Entretien fleuve avec Michel Nihon

 

Michel Nihon est indissociable de l’Etoile Jupille, tout comme ce club ne peut être envisagé sans son emblématique entraineur. Vainqueur de la Coupe et en bonne voie pour rejoindre l’élite provinciale au terme de la saison, il était grand temps de partir à la rencontre du mentor jupillois. Discussion à bâtons rompus avec un vrai passionné et un clubman d’exception.

 

Michel comment en es-tu arrivé à fonder l’Etoile Jupille en 1992?

C’est une décision que j’ai prise avec mon papa. J’avais pas mal bourlingué dans différents clubs de la Province et, déjà, j’avais une vision révolutionnaire qui ne plaisait pas forcément à tout le monde. Après en avoir longuement discuté avec mon paternel, nous nous sommes dit qu’au lieu de nous disputer avec des comités, mieux valait créer notre propre entité.

Avec quelles ambitions?

Au départ, nous étions simplement une équipe de potes mais nous nous sommes pris au jeu et nous avons été champions dès notre première année, devant deux cents spectateurs. Depuis lors, il y a eu des montées et des descentes mais nous pouvons nous targuer d’un joli bilan: huit titres de champion et une Coupe de la Province.

Sur les vingt-six années d’existence que compte le club, combien en as-tu passées sur le banc comme entraineur principal?

J’en suis à ma vingtième saison. Les six premières années, j’étais manager sportif et puis j’ai décidé de reprendre le coaching, tout en gardant la fonction de manager sportif. Ce cumul est possible lorsque l’on évolue en provinciales.

J’imagine qu’avec une telle expérience, le basket liégeois n’a plus de secret pour toi…

En effet, j’ai coaché à tous les échelons: P4, P3, P2, P1, D4 (ndlr: lorsqu’elle existait encore) et R1. Je connais tous les joueurs, tous les coachs et toutes les salles par coeur.

Qu’est-ce qui te plaît tant dans le coaching?

L’adrénaline naturelle, présente à tous les matchs, que procure ce sport dont je suis passionné. Même si je suis plus calme qu’avant, je ressens toujours cette excitation avant et pendant les rencontres. Je reconnais d’ailleurs que je préfère les matchs et leur decorum, aux entrainements.

 

 

« L’Etoile, un club à part »

 

L’Etoile possède une réputation toute particulière, à quoi est-ce dû d’après toi?

C’est indubitable, l’Etoile, et sa salle, offrent une ambiance toute particulière. Nous avons la chance de pouvoir compter sur un public nombreux -régulièrement plus de cent personnes- et connaisseur, qui offre une saveur tout à fait spéciale à nos rencontres. J’ai d’ailleurs toujours des frissons lorsque nous évoluons à domicile.

De là à parler de club mythique?

Un club à part, certainement, mythique, pourquoi pas. Il existe chez nous une réelle osmose entre joueurs, staff et supporters et nous drainons de plus en plus de partenaires. Si j’osais, et j’ose, je comparerais l’Etoile et le Standard pour cette ferveur qui anime les deux clubs et leurs sympathisants. Nous avons eu aussi la chance de remporter plusieurs titres et d’avoir pu compter dans nos rangs, tout au long de ces années, la plupart des meilleurs basketteurs liégeois. Je les remercie d’ailleurs tous, chaleureusement, de m’avoir fait confiance.

D’autant que vous ne payez pas vos joueurs?

Tout à fait, il n’y a pas de défraiement chez nous. Lorsque nous sommes redescendus de P1 en P4, les caisses étaient vides et nous avons décidé qu’il n’y aurait plus d’argent qui circulerait. Ceci dit, pour ce qui est de boire et manger, nos joueurs sont quand même bien gâtés (rires).

