Quand Charleroi était encore en Euroleague…

 

La dernière apparition du Spirou Charleroi en Euroleague remonte déjà à 2011-2012. Une éternité mais des souvenirs restés vivaces pour beaucoup d’aficionados de la balle orange. Flash-back!

 

Cela fait désormais six ans qu’une équipe belge n’a plus été conviée au grand barnum européen. Et vu la direction prise par l’Euroleague, il risque de couler beaucoup d’eau sous les ponts avant de voir un de nos représentants s’inviter à la fête. La dernière fois, c’était lors de la campagne 2011-2012.

Une saison particulière comme nous le confie Boris Penninck qui vivait sa première expérience pro au sein du Spirou. « C’était l’année du lock-out, il y avait pas mal de joueurs NBA qui étaient venus gonfler les rangs des équipes européennes. » L’Euroleague affichait beau au terme d’un final four remporté d’un point par l’Olympiakos face au CSKA Moscou. La compétition reine alignait des pointures comme Andrei Kirilenko, Vassilis Spanoulis, Dimitri Diamantidis, Nicolas Batum, Bo McCalebb, Nenad Krstic, Jorge Gabajosa ou encore Serge Ibaka qu’avaient affronté Boris et le Spirou. « C’était dingue de se retrouver face à de telles pointures » s’extasie l’intérieur de Liège Basket.

Niveau talent, Charleroi n’est pas en reste avec un effectif qui comporte -notamment- le génial meneur Demon Mallet, le défenseur d’élite Justin Hamilton, l’ancien nbaer Jiri Welsh et le futur Tornik Shengelia. Sans oublier l’intimidateur Andre Riddick. « J’avais des posters de lui dans ma chambre, je le voyais à la tv » se rémemore Boris. « Et je suis devenu son coéquipier. C’était simplement incroyable.« 

 

Le gratin au Pays Noir

Le Spiroudôme a accueilli le gratin cette saison là puisque le Real Madrid, le Partizan Belgrade, l’Armani Milan, le Maccabi Tel-Aviv et les Turcs d’Efes sont venus au Pays Noir. « Le groupe de la mort » se rappelle Boris. « Nous avons réussi à accrocher deux victoires. Face à des formations d’un tel calibre, s’imposer relèvait à chaque fois de l’exploit.« 

Le groupe de Giovanni Bozzi termine dernier de sa poule, non sans avoir démérité. « Même si je ne jouais que des bribes de matchs, cela reste une expérience inoubliable » nous confie celui qui ira ensuite à Pepinster avant d’atterrir à Liège. « En championnat, nous gagnions beaucoup, donc l’ambiance était au beau fixe » explique-t-il. « Un état d’esprit hyper positif et puis, avoir des coéquipiers aussi talentueux, c’est assez remarquable. »

Ambitieux en Belgique et sur le front européen, c’est à un style de vie particulier que doivent s’adapter Boris et ses coéquipiers. « Nous étions tout le temps en avion » précise-t-il. « Nous partions pour deux ou trois jours pour nos matchs européens, nous avions peu d’occasion de nous entrainer. » Une épopée qui marquera à vie celui qui vit désormais à Liège depuis quatre ans. « J’aimerais pouvoir un jour regoûter à l’Europe » confesse-t-il.

Six ans et déjà une éternité. Charleroi connut par la suite des soucis internes, le pouvoir d’attraction de notre première division diminua de saison en saison et l’Euroleague, souhaitant dupliquer son modèle sur celui de la NBA -une ligue fermée- n’invita plus les équipes belges, au grand dam de tous les amateurs de basket qui avaient pu vibrer lors des exploits européens du Spirou.