Gros transferts en ce début d’intersaison NBA !

L’intersaison 2026 de la NBA a déjà bouleversé la hiérarchie de la ligue. Plusieurs stars ont changé de franchise, redessinant les ambitions de nombreuses équipes. De Giannis Antetokounmpo à Miami à Ja Morant à Portland, en passant par LaMelo Ball, Julius Randle ou Nic Claxton, tour d’horizon des principaux mouvements qui pourraient marquer la saison 2026-2027.

Le premier séisme est évidemment le départ de Giannis Antetokounmpo. Après treize saisons sous le maillot des Milwaukee Bucks, le double MVP rejoint le Miami Heat. Dans la transaction, Tyler Herro prend le chemin inverse et devient le nouveau visage de la reconstruction des Bucks, tandis que Bobby Portis accompagne également Giannis en Floride. Milwaukee récupère aussi plusieurs jeunes joueurs et un important capital de choix de Draft pour préparer l’avenir.

Autre transfert retentissant, celui de Ja Morant vers les Portland Trail Blazers. Malgré les blessures et les polémiques qui ont freiné sa carrière ces dernières saisons, l’ancien All-Star demeure l’un des meneurs les plus explosifs de la ligue. Portland espère relancer sa carrière et former un duo spectaculaire avec Damian Lillard. En contrepartie, Jerami Grant retrouve les Memphis Grizzlies dans un échange qui marque la fin d’un cycle dans le Tennessee.

Du côté des Minnesota Timberwolves, c’est LaMelo Ball qui débarque. Meneur spectaculaire et excellent passeur, il apportera sa créativité à une équipe qui nourrit de grandes ambitions dans la Conférence Ouest. Naz Reid fait le chemin inverser et tentera d’apporter des points et de la création dans la raquette de Charlotte.

Les Brooklyn Nets poursuivent quant à eux leur reconstruction en accueillant Julius Randle. L’intérieur All-Star devra apporter son expérience et son impact offensif à une franchise en quête d’un nouveau leader.

Ces nombreux mouvements – et alors que beaucoup d’autres rumeurs de transferts circulent encore -confirment une tendance observée depuis plusieurs années : les franchises n’hésitent plus à remodeler profondément leur effectif afin d’accélérer leur reconstruction ou de saisir une opportunité de jouer le titre. À quelques mois du début de la saison 2026-2027, certaines équipes affichent déjà un tout nouveau visage, laissant présager un championnat plus ouvert que jamais.

« Cela nous a fait chaud au cœur de bénéficier d’un tel soutien du club et du public »

Un an après avoir quitté la TDM2, Martin Gillotay et les Ninanais la retrouvent déjà. L’ailier du RBC Ninane fait le bilan de la saison réussie des Calidifontains en première régionale. Entretien.

Que retiens-tu de cette saison ?

Je retiens avant tout cette magnifique montée en TDM2. Nous étions conscients de la difficulté de remonter dès notre première saison en R1 et nous l’avons fait ! Peut-être pas en tant que champions, mais avec la manière malgré tout.

Quels ont été les moments forts de la saison ?

Il y a eu de nombreux moments forts cette saison. Je retiendrai déjà les premiers matchs disputés dans une salle autre que Ninane. Le club et le public nous ont suivis au maximum, et cela nous a fait chaud au cœur de bénéficier d’un tel soutien. Pour moi, il n’y a pas un moment en particulier qui ressort. Il faut surtout retenir que le club de Ninane est exceptionnel et que le public nous a soutenus, peu importe où nous avons joué cette saison. Merci à eux.

Quelles sont tes principales satisfactions ?

La première est évidemment la montée du club en TDM2. La deuxième est que, malgré les difficultés rencontrées avec les salles et des équipes qui changeaient quasiment chaque week-end, nous avons su créer un véritable groupe et rester compétitifs.

Quels sont tes souhaits pour la saison prochaine ?

