Cleveland est actuellement la quatrième plus mauvaise défense de la ligue avec 109,8 points encaissés sur 100 possessions. Et les lacunes pointées du doigt en fin de saison dernière, telles que le manque de communication et de concentration en défense, une certaine tendance au relâchement, semblent toujours bien présentes.

Pour contrebalancer ces faiblesses, criantes au demeurant et indignes d’un prétendant au titre, James et sa bande ne peuvent actuellement même pas s’appuyer sur une attaque de feu. En effet, Cleveland n’inscrit que 104,3 points sur 100 possessions, ce qui correspond à une attaque moyenne selon les standards de la grande ligue.

LBJ Perplexe.
(Credit: Chris Humphreys-USA TODAY Sports)

Des chiffres qui se sont vérifiés cette nuit, les Cavs s’inclinant 95 à 114 face à l’équipe de Big Apple. Si Love, avec 22 points (mais 5/15 aux tirs) et 11 rebonds, et James avec 16 points, 10 rebonds et 7 assists, ont surnagé, ils ont semblé bien seuls face à l’enthousiasme des New-Yorkais. Et, comme bien souvent, le coaching de Lue est pointé du doigt. Troisième changement de cinq de base en cinq matchs, joueurs utilisés à contre-emploi, pauvreté des systèmes mis en place et du jeu proposé, autant de facteurs qui ne plaident pas en faveur de celui qui avait succédé à David Blatt.

A New-York, par contre, la sauce serait-elle en train de prendre? La question peut se poser car après un début de saison catastrophique marqué par quatre défaites en autant de matchs, NYC vient d’enchainer une deuxième victoire d’affilée après avoir atomisé les modestes Nets de plus de vingt points dans la nuit de vendredi à samedi.

Plus concentrés, plus rigoureux, les hommes de Jeff Hornacek -qui a remplacé Ramon Sessions par Jarret Jack pour ces deux victoires – ont pu compter sur un Porzingis XXL, auteur de 30 points et 32 points sur ses deux dernières sorties. Et cette nuit, c’est Tim « contrat de ouf pour joueur surcoté » Hardaway Jr qui est sorti de sa boîte pour planter 34 points avec un joli 5/10 derrière l’arc.

Toutefois, n’allons pas trop vite en besogne en déclarant New-York candidat crédible aux Play-Offs, la franchise de la ville qui ne dort jamais ne nous a que trop bien habitués aux déceptions en tout genre.

Les Highlights de Cavs-Knicks, c’est ici.

Le « Thé ou Café » de Patrick Maquinay

Patrick Maquinay se livre à l’exercice du « Thé ou Café ».

Contre ou dunk ?

Contre, bien sûr.

P-Mac au dunk, même s’il préfère mettre de gros cake, il n’était pas contre un petit tomar à l’entrainement.

Assist ou 3 points ?

Assist.

Attaque ou défense ?

Défense, c’est plus mon jeu.

Jouer ou coacher ?

Même si j’adore coacher, je choisis jouer, tant que j’en ai encore la possibilité.

Bière ou vin ?

Le vin, j’ai 35 ans maintenant (rires).

Quick ou McDo ?

Ni l’un, ni l’autre, je déteste ça.

Blonde ou brune ?

Blonde, forcément.

Droite ou gauche ?

Gauche.

Standard ou Anderlecht ?

Rouche un jour, Rouche toujours !

Thé ou café ?

Café.

Large victoire de Spa face à Comblain en TDM2B

Ce samedi, le Royal Casino Spa recevait le Mailleux Comblain pour un derby de la Top Division 2 Men B.

Le match, qui s’annonçait serré, bascula pourtant largement dans la besace des Spadois grâce, notamment, à un troisième quart-temps de feu. Des Spadois qui l’emportèrent donc 90 à 68 et se replacent à la huitième place au classement.

Pour leur part, les Comblinois restent bloqués à trois victoires et occupent l’antépénultième place au classement général, juste devant un autre club liégeois, le Royal BC Sainte Walburge, qui compte une victoire de moins.

Pour (re)voir le match dans son intégralité, c’est ici et ici.

