Donovan Mitchell, la nouvelle note du Jazz

 

Après avoir abordé le surprenant Kyle Kuzma, véritable révélation d’un début de saison poussif des Lakers. Penchons-nous sur le Jazz d’Utah qui a peut-être mis la main, lui aussi, sur le « steal » de cette draft 2017 avec Donovan Mitchell ! Sélectionné en treizième position par les Nuggets, il fut envoyé chez les mormons dans un échange incluant Trey Lyles.

 

Les autres rookies sont presque tous affirmatifs sur le treizième choix de la dernière draft pour le titre de « Rookie of the year ».

L’ancien pensionnaire de Louisville a ainsi obtenu le plus de votes auprès de ses condisciples, et a toutes les cartes pour devenir la surprise de cette cuvée 2017.

L’ancien joueur des Cardinals possède beaucoup de cordes à son arc avec, tout d’abord , une grande capacité à marquer des points grâce à une large panoplie de mouvements. Il l’a d’ailleurs prouvé dès la summer league avec une moyenne de 20,3 points, dont une superbe performance de 37 points avec en plus 8 interceptions !

Une excellente nouvelle pour le Jazz qui a perdu son « Franchise Player » en la personne de Gordon Hayward parti retrouver Brad Stevens – son ancien coach à Baylor- à Boston pour permettre à la « Beantown » de franchir un cap. Si Rodney Hood était pressenti pour endosser le rôle laissé par Hayward, c’est finalement le rookie, et son entente avec Ricky Rubio, qui dynamise actuellement le Jazz.

 

 

Un « two-way player »

 

Mais l’autre grande force de Donovan Mitchell, là où il pourrait se montrer encore plus précieux, c’est dans le secteur défensif. Une qualité qui en a fait l’un des défenseurs les plus réputé du championnat NCAA. Arrêter son vis-à-vis, c’est sa marque de fabrique. Une qualité plutôt rare chez un rookie.

« J’aime être différent et nous sommes très peu de jeunes basketteurs à aimer la défense » remarque le treizième choix de la draft auprès de Deseretnews. « Tout ça a commencé lorsque j’étais à Louisville parce que je ne recevrais pas de temps de jeu tant que je ne défendais pas. Tu gagnes le respect quand tu défends, ça montre les efforts que tu fournis et tu travailles un peu plus dur car tu dois être performant des deux côtés du terrain. »

Un discours qui s’ancre tout à fait dans l’ADN du Jazz made in Quin Snyder, qui ne peut qu’être séduit par la mentalité de son jeune joueur. L’ancien assistant des Hawks a d’ailleurs remarqué la « mentalité de scoreur » de son rookie et semble déjà impressionné par ses capacités de l’autre côté du terrain.

 « Il est tellement agressif défensivement. On l’a charrié l’autre jour car il était sur le point d’être expulsé pour six fautes durant l’entraînement, ce qui n’est pas évident à faire ! Concernant l’aspect défensif, si un joueur se trouve sur l’aile et que ce dernier essaie de se démarquer, il a tout intérêt à être prêt car il va lui mener la vie dure avant qu’il obtienne le ballon. »

 

 

Un battant amateur de travail vidéo

 

Donovan Mitchell peut d’ailleurs compter sur une autre recrue estivale du Jazz, un spécialiste de la défense, Thabo Sefolosha. L’ancien joueur des Hawks, cité une fois dans les meilleurs cinq défensifs de la ligue par le passé, pourrait parfaitement jouer le rôle de mentor auprès du rookie.

« Il a un très gros potentiel et il veut sans cesse apprendre » explique le Suisse. « C’est sympa d’échanger avec lui, de voir ce qu’il fait et de corriger les petits détails. » 

À voir maintenant comment Donovan Mitchell parviendra à s’imposer sur la durée dans la grande Ligue. Mais une chose est certaine, l’ancien membre des Cardinals fait déjà l’unanimité auprès de ses coéquipiers et il est également déjà très respecté par ses adversaires. Il score 17.9 points en moyenne avec 3.2 rebonds et 3.4 passes, le tout en 30 minutes. Il est plutôt intéressant en défense également et s’est récemment fait encenser par Chris Paul ou encore Paul George, avec qui il s’est entraîné cet été.

