« Un titre avant de partir à Harimalia »

 

La troisième provinciale de Sprimont réalise un parcours -presque- sans faute, dix-sept victoires en dix-huit rencontres, et semble promise à rafler le titre en fin de saison. Marc Braconnier, capitaine de route de cette jeune formation, revient sur l’épopée sprimontoise et son propre parcours.

 

Marc, depuis combien de temps évolues-tu à Sprimont?

Cela fait trois ans. Auparavant, j’ai joué à Esneux, comme jeune sur le banc de la D3, à Neuville en P1 et à Haut-Pré avec qui je suis monté de P2 en P1.

Qu’est ce qui a favorisé ta venue chez les Carriers?

Je coachais déjà à Sprimont depuis un an lorsque la direction du club m’a proposé le projet jeune qu’elle souhaitait mettre en place. Il s’agissait d’accompagner la jeune équipe de P3 dans un projet à moyen terme afin de comblé le fossé qui existait entre les deux premières équipes seniors. Je connaissais une partie des jeunes de l’équipe et ce projet m’a séduit.

Comment se sont passées ces trois années?

Plutôt bien. Nous avons terminé troisièmes lors de notre première saison mais l’équipe a éclaté. Nous avons reconstruit et avons, à nouveau, obtenu la troisième place. Ceci dit, sans un forfait, nous serions montés. Et cette année, nous faisons la course en tête.

La montée était l’objectif affiché. Tu t’attendais à une telle saison?

A être leader de la série, oui, car c’était notre ambition. A dominer à ce point, pas forcément. Nous n’avons connu qu’une seule fois la défaite, d’un point contre Saint Vith. C’est assez remarquable.

 

 

« Capable d’imprimer un gros rythme »

 

A quoi ce succès est-il dû?

Nous sommes une équipe jeune, très rapide et capable d’imprimer un rythme important durant quarante minutes. Peu d’équipes peuvent tenir la distance sur l’entièreté d’un match.

Marc quittera Sprimont en fin de saison.

Beaucoup d’observateurs jugent la série C de P3 comme la plus dense. Que penses-tu votre série (ndlr: la A)?

Tout le monde ne sera pas forcément d’accord. C’est vrai qu’en P3C, tout le monde semble capable de battre tout le monde. Mais, même si nous sommes sans doute au-dessus du lot dans notre série, celle-ci est relativement homogène et nous assistons régulièrement à des surprises.

Toi qui a joué plus haut, as-tu dû adapter ton jeu à la troisième provinciale?

Pas spécialement au vu des qualités et du jeu pratiqué par mon équipe. Par rapport à l’adversaire, c’est vrai qu’il y a parfois moins de répondant.

 

 

« A Harimalia la saison prochaine »

 

Qu’est ce qui qui te plaît tant à Sprimont?

C’est un club  avec un esprit familial et le projet jeune, dont je suis le capitaine de route afin de guider mes partenaires, me plaît.

Pourtant, tu quitteras le club en fin de saison…

Oui, je pense que nous sommes arrivés à la fin d’un cycle et que le groupe n’a plus vraiment besoin de moi dans le rôle qui est le mien. De plus, j’ai des horaires particuliers et cela devenait compliqué au niveau des trajets.

Où joueras-tu la saison prochaine?

J’évoluerai à Harimalia, sous les ordres de Johnny Bantuelle.

Mais avant ça, d’abord remporter le titre avec Sprimont?

Oui, même si ce n’est pas encore acquis. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué et nous devrons jouer tous nos matchs avec la même envie pour être sacrés en fin de saison.