A la découverte d’Emmanuel N’sama

Emmanuel N’sama, « Manu » pour les intimes, est un clubman paradoxal. En effet, s’il a joué dans 5 clubs différents, il finit toujours par resigner à l’Avenir Jupille. Un peu comme dans la vie où, malgré de multiples voyages, il revient toujours à Liège.

Manu et sa famille ont quitté le Congo lorsqu’il avait 8 ans pour venir s’installer aux abords de la cité Ardente. Et c’est assez tard, à 14 ans, qu’il commence le basket. « J’étais en deuxième secondaire, et j’avais un ami qui, m’ayant vu jouer basket au cours de gym à l’école, m’a proposé de le rejoindre et c’est ainsi que j’ai eu ma première affiliation au Jésyl » nous raconte-t-il. Ensuite, il partira pour quatre saisons à Belleflamme, qu’il quitte pour rejoindre l’Avenir Jupille. « J’arrivais à un âge où, selon moi, on décide si l’on s’investit vraiment à fond dans son sport. Et même si j’étais parmi les bons, je ne recherchais pas vraiment le côté élitiste que proposait Belleflamme à l’époque. Je voulais surtout m’amuser » précise le sympathique meneur.

Et c’est ce qu’il fit pendant 5 ans à Jupille où il évolua en P4, P3 et P2.  Après

Prayon champion!

une escapade d’un an à Chênée avec son ami Loris Stipulante, il effectue son premier comme-back à l’Avenir. « J’y suis resté deux ans, en P3 et puis l’équipe a scratché et je suis donc parti à Prayon pendant une saison. »

Après cette parenthèse trozienne, Manu gratifie l’Avenir d’un deuxième retour. « Mon ami Roland Reeber a contacté tous les anciens » détaille Manu. « On a remonté une P4 où nous sommes douze et où on s’amuse beaucoup! C’est bien aussi pour le club, qui compte désormais moins d’équipes, d’avoir une team senior supplémentaire. »

« Liège Atlas, c’est la base! »

Bien ancré dans le paysage du basket liégeois, le joueur de l’Avenir a d’ailleurs fréquenté le Sport-Etudes-Basket de Liège Atlas pendant deux ans, lors de ses cinquième et sixième années secondaires. « Si c’était à refaire, je le referais tout de suite » s’extasie-t-il. « Liège Atlas c’est la base! Ce sont mes plus belles années en tant que jeune, je garde tellement de bons souvenirs, on s’y est vraiment bien amusé. Et la base de mes amis vient de là! »

L’Athénée Royal Liège Atlas propose, sous la férule d’Yvan Fassotte, un Sport-Etudes-Basket de qualité.

S’il se qualifie volontiers comme un défenseur, Manu est aussi réputé pour être un fervent adepte et animateurs des troisièmes mi-temps. « Le basket liégeois est comme une grande famille, tout le monde se connait » nous dit-il. « C’est du moins mon impression. Il y a du niveau à tous les étages et un sacré niveau pour les troisième mi-temps. Et le basketteur liégeois aime faire la fête après les matchs. »

C’est d’ailleurs ce qu’Emmanuel apprécie le plus dans le basket. « Dans mon équipe, chacun vient d’un milieu différent mais tous se réunissent pour faire la même chose, ensemble. Cette convivialité, sur le terrain et en dehors, c’est super important pour moi, c’est même le plus important. »

Mais son meilleur souvenir de basketteur, ce n’est pas à une heure tardive de la nuit que Manu le doit. « Ah non, au contraire, c’est en plein match, ou plutôt en fin de match » explicite le Jupillois d’adoption. « J’étais alors en cadet, à Belleflamme. Nous jouions à Ninane pour le titre et j’inscris un shoot on the buzzer pour remporter la victoire et le titre par la même occasion. Ca a été la folie, tout le monde courait dans tous les sens, j’ai fait un salto, c’est un souvenir incroyable! »

De bons souvenirs, le meneur athlétique et coriace, qui se caractérise par une bonne humeur légendaire, va continuer d’en engranger encore durant le reste de sa carrière, c’est une certitude. « Je suis tellement dans le positif, que je ne me rappelle pas les mauvais aspects. Et du bonheur, y en a encore à prendre, c’est clair » conclut-il.

