Les Verviétois ont débuté les Playoffs par une courte défaite à Neufchâteau, 82-77.
Il n’a pas manqué grand chose aux protégés de Bruno Dagnely pour créer l’exploit chez le leader de R1. Avec de l’adresse derrière l’arc – 9 triples convertis – et du collectif, Jeremy Delsemme (18 points), Hugo Maréchal (18 points également), Arnaud Cordonnier (14 unités), Jason Troisfontaine (12 unités) et leurs coéquipiers prenaient l’avantage en début de rencontre – 20-23 après dix minutes – avant de maintenir l’égalité à la pause puis de compter à nouveau trois longueurs d’avance à la demi-heure. Malheureusement, l’attaque visiteuse faiblissait au plus mauvais moment et les Chestrolais finissaient par émerger, 82-77.
Une défaite amère mais qui laisse entrevoir aussi de réelles possibilités pour la seconde manche dans la cité lainière ce samedi 2 mai. Avec un avantage de taille pour les Verviétois que pointait Bruno Dagnely : « le soutien du public nous aurons besoin du même public que lors des Playoffs de l’an dernier, qui nous avaient accompagnés lors de notre montée en R2. »
Les Panthers et les Alleuroises ont pris une option sur la finale des Playoffs de R2A.
Pour débuter les Playoffs de R2A, les Panthers, deuxièmes, recevaient les Carolos de Pont-de-Loup, troisièmes. Un duel plus équilibré sur le papier que sur le terrain tant les Liégeoises, après un début de match au petit trot, passaient la démultipliée dans le second quart-temps. Clara Tassin (18 points), Alix Dachelêt (20 points), Franaçois Kaba (11 unités) et leurs coéquipières claquaient un décisif et impressionnant 29-11 pour mener largement à la pause, 44-26.
Le scénario se répétait à la reprise avec un troisième quart-temps équilibré suivi d’un quatrième quart-temps de feu dans lequel Manon Keppenne (10 points), Yelee Lezi Tshite Mudiadambu (20 points) et les Panthers alourdissaient considérablement la marque pour s’imposer avec brio 87-51.
L’autre demi-finale de ces Playoffs offrait un derby entre les Alleuroises, premières, et les Trooziennes, quatrièmes. Avec Hélène Bastin (21 points) dans tous les bons coups et une défense efficace, les All Blacks prenaient immédiatement l’avantage pour mener 23-13 après dix minutes. Marie Mangiatordi (11 points), Maurine Gigi (9 points), Léna Bertieaux (12 unités) et les Prayonnaises stoppaient l’hémorragie dans le second quart-temps. A la pause le marquoir affichait 39-28.
Là encore, le scénario du premier acte se répétait au second. Roxane Lemoucheux (9 points), Fanny Decraecker (13 unités) et les locales réussissaient une excellente entame de mi-temps avant que les visiteuses ne fassent jeu égal. Score final : 78-57.
Le second match des Panthers aura lieu au Pays Noir le 3 mai tandis que les Alleuroises iront à Prayon le 4 mai pour la seconde manche.
Les Blazers se sont inclinés à San Antonio dans le Game 5 et sont logiquement éliminés des Playoffs par l’un des contenders.
Les Blazers n’ont pas réussi à arracher un Game 6 et un retour dans l’Oregon, la faute à la défense des Spurs propulsée par Victor Wembanyama (17 points, 14 rebonds et 6 contres) alors que le collectif texan se régalait en attaque derrière De’Aaron Fox (21 points et 9 assists) et Julian Champagnie (19 points et 7 rebonds).
Deni Avdija (22 points) s’est retrouvé fort esseulé dans l’attaque des Blazers, tous les cadres dévissant, Toumani Camara (7 points à 2 sur 10 aux tirs, 8 rebonds et 2 assists) compris. Avec une adresse catastrophique (35% aux tirs dont 23% derrière l’arc), les Blazers s’inclinaient logiquement 114-95, étant officiellement envoyé en vacances par des Spurs en mission.
Les Porais terminent cette saison à la cinquième place du classement de R2B.
Pour boucler cette saison plus que réussie, Jérôme Piret (16 points), Tom Nicolas (13 points), Benjamin Herman (12 unités), Mathieu Henrioulle (11 unités), Grégory Bastings (10 points) et leurs coéquipiers se sont imposés de haute lutte à Fleurus, 75-78.
Une quinzième victoire pour les Tilffois qui terminent la saison à une très belle cinquième place en R2B.
Les Cointoises ont bien débuté leurs Playoffs et pris l’avantage face aux Pepines.