La Slovaquie : sa campagne enneigée, le député Kropilak et les jambes d’Irina

Les Carnets du basketteur

 

En près de quarante ans de carrière, Michel Christiane a accumulé une kyrielle de souvenirs et d’anecdotes. De Fond-de-Forêt à Barcelone. Régulièrement, pour Liège & Basketball, il vous proposera un billet dont le seul but sera de vous faire sourire et de permettre aux plus jeunes de découvrir « le basket du siècle dernier » …

 

Au milieu des années 90, l’équipe nationale belge se déplace en Slovaquie pour un match qualificatif à l’Euro. Un duel assez particulier quand on sait que le pays n’existe (après sa séparation avec la Tchéquie) que depuis 1992 et la fédération de basket, un an plus tard. Je suis d’un voyage aboutissant, dans un premier temps, à Vienne. Nous atterrissons un dimanche de décembre dans la matinée alors que le car prévu pour notre « destination finale » n’est programmé qu’en début de soirée. Les responsables fédéraux ont l’excellente idée de nous inviter à manger dans les splendides caves de l’hôtel de ville de la capitale autrichienne. Repas qui sera d’ailleurs suivi par une promenade digestive à l’imposant marché de Noël du cru. On embarque enfin dans le bus et traversons Bratislava sous des rafales de neige redoublant de vigueur. La route, de plus en plus longue et blanche, nous amène dans un établissement au milieu de nulle part. Il faut savoir qu’il est géré par Stanislav Kropilak (3 médailles européennes, 4 sélections européennes, élu joueur slovaque du XXe siècle) qui a fini carrière sportive en transitant notamment par Fleurus, Charleroi et Gilly… avant d’être député dans son pays d’origine.

En pénétrant dans la chambre, nous sommes assaillis par un froid glacial. Et pour cause puisque le chauffage est en panne et qu’un carreau est cassé. Nous colmatons la brèche, tant bien que mal, avec un morceau de carton. Direction la… direction à laquelle nous expliquons la situation et elle nous assure que tout sera en ordre dès le lendemain. Quatre nuits plus tard, les radiateurs étaient toujours aux abonnés absents et le bout de carton encore en place…

C’est l’époque où les premiers ordinateurs portables font leur apparition. Mes collègues exhibent fièrement leur nouvelle acquisition. Moi, je me contente d’un vieux Tandy ayant quasiment traversé les deux guerres mondiales. Au moment de transmettre les textes aux rédactions, une prise téléphonique est indispensable. Il n’y en a pas dans les chambres, l’unique de l’hôtel se trouve à la réception. Une file de « journaleux » se forme et ceux-ci deviennent de plus en plus nerveux car rien ne passe. Arrive mon tour et, avec mon ancestrale « bécane », je transmets mes papiers sans le moindre problème. Résultat des courses, le reste de la presse belge a été tout heureuse d’avoir recours à un Tandy qui, tout d’un coup, suscitait beaucoup moins de moquerie…

Arrive le dernier jour et le moment de régler nos notes respectives. Chacun tente de s’exprimer dans un anglais souvent approximatif. Ce qui ne va donc pas sans mal quand nous arrivons au guichet où trône Irina, une hôtesse très courtement vêtue. A mes côtés, Pablo Debatty, l’ancien journaliste de La Meuse, qui, certain qu’elle ne pipera pas le moindre mot, s’écrie : « Elle n’est peut-être pas très rapide, mais qu’est-ce qu’elle a de belles jambes ! » La réponse de notre interlocutrice est immédiate : « Ah, vous trouvez : je vous remercie. » Le tout dans un français impeccable. Vous imaginez aisément la tronche des deux couillons de service partagés entre gêne extérieure et fou rire intérieur. « En réalité, j’ai fait mes études d’hôtellerie, pendant quatre ans, à Paris », précisera-t-elle sûre de son petit effet…

 

Michel CHRISTIANE

Aubel, épicentre du basket liégeois ce weekend

 

Ce weekend, Aubel accueillera les finales des Coupes de la Province. Spectacle et ambiance garantis, sur le terrain et tout autour, pour deux jours où la salle des Herbagers sera l’épicentre du basket liégeois.

 

Si les frimas de l’hiver glacent les sangs ces derniers jours, la température devrait monter en flèche dans l’antre d’Aubel ce weekend. Et pour cause, pas moins de neuf finales de Coupe seront disputées, à cheval sur deux jours, avec en point d’orgue, la finale messieurs le samedi à 20h et celle des dames le dimanche à 17h pour clore deux jours où le basket sera mis à l’honneur.

