La France voit la Bosnie vainqueur

 

Selon Vincent Collet, l’entraineur de l’équipe de France de Basket, les chances de la Belgique de l’emporter en Bosnie sont bien minces.

 

C’est sur le site de l’AWBB qu’est parue cette information: Vincent Collet estime que la Belgique a peu de chances de s’imposer en Bosnie. Voici ce qu’il déclare:

 

Je n’oublie pas que pour venir à bout, en novembre passé, de vos compatriotes, nous avions dû livrer notre meilleure mi-temps de ces deux dernières années. Il n’en demeure pas moins que, selon moi, la Bosnie est plus forte que les Belgian Lions. Essentiellement parce qu’elle est plus physique et plus efficace dans le jeu intérieur. Pourtant, Kikanovic – qui fait la loi dans la raquette à Monaco – doit se contenter du rôle de substitut de Stipanovic. J’accorde donc la faveur de mon pronostic à vos rivaux d’aujourd’hui.

 

N’hésitez pas à aller régulièrement faire un tour sur le site de l’AWBB sur lesquels vous pourrez trouver une foule d’informations utiles et intéressantes.

« L’apport de nos renforts est considérable »

 

Alleur n’en finit plus de gagner! Les All Blacks restent sur cinq victoires de rang et sont en bonne voie pour s’assurer un second tour de piste en première provinciale la saison prochaine. Pour évoquer les Noirs, Liège & Basketball s’est entretenu avec Nicolas Borguet, aussi élégant sur un terrain que pointu dans son analyse.

 

Nicolas, quels rôles occupes-tu à Alleur?

Je suis l’assistant de Maurice Notelaers en P1. Je joue en P3 où je coache en compagnie de mon ami Greg Kesikidis et du reste du groupe. Mais je suis le seul à avoir ma licence.

Cinq victoires de suite en P1, qu’est ce qui explique cela?

Nos deux renforts (ndlr: Kurtzweg et Renotte) font évidemment une énorme différence. L’apport de ces joueurs d’expérience est considérable: ils distribuent de nombreux conseils, apportent une saine concurrence et montrent l’exemple. Leur implication et leur motivation sont communicatives. Toutefois, le groupe possédait déjà de nombreuses qualités. Je crois que ces deux arrivées ont quelque peu libéré les autres membres de l’effectif et leur a enlevé une partie de la pression qui pesait sur leurs épaules. Enfin, comment ne pas citer l’influence positive du coach et de l’ensemble du club derrière cette jeune équipe qui, a de rares exceptions près, découvre cette division.

Le maintien semble désormais en bonne voie, de qui vous méfiez-vous encore?

Il ne faut surtout pas se relâcher et prendre notre maintien pour acquis. La dernière ligne droite ne fait que commencer. La rencontre de samedi dernier était particulièrement importante et nous l’avons plutôt bien négociée. Nous devons poursuivre sur notre lancée, continuer à travailler, disputer chaque match pour l’emporter et puis, seulement, nous ferons les calculs.

 

 

« Du respect pour Barry Mitchell et Casamento »

 

Que penses-tu de votre saison en général ?

Celle-ci n’est pas terminée, il est donc un peu tôt pour dresser un bilan. Nous pouvons, par contre, d’ores et déjà reconnaitre que le début de saison fut un peu difficile mais qu’il ne nous manquait vraiment pas grand chose, sans doute juste un peu de réussite. Nous ne saurons jamais si le groupe aurait pu se sauver sans l’apport de nos deux renforts. Je pense sincèrement que cela aurait été difficile mais possible car cette équipe possède moult qualités, est bosseuse et réceptive au message de l’entraineur.

Nico, tu évolues également au sein de l’équipe de troisième provinciale. Que penses-tu de cette série de P3C et quelles équipes t’ont favorablement impressionné?

Notre série compte quelques belles équipes, indubitablement. Je dois avouer que j’ai un respect particulier pour ce que font Ignazio Casamento et Barry Mitchell à Grivegnée. J’ignore s’ils prestent à ce niveau-là chaque semaine mais ils ont été très costauds lors de nos deux confrontations.