Les Cointoises n’étaient que six pour recevoir les Pepines pour ce premier match de Playoffs mais pouvaient compter sur Sarah Makwaya (12 points) pour aligner les paniers en début de rencontre alors que la défense locale était elle aussi au rendez-vous. En dix minutes, Elora Biondolillo (21 points) et les Grenouilles avaient fait le plus dur pour se détacher, 22-10.
Avec une meilleure défense et Léa Abinet (18 points) dans tous les bons coups, les Pepines équilibraient les débats dans le second quart-temps avant que Natacha Doppée (17 points), Charlotte Borlee (15 points), Romane Martens (11 unités) et leurs partenaires n’en remettent une couche à la reprise pour prendre définitivement la poudre d’escampette.
Au final, les Cointoises remportaient cette première manche 82-50, prenant déjà une sérieuse option sur la qualification.
Après une saison exceptionnelle ponctuée par une Coupe de Belgique et une finale des Playoffs de TDW1, Julia Franquin et les Namuroises ont finalement dû s’incliner face aux Kangourous de Malines. Éprouvées par un parcours intense, les Namuroises ont néanmoins signé l’une des plus belles campagnes de l’histoire récente du club.
La marche était sans doute un peu trop haute pour Julia Franquin et les Namuroises. Après avoir remporté la Coupe de Belgique et livré une demi-finale éprouvante face aux Castors de Braine, les joueuses de Namur Capitale ont fini par céder en finale des Playoffs de TDW1 contre Malines.
Le rêve namurois s’est arrêté sur le parquet des Kangourous, au terme d’un second match dominé de bout en bout par les Malinoises. Lors de la première manche, les Namuroises avaient pourtant poussé les favorites jusque dans leurs retranchements, arrachant une prolongation à domicile. « C’est toujours magnifique d’être en finale des Playoffs, peu importe le résultat », relativise Julia Franquin. « Nous avons quand même réalisé une superbe saison : gagner la Coupe de Belgique et atteindre la finale, c’est vraiment génial. Cette défaite ne reflète pas notre saison ni notre manière de jouer. Les Malinoises étaient plus en jambes, alors que nous étions un peu à bout de souffle, comme si nous avions déjà tout donné auparavant, notamment lors des trois matchs contre Braine, qui était un très gros morceau. »
Les Namuroises sont sans doute passées tout près du tournant de la série lors du premier match, disputé à domicile et perdu de justesse après prolongation. « Nous avons manqué de réussite, d’énergie et de force », analyse la Burdinnoise à l’issue de la finale. « La défaite chez nous après prolongation nous a fait mal, car nous y avions mis presque toutes nos dernières forces sans être récompensées. »
Malgré cette désillusion, la saison restera gravée en lettres blanches dans l’histoire récente du basket namurois. « Arriver en finale des Playoffs en battant Braine deux fois, il fallait le faire. D’autant plus que les Brainoises voulaient prendre leur revanche après la finale de la Coupe », rappelle Julia Franquin, véritable locomotive de Namur Capitale tout au long de la saison. « Nous avons surpris pas mal de monde et montré qu’en jouant avec le cœur, les petites Belges peuvent faire le taf. Il ne faut pas nécessairement beaucoup d’étrangères pour obtenir de bons résultats. Je pense aussi que le public de Namur a aimé nous voir jouer de cette manière. »
La défaite en finale n’efface donc rien du parcours accompli. Entre un trophée national et une présence au sommet du championnat, les Namuroises a prouvé cette saison qu’un collectif soudé, porté par l’engagement et l’identité locale, pouvait rivaliser avec les meilleures équipes du pays. Un message fort pour l’avenir du basket féminin francophone.
Tania Leemans et les Jupilloises ont remporté le match des championnes de P2 en prenant le dessus sur les Templières.
Le premier quart-temps de ce match au sommet était disputé, les Jupilloises parvenant toutefois à prendre un léger avantage, 18-14 après dix minutes. Ensuite, bien en place derrière et profitant des facilités offensives de Tania Leeman (21 points), Arielle Rompen (15 points) et Maurine Moray (10 unités), les championnes de P2A prenaient le dessus sur celles de P2B, se détanchant à 51-30 à la demi-heure avant qu’Amandine Jamar (15 points), Inès Colon (11 unités) et les Templières ne réduisent l’écart dans la dernière ligne droite. Score final : 62-49.
Tania, que retiens-tu de ce match ?
L’objectif pour ce dernier match était de prendre du plaisir une dernière fois avec l’équipe. Ce match clôt une très belle saison même si ce ne fut pas notre meilleur prestation.