Pour l’occasion, le comité aubelois n’a pas ménagé ses efforts et proposera de quoi ravir les petits et les grands. Outre plusieurs bars pour étancher la soif des spectateurs et celles des vainqueurs -et des vaincus!- et une petite restauration (assiettes apéritives, pâtes diverses, bonbons, sandwichs) prévue pour se sustenter, des animations sont programmées pour les différentes rencontres. Une instabox sera également installée pour que chacun puisse garder de délicieux souvenirs de sa participation à cet événement où l’ambiance sera au rendez-vous.

Le programme du samedi débutera dès 9h30 par le match des cadettes du 4A Aywaille contre celles de Prayon. Sprimont débarquera ensuite en force pour trois rencontres: en pupilles filles contre Esneux, en cadets contre le Visé de Frans De Boeck et en minimes filles contre Spa. La dernière partie de la journée sera dédiée à la finale tant attendue entre l’Etoile Jupille et Waremme.

 

 

« Cinq Coupes pour Esneux? »

 

Les Jupillois, bien partis pour être sacré champions en P2, auront à cœur de réussir le doublé. « Nous voulons offrir cette coupe à notre entraîneur, Michel Nihon, pour tout ce qu’il apporte au club » nous confiait, voici quelques semaines, Nathan Servais. Face à Van Roy et consorts –qui avaient sorti Aubel en quart de finale– se dressent les Wawas. Si pas mal de changements sont à prévoir du côté de Waremme pour la saison prochaine, les Rouge et Blanc voudront s’adjuger le trophée pour embellir une saison relativement terne.

Le dimanche, les hostilités débuteront à 10h pour la finale des minimes garçons de Sainte Walburge contre Angleur. On retrouvera ensuite les Sang et Marine pour le duel contre Haneffe en pupilles garçons. A 14h30, la finale juniors opposera Bellaire à Awans. Et enfin, clou du spectacle, la finale dames entre Spa et Esneux mettra un terme à ce weekend d’exception. Tout aussi exceptionnel, la possibilité pour l’équipe de Julien Schreiber de s’adjuger une cinquième Coupe sur ses six dernières participations.

Nul besoin de vous faire un dessin, ce weekend, c’est à Aubel que cela se passe!

 

 

 

Pari réussi pour Tilff

 

Pari réussi à Tilff ce samedi où le spectacle fut présent partout, sur le terrain et en dehors. Une magnifique propagande pour le basket liégeois!

 

« Plus de 350 personnes, une ambiance au top, un match palpitant et beaucoup de compliments reçus pour cet évènement » se félicite Gauthier Deflandre. « L’atmosphère était vraiment géniale » continue Franck Renna qui évolue au sein de la R2 calidifontaine. « La salle était remplie, le public a répondu présent à l’invitation de Tilff et a mis beaucoup d’ambiance. »

Son entraîneur, Olivier Matray ne dit pas le contraire. « Je pense que les spectateurs neutres ont apprécié le spectacle. C’est un réel bonheur d’évoluer dans ces conditions » sourit Oli. Ce que ne manque également pas de souligner Quentin Pincemail. « Au-delà de la déception de la défaite, cette soirée fut une belle propagande pour le basket » reconnait le mentor porais.

Une salle bondée.

Car sur le terrain, c’est Ninane qui s’est imposé d’une courte tête. « Nous devons cette victoire à l’envie que nous avons affichée, au combat que nous avons livré et, surtout, à notre excellente défense qui nous a permis de partir en contre-attaque » nous explique Franck Renna. « Le discours de MacFly à la mi-temps nous a boosté. Grâce à cela, nous nous sommes remobilisés et entraidés durant les vingt minutes suivantes pour aller chercher la victoire. » Et d’ajouter: « Tilff est revenu à égalité en toute fin de rencontre mais nous sommes parvenus à nous imposer. Ce fut vraiment un gros match de notre part et un superbe derby.« 

Tant chez les acteurs que chez les spectateurs de la rencontre, les avis furent unanimes et la cafétaria locale a vibré jusqu’aux petites lueurs de l’aube. Des derbies pareils, on en redemande!

