« Retrouver une certaine fraîcheur mentale »

Plusieurs formations ont déjà retrouvé le chemin de l’entrainement, c’est notamment le cas de Waremme et de Stefan Germay. Entretien.

Stefan, comment s’est déroulé l’entrainement de reprise?

Il s’est très bien déroulé. Nous avions déjà pris contact avec les nouveaux en fin de saison, ce qui a contribué à déjà nous connaitre un minimum. L’ambiance était très bonne, entre décontraction et concentration. Seul Sacha s’est permis de rater le premier entrainement (rires). Il nous rejoindra la semaine prochaine à son retour de vacances.

As-tu déjà senti le groupe motivé?

Oui, il l’est effectivement mais, surtout, j’ai trouvé tout le monde affûté. Le physique étant là, nous pouvons directement passer au « travail basket ».

Qu’est ce qui est le plus difficile lors de la reprise?

Honnêtement, lorsqu’on ne se laisse pas aller durant la trêve, rien n’est difficile. Pour ma part, la trêve estivale permet surtout de retrouver une certaine fraicheur mentale pour la nouvelle saison. Je vais dire que le plus difficile était d’être le seul trentenaire en l’absence de Sacha (rires).

Henri-Chapelle change de président.

Jean Thonus cède le flambeau, Henri-Chapelle change de président.

Jean Thonus a décidé de passer le flambeau de la présidence à Henri-Chapelle. « C’est une décision vraiment personnelle » nous explique-t-il. « J’ai envie de prendre davantage de temps pour moi, pour refaire une saison avec des amis, retrouver du plaisir et m’amuser. »

Un temps de transition sera, logiquement, nécessaire. « Je reste Président jusqu’à fin septembre » nous précise-t-il. « J’organiserai, à cette date, un petit évènement pour fêter mon « départ ». Pour me remplacer, nous allons chercher dans le comité après quelqu’un mais, à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore de nom à communiquer.« 

En intégrale, le message envoyé par Jean Thonus aux joueurs, entraineurs et délégués capellois.

« Bonjour à tous ! J’espère que vous allez tous bien et que votre saison se prépare bien. Certain(e)s d’entre vous le savent déjà mais j’ai pris la décision, d’arrêter la présidence du basket ce début de saison et non fin de saison comme prévu initiallement. J’ai décidé cela pour avoir plus de temps pour moi et vivre une saison à nouveau en temps que simple joueur et de pouvoir profiter de celle-ci sereinement. Après 5ans de comité, 3ans de présidence à mon jeune âge, je pense avoir fait le maximum pour le club durant ces années et il est temps pour moi de me poser un peu. Je suis actif en temps que président jusque fin Septembre, histoire que la saison démarre au mieux. Nous allons regarder avec le comité afin de nous trouver un remplacant le plus vite possible. Je tiens juste à remercier et féliciter le comité qui fait un travail de l’ombre qui est incroyable et j’espère que d’autres jeunes ou moins jeunes vont s’impliquer aussi à l’avenir dans le club car tout le monde en a le besoin, même que 1, 2 ou 3 saisons et cela fera beaucoup de bien aux gens présent dans le comité, plus nous sommes à aider et plus facile c’est pour tout le monde. Je m’occuperai toujours de l’organisation du bar de la foire aux noix et j’invite tout le monde à se proposer pour donner un coup de main un maximum lors de la saison, dites vous que les membres du comité sont des gens comme vous et qu’ils donnent de leur temps à aider et faire avancer le club. Merci à tous, à très bientôt sur les terrains ou à la buvette avec une excellente Val-Dieu. J’organiserai un petit apéro pour « fêter mon arrêt » et le début de saison avec tous les entraineurs, joueurs, délégués qui le souhaitent fin Septembre, plus d’infos à venir. Merci à tous, PrésiJean.« 

« L’objectif doit être la montée en P2 »

Pour Liège & Basketball, Rodolphe Bussers revient sur la saison écoulée et préface la suivante.

Rodolphe, quel bilan dresses-tu de la saison écoulée?

Le bilan du BC Verlaine est plus que positif. Nous venions de monter en P3 par la grande porte mais nous n’en restions pas moins des promus. Nous terminons avec une très belle quatrième place dans la série P3 la plus relevée, comme l’a démontré le tour final des troisièmes remporté par nos potes du BC Alleur.

De quoi es-tu plus particulièrement fier?

Je suis très fier de la mentalité affichée par l’équipe tout au long de la saison ainsi que de l’intégration réussie des trois nouveaux joueurs. Ils ont démontré leurs qualités et ont répondu présents dès le premier match.

