« Retrouver une certaine fraîcheur mentale »

Plusieurs formations ont déjà retrouvé le chemin de l’entrainement, c’est notamment le cas de Waremme et de Stefan Germay. Entretien.

Stefan, comment s’est déroulé l’entrainement de reprise?

Il s’est très bien déroulé. Nous avions déjà pris contact avec les nouveaux en fin de saison, ce qui a contribué à déjà nous connaitre un minimum. L’ambiance était très bonne, entre décontraction et concentration. Seul Sacha s’est permis de rater le premier entrainement (rires). Il nous rejoindra la semaine prochaine à son retour de vacances.

As-tu déjà senti le groupe motivé?

Oui, il l’est effectivement mais, surtout, j’ai trouvé tout le monde affûté. Le physique étant là, nous pouvons directement passer au « travail basket ».

Qu’est ce qui est le plus difficile lors de la reprise?

Honnêtement, lorsqu’on ne se laisse pas aller durant la trêve, rien n’est difficile. Pour ma part, la trêve estivale permet surtout de retrouver une certaine fraicheur mentale pour la nouvelle saison. Je vais dire que le plus difficile était d’être le seul trentenaire en l’absence de Sacha (rires).

Une amère victoire des Lions

Malgré une nouvelle victoire des Young Lions, ceux-ci sont privés des quarts de finale de la compétition.

Seule une victoire de l’Estonie face à la Pologne – seule formation invaincue de la poule – pouvait priver les ouailles de coach Lynch d’un ticket pour les quarts de finale. Et c’est ce qu’il s’est produit ce mercredi, les Estoniens l’emportant 63 à 59.

La pilule était difficile à avaler pour nos compatriotes qui méritaient de rejoindre les quarts, mais Mitchell – à nouveau très en vue avec 17 points, 6 rebonds et 4 passes – et ses partenaires se sont vengés sur le terrain en prenant la mesure de la Roumanie 67-55.

Dès vendredi, les jeunes Lions disputeront leurs rencontres de classement.

« Le basket ne me manque pas »

Dirk Nowitzki explique pourquoi il a pris la décision de prendre sa retraite.

La dernière saison de Dirk Nowitzki fut marquée par les douleurs. « J’avais des problèmes tout le temps avec mon pied, même lors des bons matchs. Parfois en seconde mi-temps je mettais un shoot et je revenais en défense et ça me lançait dans le pied. Ce n’était plus un plaisir désormais. Vous voyez ? Malheureusement » explique l’Allemand. « Je pense que mentalement je pouvais faire une saison de plus. Surtout avec le retour de Kristaps Porzingis, cela aurait été excitant pour moi d’être là. Pour essayer d’aider comme je le pouvais, mais quand ce n’est plus un plaisir et que je ne peux plus faire ce que je veux, alors il est temps de partir.« 

La légende des Mavs a donc décidé de jeter l’éponge. « Le basket ne me manque pas. Cela ne me manque pas du tout de ne pas bosser pour être honnête. Après avoir eu si longtemps cette pression de rester en forme et de continuer de faire des trucs, c’est bien de pouvoir se reposer, profiter des enfants, profiter de la bonne nourriture et de certaines boissons. Je profite de la vie » continue Dirk Nowitzki. « La décision d’annoncer ma retraite m’est tombée dessus un ou deux jours avant. Parce que j’avais toujours dit que je voulais faire la saison avant de voir, mais j’étais soulagé que cela se passe ainsi. D’annoncer ça juste après le dernier match à domicile, et de cette façon je n’ai pas eu à revenir un mois ou deux après et faire une grosse conférence de presse pour l’annoncer. Cela s’est passé parfaitement. Je n’oublierai jamais la dernière semaine, le dernier match à domicile avec 5 de mes idoles qui étaient présentes. Puis la vidéo hommage à San Antonio. Je n’oublierai jamais cette dernière semaine, donc je suis vraiment très content de la façon dont cela s’est passé et comment j’ai refermé ce chapitre de ma vie. »

Belle affiche de rentrée à Ciney avec le duel opposant Liège à Charleroi

Liège et Charleroi ouvriront leur saison par un match amical disputé à Ciney.

C’est connu : on est rapide sur la balle à Ciney. Si la néo-R1 locale s’en ira disputer un match amical, dès ce week-end, à Waremme, la (splendide) salle condruzienne s’apprête à accueillir un duel valant le détour. Jugez plutôt : le vendredi 16 août prochain (20 h), le Spirou Charleroi et Liège Basket y effectueront leur première sortie de la saison. L’occasion ou jamais de découvrir les nouvelles têtes tant hennuyères que principautaires.