Avec 43,5% de réussites aux tirs et 35,7% à 3-points actuellement, tout n’est pas rose tous les jours, mais l’essentiel y est d’après son coach, même si les Playoffs s’éloignent pour le Jazz.

« Il se bat, c’est le truc le plus important » apprécie Quin Snyder. « Quand un joueur se bat et désire progresser, il y arrive. Un des petits trucs de Donny, c’est qu’il adore regarder des vidéos. »

 

 

Ultra clutch face à Cleveland

 

La nuit dernière, Mitchell s’est d’ailleurs brillamment illustré face au « King » de Cleveland. Une superbe victoire pour le Jazz 104-101 face aux Cavaliers et une sublime performance pour le rookie de Louisville qui compile 29 points, 6 passes, 4 rebonds et 3 interceptions. Donovan Mitchell a non seulement offert la victoire à ses coéquipiers, mais il a surtout affronté, tel un guerrier sans peur, un LeBron James toujours aussi fort. Un triomphe qui a permis au rookie de gagner le respect de son illustre adversaire d’hier soir : « Il a du jeu, il possède une grande intelligence du jeu, (…) » insiste le King en conférence de presse.  « Ce gamin a beaucoup de jeu et le Jazz surfe sur cette vague depuis le début de la saison, depuis qu’ils ont réalisé qu’ils avaient un diamant dans les mains. Il n’est pas petrifié par l’enjeu. Ils le mettent dans des bonnes positions dans lesquelles il peut être performant et il en tire avantage. »

Son coach, ses coéquipiers, les autres rookies l’imaginent déjà comme « steal » de la dernière draft : tout le monde est fan de « Donny ». La route ne fait que commencer pour le jeune rookie, et elle est encore très longue, mais il l’a prise dans le bon sens.

« Il aura des hauts et des bas, mais il se bat » insiste le technicien. « Il ne se met pas trop de pression, il est assez réfléchi pour vouloir faire le bon choix, être discipliné défensivement et jouer son rôle dans le groupe. »

Un beau joueur qui ne demande qu’à s’épanouir dans le meilleur environnement possible, ce que semblent pouvoir lui offrir les splendides paysages de l’Utah.

 

Julien Legrand

Un Curry bien épicé!

 

Le retour sur les parquets de Stephen Curry a semble-t-il ravi tous les membres de sa franchises et tous les fans des Warriors. Et c’est Steve Kerr, l’entraineur de Golden State, qui s’est fendu de la plus belle punchline!

 

Avec 38 points à 10/13 from downtown en 26 petites minutes, le retour de Steph Curry aura marqué les esprits! Visiblement incandescent et heureux de revêtir son maillot après onze rencontres passées dans les tribunes, le meneur des Warriors a permis à son équipe de prendre la mesure de Memphis. Surtout, il a distribué du bonheur à la pelle, comme l’explique son entraineur. « Vous avez pu l’entendre dans la salle ce soir. Tout a l’air d’être plus beau » a confié Steve Kerr en conférence de presse.

L’ancien coéquipier de Michael Jordan, et disciple de Popovich, s’est ensuite fendue d’une saillie que ce dernier n’aurait pas renié.

La nourriture va être meilleure qu’hier ce soir. Ma femme va être encore plus belle qu’elle ne l’est déjà. Mes enfants vont être heureux. Steph a ce genre d’impact sur les choses. Ce n’est pas pour rien qu’il est une franchise player. Et ce qu’il fait pour la franchise sur et en dehors du terrain est tout simplement dingue. 

Les Warriors finissent l’année de la meilleure des manières et tout semble au beau fixe pour une franchise qui vise un troisième titre -en quatre saisons- en juin prochain. Avec un Curry à ce niveau, il sera très difficile d’empêcher Golden State d’atteindre son objectif!

Ludo Lambermont fait le bilan

 

Passé par Pepinster et Ninane en senior, Ludo Lambermont s’épanouit désormais à Ypres en TDM1. Alors que 2017 touche à son terme, l’occasion était toute trouvée de se poser et de faire le bilan de l’année écoulée et de se projeter vers celle à venir.