 

« Nous nous battrons jusqu’à notre dernier souffle »

 

Nicolas Rossinfosse est un Pépin pur jus. Ce samedi, il s’est transformé en torche humaine pour faire chuter Haut-Pré, leader de P1. Le shooteur de dix-neuf ans revient sur cette folle soirée à quarante-deux points, son expérience pépine, le changement d’entraineur, la saison en cours et le championnat de première provinciale. Entretien avec un jeune homme qui place la victoire au-dessus de tout.

 

Nicolas, depuis combien de temps évolues-tu à Pepinster?

Je suis dans ce club depuis mes débuts en baby. J’avoue avoir quitté Pepinster un an lorsque j’étais plus jeune mais c’était pour mieux revenir l’année suivante. Et j’y suis toujours.

Tu as planté 42 points contre Haut-Pré, avais-tu déjà atteint une telle marque en seniors?

Il m’était déjà arrivé d’approcher la trentaine en pré-saison et il y a quelques semaines contre Saint Louis mais je n’avais jamais autant scoré que samedi. Je n’avais qu’une idée en tête lors de cette rencontre: renverser le leader pour marquer le coup et prévenir nos adversaires que nous nous battrons jusqu’à la dernière secondes du dernier match.

 

 

« Je voulais juste gagner »

 

Venons-en à LA question qui brûle toutes les lèvres: comment t’es tu senti pendant que tu réalisais cette performance d’anthologie?

Pendant la partie, je ne réfléchissais pas, je voulais juste gagner. Je n’écoutais ni le public, ni l’adversaire mais uniquement les consignes de mon entraineur. Lors du dernier quart-temps, lui et mon capitaine du jour, Sébastien Dethioux, m’ont « ordonné » de ne pas hésiter à prendre mes options, ce que j’ai fait. Ce n’est qu’au moment où le buzzer a retenti que j’ai explosé de joie, pas tant pour ma performance que pour la victoire et ce petit pas vers le maintien.

Tu as littéralement pris feu dans les dix dernières minutes. Qu’est-ce que cela fait de se transformer en torche humaine?

Je savais que j’avais alimenté le marquoir plus souvent qu’à l’habitude mais ce n’est qu’en lisant un article de Liège & Basketball hier après-midi que j’ai appris que j’avais inscrit vint-et-un points dans le dernier quart. Cela m’a fait un choc! Samedi, je n’avais que la victoire en tête. Celle-ci me fait extrêmement plaisir et permet de démontrer, tant à nous-mêmes qu’aux autres formations, que nous sommes capables de nous maintenir en P1. C’est cette victoire qui me procure le plus de joie, d’autant que faire chuter le cador de la série offre une sensation particulière.

Est-ce la victoire référence qui vous manquait?

Oui et non. Nous n’avons pas lâché l’affaire du début à la fin, même à trois minutes, lorsque nous étions menés d’une dizaine de points. Au lieu d’abandonner comme nous l’avions malheureusement déjà fait par le passé, nous avons mordu sur notre chique et nous sommes parvenus à revenir au score et à l’emporter. C’est le point essentiel à retenir. Nous avons également su mettre la balle dans l’anneau plus souvent que d’habitude mais, défensivement, malgré une bonne agressivité, nous avons trop encaissé.

 

 

« Un championnat palpitant »

 

Comment se passe le changement d’entraineur (ndlr: Florian Etienne a remplacé Dimitri Massot)?

Cela se passe bien. Le nouveau groupe est déjà bien formé. La mentalité de vainqueur de notre nouvel entraîneur et sa rigueur apporte un plus dans l’effectif. Nous avons tous subi un choc psychologique et nous en ressortons plus mâtures.

Crois-tu que Pepinster parviendra à se maintenir?

Je crois en notre maintien, bien évidemment. Si nous n’y croyons pas, nous n’y arriverons jamais et la descente sera assurée. Nous devons avoir foi en nous et continuer de nous battre pour évoluer dans cette division l’année prochaine.

Enfin, un dernier mot sur ce championnat de P1 qui réserve des surprises chaque weekend. Quelle est ton opinion sur la première provinciale cette saison?