As-tu quelques regrets?

Des regrets, inévitablement, nous en avons un peu avec les défaites plus qu’évitables à Aubel et Pepinster. Deux revers qui nous restent en travers de la gorge.

Quels moments forts garderas-tu en mémoire?

Ils furent particulièrement nombreux mais le summum fut la victoire à domicile contre Harimalia. Nous étions menés de 17 points avant d’entamer le dernier quart pour finalement nous imposer en guerriers sur le fil. Le dernier match de la saison fut aussi particulier avec une victoire à domicile contre le champion Saint Louis. Une dernière sortie qui coïncidait avec l’ultime apparition d’Etienne Gérard et moi-même sous le maillot du BC Verlaine. C’était spécial.

Que penses-tu du niveau de la troisième provinciale?

Le niveau de la P3 est globalement plus relevé que celui de la P4, évidemment. Mais la différence de niveau se fait surtout sentir au sein même de la série. Il y avait vraiment trois niveaux très distincts. Les quatre premiers d’un niveau semblable. Les cinq suivants capables de réaliser l’un ou l’autre bon coup puis les quatre derniers tentant de faire bonne figure.

Quelle seront les ambitions de Verlaine la saison prochaine?

La saison prochaine, le BC Verlaine sera ambitieux et voudra faire mieux que cette année. Je pense qu’avec un noyau stable et l’arrivée des renforts souhaités par le coach Jérôme Louwette, l’objectif doit être la montée en P2.

Top 5 au Festival Olympique de la Jeunesse Européenne

EYOF à Bakou : les U16 filles finissent en force, via un joli top 5.

Après deux revers de rang, les U16 belges ont eu le mérite de se ressaisir, via un 3 sur 3 final. Dans ce contexte, les Turques passaient à la trappe (79-48) sous l’impulsion de Claessens (14). C’était alors au tour de l’inévitable Franquin (28p, 9r, 4a) d’entrer encore en action et d’être à l’origine du succès des siennes (70-58) au détriment des Italiennes. Une victoire synonyme de top 5 au Festival Olympique de la Jeunesse Européenne. La finale, elle, était dominée (64-59) par les Françaises face aux Hongroises.

Michel CHRISTIANE

Nos compatriotes soufflent le chaud et le froid

Euro U18 garçons : nos compatriotes soufflent le chaud et le froid.

A Oradea, les « boys » de Brian Lynch (Mark 18p, 6r) sont d’emblée entré dans le vif du sujet en ne faisant qu’une bouchée (94-40) des Suisses. Nos U18 (Verstraete 19) devaient un zeste plus s’accrocher (10-15,5e) contre des Bulgares qui perdaient définitivement pied à 80-68. Les « Tricolores » (Verstaete 9) essuyaient cependant un « jour sans » devant des Polonais dictant leur loi à 43-65, après 22-47 au repos.

Michel CHRISTIANE

La France et la Suisse pour les Panthers

Les Panthers connaissent leurs futurs adversaires en Coupe d’Europe.

Les Panthers connaissent leurs futurs adversaires en Coupe d’Europe. Deux clubs français – Charleville-Mézières et La-Roche-sur-Yon- et une formation suisse – Fribourg- seront aux programme de l’équipe liégeoise.

« Trois cars pour aller en finale: juste incroyable! »

Quelle saison que celle vécue par le Rebond Neuvillois pour sa première en R2. Cela méritait bien une analyse approfondie, non dénuée d’humour, par le coach emblématique de cette sympathique formation qui évoluera en R1 lors du prochain exercice.

Le bilan:

« Quelle saison! Nous ne nous attendions vraiment pas à rejoindre la R1 ou à être en finale de la Coupe AWBB! Ce furent deux énormes surprises… Le maintien et la Super Coupe, nous espérions les décrocher mais le reste, pas du tout. A chaque fois que nous nous disions que notre saison était déjà réussie, il y avait encore quelque chose de nouveau qui arrivait (rires).« 

La fierté:

« Ce dont je suis le plus fier, c’est forcément du groupe! Nous gardons les mêmes joueurs pratiquement chaque année – les anciens Hutois et de réelles plus-values, sur tous les plans, rencontrées à Neuville. L’ambiance est superbe, chacun est heureux de retrouver les autres trois fois par semaine. Tous les joueurs sont capables de marquer, tous partagent la balle… Bref, je suis très fier du collectif, de l’équipe, du groupe! Je suis également très fier – et cela participe de l’ambiance générale – de voir les jeunes et parents du club qui nous suivent de plus en plus en mettant l’ambiance avec leurs « clapettes » home made. Remplir trois cars pour aller en finale de Coupe AWBB, c’est juste incroyable!« 

