Shawn Kemp voulait dunker sur des imbéciles et sortir le soir

 

Lors de ses belles années à Seattle, Shawn Kemp était un phénomène athlétique et une basketteur d’exception. Pour The Player’s Tribune, « The Rain Man » se souvient de cette grande époque.

 

Dans les années 90, Shawn Kemp explosait les cercles de NBA et les Sonics était une des équipes les plus excitante de la ligue. « C’est marrant d’y penser maintenant, mais en 1989, j’étais le plus jeune joueur de NBA » se rappelle Shawn Kemp sur The Players’ Tribune. « Un gamin de 19 ans, et je suis le premier à admettre que j’ignorais tout du professionnalisme et même pour vivre tout seul. Ça ne me paraissait pas très important, cela dit. J’étais jeune, j’avais faim. Je voulais dunker sur des imbéciles, sortir le soir, et leur dunker encore dessus le lendemain. »

Pour l’épauler, « The Rain Man » a pu compter sur une écolage à la dur auprès des vétérans de la franchise de Seattle. »J’ai eu de la chance. Beaucoup de gars qui arrivent en NBA avec cette mentalité ne durent pas longtemps. J’ai appris de gars comme Xavier McDaniel, Nate McMillan, Michael Cage, ces vétérans qui étaient à Seattle quand je suis arrivé. Ils m’ont tous appris très tôt qu’il y avait bien plus que le dunk dans le basket » continue Kemp.

Très vite, le dunkeur fou se rend compte de l’implication que nécessite la course au titre dans la grande ligue. « Un des trucs auxquels j’ai eu du mal à m’adapter, c’est de jouer à fond à chaque match. En NBA, il faut être prêt à gagner chaque soir. Je sais que c’est cliché mais la vérité, c’est qu’en arrivant à Seattle, on a eu de la chance. C’était déjà une équipe à 50% de victoires, avec des vétérans qui connaissaient la ligue. On pouvait jouer et produire du bon basket, quasiment à l’instinct. Hors des terrains, Gary et moi, on passait notre temps dans les bars à s’amuser. On a essayé de tout avoir en en faisant peu, pendant un certain temps. Mais les grandes équipes jouent à fond chaque soir. On se bat toute la semaine à l’entraînement et si tu tombes contre ce genre d’équipes, tu te fais rétamer » se souvient Kemp, qui a par la suite oublié cela, se perdant dans l’alcool, les femmes et les procès.

Avant de devenir l’équipe redoutable qui a mené la vie dure aux Bulls durant les finales de 1996, les Sonics se sont coltinés de sacrés client. « Quand j’ai joué Bill Laimbeer pour la première fois, j’ai reçu un peu de ce traitement. C’était en 1989, je sortais du banc comme rookie. Les Bad Boys de Detroit étaient encore très forts après leur premier titre. Je jouais bien depuis quelques semaines, on gagnait des matchs et je dunkais sur tout le monde. Je pensais que j’allais dominer comme ça pour toujours, comme quand on joue au quartier sur un panier rabaissé » poursuit Shawn Kemp. « J’étais ouvert et j’ai dunké sur Laimbeer. Temps-mort pour Detroit, je me sens bien. En revenant vers le banc, je vois que Laimbeer me montre du doigt. Il me montre du doigt celui-là, alors que je viens de lui dunker dessus !? Je l’ai montré du doigt aussi. Les Bad Boys étaient vraiment des mauvais garçons, ils étaient bons en défense mais ils voulaient surtout faire mal. Sur l’action suivante, on a le rebond, on me passe la balle, Laimbeer était derrière moi… Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite. Je me suis réveillé à l’hôpital. »

 

La Coupe de Suisse pour Mayombo, pas pour Petit

 

Noémie Mayombo et Thibaut Petit disputaient la Coupe de Suisse ce weekend. La liégeoise est repartie avec le trophée, l’entraineur est reparti bredouille.

 

C’est l’AWBB qui s’en fait l’écho: Fribourg est le grand triomphateur des finales de la Coupe de Suisse. C’est ainsi que la formation masculine a donné une leçon d’efficacité (92-72) aux Tigers de Lugano, chers à Thibaut Petit : « On doit tourner à 6, 7 joueurs et on a logiquement manqué de fraîcheur », ponctue le Waremmien.