Michel CHRISTIANE

Crédit photo: Philippe Collin

« Qui aurait pu deviner que les Raptors allaient gagner? »

Zion Williamson est ambitieux et estime que franchise peut se mêler à la bagarre pour le titre.

« J’ai confiance en mes coéquipiers. Du coup, je dirais bien que notre plafond, c’est le titre. Mais je suis réaliste à ce sujet. J’ai de grandes attentes pour nous, mais il faut d’abord voir comment on va fonctionner. Je pense qu’on va y arriver, mais il faut du temps pour que chacun s’adapte à l’autre, que chacun sache ce qu’aime l’autre, découvrir les tendances de nos coéquipiers… Au plus tôt on découvrira ces choses-là, au plus notre plafond sera élevé » analyse Zion Williamson. « On ne sait jamais vraiment ce qui est réaliste. Au début de la saison dernière, qui aurait pu deviner que les Raptors allaient gagner ? Je ne vais pas mentir, je ne les avais même pas dans mon top 5. […] Je pense que l’on peut gagner le titre, oui. Tout le monde a ça à l’esprit. Il faut voir ça comme un jeu où il y a une balle et où l’équipe qui marque plus de points que l’autre va gagner. Ou comme l’équipe qui va réussir le plus de stops en défense va gagner. J’essaye d’aborder les choses de ce point de vue là, sans me demander qui joue pour quelle équipe. J’ai appris ça à la fac : sur un soir, n’importe qui peut perdre un match. »

Zion est enthousiaste à l’idée d’évoluer avec Lonzo Ball et voit le meneur livrer une grande saison. « J’attends que Lonzo Ball s’épanouisse. Je ne dis pas qu’il n’était pas lui-même à Los Angeles, mais maintenant il sera dans un contexte où il peut vraiment l’être. On va jouer un basket très, très rapide. Et on lui fait tous confiance pour faire les bonnes lectures de jeu. Vous l’avez vu à l’oeuvre. Je l’ai vu aussi. C’est un playmaker. Il fait les bons choix. Est-ce que devenir le meilleur meneur de la ligue peut faire partie de son avenir ? Non. C’EST son avenir » conclut-il.

Henri-Chapelle change de président.

Jean Thonus cède le flambeau, Henri-Chapelle change de président.

Jean Thonus a décidé de passer le flambeau de la présidence à Henri-Chapelle. « C’est une décision vraiment personnelle » nous explique-t-il. « J’ai envie de prendre davantage de temps pour moi, pour refaire une saison avec des amis, retrouver du plaisir et m’amuser. »

Un temps de transition sera, logiquement, nécessaire. « Je reste Président jusqu’à fin septembre » nous précise-t-il. « J’organiserai, à cette date, un petit évènement pour fêter mon « départ ». Pour me remplacer, nous allons chercher dans le comité après quelqu’un mais, à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore de nom à communiquer.« 

En intégrale, le message envoyé par Jean Thonus aux joueurs, entraineurs et délégués capellois.

« Bonjour à tous ! J’espère que vous allez tous bien et que votre saison se prépare bien. Certain(e)s d’entre vous le savent déjà mais j’ai pris la décision, d’arrêter la présidence du basket ce début de saison et non fin de saison comme prévu initiallement. J’ai décidé cela pour avoir plus de temps pour moi et vivre une saison à nouveau en temps que simple joueur et de pouvoir profiter de celle-ci sereinement. Après 5ans de comité, 3ans de présidence à mon jeune âge, je pense avoir fait le maximum pour le club durant ces années et il est temps pour moi de me poser un peu. Je suis actif en temps que président jusque fin Septembre, histoire que la saison démarre au mieux. Nous allons regarder avec le comité afin de nous trouver un remplacant le plus vite possible. Je tiens juste à remercier et féliciter le comité qui fait un travail de l’ombre qui est incroyable et j’espère que d’autres jeunes ou moins jeunes vont s’impliquer aussi à l’avenir dans le club car tout le monde en a le besoin, même que 1, 2 ou 3 saisons et cela fera beaucoup de bien aux gens présent dans le comité, plus nous sommes à aider et plus facile c’est pour tout le monde. Je m’occuperai toujours de l’organisation du bar de la foire aux noix et j’invite tout le monde à se proposer pour donner un coup de main un maximum lors de la saison, dites vous que les membres du comité sont des gens comme vous et qu’ils donnent de leur temps à aider et faire avancer le club. Merci à tous, à très bientôt sur les terrains ou à la buvette avec une excellente Val-Dieu. J’organiserai un petit apéro pour « fêter mon arrêt » et le début de saison avec tous les entraineurs, joueurs, délégués qui le souhaitent fin Septembre, plus d’infos à venir. Merci à tous, PrésiJean.« 

Musemena et Mitchell offrent la victoire à la Belgique

Emmenés par un backcourt de Liégeois percutants, les jeunes Lions ont dominé l’Estonie 79-89.