Les regrets:

« Je regrette les blessures des joueurs. Mottard, qui était celui qui ne connaissait pas le groupe et doit évoluer à la place la plus compliquée, selon moi, en a souffert. Cela a un peu retardé son intégration et entaché son rendement qui était pourtant très bon en commençant. Il reviendra plus fort la saison prochaine. Max (ndlr: Herbeto), a raté une grande partie de la saison et, notamment, cette fameuse finale de Coupe AWBB. Je ne pense pas que nous aurions inversé le résultat avec lui mais il méritait autant que les autres de pouvoir la disputer. Enfin, Lizin s’est chopé une grosse blessure qui va le tenir éloigné des terrains jusqu’en janvier. J’espère qu’il fera attention à sa ligne plutôt que de soigner sa courbe (rires). Je regrette aussi de ne pas avoir battu Quaregnon, seule équipe que nous n’avons pas réussi à vaincre cette année. Ces adversaires étaient plus forts mais pas imbattables. J’espère que nous aurons l’occasion d’en reparler la saison prochaine.« 

Les moments forts:

« Des moments forts, il y en a beaucoup même si je les vois souvent en photos car il arrive que ma mémoire me joue des tours (rires). Ce qui se passe à Neuville reste à Neuville. Mais tout le monde est le bienvenu au « Moulin chantant » avec nous (rires).« 

Les objectifs futurs:

« Les objectifs seront de continuer à progresser en conservant cette mentalité et cet esprit d’équipe! Notre maintien ne pourra passer que par là car nous allons affronter de grosse équipes et de gros coachs – sans mauvais jeux de mots. Individuellement, nous n’y arriverons pas. Si seulement nous pouvions jouer le maintien chaque année comme celle qui vient de s’achever (rires). Accessoirement, j’espère qu’on s’amusera encore un peu… Mais je n’ai pas vraiment de doute à ce sujet. »

« Mes joueurs adorent rajouter du suspens à nos matchs »

Un an plus tard, nous reprenons notre série d’interviews décalées. Une série intitulée « Interview titre(s) », avec des champions. Pour répondre aux différentes questions, plusieurs titres de films ou de séries sont proposés à l’interviewé. Nathan Gabriel, à la tête de la P4 championne de Blegny, se prête au quizz.

Nathan, quel titre choisirais-tu parmi ces propositions pour qualifier votre titre de champion, et pourquoi? Tu as le choix entre: « Chronique d’une victoire annoncée » (documentaire sur le quotidien de Benoit Hamon dans la préparation des élections législatives et présidentielles en France en 2012), « Surprise, sur prise! » (émission de caméras cachées), « Le grand bluff » (émission TV de Patrick Sébastien), « Au-delà de la gloire » (fin américain sorti en 1980) ou « La dernière chance » (film américain sorti en 1972).

J’opte pour « La dernière chance« . Cela fait trois ans que j’ai repris cette sympathique équipe, trois ans que nous jouons le haut du classement. Il était donc temps de passer à l’échelon supérieur. L’équipe avait effectivement besoin d’un nouveau challenge pour la prochaine saison. Finalement, cette montée est la suite logique de l’évolution constante de mes joueurs.

Quel titre choisirais-tu parmi ces propositions pour qualifier ton équipe, et pourquoi? Tu as le choix entre: « Une famille formidable » (Série TV française), « Les douze salopards » (Western américain), « Arthur et les Minimoys » (film d’animation sorti en 2006), « Intouchables » (film français sorti en 2011), « Les Papys font de la résistance » (film sorti en 1983).

« Une famille formidable« . C’est une équipe de potes. Chacun est là pour l’autre, que cela soit sur le terrain ou en-dehors, telle une vraie famille.

Quel titre choisirais-tu parmi ces propositions pour qualifier votre style de jeu, et pourquoi? Tu as le choix entre: « Attaque » (film américain sorti en 1956), « Pour l’amour du jeu » (film américain sorti en 1998), « Secret défense » (film français sorti en 2008), « La rage au ventre » (film américain sorti en 2015).

Je vais choisir « Pour l’amour du jeu« . Mes joueurs sont tous passionnés par le basketball depuis tout petit. Ils jouent d’ailleurs ensemble depuis des années à Blegny. J’ai également choisi ce titre de film car mes gars adorent rajouter du suspens à certains matchs – alors que ce n’est pas nécessaire – en ne marquant pas pendant plus de cinq minutes ou en ratant dix lancers-francs de suite. Selon eux, c’est pour la beauté du sport et pour tenir en haleine les nombreux supporters. Je ne les crois qu’à moitié (rires).