Cet amour de la vie et des bonnes choses se ressent au sein du club qui multiplie les évènements pour rassembler la communauté de l’Etoile…

Absolument. Nous organisons trois gros soupers par an. Lors du dernier, nous sommes parvenus à rassembler cent-cinquante personnes. Nous organisons également deux grands tournois, dont un qui aura lieu la semaine prochaine et lors duquel vingt-quatre équipes s’affronteront trois jours durant. Un long weekend pendant lequel notre buvette sera ouverte pratiquement non-stop. Nous avons aussi comme tradition de faire la présentation de la nouvelle équipe début juin, autour d’un barbecue, pour clore idéalement la saison.

 

 

« J’ai des frissons aux Argilières »

 

Tout ça dans la légendaire salle des Argilières. Beaucoup d’observateurs disent que cette salle est un réel atout pour celui qui y évolue à domicile…

J’adore notre salle et elle se prête à proposer différentes défenses de zone, même si chaque entraineur fait ses choix. Personnellement, je connais celle (ndlr: la salle) que j’appelle « le petit chaudron de Jupille » sur le bout des doigts. Lorsque des nouveaux joueurs débarquent chez nous, je leur montre comment se servir des espaces et cela les rend très forts.

Voici quelques semaines, vous avez remporté, avec votre P2, la Coupe de la Province contre la P1 de Waremme. Qu’est-ce que cela représente pour toi?

C’est un véritable accomplissement dans ma « carrière » sportive, je ne m’en cache pas. J’en rêvais et c’était l’année où jamais car, à cinquante ans, l’occasion risque bien de ne plus se représenter.

A quel moment vous êtes-vous dit que vous pouviez ramener ce trophée à la maison?

Sans doute après notre victoire à Aubel, alors leader de P1, en quart de finale. Nous avons eu un tirage démentiel, et la surprise que nous avons créée là-bas, en livrant une superbe prestation, nous a convaincu que nous pouvions forger un exploit. Mais l’objectif prioritaire du club était, et est, de remonter en première provinciale. L’Etoile se doit de rejoindre notre élite provinciale.

 

 

« C’est quoi dix mois dans une vie? »

 

Du coup, la déception de votre défaite au tour final contre Alleur en fin de saison dernière a dû perturber vos plans…

Nous avons raté notre tes-match, c’est indéniable et ce fut un gros coup de massue. Mais je me suis vite relevé, comme à chaque fois.

Pourtant, vu la qualité de ton effectif, cela n’a pas dû être facile de convaincre des joueurs tels que les tiens, qui possèdent de fameux pedigree, de rempiler?

Quelques jours après notre défaite, j’ai réuni mes gars et je leur ai demandé ce que représentaient dix mois dans une vie. Je leur ai assuré que nous allions tout mettre en oeuvre pour être champions et je n’avais pas tort.

Tu as même su renforcer un groupe déjà impressionnant…

Je voulais garder notre équipe telle quelle, mais je sentais qu’il manquait un petit quelque chose. La venue de Vincent Theek, mon joueur fétiche et qui avait déjà évolué en P1 avec l’Etoile, nous a beaucoup apporté, tout comme celles de Nathan et David qui sont de vraies plus-values. Nous sommes bien plus complets cette année.

De quoi envisager sereinement la fin du championnat, malgré le joker grillé contre Tilff?

L’euphorie de la Coupe est retombée et nous sommes à nouveau concentrés sur notre objectif principal. Nous avons parcouru une grande partie du chemin, il nous reste à conclure, pour être sacrés dans quelques semaines.

Votre saison aurait pu basculer à Sainte Walburge, où vous étiez menés de près de trente points avant de revenir dans la partie et de vous incliner en sauvegardant l’average. D’aucuns ont pu être surpris en voyant les scènes de liesse malgré la défaite?

Conserver l’average sur Sainte Walburge était indispensable et, au vu du déroulement du match, c’était une vraie satisfaction d’y arriver. Lors de cette rencontre, mes gars ont montré qu’ils formaient un vrai groupe, chose nécessaire pour revenir ainsi du diable vauvert. J’ai d’ailleurs la chance de pouvoir compter sur des gars très réceptifs et présents aux entrainements, ce qui me permet de beaucoup travailler en cinq contre cinq, comme je l’affectionne.