Mon souhait est d’avoir un groupe soudé et de profiter au maximum de la TDM2, qui est selon moi un championnat à part et très compétitif. Ensuite, le maintien constituera le principal objectif en début de saison. Après, nous verrons bien où le vent nous mènera…

« Les gars ont trouvé un parfait équilibre entre amusement et compétition »

Après une saison conclue par une belle sixième place en TDM2A, Jérôme Jacquemin a savouré une courte trêve. Fidèle à lui-même, le coach pepin revient avec humour sur un exercice réussi, marqué autant par les résultats que par les qualités humaines de son groupe.

Après une saison éreintante et avant de reprendre du service en juin avec l’équipe nationale, Jérôme Jacquemin profitait d’une – très – courte trêve. « Je vois cette courte trêve annuelle comme une parenthèse enchantée durant laquelle je m’emploie, avec une rigueur toute scientifique, à pratiquer tout sauf du basket », rigolait le mentor pepin, également actif au Sport-Études Basket de Liège Atlas.

Les Pépins ont bouclé cette saison 2025-2026 à une probante sixième place en TDM2A avec un bilan positif de quatorze victoires en vingt-six rencontres. « Encore une belle saison à Pepin ! Quelle chance de faire partie d’une telle bande », s’enthousiasmait Jérôme. « Entouré de bonnes personnes, tant au niveau des joueurs que du comité, sans oublier Titi (ndlr : Thibaut Julémont), mon assistant, toutes les conditions étaient réunies pour passer de bons moments. Évidemment, le plus marquant – même si j’étais pris par le boulot – est la fin de l’aventure pour Thomas, Fred, Alex et Titi (ndlr : Nyssen, Delsaute, Glaude et Julémont). Ils vont laisser un vide derrière eux à la mesure de tout ce qu’ils ont pu apporter à ce groupe. »

Plus encore que les résultats, c’est l’aventure humaine qui a une nouvelle fois primé du côté du Hall du Paire. « Ma principale satisfaction avec cette équipe réside dans la dynamique qui y règne. Les gars ont trouvé un parfait équilibre entre amusement et compétition », souriait-il. « J’aime aussi voir à quel point ils cherchent à se tirer vers le haut – cela ne les empêche pas de se chambrer – à l’image de notre emblématique capitaine Thomas et de son sous-fifre James (ndlr : Deblond), qui sont toujours là pour le groupe dans les moments difficiles. »

Toujours d’excellente humeur, le coach pepin formulait également ses souhaits pour la saison prochaine. « Après la paix dans le monde et la disparition des messages vocaux sur WhatsApp, je souhaite que l’intégration des nouveaux se passe le mieux possible (oui, Marty, il y aura un team building), que l’on maintienne l’âme du groupe telle qu’elle est et que l’on franchisse enfin un cap en matière de régularité », concluait Jérôme avec un large sourire.

« Nous aurons besoin du soutien du public et nous espérons voir une Lotto Arena en ébullition »

Déjà privés des NBAers Ajay Mitchell et Toumani Camara, les Belgian Lions devront également composer avec plusieurs autres absences importantes lors des rencontres décisives face à la France et à la Hongrie. Malgré ces défections, la sélection belge entend défendre pleinement ses chances dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2027.

La tâche s’annonçait déjà compliquée pour les Belgian Lions. Elle sera encore un peu plus ardue au moment d’affronter la France, le 3 juillet prochain à la Lotto Arena, puis la Hongrie quelques jours plus tard.

Alors que la Belgique doit réaliser un sans-faute pour conserver l’espoir de participer à la Coupe du Monde 2027 au Qatar, plusieurs éléments majeurs manqueront à l’appel.

Les absences des NBAers Ajay Mitchell et Toumani Camara étaient déjà connues. Elles s’ajoutent désormais à celles de plusieurs joueurs évoluant dans le basket universitaire américain. Avec l’émergence du système NIL (Name, Image & Likeness), qui permet aux étudiants-athlètes de valoriser leur image et leurs activités commerciales, les contraintes entourant leur disponibilité internationale se sont renforcées.