 

Ludo, quel bilan tires-tu de l’année qui vient de s’écouler?

Un bilan positif. Avoir franchi un échelon sportif en signant à Ypres. ce qui représente aussi une étape personnelle puisque j’ai quitté Liège et habite seul pour la première fois. Là-bas, j’apprends tous les jours de mes coéquipiers, c’est enrichissant. Je retiens aussi la belle saison vécue à Pepinster. J’y ai retrouvé Jérôme Jacquemin et Zecevic que je connaissais en tant que supporter et avec qui j’ai toujours des contacts. J’ai retrouvé le plaisir de jouer. Avec mes anciens coéquipiers, nous nous disons souvent qu’on donnerait n’importe quoi pour revivre une telle saison.

Ton meilleur souvenir en 2017?

Il y en a de nombreux. Le plus récent, c’est notre belle victoire, avec Ypres, contre les leaders de TDM1, Oxaco Boechout. On l’a emporté dans les dernières secondes, une super sensation.

Un regret en 2017?

Clairement non.

Tes résolutions pour 2018?

Retrouver mon jeu et apporter le plus possible à l’équipe. Faire les Playoffs et se permettre de rêver du titre ou de la Coupe de Flandres. Justin Kohajda l’a gagnée la saison dernière et m’a dit que c’était extra-ordinaire. J’aimerais bien vivre ça car avec Pépin, nous n’avons jamais gagné nos finales.

Du coup, c’est quoi ton rêve pour l’année à venir?

Un titre de champion avec Ypres!

Et enfin, toi qui rêve de D1, comment as-tu vécu de redescendre en TDM2 et d’être maintenant en TDM1?

Pour moi, cela n’est pas un échec, et je ne l’ai jamais vécu comme tel. L’adage dit qu’il faut pouvoir reculer pour mieux sauter. Il s’agit juste d’une étape dans la carrière d’un sportif de haut niveau. Il faut passer par là, ne pas brûler les étapes et travailler dur. Pour moi, c’est un nouveau challenge qui m’aidera dans ma quête.

Yves Perugini jette les gants

 

La première moitié de saison de Dison-Andrimont est loin d’être un long fleuve tranquille. Et le club verviétois accuse un nouveau coup dur avec la démission de son entraineur, Yves Perugini.

 

Une préparation tronquée, un effectif décimé et des victoires qui se font rares, Dison-Andrimont a souffert durant cette première moitié de saison. Et, la nouvelle vient de tomber, Yves Perugini a présenté sa démission aux Verviétois.

 

Yves, tu as décidé de quitter ton poste d’entraineur de la R2 de Dison-Andrimont, une décision mûrement réfléchie?

Oui, j’ai fait ce choix après une profonde réflexion. J’ai préféré jeter les gants à ce moment de la saison pour plusieurs raisons.

Quelles sont-elles?

La première, et la plus importante, reste ma famille! Récemment, mon père a été hospitalisé deux fois dans un très court laps de temps, et j’ai besoin de passer du temps avec mes parents mais aussi mes enfants. J’ai également changé, il y a quelques mois, pour un énorme challenge professionnel.  Cela se passe très bien mais me demande toute mon énergie.

Et concernant le basketball en lui-même?

Sur le plan strictement basket, j’avais signé a Andrimont (ndlr: pour deux ans) pour former un groupe solide et avec des jeunes capables d’être intégrés. Je pense avoir rempli ma mission à ce niveau-là. Néanmoins, la réalité nous a rattrapé: une préparation dans de mauvaises conditions, des blessures et deux défections qui ont plombé notre compteur de victoires. Côté coaching, j’ai apporté tout ce que je connais de notre beau sport ainsi que ma passion pour ce jeu. Mais encore faut-il avoir un groupe viable pour engranger des victoires. Celles que nous avons acquises ont été le fruit du talent de mes joueurs et de bonnes reponses de coaching.

Dans quel état d’esprit es-tu?

J’arrête non pas fâché mais triste.  Et devant reconnaitre, malheureusement, un rapport coût/bénéfice personnel défavorable.