L’arrivée d’Axel Schoonbroodt vous a-t-elle fait passer un cap ?

Nous avions déjà une bien belle équipe mais un seul meneur spécifique. La venue d’Axel est évidemment un énorme plus pour l’équipe. C’est un joueur capable de mettre vingt-cinq points pour son match de retour ou d’enfiler les vingt-deux premier points de l’équipe, sans forcer, il y a deux semaines.

Quel est votre objectif pour la fin de saison?

Nous souhaitons nous amuser en proposant du beau basket.

Saint Louis fait chuter le leader Harimalia

 

Une courte mais superbe victoire pour Saint Louis contre le leader hier! Et un exploit de taille, Harimalia ne mordant la poussière que pour la seconde fois de la saison. De quoi prendre un peu d’air dans le fond du classement pour des Collégiens qui devront continuer sur cette lancée pour assurer définitivement leur place en troisième provinciale l’année prochaine.

 

« Je suis très content de cette victoire car c’est un véritable exploit » sourit Jérémy Mathieu. D’autant plus que Saint Louis s’est rendu sur les terres d’Harimalia avec trois absents. « Cela rend notre exploit encore plus grand! Certes, le manque de réussite de notre adversaire nous a bien aidé mais encore faut-il en profiter, et nous avons su le faire. »

Une victoire qui fait du bien aux Collégiens. « Après des défaites de quelques points les semaines précédentes, ces trois points font énormément de bien dans le fond du classement » contextualise le jeune entraineur. « Je suis fier de mes gars. Il faut désormais se remettre à l’ouvrage, travailler dur et enchainer les bonnes performances pour se sauver au plus vite. »

Pour Jérémy, qui a troqué les baskets contre la plaque de coach, la mentalité est bonne. « J’étais joueur en début de saison » rappelle-t-il. « J’ai repris l’équipe après le départ d’Eric Van Roy et, surtout, un zéro sur huit. Je me consacre uniquement au coaching depuis lors et mes joueurs ont directement adhéré. J’ai été bien aidé par notre première victoire de la saison à Prayon pour mon premier match sur le petit banc. Mes joueurs me font confiance et je tâche de leur rendre celle-ci sur le bord du terrain. »

 

Ninane à la croisée des chemins

 

Chaque match est désormais une petite finale pour Ninane. Si le matricule 1200 veut poursuivre l’aventure en TDM1, cela passe inévitablement par des exploits. Comme ce samedi à Ypres, deuxième du championnat?

 

Quatre équipes se tiennent dans un mouchoir de poche et possèdent le même nombre de victoires: six. Ninane fait partie de ce quatuor du bas de classement mais, à l’instar de Neufchateau, compte une rencontre de moins qu’Anvers et Houthalen. Une opportunité supplémentaire d’aller chercher une victoire, chose trop rare cette saison pour les gars de Marc Hawley.

« Nous nous disons que nous n’avons plus rien à perdre » lance Romain Nicaise avant un déplacement délicat à Ypres, confortablement installé à la deuxième place d’un championnat que domine les équipes du Nord. « Nous prenons match après match, comme le veut l’expression consacrée, et nous nous battons à 100% lors de chacune de nos sorties. »

Reste que c’est un adversaire de taille qu’affrontera Ninane dans la ville de l’ancien Premier ministre gaffeur, Yves Leterme. Ypres abordera d’ailleurs cette rencontre avec rigueur et application. « Depuis un mois, nous livrons de grosses prestations collectives » souligne Ludo Lambermont, performant pour sa team. « Nous voulons conserver notre deuxième place au classement et préparer idéalement notre finale de Coupe de Flandre qui aura lieu la semaine prochaine. Sérieux est le mot d’ordre car Ninane vendra chèrement sa peau. »

Chez les Calidifontains, il n’est plus question de tergiverser. Au contraire, c’est le couteau entre les dents que Romain Nicaise et ses partenaires se lancent dans ce sprint au maintien. « Nous ne regardons pas vraiment le calendrier, chaque rencontre doit être abordée avec la même détermination. Il va falloir sortir de gros matchs pour accrocher des équipes du top. Toute le monde veut se maintenir et personne ne lâchera le morceau » conclut le sympathique couteau suisse ninanais.