 

 

On a regardé pour vous: Minnesota – Oklahoma

Cette nuit, deux des trois équipes ayant été les plus actives sur le marché des transferts (non les Rockets, on ne vous oublie pas) s’affrontaient. On a regardé pour vous le match entre ces deux équipes remaniées et ambitieuses.

 

Premier Quart-Temps

  • Le début de match est plaisant à regarder, malgré de nombreux cafouillages.
  • Peu de remplacements à Minnesota, comme d’habitude avec les équipes de Thibodeau (1er remplacement à la 8e Dieng pour KAT).
  • Paul George adroit au 1er quart quand il ne force pas (12 points à 4/5 aux tirs). Par contre, pour  gérer la dernière possession du 1er quart, il s’emmêle les pinceaux dans ses dribbles.
  • Felton a toujours aussi bon appétit semble-t-il (il a peut-être mangé le déjeuner de Ferguson qui en aurait eu bien besoin).
  • Westbrook n’est pas encore rentré dans son match.
  • Butler est précieux en défense et ne force pas en attaque, c’est comme ça qu’on l’aime.
  • Grant a de la dynamite dans les jambes. Avec ses longs segments et son explosivité, il est vraiment difficile à défendre.
  • Billy Donovan fidèle à ce qu’il avait annoncé: laisser PG avec les remplaçants pour assurer du scoring et de la création quand Russel et Melo sont sur le banc.
  • Thibs se rappelle qu’il a un banc.
  • PG galvaude la dernière possession du premier quart-temps, il s’emmêle les pinceaux dans ses dribbles et perd pratiquement la balle.
  • Le Thunder remporte les douze premières minutes 33 à 26.

 

Deuxième Quart-Temps

  • Crawford n’hésite pas à shooter à 10m sur la tête de son ancien coéquipier Melo: grosse brique.
  • Thibodeau ressemble vraiment à une gargouille.
  • Melo n’a pas abandonné les isolations, mais ça rentre trois fois d’affilée, ça lui file la banane et permet au Thunder de faire le break 39-28  avec un temps mort de Thibs dans la foulée pour stopper l’hémorragie.
  • Crawford continue sur sa lancée avec un air-ball en pénétration mais se rattrape avec un 3 points dans le corner sur transition.
  • Westbrook prend une faute en essayant de passer au-dessus d’un écran. Pour une fois qu’il défend le pauvre.
  • Gibson ou l’exemple du col bleu qui fait du bien.
  • Grant a de la dynamite dans les jambes. Bis.
  • On a oublié d’expliquer à Russel d’enlever ses moufles pour dribbler.
  • Steven Adams est solide, très solide. Et fait peur, très peur.
  • Un contre de KAT  suivi d’un assist de Butler pour un 2+1 de Wiggins et Minny recolle à 51-50 à 2 minutes de la mi-temps.
  • Adams fait peur mais a du game et le montre via une superbe passe pour le backdoor de Russel qui monte au dunk. Ces deux-là s’aiment, ça ne fait aucun doute.
  • Melo envoie une vilaine brique en forçant son post-up, râle, traîne pour revenir en défense et fait une faute sur KAT. Minnesota passe devant.
  • Marcus George-Hunt est tout excité à l’idée de monter au jeu pour les 31 dernières secondes du deuxième quart, il s’emberlificote avec son training et manque de tomber.
  • Egalité parfaite à la mi temps: 59 partout. George est à 17 points, Westbrook compense sa maladresse par 6 assists et 5 rebonds.

 