Qu’est-ce qui a fait la différence en votre faveur ?
Je pense que nous avons réussi à mettre un peu plus de rythme lors des deuxième et troisième quarts. Cela nous a permis de creuser un écart avant d’entamer le dernier quart. Bravo à l’équipe de Haneffe qui n’a rien lâché et nous a obligés à jouer jusqu’au bout !
Que retiens-tu de cette saison et quels sont les atouts qui vont ont aidés à performer de la sorte ?
Je pense que nous pouvons toutes être fières de ce titre car notre série était relevée. Nous avons dû faire face à plusieurs blessures tout au long de la saison ainsi qu’à un calendrier compliqué avec un seul match en janvier et six en mars. Malgré cela, nous sommes restées soudées et constantes dans le jeu proposé. Le danger peut venir de chaque poste et la combinaison entre jeu collectif et vitesse a été notre force. Nous avons aussi été appliquées en défense, ce qui a fait la différence dans les matchs difficiles.
Avec une super Manon Henrard, les Wananas ont remporté le test-match des meilleures deuxièmes de P2 contre leurs voisines de La Villersoises portées par une exceptionnelle Nina Crelot. Une victoire symbolique pour les filles de Thomas Parent qui accèdent à l’élite provinciale.
Pour ce test-match aux allures de derby, les Villersoises étaient données favorites et viraient d’ailleurs en tête à la pause, 46-49, portées par une immense Nina Crelot (36 points). Mais Manon Henrard (35 points) avait aussi choisi le meilleur moment pour briller et, avec le concours d’Ingrid Thomas (16 unités) pour alimenter le marquoir, guidait les Wananas vers une superbe victoire 62-67.
Thomas, que retiens-tu de cette rencontre ?
Cette rencontre est à l’image de ce que nous avons voulu créer ensemble comme identité : un groupe qui, même dans la difficulté, se relève et surmonte les obstacles. Les filles n’ont jamais baissé les bras et, dans un match à enjeu comme celui ci, c’est souvent l’équipe qui ne lâche rien et qui a le plus confiance qui en sort vainqueur.
Qu’est-ce qui a fait la différence en votre faveur ?
La Villeroise est une très belle équipe, et Crelot évolue clairement dans un autre monde. Mais les filles ont su dépasser tout ça en faisant confiance à nos principes, à notre préparation et à nos valeurs. Elles ont joué avec leur cœur et leur hargne. Elles méritent pleinement ce qui leur arrive. Malgré les blessures de Louis, Ory et François, le groupe a fait bloc pour aller chercher cette victoire, qui concrétise plusieurs années de travail. Même lorsque nous nous sommes retrouvées à –10 points, j’ai senti qu’avec notre envie et notre solidarité, tout était possible. Elles n’abandonnent pas. C’est dans leur ADN. Je suis fier des joueuses, mais encore plus de l’exemple de combativité et de mental qu’elles ont incarné.
Les champions en titre, avec un Ajay Mitchell titulaire et prolifique, éliminent les Suns en quatre manches sèches.
Un petit tour et puis s’en vont : les Suns ne se sont guère éternisés dans ces Playoffs, balayés par les champions en titre. Dans l’Arizona, Shai Gilgeous-Alexander (31 points et 8 assists), Chet Holmgren (24 points et 12 rebonds), Isaiah Hartenstein (18 points et 12 rebonds) et notre Ajay Mitchell national (22 points, 4 rebonds et 6 assists) ont fait parler leur collectif offensif pour prendre le dessus et éliminer les Suns des Playoffs, 131-122.
Avant d’affronter Natoye en demi-finale des Playoffs de R2B, les Mosanes ont remporté un dernier derby, 63-70 à Haneffe.
La saison des Templières et des Hutoises fut diamétralement opposées, les unes devant lutter pour leur maintien, les autres jouant les premiers rôles dans la division. Une dynamique qui s’est confirmée pour le dernier derby de la saison, Téa Leonnet (13 points), Olivia Monteforte (13 unités également) et les Mosanes s’imposant 63-70 à Haneffe malgré les efforts de Nilaya Renard (15 points), Malaurie Tosin (19 unités), Romane Watrin (13 points) ou encore Lucie Lemaire (10 points).
Avec six victoires en vingt-six rencontres, les Templières terminent la saison juste devant Ladies Charleroi et Schaerbeek. Les Hutoises, qui totalisent dix-neuf victoires en autant de matchs, bouclent cet exercice très réussi sur le podium et affronteront Natoye au premier tour des Playoffs.