Cette nouvelle réalité empêche notamment les Belgian Lions de compter sur Thijs De Ridder, Noah Meeusen et Siebe Ledegen lors de cette fenêtre internationale. Une situation qui ne concerne d’ailleurs pas uniquement la Belgique puisque de nombreuses fédérations sont confrontées aux mêmes difficultés.

À ces indisponibilités s’ajoutent également plusieurs forfaits pour raisons médicales. Retin Obasohan, Ismaël Bako, Jonas Delalieux, Archange Bolavie et Niels De Ridder ne pourront pas participer aux deux prochaines rencontres en raison de blessures. Quant à Hans Vanwijn, son cas reste en suspens et sera réévalué dans les prochains jours en concertation avec le joueur et le staff médical.

Malgré ces nombreux contretemps, le groupe belge conserve toute sa détermination à relever le défi. « Bien entendu, nous aurions préféré affronter l’impressionnante sélection française, composée de joueurs NBA et EuroLeague, avec toutes nos forces », explique Nikkel Kebsi, Player Relations & Support Manager. « Les blessures et autres contraintes font malheureusement partie du sport de haut niveau et nous devons regarder vers l’avant. J’ai toute confiance dans le groupe de joueurs actuellement disponible et, avec le staff, nous sommes pleinement concentrés sur l’objectif de réussir notre mission face à la France le 3 juillet. Plus que jamais, nous aurons besoin du soutien du public et nous espérons voir une Lotto Arena en ébullition. »

Face à l’une des meilleures nations du basket mondial, les Belgian Lions partiront donc avec un effectif largement remanié. Une situation qui offrira aussi l’opportunité à plusieurs joueurs de se mettre en évidence dans un contexte particulièrement relevé.

La Belgique n’a plus le droit à l’erreur, mais l’espoir demeure. Pour continuer à rêver du Mondial 2027, les Lions devront s’appuyer sur leur collectif, leur caractère et l’énergie d’un public qui pourrait avoir un rôle déterminant dans cette quête d’exploit.

Source : 16 Belgian Lions pour les matchs contre la France et la Hongrie | Basketball Belgium

Crédit photo : FIBA

« Thomas Depouhon est le premier d’entre nous à franchir le cap de la retraite, et je sais que j’approche moi aussi »

Maintien en TDM2 à nouveau obtenu par Jimmy Stas et les Oursons d’Andenne. Interview.

Au bout du suspense et à force d’abnégation, Jimmy Stas (6,2 points, 3,4 rebonds et 1,8 assists) et les Oursons d’Andenne ont décroché leur maintien en TDM2B. Avec huit victoire, les Andennais ont une fois de plus atteint leur objectif pour la dernière saison de l’emblématique Thomas Depouhon (10,9 points et 5,4 rebonds).

Comment résumerais-tu cette saison en TDM2 ?

Une saison avec ses hauts et ses bas, comme d’habitude ! Ce que je retiens surtout, c’est que malgré nos grandes différences d’âge, nous avons toujours su bien nous entendre et faire le travail.

Quels ont été les moments forts de la saison ?

Le début de saison a été vraiment enthousiasmant. Mais le moment le plus fort, émotionnellement, restera sans aucun doute le dernier match à domicile de Thomas et son départ à la retraite. Ça m’a profondément touché. C’est le premier d’entre nous à franchir ce cap, et je sais que j’approche moi aussi…

Quelles sont tes principales satisfactions ?

Avoir terminé avec deux équipes derrière nous, c’est concret et ça fait du bien. Mais ma vraie satisfaction, c’est de voir que ce groupe vit toujours aussi bien ensemble. Ça, ça ne s’achète pas.

Quels sont tes souhaits pour la saison prochaine ?

Pouvoir souffler un peu plus tôt ! Cela fait deux saisons de suite que l’on assure notre maintien dans le stress. Ce serait bien de connaître un peu plus de sérénité plus tôt dans la saison. Et franchement, ce qui me fait légèrement peur, c’est que si on y arrive… le groupe pourrait encore mieux vivre !