 

« Nous battre 40 minutes pour la victoire »

 

Au BC Ninane depuis deux ans, Franck Renna s’apprête à vivre un gros derby à Tilff ce samedi. Avec la volonté de repartir avec la victoire et de montrer le niveau de jeu que peuvent afficher les jeunes Calidifontains.

 

Franck, dans quel état d’esprit aborderez-vous le déplacement à Tilff?

On se rendra là-bas avec un grand désir de vaincre et une importante envie de gagner. Nous voulons aussi montrer pourquoi nous sommes là et nous avons une soif inextinguible de basket. D’autant plus que c’est un derby et que c’est toujours spécial.

Quels seront les facteurs déterminants de cette rencontre?

Il faudra principalement parvenir à ne pas stresser. Nous devrons jouer sans pression et ensemble. Il nous faudra également ne pas hésiter à nous sacrifier pour l’équipe et nous jeter à corps perdu dans la bataille. Tilff sera à domicile, avec son public et son ambiance, ce qui sera, très probablement, un adjuvant positif pour l’équipe poraise. Contrôler les « un contre un » et respecter les consignes du coach sont aussi primordiaux. Nous allons « fighter » pendant quarante minutes pour tenter de décrocher la victoire.

Tu parlais de respecter les consignes du coach. Quel genre d’entraineur est Olivier Matray?

MacFly est un coach pro et, surtout, un super gars et une personne ouverte. C’est un entraineur qui est à l’écoute, toujours présent pour aider et nous faire progresser. Certes, il crie mais cela nous remet les pieds sur terre, ce qui est parfois nécessaire, nous booste et nous offre l’occasion de nous remettre en question. De plus, il connait le basket. Avec lui, tout est constamment structuré et il a toujours des idées, peu importe la situation.

Visez-vous encore les Playoffs?

Cela peut paraitre bateau comme réponse, mais nous prenons match après match. Les Playoffs, si nous les décrochons, seront une récompense du travail fourni.

 

Waterloo, morne plaine et périlleux déplacement

 

Belleflamme a livré une prestation sérieuse face aux jeunes du Centre de formation AWBB le weekend dernier. Ce vendredi, les gars de Vincent Clavier se rendent à Waterloo avec un seul objectif: la victoire.

 

Une large victoire, attendue, face au Centre de Formation, s’est ajoutée au tableau de chasse de Belleflamme. « Nous savions que ces jeunes sont capables de créer des surprises, comme contre Nivelles » rappelle Sébastien Peremans. « Nous avons donc abordé la rencontre avec un grand sérieux. Notre entraineur nous avait intimé l’ordre de commencer pied au plancher et de nous mettre à l’abri le plus rapidement possible, ce nous sommes parvenus à faire. » Et de préciser: « nous avons été très efficaces offensivement -70 points inscrits à la pause- tout en contrôlant derrière. Mais c’était très faible en face, il faut retomber les pieds sur terre. »

Et pour cause. Ce soir, c’est un adversaire d’un autre calibre qui se dresse face à Matumuini et ses coéquipiers: Waterloo. Un périlleux déplacement près de la butte au Lion pour une rencontre qui s’annonce tout sauf morne. « Nous savons que nos adversaires sont dans une mauvaise passe et qu’ils auront à coeur de se reprendre à domicile » contextualise l’ailier des Vert et Blanc. « Ce n’est jamais facile de s’imposer là-bas, nous abordons cette partie avec sérieux et détermination. »

Une victoire est donc impérative pour Belleflamme qui ne cache pas ses ambitions. « Il nous faut continuer notre série positive et nous ne pouvons pas nous incliner dans la Cité du Lion car, ensuite, nous recevrons Nivelles qui occupe, avec nous, la seconde place au classement » conclut Sébastien.

 

« Une victoire belge sur le fil! »

 

Les Belgians Lions disputeront, ce soir en Bosnie, une rencontre cruciale dans l’optique de la qualification pour les Championnats du Monde 2019. Ils enchaineront ensuite par un périlleux déplacement à Nancy pour y affronter la France. Avant ces deux matchs importants, Liège & Basketball s’est entretenu avec Maxime De Zeeuw qui, blessé, n’a pu être du voyage.