Te verra-t-on prochainement reprendre une équipe senior?

Comme je l’ai annoncé au President, il n’est pas question pour l’instant de reprendre quoi que ce soit comme challenge. Mais le futur devra, par contre, s’articuler autour de deux axes: formation et une structure de club permettant un développement basket.

Dwight Howard dominateur pour un hommage à Jordan

 

Belle et surprenante victoire des Hornets dans la baie d’Oakland cette nuit. Les Frelons ont pu compter sur un Dwight Howard des grands soirs.

 

Quand le nouveau pivot de Charlotte joue ainsi, la franchise de Michael Jordan offre un tout autre visage. Et devient même capable de battre la probable meilleure équipe de l’histoire.

Dominant la rencontre de bout en bout, D12 a offert un véritable récital, gratifiant l’assistance de quelques tirs extérieurs, cross-over et passes lumineuses en plus de son habituel abattage dans la raquette.

Avec 29 points à 10 sur 15 aux tirs, dont un inhabituel 9 sur 12 aux lancers-francs, 12 rebonds, 7 assists et 2 interceptions, Howard a rappelé à tout le monde qu’il restait un sacré client. Et a permis à sa formation de vaincre Golden State 100 à 111. De bon augure pour la franchise de Caroline du Nord, qui reste malgré tout distancée dans la course aux Playoffs

 

 

Un hommage à Jordan?

 

Cette performance du pivot originaire d’Atlanta intervient seize ans, jour pour jour, après le match record de Michael Jordan. Alors aux Wizards, dont il était actionnaire minoritaire, His Hairness était sorti de sa deuxième retraite pour la plus grande joie de ses millions de fans à travers le monde. Et The Greatest avait décidé de marquer le coup face aux… Hornets.

Avec 24 points inscrits dans le seul premier quart-temps, le numéro 23 allait livrer un récital comme lui seul était capable de le faire, terminant le rencontre avec un total de 51 unités. Soit le plus gros nombre de points marqué par un joueur de 38 ans -presque 39- dans toute l’histoire de la NBA!

C’était d’ailleurs là son trente-neuvième match à 50 points ou plus, et son dernier. « Je suis quasiment sûr que vous vous disiez que j’étais vieux, et je voulais certainement envoyer un message » confirmait Mike aux médias après la rencontre. « Je pense que ce soir, il voulait prouver qui il était. Je l’avais déjà vu faire des choses extraordinaires, mais ce qu’il a fait ce soir, à 38 ans, est incroyable » embrayait Doug Collins, son entraineur -et qui le fut aussi plus tôt dans la carrière de Jordan, aux Bulls.

 

Les highlights de Dwight Howard contre Golden State sont ici.

Le match dantesque de Jordan face aux Hornets est ici.

 

Antoine Braibant fait le bilan

 

 Pour Antoine Braibant, le basket, c’est sa vie! L’entraineur des filles de Pepinster savoure sa première saison en tant que head coach d’une formation de D1. Alors que l’année touche bientôt à son terme, il était temps de faire le bilan.

 

Antoine, que retiendras-tu de 2017?

Mon gamin, Niels, qui ne cesse de grandir. Avec ce prénom, on pourrait y voir un signe, mais c’est juste du hasard. Je retiens aussi l’émulation que d’être en D1 a provoqué à Pepinster. Nous récupérons du public, l’année dernière il y avait parfois plus de cent personnes. Pour un match de R1 Dames, c’est pas mal du tout et c’est super agréable. D’ailleurs, nous avons même un kop de supporter.

Un regret pour cette année qui se termine?

Le conflit que j’ai eu avec Cécile Van Bladel. Je l’ai écartée du groupe, c’est un choix sportif, cela fait partie du job mais c’est toujours difficile. Je ne lui tiens absolument pas rigueur de comment les choses se sont terminées.

Une résolution pour 2018?

Je vais bientôt avoir trente ans, donc ça serait pas mal de mûrir un peu. Et puis j’aimerais rendre au club la confiance qu’il m’accorde en nous permettant de nous maintenir en première division.

Une envie pour l’année à venir?