Le championnat est plus qu’agréable à suivre, il est même palpitant. Tout le monde semble capable de battre tout le monde et des surprises surviennent assez souvent. De plus, tant dans le haut du tableau  qu’en fond de classement, les équipes se tiennent et personne ne peut dire qui soulèvera le trophée de champion ni qui évoluera en P2 la saison prochaine. Cela rend notre championnat très attractif à suivre pour les personnes extérieures.

 

 

 

Sainte Walburge veut la Coupe

 

Samedi 10 mars, Sainte Walburge affrontera Belgrade en finale de la Coupe AWBB et les Sang et Marine ont bien l’intention de rapporter le trophée à la maison.

 

Face à Belgrade, équipe du ventre mou de l’autre série de TDM2, Sainte Walburge veut jouer le coup à fonds. « Nous irons pour gagner et ainsi sauver notre saison » nous confiait le Président des Liégeois, Michael Markowicz. « Je sais que tous les joueurs sont motivés par cet évènement et veulent ainsi prouver qu’ils ne sont pas à leur place dans les tréfonds du classement.« 

Depuis la reprise en main de l’équipe par Jacques Stas, les Sang et Marine se sont offert le scalp de Tongres et ont bien failli récidiver la semaine dernière, ne s’inclinant qu’a bout d’une intense lutte de cinquante minutes. De bon augure pour dans dix jours.

« Aubel, l’équipe idéale »

 

Sacha Gorlé a décidé d’arrêter les frais avec SFX-Saint Michel mais connait déjà sa future destination. Et c’est pour un retour à Aubel qu’à opté le Verviétois. Pour Liège & Basketball, il explique les raisons de son choix.

 

Sacha, pourquoi avoir décidé de stopper ta saison si tôt avec SFX?

Je jouais de moins en moins, voir presque plus depuis quelques mois. Cela me prenait beaucoup de temps et me demandait pas mal de sacrifices dans ma vie privée. Ce faible de temps de jeu nuisait considérablement à ma motivation, notamment en ce qui concerne les longs déplacements et à m’entrainer dur pour rien, ou presque. Venir en touriste ne m’intéresse pas. Lorsque je fais quelque chose, c’est à fond.

Tu as décidé de rejoindre Aubel la saison prochaine. Quelles sont les raisons de ce choix?

J’y évoluais déjà la saison dernière, je connais la plupart des joueurs de l’effectif et je m’entends très bien avec eux. L’arrivée de Guillaume Liégeois, qui est un ami de jeunesse et avec qui j’ai toujours eu envie d’évoluer, ainsi que celle de Romain Klassen, que je connais également, ont achevé de me convaincre. Je pense que ce sera vraiment une équipe idéale, tant sur le terrain qu’en dehors.

A la lutte pour le titre, Aubel pourrait être en deuxième régionale la saison prochaine. As-tu une préférence quant à la division dans laquelle pourraient évoluer les Herbagers la saison prochaine?

La R2, pour le challenge basket et parce que c’est l’objectif à court terme. Cependant, avec la probable montée de SFX en P1 et la descente d’Andrimont, la première provinciale sera remplie de derbies -verviétois- la saison prochaine, ce qui pourrait également être sympa.

Quels seront tes objectifs la saison prochaine?

Mes objectif personnels sont, toujours, d’apporter le plus possible à l’équipe, des deux côtés du terrain. Je souhaite également apporter mon envie de gagner et de l’énergie positive. Concernant les objectifs du groupe, cela dépendra, bien évidemment, de la division dans laquelle nous serons.

 

Ans visera au minimum les Playoffs la saison prochaine

 

Ans vit une saison délicate en première régionale. Mais les Ansois veulent être compétitifs la saison prochaine et enregistrent deux bonnes nouvelles: Stéphane Mossay reste au club et Michael Petit viendra renforcer la raquette locale.