Le début de rencontre était équilibré, les deux équipes faisant jeu égal avant que les Belges ne prennent un léger avantage à l’issue du premier quart: 14-19. Grâce à une adresse retrouvée (58% aux tirs et 7 sur 12 de loin lors des 20 premières minutes), nos jeunes compatriotes faisaient la course en tête et rejoignaient les vestiaires avec une avance intéressante: 35-47.

La reprise était équilibrée mais les Lions, qui pouvaient compter sur Manu Musemena (13 points, 5 rebonds et 2 passes) et Ajay Mitchell (20 points, 4 rebonds, 3 passes et 2 interceptions), géraient parfaitement leur matelas. A la demi-heure, le marquoir affichait 62-72. Le dernier quart était à l’identique et la Belgique s’imposait 79 à 89.

Les jeunes Lions disputeront leur prochain match mercredi en fin de journée contre la Roumanie.

Les Knicks en Playoffs?

Les Knicks en Playoffs? C’est en tout cas l’opinion de Bobby Portis, nouvelle recrue de la franchise new-yorkaise.

Les Knicks ont raté les superstars, voyant même les voisins de Brooklyn monter une All Star Team, mais ont recruté quelques bons seconds couteaux, parmi lesquels Bobby Portis. L’intérieur se veut ambitieux pour sa nouvelle franchise. J’adore quand on est sous-estimés. Je suis un ‘underdog’. Nous sommes écartés des discussions pour l’instant. On ne fait pas attention à nous. Les gens parlent des stars qui ont changé d’équipe et c’est normal. Mais tout le monde dans cette équipe a quelque chose à prouver. Nous allons tous être compétitifs et ça va nous rendre meilleurs« , confie l’intérieur qui pense que les playoffs sont abordables. « Bien sûr. Les haters vont dire que je suis fou de penser ça. Mais nous avons plein de bons joueurs. Je pense que nous sommes armés à tous les postes. Nous avons deux ou trois titulaires potentiels sur chaque position.« 

Timmy et Pop, une relation particulière.

Tim Duncan et Gregg Popovich ont noué, au fil des années, une relation tout à fait particulière.

« C’est tout à fait normal qu’après 19 ans de bons et loyaux services en tant qu’assistant de Tim Duncan, il me rende la pareille » a déclaré avec son humour légendaire Gregg Popovich au sujet de l’arrivée de Tim Duncan dans son staff qui comprendra donc le double MVP, Becky Hamon, Chip Engelland et Will Hardy.

Depuis leur rencontre, les destins de « Pop » et de « Timmy » sont intimement liés. Auréolés de plusieurs titres conquis ensemble, le duo fut déterminant pour placer San Antonio – pourtant un petit marché – au sommet du sport US (franchise la plus victorieuse de ces vingts dernières années dans les quatre sports majeurs). Une relation de respect et d’amitié émaillée de certains rituels. « A chaque fois que les Spurs étaient en déplacement, Gregg Popovich et son staff allaient dans un restaurant en ville. Vers la fin du repas, il demandait toujours au serveur un petit cake à la carotte à emporter. Il allait ensuite déposer le gâteau devant la porte de la chambre de Tim Duncan, car il savait qu’il adorait ça. C’est devenu un rituel et ce geste signifiait bien plus qu’un simple encas nocturne. C’était le signe d’une vraie affection entre eux » racontait  Buck Harvey du San Antonio Express News à l’époque.

Pas d’embrouille entre Paul et Harden?

James Harden l’assure, il n’y a jamais eu de tension entre Chris Paul et lui.

« Chris a été incroyable pendant cette période. Il m’a aidé comme leader, comme mentor » a avancé James Harden interrogé au sujet de sa « brouille » avec le lutin. « Il y a eu beaucoup de fausses informations. En tant que coéquipiers et compétiteurs, on s’est disputés sur le terrain. Mais ça fait partie du basket. Tout le monde connaît ça, peu importe le niveau auquel vous jouez. Ce que j’ai lu de négatif dans les médias était faux. Chris et moi étions en communication permanente et ça va entre nous. »