A égalité avec Bellaire et les Sang et Marine, vous êtes quand même favoris pour accéder à la première provinciale. Quels seront vos objectifs la saison prochaine si vous êtes en P1?

Nous serons compétitifs, c’est certain. Pour en avoir déjà parlé entre nous, nous voulons être, à domicile, la bête noire des autres équipes. Que celles-ci craignent de se rendre dans notre petite salle. Et pourquoi ne pas viser les Playoffs?

Tu es satisfait de votre recrutement?

Mon envie était de conserver intacte notre ossature mais deux joueurs devaient nous quitter, malheureusement. Guillaume Grégoire part à l’étranger et Gilles Simon déménage à Namur. Il fallait donc les remplacer. Je suis heureux de l’arrivée de Nicolas Baudouin qui va apporter le petit plus nécessaire pour la P1 et qui sera une vraie plus-value pour le groupe. Trouver un intérieur pour remplacer Guillaume fut plus compliqué mais je suis très content de pouvoir compter sur le renfort de Jean-Roch Bonhomme, qu’on ne présente plus. C’est le fruit d’un travail acharné, de la part de Patrick Noel et moi-même, et je suis plus que satisfait.

 

« Le Wolfpack est impressionnant »

 

A quelques heures d’un Tour des Flandres particulièrement indécis, Liège & Basketball est allé à la rencontre de Morgan Wey. Ancien du BC Ninane désormais actif à La Spéciale Aywaille, le sympathique pivot est, comme plusieurs de ses coéquipiers, un passionné de la petite reine. Entretien pré-Ronde.

 

Morgan, es-tu satisfait du comportement des Belges dans cette campagne de classiques jusqu’à présent?

Elle est, selon moi, plutôt mitigée jusqu’ici. Benoot a survolé les Strade Bianche et Lampaert fut impressionnant dans A travers la Flandre. Il monte d’ailleurs en puissance depuis Gand-Wevelgem et nous le retrouverons à un échelon important dans la course dimanche. Outre ces deux victoires, et même si le bilan chiffré est plutôt maigre, Phil et Greg (ndlr: Gilbert et Van Avermaet) n’ont pas encore levé les bras. Nous avons tout de même pu observer une grosse densité de nos compatriotes dans les top 10 des classiques qui ont déjà eu lieu avec Stuyven, Lampaert donc, Gilbert, Van Avermaet, Benoot bien entendu, Naesen ou Van Aert.

Qui est la bonne surprise de ce début de saison?

Van Aert évidemment. Personne ne sait pas vraiment où se situent les limites de ce garçon, ni comment il conjugue deux disciplines qui paraissent similaires mais aux différences importantes, notamment la longueur de course. Son équipe est plutôt faible mais personne n’attend d’elle qu’elle prenne la course en main. Toutefois, en cas de crevaison ou d’ennuis mécaniques, sans équipiers, beaucoup de forces peuvent être gaspillées pour rentrer.

Quick-step confirme-t-elle être l’équipe à battre?

Bien évidemment, c’est l’équipe de ce début de saison et il est assez rare d’observer que presque la totalité de ses membres se présente au départ avec « la pancarte » (ndlr: de favori). Le Wolfpack est dans une incroyable dynamique, tout lui réussit. La culture de la gagne de Patrick Lefevere est un des phénomènes du peloton du 21ème siècle (et même de la fin du 20ème). Au regard du mercato, d’aucuns pensaient l’équipe sur la pente du déclin mais force est de constater que les départs des Kittel, Martin, De La Cruz, Trentin, ne se ressentent pas pour l’instant. De plus, sans sprinteur du Top 3, Quick-Step modifiera probablement son approche du Tour (ndlr: de France) et tentera de placer Bob Jungels dans les conditions idéales pour réaliser un bon classement général. Gaviria sera certes présent, mais cela sera son premier Tour et il s’y rendra, forcément, avec moins d’obligations de résultats qu’un Kittel.

 

 

« Une course imprévisible »

 

Comment vois-tu la course se dérouler demain?