 

Si les succès se font rares pour Ans, Stéphane Mossay livre, à nouveau, une excellente saison. Et bonne nouvelle, le scoreur local sera toujours en vert la saison prochaine, et ce pour diverses raisons. « Tout d’abord, le club veut refaire une équipe compétitive pour, au minimum, aller en Playoffs, ce qui fera du bien après deux saisons difficiles » sourit Stéphane. « Ensuite, Ans et le futur coach me font confiance et m’ont fait part de leur envie que je reste.« 

De quoi aborder le prochain exercice avec ambition(s). « Je prend chaque saison comme un nouveau défi » rappelle-t-il. « Je ne sais pas encore combien de temps je pourrai évoluer à ce niveau en étant compétitif, mais je le suis encore et je veux jouer, j’ai besoin de ça! Je crois que je disposerais d’un bon temps de jeu l’année prochaine, à condition d’apporter, sur le terrain, ce dont l’équipe aura besoin.« 

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Ans enregistre l’arrivée de Michael Petit en provenance de Dison-Andrimont. « Sa signature est une très bonne chose » se réjouit Stéphane. « C’est un grand 5, polyvalent, qui va beaucoup nous apporter. Je trouve vraiment génial qu’il fasse partie de l’aventure la saison prochaine.« 

 

« Le maintien: difficile mais pas impossible »

 

A Belleflamme, Maxime Clavier évolue tant en R1 qu’en P1. Pour Liège & Basketball, il revient sur la belle victoire à Aubel, la situation de son équipe en première provinciale et les échéances à venir.

 

Maxime, qu’est-ce qui explique votre victoire à Aubel?

Les joueurs de P1 se sont réunis il y a trois ou quatre semaines afin d’évoquer la situation. Cette réunion a permis une meilleure intégration des gars de R1 afin que nous soyons tous dans la même optique. Depuis, nous jouons les uns pour les autres, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant. Nous sommes sept ou huit, cela dépend des semaines, mais nous donnons vraiment le maximum pour le club. Plus précisément, la rencontre de dimanche dernier et le résultat positif qui en a découlé résulte de notre envie de jouer pour l’équipe et nos énormes sacrifices défensifs. De plus, nous sommes directement bien rentrés dans la partie, ce qui facilite grandement les choses.

Est-ce la victoire référence qu’il vous manquait?

En terme de résultat, oui. Mais nous ne pouvons plus nous permettre de perdre de matchs de toute façon vu les « bêtes » défaites que nous avons déjà enregistrées.

Le maintien est-il possible?

Cela fait trois semaines que nous jouons bien. Nous gagnons à Spa, nous sommes volés à Waremme et nous nous imposons à Aubel. Nous sommes dans un bon état de forme et nous pouvons dès lors croire au maintien. Ce sera compliqué, mais ce n’est pas impossible.

Disputeras-tu les prochaines rencontres?

J’ai déjà disputé pratiquement tous les matchs de notre P1 mais notre noyau est restreint quand Johnson Matumuini ne sait pas venir. C’est notre seul pivot. Désormais, nous avons l’apport de Tom qui vient nous aider et nous soulage dans le jeu. Les équipes se méfient un peu plus des joueurs de R1 malgré les énormes qualités de certains joueurs de notre première provinciale.

 

« Fassotte, un des meilleurs coachs de Belgique »

 

Julien Walravens livre une excellente saison pour Sprimont. Pour Liège & Basketball, le scoreur des Carriers se confie sur l’exercice en cours, ses qualités intrinsèques, les raisons de son départ pour Spa pour la prochaine saison, Yvan Fassotte, l’affection qu’il porte à Sprimont et son frère Maxime.

 

Julien, a 23 ans, tu possèdes déjà une solide expérience après avoir débuté le basket au Mosa Angleur. Qu’est ce qui t’avais convaincu de venir à Sprimont, il y a deux ans?

Le désir de retrouver la D3, que j’avais connue avec Pepinster. C’est une super division, d’un bon niveau et avec de nombreux derbies.

Que penses-tu de votre saison actuelle?

Elle est difficile, c’est indéniable. Nous avions bien commencé mais avons ensuite subi les blessures et les absences. Défensivement, nous sommes assez efficaces mais c’est en attaque que le bât blesse. Nous sommes avant-derniers au scoring. Maintenant, tout le monde est revenu et je pense que cela va aller mieux. Nous avons déjà pu le constater avec notre belle victoire collective face à Lommel, premier du championnat.