Je souhaite rester coach en D1, en Belgique ou ailleurs. L’étranger fait d’ailleurs partie de mon plan de carrière, c’est un objectif à moyen terme.

Les étoiles liégeoises ont brillé

 

Pour la première édition du All-Star Game new look hier à Courtrai, les Liégeois se sont illustrés. Mais c’est tout le basket belge qui sort gagnant de cette belle soirée.

 

Notre belle région était présente à tous les niveaux hier soir pour le match des étoiles. Et les Liégeois ont brillé. Au coaching, l’ancien entraineur de Liège, Dario Gjergja était à la tête de l’équipe orange. Sur le parquet, Niels Marnegrave, Wen Mukubu, Louis Hazard, Brieuc Lemaire et Terry Deroover défendait les sombres couleurs de la Team Black. Laurent Beck était aussi sur le terrain, mais pour arbitrer la rencontre tandis que Margaux Michel, responsable statistiques de Liège Basket, était également de la fête. « La Ligue m’a demandé d’aller faire les statistiques avec Fred de Charleroi » nous explique Margaux. « C’est la première fois que je participais à un all star game  et c’était une chouette ambiance. »

Si le résultat du match est anecdotique, il faut tout de même souligner que c’est la formation qui comptait nos représentants qui s’est imposée, 109 à 107. C’est pourtant Vincent Kesteloot (24 points), Senne Geukens (22 points à 10 sur 15 aux tirs et 6 passes décisives) et leurs coéquipiers du jour qui bénéficiaient d’un petit avantage au terme des trente premières minutes. Mais à la faveur d’un très bon dernier quart-temps et sur un dunk de François-Xavier Robert grâce à un caviar de Mukubu, les « Blacks » l’emportaient de deux points.

Chez les Oranges, Hans Vanwijn a, comme chaque weekend avec Anvers, noirci la feuille de stats (11 points, 12 rebonds et 6 assits) tandis que chez les vainqueurs de la soirée, nos Liégeois se sont mis en évidence. Niels Marnegrave, titulaire, a réalisé 6 points, 8 rebonds et 5 passes décisives pour un joli 16 d’évaluation. Wen Mukubu, titulaire lui aussi, s’est fendu de 10 points et 5 assists. Brieuc Lemaire a profité de ses 20 minutes de temps de jeu pour inscrire 8 points et récolter 7 rebonds. Terry Deroover et Louis Hazard, avec exactement le même temps de jeu que le neo-Montois, ont respectivement inscrit 9 et 13 points, avec une superbe adresse pour Hazard: 6 sur 7 aux tirs.

 

 

Terry Deroover remporte le concours à trois points

 

Mais le MVP de la soirée fut Anthony Lambot qui a réalisé un match plein avec 15 points à 7 sur 11, 6 rebonds et 8 passes. Une belle consécration pour le Carolo, prêté à Louvain cette saison pour obtenir plus de temps jeu. Ce qui est le cas puisqu’en championnat, il joue 23 minutes par rencontre, pour 7 points, 3 rebonds et 3 passes décisives. Le meneur-ailier ne cache d’ailleurs pas son envie de revenir au Spiroudôme avec un autre rôle que lors de sa première saison sous le maillot de Charleroi.

Si c’est le couteau suisse Vanwijn qui a remporté le concours de dunks, les Liégeois s’y sont illustrés puisque Mukubu n’a pas hésité à sauter par dessus Margaux Michel pour provoquer les vivats de la foule. « Avec Wen, c’est parti d’un délire » nous précise la statisticienne liégeoise. « J’étais assise à côté de lui sur le banc et il m’a dit qu’il allait sauter au-dessus de moi. J’ai répondu ok et il m’a donné ses « consignes ». J’ai croisé les doigts pour qu’il ne me fasse pas tomber mais, lors de son premier essai, j’ai compris qu’il avait une sacrée détente. Et à la deuxième tentative, c’était dans la poche. »

Margaux ne cache d’ailleurs pas sa satisfaction à l’issue de cette soirée. « J’étais surtout contente de voir Louis et Terry sur le terrain et, bien sûr, encore plus pour Terry qui a remporté le concours à trois points » nous confie-t-elle. Car oui, c’est bien Terry Deroover, le X-Factor liégeois, qui s’est imposé lors de l’exercice du tir longue distance. Un beau succès pour le meneur, qui a remplacé Olivier Troisfontaines, malade, dans ce concours.