Difficile d’imaginer la course et de tirer des plans sur la comète. Les classiques du Nord sont, à mon sens, les moins prévisibles. A la fin, ce sont les plus forts qui, inévitablement, s’y retrouvent. Cette affirmation est toutefois à tempérer par le facteur chance -chute, ennuis mécaniques, passages à niveau- qui reste non-négligeable.

Quels sont tes favoris pour le Tour des Flandres de demain?

Quick-Step, dans son ensemble, Benoot, Greg Van Avermaet et Peter Sagan. Je suis aussi curieux de voir ce que peut faire Nibali dans cette course.

Joueur-Président à Aywaille, fief de Philippe Gilbert, comment juges-tu l’état de forme de  ce dernier?

Gilbert se dit en-dessous de la forme qu’il tenait l’année passée à la même époque. Je m’interroge: est-ce un moyen d’évacuer un peu de pression vu son dossard numéro 1 et la forme étincelante affichée par son équipe? Lui seul sait vraiment où il en est mais de ce que j’ai pu voir jusqu’ici, il me semblait bien. Il est, notamment, sorti assez facilement pour la deuxième place à l’E3, en n’ayant pas dû rouler vu la situation de la course, il est vrai.

 

Défaite interdite pour Liège Basket

 

Liège Basket doit prendre sa revanche sur Louvain, ce samedi à 20h30 au Country Hall, sous peine de voir les Playoffs s’éloigner définitivement.

 

Liège-Louvain, clap 2! Au Country Hall, les Principautaires doivent prendre leur revanche sur les Louvanistes et venger l’affront de leur défaite d’hier, chez le même adversaire.

C’est tout l’avantage des « back-to-back »: ne pas avoir le temps de ruminer une défaite, remettre le coeur à l’ouvrage et tâcher de repartir du bon pied. Surtout, Liège doit absolument renouer avec la victoire pour garder un espoir de se qualifier pour les Playoffs, l’objectif numéro du club liégeois en début de saison.

Pour empocher les trois points, Laurent Costantiello aura besoin de tous ses gars au meilleur de leur forme afin de dominer collectivement une équipe de Louvain bien plus efficace depuis l’arrivée d’Eddy Casteels.

« Finir en beauté »

 

Ce samedi, Comblain mettra un terme à sa saison et veut le faire en beauté en dominant Hasselt.

 

Une saison marquée par moult péripéties mais qui a vu Comblain émerger dans l’adversité pour finalement revendiquer la sixième place de cette série B de TDM2. « Cette saison fut très compliquée avec la cascade de blessures dont nous avons été victimes » nous confirme Jean-Pierre Darmont. « Mais nous avons énormément appris.« 

Ce soir, pour la dernière de la saison, c’est Hasselt qui se déplacera dans l’atypique salle comblinoise. Un adversaire chez qui les Comblinois s’étaient inclinés, 100 à 93, lors du premier tour. « Nous sommes prêts pour ce dernier match et nous allons tout mettre en oeuvre pour terminer en beauté et nous offrir une belle soirée pour fêter les départs » poursuit le capitaine courage du Mailleux.

En effet, trois joueurs, Timmermans, Nyssen et Radermecker, ne seront plus là l’an prochain (ndlr: nous y reviendrons début de semaine prochaine). « C’est la fin d’un cycle et nous allons profiter de cette dernière rencontre avec certains de nos coéquipiers pour nous faire plaisir tout en empochant la victoire pour nos supporters et nos dirigeants » poursuit Jipé. « Place au dernier match de basket et au début de la saison de tennis. »

 

La « Fish Cup », une compétition d’exception

 

Breaking news! L’AWBB l’annonce sur son site: dimanche verra la première édition d’une nouvelle compétition tout à fait originale. Un article à lire avec beaucoup de second degré.

 

Un vent particulièrement favorable a amené sur nos bureaux, une information qui risque de faire pas mal de bruit dans les jours à venir. C’est ainsi que nous venons d’apprendre que l’AWBB présentera, dimanche, une compétition d’envergure européenne intitulée la « Fish Cup ». Allez savoir pourquoi ?