 

Max, comment évolue ta blessure?

Je reviens petit à petit. Il s’agit d’un souci au tendon du pied et j’ai perdu trois semaines avant qu’on puisse établir le bon diagnostic. Comme toute douleur inflammatoire, j’ai dû observer du repos et recevoir des soins chez le kiné. Il faut faire preuve de patience, ce qui n’est jamais évident. J’ai toujours des douleurs, d’autant plus que le pied est constamment sollicité dans la vie quotidienne. Je reste positif. La trêve internationale va me permettre de continuer à me soigner et de bosser pour revenir en forme pour notre prochain match, le 4 mars.

Avec Oldenburg, vous êtes sixièmes et restez sur sept victoires en dix rencontres. Comment juges-tu votre saison?

Ce n’est pas mal mais je suis persuadé que nous aurions pu faire mieux et que nous pouvons mieux faire. Nous avons trop alterné les hauts et les bas, d’autant plus que nous n’avons pas été épargnés par les blessures, notamment celle de notre pivot titulaire, qui tourne à 16 points de moyenne. Notre objectif est de nous qualifier pour les Playoffs et c’est en bonne voie. Maintenant, si nous pouvons intégrer le Top 4, ce serait encore mieux! Nous aurions ainsi l’avantage du terrain au premier tour mais ce n’est pas si important car ne pas avoir l’avantage nous avait bien réussi l’année dernière (rires). De toute façon, hormis Munich qui est, selon moi, le véritable ténor du championnat, les autres équipes du Top 8 se tiennent dans un mouchoir de poche.

A titre personnel, tu livres une belle saison…

Oui et c’est d’autant plus rageant cette blessure qui me coupe dans mon élan. C’est frustrant de devoir rester assis et de ne pas pouvoir aider ses coéquipiers. Mais je tâche de rester positif et de revenir le plus vite possible.

 

 

« Je suis bien à Oldenburg »

 

D’autant que tu es en fin de contrat?

Tout à fait et c’est un élément à prendre en considération. Ce n’est jamais évident de revenir après une absence prolongée, de réintégrer la rotation. Il va falloir se battre et prouver ma valeur.

Quid de la saison prochaine? Tu souhaites rester en Allemagne?

Bien sûr, et dans mon club de préférence. Je m’y sens vraiment bien, j’apprécie cet environnement. Bien entendu, si d’autres opportunités se présentent, il faudra y réfléchir mais, en toute sincérité, c’est Oldenburg qui a la priorité.

La durée du contrat compte dans ce type de décision?

Même si je me sens capable de jouer encore de nombreuses années, je sais que je ne suis plus tout jeune…

Pour un sportif!

Oui, pour un sportif évidemment (rires). J’ai donc envie de stabilité et de voir à long terme. Je n’ai pas non plus envie de balader ma famille d’un club et d’un pays à l’autre chaque année.

 

 

« Confiant en nos Lions »

 

Ta blessure t’empêche d’accompagner les Lions dans leurs deux déplacements. Déçu?

Enormément! Pour moi, l’équipe nationale c’est vraiment très spécial. J’ai toujours privilégié la sélection à tout le reste mais il faut bien faire avec. Cela me manque de ne pas être avec les gars, mais j’ai confiance en eux et je serai de retour pour les matchs de juin.

Ton absence risque de peser lourd…

Il faut faire confiance aux joueurs qui sont présents. Nous sommes jeunes et ça bosse bien. C’est évident qu’il s’agit de deux déplacements délicats mais il faudra se donner à fond. Pour avoir discuté avec certains gars, je sais qu’ils s’entrainent dur.

Par contre, Jona Tabu et Quentin Serron font leur retour…

C’est une très bonne chose. Ils sont vraiment importants pour l’équipe, de par leur talent et leur expérience. Quentin est primordial en défense et Jona va amener de la rigueur et du danger en attaque.

 

 

« Victoire belge sur le fil »

 

Tu avais pointé le déplacement en Bosnie comme crucial, c’est toujours le cas?