Double-double pour Julie Allemand mais victoire pour Kyara Linskens et le Mercury

Julie Allemand et Kyara Linskens se rencontraient en WNBA.

Individuellement, la meneuse liégeoise a brillé en s’approchant du triple-double avec 11 points, 10 assists et 7 rebonds mais les Canadiennes ont été surprises par les visiteuses. Kyara Linskens (4 points, 4 rebonds, 3 assists, 1 steal et 1 contre en 13 minutes), titulaire, et le Mercury ont empoché la victoire à Toronto, 80-89.

Crédit photo : Toronto Tempo

« Le groupe que nous avons créé tout au long de l’année est fabuleux »

Finalistes de la Coupe AWBB et championnes de R1, les Mosanes de Lola Paulus ont réussi une saison pleine. Entretien.

Lola, que retiens-tu de cette saison conclue par un titre en R1 ?

On a fait une super saison, remplie de hauts mais aussi de bas. Deux moments forts me viennent à l’esprit. D’abord, après notre défaite en Coupe AWBB, on s’est réunies autour de la table pour faire le point sur ce qui s’était passé et sur ce qu’on pouvait mettre en place pour que cela n’arrive plus. Trois heures de discussion intenses, qui m’ont marquée et qui nous ont fait avancer. Ensuite, évidemment, les playoffs et le match pour le titre à Ciney. Gagner le titre dans un match aussi intense et serré du début à la fin, ça laisse de très beaux souvenirs.

Quelles sont tes principales satisfactions ?

J’ai beaucoup de satisfactions, tant sur le plan sportif qu’humain. Le groupe que nous avons créé tout au long de l’année est fabuleux. Sportivement, il y a bien sûr le titre, nos très bons résultats, mais aussi l’évolution individuelle de certaines joueuses, qui me fait vraiment plaisir.

Quels sont tes souhaits pour la prochaine saison dans la nouvelle TDWR ?

Je suis compétitrice, j’ai envie de faire mieux l’année prochaine. Mais une saison est longue et on ne sait jamais ce qui peut arriver. On prendra les choses step by step, mais c’est évident que j’ai envie de faire encore mieux que cette année, même si ce ne sera pas simple.

Crédit photo : AWBB

« Un truc de dingue ! »

Bruno Dagnely, Coach de l’année en R1, revient sur la saison incroyable des Verviétois.

Quelle saison pour les Verviétois à l’occasion de leur retour en première régionale ! « Ce fut une saison totalement réussie sportivement », analyse Bruno Dagnely. « Nous montons de R2 et nous nous retrouvons en finale des playoffs en R1 l’année suivante. Nous avions une belle équipe, mais personne ne nous voyait atteindre ce niveau. Les joueurs ont été solidaires, ce qui nous a permis de réaliser un deuxième tour extraordinaire. Dix victoires consécutives en battant Braine et Ninane, tout en allant gagner à Loyers. Un truc de dingue ! »

Les Verviétois ont terminé la saison sur une impressionnante série de victoires pour se hisser jusqu’en finale des playoffs. « Les moments forts sont les playoffs, la victoire chez nous d’un point dans les dernières secondes contre Neufchâteau et, idem, lors du dernier match chez eux où nous les sortons des playoffs alors qu’ils avaient terminé premiers de la saison régulière. Adrien Bastin avait d’ailleurs réalisé une vidéo magnifique sur les commentaires de Philippe Albert », poursuit celui qui a été élu Coach de l’année en R1. « Ensuite, la victoire à Braine lors du premier match de la finale chez eux. Le dernier match de cette finale a aussi été, pour moi, un grand moment d’un point de vue émotionnel, car il s’agissait de mon dernier match avec l’équipe, mais également de mon dernier match avant mon retrait du basket. »