En revanche, Noémie Mayombo a remporté le trophée avec ses Fribourgeoises : 76-66, aux dépens de Bellinzona. « On s’est fait peur, mais je me suis attachée à rassurer mes équipières », commente la Wallonne qui, avec 17 points, 14 rebonds  et 5 assists, a été élue MVP de la rencontre.

 

Michel CHRISTIANE

« Papa » en wallon dans le texte et un vicaire en voyant de tous les « seins »

 

Les Carnets du basketteur

 

En près de quarante ans de carrière, Michel Christiane a accumulé une kyrielle de souvenirs et d’anecdotes. De Fond-de-Forêt à Barcelone. Régulièrement, pour Liège & Basketball, il vous proposera un billet dont le seul but sera de vous faire sourire et de permettre aux plus jeunes de découvrir « le basket du siècle dernier » …

 

Il y a quelques semaines, j’évoquais le déplacement quasi « hollywoodien » de Braine en Sicile. Cette fois-ci, place à d’autres présentations certes moins exaltantes, mais tout aussi croustillantes…

Début des années 80 par une belle soirée de fin d’été au magnifique Manoir des Lébioles, sur les hauteurs spadoises. C’est dans ce cadre verdoyant et majestueux que Christian Binet, président du BC Verviers (D1), a confié ses invités afin de mieux faire connaissance avec sa nouvelle équipe. Particularité : le club est issu du Collège St-François Xavier et possède toujours des ramifications avec l’évêché. Autrement dit, le vicaire général s’assied à la table d’honneur juste à côté de Mme Binet ne détestant pas arborer une poitrine particulièrement rebondie. Lors du repas, je crois que le représentant ecclésiastique a plus plongé dans le généreux décolleté de sa voisine que dans son assiette. Bref, le brave homme d’église ne savait plus à quels « seins » se vouer…

Je vous parlais de Sicile et je me rends compte qu’une année, Ostende a fait plus fort encore. C’est l’époque où les Côtiers sont sponsorisés par Sunair qui vient d’ouvrir un club de vacances à Eilat, en Israël. Et c’est là-bas que la presse a été conviée quelques jours pour découvrir le futur roster flandrien. A ce moment, je couvre le basket national pour La Libre Belgique où je prends connaissance de ce mini-trip, peu après, sous la plume d’un journaliste de la rédaction bruxelloise… n’y connaissant rien en sports. Encore moins en basket. Coup de fil au chargé de presse ostendais pour lui faire part de mon étonnement. Sa réponse me laisse pantois : « Monsieur Christiane, comme nous ignorions votre adresse personnelle, nous avons envoyé l’invitation au journal et c’est un de vos confrères qui s’est présenté affirmant qu’il vous remplaçait. » Quand il y a de la gêne… Mais, fallait-il pour la cause ériger un Mur des Lamentations à Jevoumont ?

Pour lancer sa première saison au sein de l’élite, Pepinster met les petits plats dans les grands, en août 85, au « Trôs Marets », près de Malmedy. Certains intervenants s’accrochent à leur discours tels des naufragés à leur bouée. C’est alors qu’un jeune homme politique de la région prend la parole. Sans papier, mais avec une impressionnante maitrise oratoire. Le public est déjà sous le charme quand il poursuit son exposé en néerlandais, en anglais et en allemand. Dès cet instant, j’ai compris que Melchior Wathelet (père) s’apprêtait à connaitre une carrière hors norme.

Nous sommes exactement le vendredi 22 avril 2005. Soit, entre la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Rusé, Michel Daerden profite de la présence de la presse sportive internationale pour dévoiler les plans de rénovation du Country Hall, cher – au propre comme au figuré – à Liège Basket. On est ainsi réuni au tout récent espace Horeca à l’aéroport de Bierset. Déjà assez imbibé, « Papa » monte à la tribune et tient des propos quasi inaudibles. Je suis à table avec une des « plumes » de L’Equipe qui m’interroge, éberlué : « Quel est ce guignol ? ». Quand je l’informe qu’il s’agit du ministre du budget et des sports, il me demande de répéter. Il ignore cependant que l’Ansois est capable de « mieux » encore : « Juste avant de m’adresser à vous, mon ami Joly (ndlr : Jean Joly, le regretté président de Liège) m’a certifié que, si nous voulions accueillir des compétitions internationales, nous devrions également disposer d’une salle d’entraînement distincte. A la grosse louche, il y en aurait quand même pour 4 millions d’euros supplémentaires. » Après une (courte) réflexion et devant un parterre d’invités aussi amusés que médusés, il conclut en wallon : « Allè, ki vasse ! » Pour les non-initiés : « Allez, ça ira ! » Sûr que mon collègue parisien n’en est toujours pas revenu.