Au final, la soirée fut une réussite, malgré les absences de certains top joueurs. « Je trouve que pour une première depuis des années, c’était pas mal. La Ligue a travaillé dur jusqu’au bout pour essayer de proposer un beau spectacle » reconnait Margaux. « La salle était remplie. C’était d’ailleurs sold out. Il y avait beaucoup d’équipes du X-Mas Tournament. » Avec déjà des idées pour les éditions futures. « Je pense que l’année prochaine, la Ligue mettra encore la barre plus haute. Pourquoi pas dans une salle d’un des clubs de D1 et y ajouter un vrai jeu de lumière à l’américaine? » conclut Margaux.

Des luttes passionnantes en P1

 

Au sein de notre première provinciale, la deuxième partie de saison promet des luttes passionnantes, tant pour le titre que pour le maintien. Tour d’horizon de notre première provinciale par Liège & Basketball .

 

Trois équipes semblent favorites pour être sacrées « champion » en fin d’année. Aubel, qui ne compte qu’une défaite et qui a survolé la première partie de championnat, devra se méfier de Neuville et du Haut-Pré Ougrée, qui ne comptent qu’un match perdu de plus. Hannut et Ensival, qui se sont inclinés à quatre reprises, restent en embuscade.

Les Aubelois, qui seront privés de Demarteau, parti à l’étranger, n’ont plus que le championnat en tête suite à l’élimination en Coupe face à l’Etoile Jupille. Pour Hubert et ses coéquipiers, longtemps invaincus, il faudra parvenir à garder le rythme et proposer le jeu collectif et efficace produit depuis le début de saison.

Haut-Pré est parvenu à se maintenir dans le trio de tête malgré de nombreux blessés. Maintenant qu’Yves Dehousse a récupéré ses absents, Ougrée bénéficiera de rotations supplémentaires à même de les aider à garder leur excellente cadence. Un élément d’autant plus prépondérant que les Liégeois sont également présents dans le dernier carré de notre Coupe Provinciale.

Un dernier carré que souhaite aussi rejoindre le Rebond Neuville, drivé de main de maître par Kevin Reyserhove, qui reconnaît que cette compétition revêt une certaine importance pour le club. « On peut dire que la coupe est un objectif. Nous y avons pris goût l’année dernière avant de perdre en finale donc nous nous étions dit que ça serait bien d’aller le plus loin possible, et pourquoi pas faire mieux que la saison dernière » nous confiait-il voici quelques semaines.

Pour cela, il faudra vaincre Hannut le 10 janvier prochain. Les gars de David Beck, renforcés par Oli Defraine, réalisent une excellente première partie de saison et sont -avec Ensival- les outsiders tout désignés du trio évoqué ci-dessus.

 

 

 

Kurtzweg et Renotte renforce Alleur

 

Dans le ventre mou du classement, deux formations présentent un bilan positif: Spa et le Mosa Angleur. Tant les Spadois, dont l’entraineur reprendra en main l’équipe de TDM2 la saison prochaine que les Liégeois auront à coeur d’aborder au mieux le deuxième tour pour tâcher de figurer dans le top 6 en mai.

Pour Saint Louis comme pour Waremme, l’objectif sera de revenir à 50% de victoires, dans un premier temps. L’expérience engrangée par les jeunes Collégiens leur sera fort utile lors de cette phase retour tandis que Waremme, que de nombreux observateurs attendaient plus haut, est toujours en lice en Coupe de la Province. Un bon moyen d’enjoliver la saison des Rouge et Blanc.

La lutte pour le maintien s’annonce passionnante également. La Vaillante Jupille, avec quatre victoires, semble avoir fait un pas important mais devra tout de même se méfier des quatre autres formations qui sont juste derrière au classement.