Les satisfactions n’ont pas manqué cette saison, entre les excellents résultats et les nombreuses rencontres marquantes. « Réaliser des photos avec les différents coachs m’a permis de faire connaissance avec des coachs très sympathiques. Ceux que je connaissais déjà comme Giovanni Bozzi, Julien Marnegrave et Marc Hawley, mais aussi d’autres que je ne connaissais pas, comme Giordano Debole (Mons) ou Nikola Samardzic (Braine) », explique Bruno. « En discutant avec ce dernier, on en est même arrivé à se dire que si on habitait moins loin, on collaborerait bien ensemble. »

La saison prochaine verra Bruno s’éloigner quelque peu des parquets. « L’année prochaine est une année sabbatique d’un point de vue basket. Je compte profiter avec mon épouse Sophie. Elle s’est toujours sacrifiée pour moi avec le basket, je lui dois tout mon parcours de coach. On souhaite épuiser nos vélos électriques, voyager, visiter et surtout se retrouver en famille pour d’excellents repas animés. Bref, profiter », dévoile-t-il avant de glisser : « Nous irons certainement voir aussi quelques matchs de basket… »

Crédit photo : DR

« Le sport est un super moyen pour trouver sa place dans la société »

Championne d’Europe de deaf padel, double championne de Belgique et récente lauréate du Trophée sportif pour moins valides de la Province de Liège, Céline Cornia s’est imposée parmi les meilleures joueuses européennes de sa discipline. Un parcours remarquable pour cette Liégeoise née sourde profonde, qui n’a jamais laissé son handicap freiner ses ambitions sportives.

Née sourde profonde, Céline Cornia reçoit un implant cochléaire à l’âge de quatre ans. Une étape déterminante qui lui permet de découvrir un univers sonore jusque-là inconnu et d’apprendre à parler. « La langue des signes demeure ma langue maternelle. J’ai tout de même besoin de la lecture labiale pour bien comprendre mon interlocuteur et tenir une conversation classique me demande des efforts et de la concentration », explique-t-elle.

Fille de Fabienne Georis et Pierre Cornia, deux figures bien connues du basket belge et cofondateurs des Liège Panthers, Céline grandit naturellement avec le sport comme compagnon de route. Très jeune, elle tombe sous le charme du ballon orange et débute le basket à l’âge de six ans.

Le caractère collectif de la discipline la séduit immédiatement. « J’adore le côté social de ce sport, son aspect collectif ainsi que sa dimension physique et énergique. J’aime aussi l’arbitre et tous les gestes qu’il fait », sourit celle qui connaîtra plusieurs sélections régionales dans les catégories de jeunes avant de s’éloigner progressivement des parquets au début de la vingtaine. « Quand j’étais enfant, c’était très carré. Entre l’école et le sport, les journées étaient longues. Mes parents m’ont transmis leurs valeurs et inculqué la discipline et la rigueur… Même si c’était parfois un peu trop (rires). »

À Esneux, Sprimont puis aux Panthers, Céline évolue comme n’importe quelle autre basketteuse. « J’ai toujours fait du sport avec les valides », souligne-t-elle. « Cela m’a permis d’acquérir l’expérience du haut niveau ainsi qu’un seuil d’exigence plus élevé. Ma surdité me pousse à être très visuelle, à adopter une bonne lecture du jeu. »

Quelques années après avoir rangé ses sneakers, le hasard la conduit vers une nouvelle discipline : le deaf padel, réservé aux personnes atteintes d’un handicap auditif. Alors qu’elle accompagne des amis sourds lors d’un tournoi, une joueuse se blesse avant le début de la compétition.

L’occasion est trop belle pour ne pas être saisie. « On faisait la même taille, la même pointure », raconte-t-elle avec malice. « Après quelques brèves explications sur les règles, nous avons gagné tous nos matchs. »

Le coup de foudre sportif est immédiat. « J’aime que ce soit un sport collectif et très tactique. Il faut beaucoup réfléchir à l’endroit où placer ses balles. C’est un sport très agréable, accessible à toutes et tous et dont j’apprécie également la mentalité des pratiquants. »

Grande, athlétique, dotée d’une excellente mobilité et d’une lecture du jeu héritée de ses années basket, Céline progresse à une vitesse impressionnante. Quatre ans seulement après avoir découvert le padel, elle figure déjà parmi les meilleures joueuses européennes.