Ne devons gagner là-bas sous peine de nous tirer une balle dans le pied. Une victoire serait éminemment positive avec deux matchs prenables à domicile en juin.

Que penses-tu de ces fenêtres internationales?

C’est bien évidemment dommage de ne pas pouvoir compter ou rencontrer les joueurs de NBA et d’Euroleague. Mais, personnellement, je suis très fan de ce nouveau calendrier. Pour certains d’entre nous, c’est l’occasion de revenir quelques jours en Belgique. Cela coupe un peu la saison et permet de se ressourcer mentalement. Cela contribue aussi à renforcer la cohésion au sein de l’équipe. Et puis, cela offre aussi plus de libertés en été. Nous pouvons ainsi mieux nous reposer et recommencer à bosser un peu plus tard.

Enfin, Max, un pronostic pour le match de ce soir?

Ce n’est pas facile de s’imposer en Bosnie mais je table sur une victoire belge sur le fil.

Intense lutte pour le maintien en P3C

 

Wanze a subi une lourde défaite contre Alleur le weekend dernier. Dans le même temps, Huy s’imposait face à Saint Louis. De quoi augmenter encore un peu plus le suspens quant à la lutte pour le maintien en P3. Steven Vanherck, le coach mosan, fait le point.

 

Sur la défaite contre Alleur.

 

Nous n’avons pas fait une mauvaise première mi-temps offensivement, avec de bonnes attaques, bien construites. C’est ce que je vais retenir. Alleur possède une très belle équipe. Au complet à tous les matchs, cette formation pourrait figurer bien plus haut au classement. C’est indéniablement la meilleure équipe que nous avons affronté cette saison.

 

Sur la victoire de Huy.

 

Nous nous doutions que les Hutois allaient vaincre les Collégiens. Saint Louis est un peu démobilisé en cette fin de saison.

 

Sur l’état d’esprit de ses troupes.

 

Nous sommes persuadés que nous sommes capables d’aller chercher ce maintien. Pour cela, il faudra continuer avec le même esprit de groupe. Nous avons fait un très bon entrainement ce mardi, c’est de bon augure pour la suite.

 

« Penalty » à Glain et Fernand plein d’entrain

 

Les Carnets du basketteur

 

En près de quarante ans de carrière, Michel Christiane a accumulé une kyrielle de souvenirs et d’anecdotes. De Fond-de-Forêt à Barcelone. Régulièrement, pour Liège & Basketball, il vous proposera un billet dont le seul but sera de vous faire sourire et de permettre aux plus jeunes de découvrir « le basket du siècle dernier » …

 

Ils sont souvent la cible privilégiée de beaucoup. Pourtant, sans eux rien ne serait possible. On parle bien entendu des arbitres. Cette chronique hebdomadaire leur sera dès lors consacrée… sur le ton humoristique, bien entendu.

A la « Tribune » du lundi soir, l’inénarrable Marcel Javaux y va désormais de son « conseil de l’ancien ». Dans ce contexte, un ex-ref principautaire de D1 me confia un jour un de ses trucs préférés : « Quand je sifflais une faute à un joueur qui la contestait de manière trop véhémente, je laissais passer l’orage sans broncher. Mais, dès qu’il entrait par après en possession du ballon, je le sanctionnais d’un marché qui n’existait évidemment pas. A ce moment, il explosait littéralement et je lui collais une technique : soit, il en rajoutait une couche et je l’excluais ; soit, il se calmait jusqu’à la fin du match. De toute façon, le tour était joué. » C.q.f.d.

On est à la fin des années 70 et l’on vient d’introduire la prolongation en cas d’égalité. Une grande première en cette fin du mois d’août quand nous nous déplaçons avec Esneux à Glain, en Coupe de Belgique. Le terrain extérieur était situé à la Cité du Moulin, près de Burenville, au pied des buildings. Aujourd’hui, il a disparu mais un parking occupe exactement les dimensions de l’ancienne aire de jeu. Comme vous vous en doutez, nous ne parvenons pas à nous départager avec les banlieusards liégeois au coup de sifflet, en principe, final. Nous voilà donc engagés dans une prolongation… qui aboutit sur une nouvelle parité. De suite, on se rend compte du profond embarras des « p’tits gris de service » qui, après une longue discussion, nous font… tirer 5 coups francs par équipe. Comme les penalties en football. A ce petit jeu, nous nous imposons, mais nos rivaux déposent réclamation. Le match est logiquement rejoué et nous le perdons.