Une victoire qui fait du bien pour la lutte pour le maintien dans laquelle vous êtes engagés…

Sincèrement, nous n’avons pas spécialement parlé du maintien entre nous. Nous sommes confiants quant à notre capacité à gagner les matchs importants. Nous avons les cartes en main puisque nous rencontrerons Geel, Bornem et Esneux, des concurrents directs. Nous voulons d’ailleurs prendre notre revanche face à ces deux équipes et nous sommes capables de le faire. Il faudra laisser nos tripes sur le terrain mais tous les joueurs tirent dans le même sens. Pour ma part, j’ai envie de partir avec le sentiment du devoir accompli et en laissant Sprimont en TDM2.

 

 

« Ma vitesse, mon principal atout »

 

A titre personnel, comment juges-tu ta saison?

J’ai eu du mal au début. Lors des matchs de préparation et de Coupe, c’était même catastrophique. Par la suite, ce fut mieux. Je score assez facilement pour le moment, pourvu que cela dure. Je dois reconnaître qu’avoir repris des études d’Education physique m’a permis de retrouver un excellent rythme. Je fais du sport quasiment tous les jours et c’est quelque chose dont j’ai besoin.

Quel style de joueur es-tu?

Ma vitesse est une de mes qualités fondamentales. Je n’ai pas un physique exceptionnel. Je suis parfois en difficulté défensivement face à des ailiers plus costauds mais je compense par ma rapidité. Chez les Carriers, on utilise beaucoup cet aspect de mon jeu, avec, notamment, des phases de jeu rapide.

Tu as décidé de quitter Sprimont au terme de la saison. Que retiens tu de ton expérience au Point Chaud?

Je pars en bons termes avec tout le monde. J’apprécie mes coéquipiers, le staff et les bénévoles du club. Je pense que Vincent Degives fera du très bon boulot la saison prochaine. Intellectuellement et en terme de connaissances basket, il est au-dessus du lot, j’espère qu’il réussira son nouveau challenge. J’ai beaucoup appris à Sprimont avec des gars d’expérience comme Cordonnier, Flagothier ou François Manset.

 

 

« Le projet de Spa m’a convaincu »

 

Tu rejoindras Spa. Qu’est-ce qui t’a convaincu de signer chez les Bobelins?

Le projet du club m’intéresse. Ce sera une équipe de jeunes – à 23 ans je serai un des plus âgé- et, hormis à Sprimont, c’est dans ce genre d’effectif que j’ai toujours évolué. Tous n’auront pas de suite le niveau mais nous nous donnerons à 100% et nous serons une équipe de guerriers. C’est un beau challenge d’autant que l’entraineur, Bruno Dagnely, s’investit énormement pour Spa. Il réalise de l’excellent travail et il est toujours monté avec ses équipes.

Quels seront vos objectifs?

Nous n’avons pas vraiment discuté, nous verrons au mois d’août. Nous ne serons pas une mauvaise équipe et tâcherons de réaliser une belle saison. Nous pouvons viser le milieu de classement et titiller les gros.

 

 

« Fassotte, un des meilleurs coachs de Belgique »

 

Avant Sprimont, tu jouais à LAAJ…

Oui, j’avais rejoins Atlas pour évoluer avec Yvan Fassotte en R1.

Justement, que représente pour toi le sorcier fléronnais?

Yvan m’a énormément apporté! Je l’ai connu à l’école et à Liège Basket à quinze ans lorsque j’étais en P1. J’avais ensuite intégré le noyau D2. Il m’a vraiment permis d’évoluer. C’est un des meilleurs coachs en Belgique. Il te donne toujours envie de te dépasser, il est énergique. A la fin du match, il est même plus transpirant que ses joueurs (rires). Tactiquement et techniquement, tout ce qu’il dit s’avère exact et ses temps-morts sont toujours parfaits.

Ton frère, Maxime, réalise une belle saison avec Grivegnée, leader de P3.

Oui et cela ne m’étonne pas. Même si je n’ai pas eu l’occasion d’aller le voir jouer cette année, je sais que son équipe est très solide pour une P3. Avec, notamment, mon frère qui a largement le niveau P1 ou Barry Mitchell avec qui j’ai joué en D3. Grivegnée remplit parfaitement les objectifs fixés en début de saison et je suis même surpris que cette formation ait perdu un match.