Toujours est-il qu’elle réunira une formation de chacune des provinces francophones ainsi qu’un représentant grand-ducal. Sans oublier une « wild card » attribuée à une phalange suisse. La composition de ces équipes sera laissée à l’appréciation des responsables techniques respectifs. Et ceux-ci ont fait preuve d’une imagination débordante. Comme vous pourrez en juger…

  • Hainaut : il s’agira d’une sélection Mons/Charleroi qui évoluera en alternance dans les deux salles. Le coaching sera confié à Kim Clijsters (assistée de Brian Lynch) au Spiroudome alors qu’à la mons.arena, on aura aux commandes Justine Henin avec, comme assistante, Dominique Monami qui retrouve ainsi un job après son éviction de la Fed Cup. Quoi qu’il en soit, toutes s’y connaissent en matière de raquettes.
  • Namur : ici, l’AWBB profitera de l’occasion pour permettre aux sociétaires du Centre de Formation d’acquérir une expérience exceptionnelle. Ils seront toutefois encadrés par des éléments ayant fait leurs preuves au-delà de nos frontières. Pour preuve, Jacques Stas, Eric Struelens et Marc Deheneffe, le « régional de l’étape », s’entraînent à nouveau comme des acharnés. Les rencontres se disputeront à Mariembourg car le manager ne sera autre qu’Eric Somme.
  • Liège : attention, c’est le grand retour de Pepinster sur le devant de la scène. Enthousiasmés par une telle initiative, les supporters du cru ont cependant exigé de retrouver la mythique « salle du bas ». Certains joueurs du Sart Tilman viendront en renforts et seront accompagnés par Laurent Costantiello qui épaulera un Niksa Bavcevic bouillonnant d’impatience de reprendre du service en bord de Hoëgne. Du coup, Axel Hervelle, en fin de contrat à Bilbao, a insisté pour être lui aussi de l’aventure.
  • Luxembourg : on aura affaire à un mixte mêlant les futurs champions grand-ducaux et les pions les plus performants de Neufchâteau. Le président Lamotte en bondit, paraît-il, déjà de joie. A noter cette spécificité régionale : les confrontations auront pour cadre les parkings couverts des nombreux centres commerciaux flirtant avec la Belgique. Et ce, afin d’attirer un maximum de public.
  • Suisse : les promoteurs ont également le souci de s’ouvrir à l’étranger. Raison pour laquelle, ils ont décidé d’accorder une wild card à une formation suisse. Comme on peut s’en douter, celle-ci est logiquement revenue aux Tigers de Lugano chers à Thibaut Petit. Sûr que le « match dans le match », en bord de touche, entre le Waremmien et Laurent Costantiello vaudra le détour…
  • Brabant Wallon : exception confirmant la règle, la nouvelle province n’aura pas de participant. Elle n’y perdra pourtant pas au change. D’une part, Serge Crevecoeur a d’ores et déjà accepté de mettre sa science du managérat au service de cette coupe. D’autre part, le Final Four de la « Fish Cup » trouvera refuge sur la Grand-Place de Bruxelles. En réalité, une salle sera construite dans son sous-sol dès cet automne et sera hissée au niveau de l’Hôtel de Ville, via de puissants vérins hydrauliques. Vu l’affluence attendue, Alain Courtois envisage de rendre le piétonnier aux voitures, les soirs de matches. Au grand dam, semble-t-il, de Pascal (Hubert) Smets…

Force est de constater que les têtes pensantes et agissantes de l’AWBB ont fait fort dans le plus grand secret. Grâce à leurs excellentes relations avec les instances internationales, on peut même affirmer que le vainqueur de la « Fish Cup » prendra part à la prochaine Euroligue. Ni plus, ni moins. Pour être tout à fait complet, on ajoutera que les duels se dérouleront obligatoirement le vendredi, jour du… poisson.