Avec trois victoires, Belleflamme et Pepinster possèdent un court avantage -un succès- sur Visé et Alleur. Mais les Noirs, qui viennent de recruter Bruno Kurtzweg et Olivier Renotte pour épauler le jeune groupe de Maurice Notelaers, comptent deux matchs de moins que les autres. Pas anodin avant d’aborder ce second tour.

La signature des deux anciens n’est pas anodine non plus, tant on connait leur expérience et leur talent. « C’est bien joué de la part d’Alleur » reconnait Michel Lejeune, le Président Visétois. « Je serais d’ailleurs content pour André Trinon et pour la mémoire de Roger Louwette si les Alleurois parvenaient à se maintenir. » Visé qui n’exclut pas d’aller puiser dans son noyau R2 pour péréniser sa présence au sein de l’élite. « Mais je pense que nous sommes capables de laisser Belleflamme, la Vaillante et Pepinster derrière nous. Le maintien, on y croit » conclut-il.

Du suspens en haut comme en bas du classement, vivement le début du deuxième tour!

Des étoiles belges

 

Des étoiles…belges vont scintiller ce soir à Courtai. Ce 28 décembre marquera le grand retour du All-Star Game, version noir-jaune-rouge, après quinze ans d’absence. Une belle fête pour le basket dans notre pays et qui promet du spectacle.

 

Le All-Star Game NBA est un des évènements sportifs les plus diffusés sur la planète. La version belge n’a pas cette prétention mais souhaite en faire une vitrine pour l’EuroMillions Basketball League et une fête pour la balle orange dans notre plat pays.

Deux équipes, entièrement constituées de joueurs locaux, vont s’affronter lors d’un match exhibition tandis que des animations auront lieu durant cette soirée.

La team orange, menée par l’ancien entraineur de Liège Basket, Dario Gjergja, présentera un cinq majeur, élu par les amateurs de basket, composé de Jean Salumu, Hans Vanwijn, Domian Loubry, Jean-Marc Mwema et Vincent Kesteloot. La team black, drivée par le coach du Spirou, Bryan Lynch, sera constituée d’Alexandre Libert, Niels Marnegrave, Yannick Desiron, Idris Lasisi et Jonas Delalieux.

Chaque formation comptera sept remplaçants, parmi lesquels -cocorico!- des Liégeois tels Wen Mukubu, Brieuc Lemaire, Louis Hazard et Terry Deroover.

Olivier Troisfontaines, notre pistolero national a dû déclarer forfait, malade. Dommage tant les qualités offensives du bonhomme auraient pu dynamiter la rencontre.

Mukubu participera d’ailleurs au concours de dunks tandis que Terry Deroover (qui remplace Oli Troisfontaines)  tentera de s’imposer dans l’exercice du tir à trois-points.

A l’image du match des étoiles organisé par Nike en France depuis quelques années, espérons que l’évènement de ce soir permette de redynamiser notre basket national et de mettre en lumière des talents qui souffre d’un manque d’exposition flagrant par rapport à leurs collègues footballeurs, notamment.

 

Vince Carter toujours vert!

 

Il a beau être plus près de la fin que du début -et c’est un euphémisme- de sa carrière, Vince Carter reste capable de coups d’éclat dont il a le secret! Et alors qu’il n’avait jamais scoré plus de 8 points depuis son début de saison avec les Kings, il a décidé d’enfiler son maillot de super héros cette nuit. Avec 24 points à 10 sur 12 aux tirs, il est le grand artisan de la victoire des Kings contre le King.

 

Avec Ginobili et Nowitzki, Vinsanity fait un peu partie des derniers des mohicans. Et il ne semble guère vouloir raccrocher puisqu’il expliquait voici quelques jours vouloir encore continuer à fouler les parquets de la grande ligue la saison prochaine.

Et comme pour joindre le geste à la parole, half-man half-amazing a sorti une très grosse performance pour faire tomber les Cavs, 109 à 105. Une ligne de stats dont nous avait habitué Air Canada au cours de ses belles années. 24 points à 10 sur 12 aux tirs, 5 rebonds et 3 passes en 30 minutes. Suffisant pour faire mordre la poussière au Cavs, qui enregistrent là leur troisième défaite de rang.