 

Michel CRHISTIANE

« Faire preuve de grinta »

 

Ce samedi, l’Etoile a éprouvé de sérieuses difficultés à se défaire de Waremme mais  a remporté l’essentiel: la victoire. Les Jupillois sont désormais à quarante minutes, et un déplacement à Tilff, d’un sacre en deuxième provinciale.

 

« Le groupe a offert une superbe réaction » se félicite Julien Van Roy. « Nous étions à moins douze à un moment et nous nous sommes battus jusqu’à la fin. Nos adversaires ont livré un excellent match et ont même eu un shoot crucial à cinq secondes du termes. Heureusement pour nous, celui-ci n’est pas rentré. » Et l’Etoile l’a emporté, 80 à 83.

Ce vendredi, Jupille se déplace à Tilff, qui avait créé la surprise en s’imposant aux Argilières. « Il ne faut pas que nous fassions la même erreur que chez nous » prévient « Lambert ». « Nous avions connu un off-day alors que les Porais étaient en réussite. Mais si nous faisons montre de la même envie que contre les Wawas, cela devrait aller. » Et de conclure: « Le groupe est hyper motivé et nous n’allons pas gâcher toute une saison en quarante minutes. Comme dirait notre entraineur, il va falloir jouer avec de la grinta. »

 

« Je n’ai connu qu’une seule descente »

Défait à Alleur ce weekend, Pepinster jouera son maintien lors de l’ultime journée de championnat avec un déplacement périlleux à Aubel. Sébastien Dethioux revient sur cette situation exceptionnelle.

 

Séba, comment le groupe a-t-il réagi suite à votre défaite à Alleur?

Nous nous sommes mis tout seuls dans cette situation, avec deux non-matchs  à domicile face à Ensival et Spa et une fin de rencontre ratée à Alleur où nous avons raté beaucoup de lancers dans les dernières minutes. Ce n’est donc pas facile à avaler.

As-tu déjà vécu pareille situation?

Il y a quelques années, j’ai connu une descente avec Pepinster alors que nous avions laissé deux équipes derrière nous. Mais il y avait eu alors trois descendants. C’est d’ailleurs la seule et unique fois où je suis descendu de division.

 

C’est un déplacement difficile qui vous attendra à Aubel, qui vient de perdre son coach et voudra se préparer pour les Playoffs. Comment allez-vous gérer cette rencontre?

Tout d’abord, je pense qu’il y a beaucoup de chances que Visé sorte vainqueur de son duel contre Saint Louis vu les circonstances. Toutefois, nous avons toujours notre sort entre les mains. Nous avons déjà battu Aubel, il y a environ un mois. Une victoire reste donc possible même si nos adversaires se battront pour obtenir l’avantage du terrain en Playoffs.

 

Un belge rejoint une université prestigieuse

 

Omar Thielemans rejoint la prestigieuse université d’Arizona.

 

C’est la DH qui s’en fait l’écho: Omar Thielemans évoluera la saison prochaine sous le maillots des Wildcats, la prestigieuse université d’Arizona. La célèbre fac est située à Tucson et évolue au sein de la relevée conférence Pac-twelve en NCAA. Les Wildcats ont compté des joueurs de la trempe de Steve Kerr, Mike Bibby, Richard Jefferson, Andre Iguodala, Jason terry ou Aaron Gordon dans leurs rangs et ont remporté le Final Four en 1997.