 

Michel CHRISTIANE

« Trois matchs et autant de finales »

 

Chaque rencontre est l’occasion pour Visé de batailler pour s’offrir le droit de poursuivre au sein de notre élite provinciale la saison prochaine. A quelques heures de la réception d’Hannut, Liège & Basketball fait le point avec Dustin Hayot.

 

Dustin, match crucial pour vous contre Hannut ce soir, comment abordez-vous cette rencontre?

Il nous reste trois rencontre à disputer et elles sont toutes aussi importantes qu’une finale. Tout le groupe doit afficher une motivation et une concentration totale.

 Quels seront les facteurs clés de cette rencontre?

Il faudra jouer collectivement et choisir les bonnes options. Défensivement, vu la force de frappe des Hesbignons, il faudra limiter les scoreurs adverses.

Une victoire de retard sur Pepinster avec trois matchs à jouer, le maintien est-il toujours possible?

Nous devons finir notre saison sur des victoires mais nous n’avons malheureusement pas notre sort entre nos mains.

Hannut comptera des absents ce soir. De votre côté, les joueurs de R2 seront-ils alignés?

Oui, nous serons renforcés. Cet espoir nous pousse à aller chercher des victoires, d’autant que le groupe joue très bien en ce moment et que la cohésion ne cesse de s’améliorer.

 

 

Visé doit reprendre des couleurs

 

Les résidents de la Cité de l’Oie glissent inexorablement au classement. Alors que les Playoffs semblent désormais hors d’atteinte, Visé doit profiter de la réception de Courcelles pour renouer avec la victoire, le plaisir et reprendre des couleurs.

 

La reception de l’avant-dernier, Courcelles, ne revêt qu’un enjeu symbolique: renouer avec l’enthousiasme qui caractérisait les Visétois en 2017 pour éviter que cette saison se termine en eau-de-boudin.

Le club de la Cité de l’Oie est désormais trop loin pour accéder aux Playoffs et peut nourrir quelques légitimes regrets au regard de son début de saison –champion d’Automne- et des ambitions affichées à ce moment-là.

Si, sur le plan mathématique, Visé n’a plus rien à revendiquer, le match de ce soir, face à un adversaire réellement plus faible que Gerlache et ses coéquipiers, doit permettre aux locaux d’aller chercher une victoire attendue et qui ferait du bien à l’ensemble du club.

 

« Les blessures déciment notre effectif »

 

C’est l’hécatombe à La Spéciale Aywaille qui a perdu trois joueurs sur blessure, dont deux jusqu’à la fin de saison. Loin d’être l’idéal avant de recevoir une Vaillante Jupille gonflée à bloc suite à son succès contre Hannut dimanche dernier. Liège & Basketball fait le point avec Alexandre Koch.

 

Crousty, comment va ton genou?

Il ne peut aller mieux à moins de recevoir une injection ou de remettre un peu de cartilage. Je le renforce actuellement mais je ne peux prendre du repos, notre équipe étant déjà terriblement déforcée.

Tu le mentionnes, c’est l’hécatombe à La Spéciale avec trois joueurs blessés, dont deux pour une longue durée depuis dimanche dernier. Comment vois-tu la fin de saison compte-tenu de ces défections?

Nous devons déjà commencer à travailler pour la saison prochaine, comme nous commençons à le faire à nos entrainements. Néanmoins, notre groupe reste avide de victoires, qui font toujours du bien à notre moral, au comité qui se démène pour redynamiser -et y parvient- notre club ainsi qu’à notre coach qui abhorre la défaite. Vu les matchs restants, avec de gros morceaux en perspectives dont Hannut, Alleur et La Villersoise, ce dernier mois de compétition sera tout sauf une sinécure, surtout avec nos pions manquants.

Ce dimanche, c’est la Vaillante Jupille qui se déplacera à Aywaille. Comment devez-vous faire pour l’emporter?