Troisième Quart-temps

  • Teague continue sa balade, bien aidé par la (non)défense de Westbrook: 12 points à 4/5.
  • De l’autre côté, Adams continue son chantier dans la raquette des Loups des Neiges: 18 points à 7/7 et un superbe alley-oop.
  • Gibson décide de s’asseoir sur Anthony, qui prend la faute. Qui a dit qu’il ne défendait pas?
  • Teague à 3 points, 69 -67 pour Minessota mais Melo lui répond pour inscrire ses 14e et 15 points (à7/11). Du coup, Teague envoie KAT au dunk pour un 2+1.
  • Thibodeau furax sur un panier en transition de Westbrook. Il en ferme même un oeil.
  • Nouvelle faute de Melo sur une tentative de déplacement latéral.
  • Visiblement Wiggins ne refuse jamais un shoot, même si c’est un tir casse-croûte, mais se rachète par un 3 points en floche sur une passe de Teague.
  • Melo à l’assist en trailer pour redonner trois points d’avance au Thunder.
  • Une blonde en bord de terrain semble fort excitée de voir Butler de si près, et KAT démontre son jeu poste-bas en roulant Adams dans la farine.
  • KAT vs Adams, roulage dans la farine épisode 2: KAT obtient trois lancers-francs sur une faute du Néo-Zélandais.
  • Gibson martyrise le cercle en contre-attaque. Nouvel assist pour Teague.
  • Lancer-franc très court pour Westbrook, copieusement hué par le public du Target center.
  • George rate à 3 points, prend son rebond et monte se faire contrer par Gibson. Ensuite, Westbrook glisse, perd la balle, Gibson récupère et score sur un combo roll-hook. Merci au Thunder pour cette jolie séquence. Gibson, le col bleu qui fait du bien, bis.
  • Westbrook supersonique en transition pour inscrire un lay-up et obtenir la faute, le Thunder revient à égalité: 85 partout.
  • Paul George très smooth pour inscrire son huitième panier en treize tentatives. Déjà 23 points pour l’ancien leader des Pacers.
  • 3 points au buzzer de Dieng (oui, vous avez bien lu!) sur un long rebond offensif pour clore le troisième quart-temps. Les Timberwolves mènent d’une courte tête: 91-89.

 

Quatrième Quart-Temps

  • Après deux premières minutes offensives des deux côtés, Minny mène 97-96. Melo obtient 2 lancers-francs sur un fade-away et les convertit pour replacer le Thunder en tête.
  • RW inscrit un gros shoot from down town: 103-101. Le réveil du fauve!
  • Donovan tente une double distribution avec RW et Ray Felton. Ca fonctionne d’emblée avec un steal de Felton qui envoie Westbrook au dunk en contre-attaque.
  • Russel décide de faire un tout-droit et d’emboutir un caméraman. Pensée pour Jonathan Legear.
  • PG se prend un contre, récupère le ballon et fait un splendide « marcher » (oui, les arbitres en sifflent parfois). Il avait pourtant si bien commencé… Ca sent le Shaqtin a fool.
  • Nouveau panier pour KAT (déjà à 33 points!) mais Melo lui répond dans la foulée, le Thunder garde deux points d’avance.
  • Butler coupe, reçoit une super passe de Gibson et obtient le 2+1. Minnesota reprend l’avantage.
  • George rate à 3 points, on a l’impression que le momentum a changé de camp.
  • Confirmation avec Jimmy Bucket qui s’écroule au sol suite à une grosse faute, ça ne l’empêche pas de se relever pour inscrire ses deux lancers. Le gars est à 21 points et 7 assists et les Wolves mènent de 5 points.
  • Westbrook fait 2+1 sur un lay-up pour faire taire la salle. Butler lui répond avec un gros shoot. Jimmy Bucket! Et un second panier dans la foulée, pas très académique certes, mais crucial. Jimmy Clutcher!
  • Melo manque un lancer super important.
  • Victoire 119-116 pour les Wolves, le choc entre ces deux contender aura tenu toutes ses promesses.

Je t’aime, moi non plus…

C’est à une sorte de tango argentin qu’on pu assister les spectateurs de l’Oracle Arena!

Après un superbe contre, Draymon Green, justifiant encore un peu plus sa réputation de joueur sanguin, est devenu fou furieux suite à un coup reçu à l’arrière du crâne par Bradley Beal.

« Quand vous êtes un enfant, on vous apprend à ne pas vous laisser faire quand quelqu’un vous frappe » a expliqué Green.

Beal n’a, quant à lui,  pas voulu revenir sur l’incident mais cela ne va pas arranger sa réputation, lui qui avait déjà « étranglé » Evan Fournier lors d’un match contre Orlando.

La vidéo de la baston: https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=ugfUJ8vJidk