Omar Thielemans explique à la DH les raisons de son choix. « La visite était exceptionnelle et je ne pensais pas que le campus était aussi grandAprès la première journée, j’étais convaincu et le deuxième jour, j’ai pris ma décision. Je pense que je suis un joueur versatile. Je n’ai pas vraiment de position et je peux jouer 2-3-4. Je sais aussi bien passer la balle et profiter des avantages de taille » confie le jeune ostendais de 18 ans au quotidien belge« Je pense que si je me concentre vraiment sur un programme comme celui-ci, je peux atteindre le plus haut niveau. Mon rêve a toujours été de jouer en NBA.« 

Saint Louis, en patron, est champion

 

Ce weekend, Saint Louis recevait son dauphin avec en jeu le titre de champion de deuxième régionale. Les Collégiens ont tué tout suspens dès le début de la rencontre pour remporter, en patrons, la victoire et le titre.

 

En deuxième régionale, le titre de champion revient à Saint Louis! Il s’agit là d’un titre honorifique, les Collégiens devant passer par les Playoffs pour rejoindre la première régionale. Il n’en reste pas moins que c’est là un superbe accomplissement pour un groupe qui ne visait que le maintien en début de saison.

Ce titre a d’ailleurs été acquis à la suite d’une large victoire, 84 à 57, face à Quaregnon. Les Liégeois ont totalement surclassé leur dauphin, menant 21 à 8 après dix minutes et 44 à 20 à la pause. De quoi dérouler et savourer pour Kalut (14 points), Matisse (15 unités), N’Tumba (18 pions) et compagnie. Un sacre qui offre aussi l’avantage du terrain aux Collégiens pour la totalité des Playoffs.

« Une victoire importante »

 

Victorieux à Ensival samedi, le Haut-Pré n’a pas encore dit son dernier mot pour le gain du titre de champion de première provinciale. A quelques jours d’une dernière journée de championnat décisive, Liège & Basketball fait le point avec Stéphane Grandry.

 

Stéphane, belle victoire obtenue à Ensival…

Oui, une victoire importante tant pour l’effet psychologique sur Ensival en cas de Playoffs que pour ne pas offrir le titre à Neuville cette semaine.

Qu’as-tu pensé de cette rencontre?

Ce match fu très bizarre. Nous menions de seize points au début du deuxième quart et nos adversaires reviennent à deux points à la pause pour ensuite prendre dix points d’avance à l’entame du dernier quart-temps.

Mais vous finissez par l’emporter, 66 à 74.

Je félicite les gars pour la mentalité et la défense affichées dans les dix dernières minutes. C’est ainsi que nous aurions dû jouer nos cinq derniers matchs.

La dernière journée de championnat s’avère déterminante pour le titre…

Nous jouerons la Vaillante samedi prochain avec l’envie de nous imposer et nous suivrons attentivement les Wawas (ndlr: qui reçoivent Neuville). Ce qui est certain, c’est que nous nous préparons psychologiquement pour les Playoffs.

 

Saison parfaite pour la police

 

Ce weekend avait lieu la finale de la Coupe Corpo entre la police et les pompiers. Ce sont les forces de l’ordre, favorites, qui se sont adjugées le trophée.

 

Les pompiers n’auront pas réussi à mettre le feu au lac, l’équipe de la police s’imposant largement 84 à 51 et s’adjuge la Coupe. Un trophée qui vient couronner une saison parfaite pour les policiers qui réalisent le doublé Coupe-championnat sans avoir connu le moindre revers.

Troisième quart de folie pour Houston

 

Grâce à un troisième quart-temps de folie (20 à 50!), Houston s’est imposé à 100 à 119 à Minnesota et mène 3-1 dans la série.

 

A la pause, les deux équipes étaient dans un mouchoir de poche. Mais au retour des vestiaires, Houston a produit un des quart-temps les plus incroyables de l’histoire en Playoffs: 20 à 50 pour les visiteurs. Harden (36 points au total) et Paul (25 points, 6 rebonds et 6 passes) n’ont pas été étrangers à ces dix minutes de folie, scorant 37 des 50 points de leur formation.

Aux Wolves, KAT a confirmé son réveil (22 points et 15 rebonds) mais le trio Butler/Teague/Winggins a déchiré: 34% aux tirs. Derrick Rose s’est de nouveau montré précieux avec 17 points à 7 sur 11, 6 rebonds et 4 passes. Les Rockets mènent désormais 3-1 et le prochain match se disputera dans le Texas.