 

Vu notre effectif décimé, il va falloir se serrer les coudes. Nos rotations courtes, prônées par notre entraineur, doivent nous permettre d’apporter du « dash » sur le terrain tout en gardant notre lucidité en fin de rencontre. Nous devrons également être vigilants concernant nos fautes, même si nous avons déjà gagné deux matchs en terminant à trois ou quatre. Il ne faudra pas laisser nos adversaires prendre le contrôle de la partie, c’est à nous, et non à eux, d’imposer notre jeu et notre rythme.

 

Belleflamme trop court face à Fleurus

 

Belleflamme s’incline contre Fleurus dans le choc de R1, non sans avoir démérité. Les Haricots doivent maintenant se concentrer sur les Playoffs pour décrocher une montée méritée sur l’ensemble de ce championnat.

 

C’était le choc que tout le monde attendait, Belleflamme recevait Fleurus ce vendredi soir. Dans le premier quart-temps, Senna Hounhanou, aussi à l’aise dans la raquette que devant des caméras d’une mauvaise télé-réalité, inscrivait dix points pour aider sa formation à prendre l’avantage, 14-26 après dix minutes. Les dix suivantes étaient, également, en faveur des visiteurs, qui accroissaient leur avance pour regagner les vestiaires sur le score de 25 à 46.

« Nous devrons également être plus précis que lors de notre premier affrontement » avançait Damien Aussems avant la partie. Voeu pieux mais guère appliqué au cours des vingt premières minutes. La pause avait visiblement fait du bien aux Liégeois qui remontaient sur le terrain avec la hargne qui les caractérise. La reprise voyait Belleflamme dominer, pour la première fois de la soirée, son adversaire et réduire l’écart. C’était 44 à 55 avant d’aborder l’ultime quart-temps.

 

 

Les locaux n’abdiquaient jamais

 

Dès le début de celui-ci, les visiteurs faisaient preuve d’une adresse diabolique à distance et reprenaient les commandes de la partie, 44 à 62. Toutefois les Verts, admirables, n’abdiquaient pas et revenaient à huit points à un peu plus d’une minute de la fin de la rencontre pour finalement s’incliner 65-74.

On peut regretter l’entame de match manquée de Belleflamme qui se sera montré supérieur à son adversaire durant les vingt dernières minutes. N’en reste pas moins que Mampuya (13 points), Piron (14 unités) et leurs amis n’ont pas à rougir de cette défaite, Fleurus étant définitivement l’équipe la plus solide de la série -et avec un budget incomparable à celui des formations liégeoises.

Les occupants de la salle de la rue Nicolas Spiroux doivent maintenant se concentrer sur les Playoffs et tenter de bien boucler la saison pour s’offrir l’avantage du terrain dans ceux-ci et profiter d’une bonne dynamique pour aller chercher cette montée qui récompenserait légitimement les efforts fournis tout au long de la belle saison qu’offre Belleflamme à ses nombreux spectateurs.

 

Victoires pour Sprimont et Esneux

 

Deux rencontres de TDM2 en même temps et étroitement liées: l’adversaire de Sprimont étant le concurrent direct d’Esneux dans la lutte au maintien.

 

Pour la dernière à domicile de Pascal Horrion, Sprimont avait revêtu son habit de gala, dans les tribunes et sur le terrain où les Carriers prenaient le large, 51-35 à la pause.

Bornem tentait bien un timide retour dans le troisième quart-temps, 68 à 59 après trente minutes, mais le Point Chaud ne flanchait pas et s’imposait méritoirement 87 à 78. Ce succès permettait aussi aux Carriers de donner un coup de pouce à Esneux qui affrontait Tongres dans le même temps.

« Nous voulons prouver que nous n’avons besoin de personne pour nous maintenir » nous confiait Gauthier Liégeois avant la rencontre. Si les Dragons ne crachaient pas sur l’aide précieuse apportée par Sprimont, ils n’ont fait qu’une bouchée de Tongres. Les Limbourgeois se sont lourdement inclinés à l’AlfArena, 96 à 69.

Esneux fait ainsi coup double et valide officiellement son maintien en TDM2 pour la saison prochaine. Tant du côté sprimontois qu’esneutois, la fête sera belle ce soir.