Quel titre choisirais-tu parmi ces propositions pour qualifier votre saison, et pourquoi? Tu as le choix entre: « Dépression et des potes » (film français sorti en 2012), « La couleur de la victoire » (fin américain sorti en 2016), « Sueurs froides » (film américain sorti en 1958), « Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu » (film français sorti en 2014), « Pour le pire et pour le meilleur » (film américain sorti en 1998), « La totale » (film français sorti en 1991).

J’opte pour « La totale« . Meilleure attaque et meilleure défense de la série, que demander de mieux? C’est également le premier titre de champion à Blegny chez les hommes depuis plus de quinze ans… Un titre qui en appelle peut-être d’autres d’ici peu pour le matricule 1595.

La plus vieille salle de basket à… Paris

A qui le Tour ? Aujourd’hui, une échappée finale à… Paris.

Si les coureurs boucleront la Grande… Boucle sur la plus belle avenue du monde, on terminera cette rubrique « cyclo-basketballistique » pas loin du musée Grévin. C’est qu’au n°14 de la rue de Trévise (9earrondissement, métro Cadet) se trouve tout simplement la plus vieille salle de basket de la planète. Le 27 décembre 1893, une dizaine d’Américains fixaient deux paniers aux poteaux soutenant le gymnase de Trévise et y disputaient le premier match sur le Vieux Continent. Aujourd’hui, l’infrastructure est toujours debout avec son parquet d’antan ainsi que sa piste de course (à pied ou à vélo) servant de balcon. Elle n’est toutefois plus en fonction et n’est visitable que lors des Journées du Patrimoine. Elle est d’ailleurs en cours de rénovation (identique à l’origine) et devrait être inaugurée à l’occasion des Jeux de Paris, en 2024. En attendant, Eddy de Pretto y a enregistré un clip. Elle est la plus ancienne car celle où le Canadien James Naismith a inventé le basket, à Springfield, a malheureusement brûlé. Le complexe de Trévise est immense. Il comporte ainsi un théâtre où se produisent régulièrement les Frères Taloche.

Michel CHRISTIANE

« Notre équipe explose »

En début de saison, Henri-Chapelle présentait deux équipes en troisième provinciale. Si l’une d’entre-elles a brillamment conquis la montée, l’autre a dû se résoudre à faire la bascule en P4. Jean Thonus fait le bilan d’une campagne frustrante et décevante et évoque la nouvelle saison qui se profile à l’horizon.

Jean, quel bilan dresses-tu de votre saison?

Je suis bien évidement vraiment déçu de ne pas avoir réussi à maintenir notre équipe en P3, d’autant plus que nous avions les qualités pour y parvenir et qu’il n’y avait qu’un seul descendant dans notre série. Nous maintenir aurait permis au club d’avoir une P4, une P3 et une P2 inscrites en championnat pour la nouvelle saison qui s’annonce. Cela aurait été top de pouvoir proposer à nos jeunes de pouvoir évoluer et apprendre dans l’une de nos équipes seniors.

Quels moments forts garderas-tu toutefois en mémoire?

Les nombreux moments qui me trottent en tête sont ceux où nous avons mené au score, régulièrement jusqu’à quelques minutes du terme, avant de finalement nous incliner. De nombreux observateurs assistant à nos rencontres s’interrogeaient sur ce paradoxe.

Qu’as-tu pensé de votre série, la P3A?

Justement, je trouve qu’elle n’était pas extraordinaire, hormis les trois ou quatre formations de tête. Saint Louis, avec un joueur comme Martin Francoeur, était injouable. Alleur et Verlaine possédaient des joueurs d’expérience et pétris de talent. Mais, pour le reste de la série, tout le monde pouvait battre tout le monde.

Quid de la prochaine saison?

Notre équipe explose avec deux joueurs qui quittent le club, d’autres qui vont dans une deuxième P4 d’Henri-Chapelle, plusieurs arrêts et un de mes coéquipiers qui rejoint le groupe P2.

Quant à toi, où évolueras-tu?

Je rejoins l’équipe P4 d’Alain Cordonnier car plusieurs amis avec qui j’ai toujours dit vouloir jouer en font partie. Nous donnerons tout pour jouer le haut du classement, voire la montée. Je pense que ce groupe sera davantage dans ma philosophie et je m’en réjoui. Je veux retrouver le plaisir de jouer, avec des amis, et faire des petites fêtes avec les joueurs mais aussi mon coach « Alane » (rires).