Sous les couleurs de l’AF Padel et accompagnée chaque semaine à Bruxelles par son entraîneur Jeremy Gala, elle accumule les performances de haut niveau. Championne d’Europe en 2025, double championne de Belgique consécutive, elle reste également sur une deuxième place à Milan et une troisième à Cologne. Pourtant, elle conserve une grande humilité. « J’ai été battue, avec ma partenaire allemande, par ma partenaire française avec qui j’avais été championne d’Europe en 2025 et qui est exceptionnelle », souligne-t-elle.

Son ambition ne se limite d’ailleurs pas au deaf padel. La Liégeoise poursuit également sa progression dans les compétitions ouvertes à tous les joueurs et se rapproche progressivement de la catégorie 500, le plus haut niveau du padel belge.

Au-delà de l’aspect compétitif, le sport constitue pour elle un formidable vecteur d’intégration. « Le sport est un super moyen pour trouver sa place dans la société », explique celle qui apprécie également les festivals techno, le ski et les voyages.

À 31 ans, Céline partage aujourd’hui son temps entre sa carrière sportive et son activité professionnelle. Éducatrice spécialisée et diplômée en orthopédagogie, elle travaille pour L’Épée, un service social destiné aux adultes sourds.

Au quotidien, elle constate les défis auxquels restent confrontées les personnes sourdes ou malentendantes. « La principale difficulté avec les personnes sourdes et malentendantes, c’est la communication et le manque d’informations qui créent un décalage », observe-t-elle. « On observe une évolution dans le handisport mais cela reste très lent. »

Engagée pour faire évoluer les choses, elle a notamment obtenu que les pratiquants sourds du padel ne soient plus contraints de payer deux cotisations distinctes pour participer aux compétitions valides et deaf. « J’espère que cela permettra d’attirer plus de sourds à des tournois pour valides et ainsi offrir davantage de visibilité et d’inclusivité. »

Tout récemment, la sportive qui vit à Cointe et travaille dans le quartier des Vennes a reçu le Trophée sportif pour moins valides de la Province de Liège. Une distinction qu’elle accueille avec émotion. « J’adore la mentalité liégeoise : les gens sont chaleureux, sociables. C’est une fierté et un honneur d’avoir obtenu cette distinction », confie-t-elle. « Cela offre de la visibilité et de l’espoir, c’est un soutien pour le développement des structures du deaf sport. »

Par son parcours, ses résultats et son engagement, Céline Cornia démontre que le sport peut être un formidable moteur d’épanouissement, de rencontres et de dépassement de soi. Une source d’inspiration qui contribue également à faire connaître le deaf padel et à ouvrir toujours davantage les portes de l’inclusion.

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Crédits photos : avec l’aimable autorisation de Céline Cornia

Enorme double-double de Julie Allemand face à son ancienne franchise

Un nouveau trois sur trois pour les Belges de WNBA et une perf’ de premier choix de Julie Allemand face aux Sparks de Los Angeles.

Les Lynx continuent leur formidable entame de saison. Antonia Delaere et ses coéquipières, ont évité le piège tendu par les Mystics à Washington en arrachant la victoire 76-78.

Courte victoire également pour le Mercury dans l’Indiana au terme d’une partie spectaculaire et indécise, 109-111. Kyara Linskens n’a pas joué.

Julie Allemand et le Tempo recevaient les Sparks de Los Angeles. Face à son ancienne franchise, la meneuse belge a brillé en réussissant un énorme double-double : 13 points et 14, assorti de 6 rebonds, 3 interceptions et 1 contre ! Le Tout à 100% de réussite et sans perdre aucun ballon, ce qui est un record en WNBA. Dans le sillage de la Liégeoise et de Marina Marbrey (53 points), les locales ont déroulé face aux Californiennes pour s’imposer très largement, 125-97.

Crédit photo : Toronto Tempo