On monte à Francorchamps où je coachais une équipe de jeunes. L’arbitre verviétois y arrive en équipement et avec son épouse. Tout le monde sait qu’il ne faut pas grand-chose pour l’énerver. Et c’est encore le cas cet après-midi-là. A la fin de la rencontre, il réclame son dédommagement et, au comble de l’excitation, remonte illico dans sa voiture. Une bonne heure plus tard, je prends un verre avec mes joueurs quand on me tape sur l’épaule : « Pardon monsieur, mais vous n’auriez pas vu mon mari par hasard ? », me demande sa… pauvre femme. On ne vous dira pas de qui il s’agit car cet artiste du sifflet est toujours en activité. N’est-ce pas Fernand ?

 

Michel CHRISTIANE

Eloge de la vertu

 

L’aventure de François Lhoest à Liège Basket continue. L’ailier à tout bien faire des Principautaires s’est vu offrir une prolongation de contrat et est  désormais lié avec le club liégeois jusqu’à la fin de la saison 2019. Juste récompense pour ce joueur emblématique et auteur d’un magistral retour en D1.

 

Magnifique nouvelle! L’information parue sur la page facebook de Liège Basket le confirme: François Lhoest fera partie de l’effectif liégeois la saison prochaine. « Je suis super contente » s’extasie Margaux Michel, responsable statistiques du club de la Cité Ardente. « François est un pur Liégeois et c’est un réel plaisir de pouvoir garder un tel joueur dans l’effectif. Il s’est remarquablement bien intégré, tout comme sa famille. Il parvient à très bien combiner son boulot et les entrainements, c’est épatant. Et nous avons pu voir contre Mons que c’est vraiment un joueur indispensable. »

A Liège & Basketball, nous ne pouvons que corroborer cette dernière affirmation: oui, François Lhoest est plus que précieux pour son équipe. Sa défense -parfois face à de véritables mastodontes- et sa hargne, son sens du collectif et du sacrifice, sa lecture de jeu et sa polyvalence lui permettent d’être un rouage essentiel au bon fonctionnement du groupe de Laurent Costantiello.

Mais, finalement, ne serait-ce pas ses proches qui  parlent le mieux de Franky? « Il ne triche pas et donne tout sur le terrain » commence Mike Bodson, ami de longue date et entraineur de Comblain. « Sa polyvalence -il peut évoluer avec bonheur à tous les postes, tant en attaque qu’en défense- et son envie de gagner par dessus tout sont impressionnants! »

Ludovic Humblet est également heureux pour François qu’il connait depuis fort longtemps. « Et le connaitre, c’est un faible mot! » rigole le mentor de Cointe. « C’est tout simplement mon meilleur ami, mon associé, le parrain de ma fille et je suis parrain de son fils. » L’affection que porte Ludo à l’ancien fer de lance du BC Ninane ne nuit en rien à l’analyse pertinente qu’il fait de son comparse. « Je salue toujours son esprit de compétiteur, sa combativité et son intensité sur le terrain » continue Ludo. « Son explosivité, son QI basket, son côté multi-fonctions, sa lecture du jeu et son leadership sont également admirables. »

Sans oublier une donnée fondamentale que nous révèle Ludo. « Cela doit faire huit ou neuf ans que François n’a pas raté un match officiel. Il fait preuve d’un professionnalisme hors-pair. Il faudrait lui couper une jambe pour qu’il rate un entrainement ou arrive en retard. En cela, il est le détenteur de valeurs qui manquent cruellement à la jeunesse actuelle » souffle-t-il.

Vous l’aurez aisément compris, si cet édito peut se confondre avec un panégyrique du couteau suisse des Principautaires, c’est qu’il est bien difficile de ne pas être dithyrambique à son encontre. Et c’est tant mieux, pour le basket liégeois et  Liège Basket.

 

Thiebaut Colot