Trou noir fatal pour Ninane

 

Un trou d’air total de dix minutes a eu raison des espoirs des calidifontains, qui se seront battus jusqu’au bout.

 

Un catastrophique trou d’air dans le deuxième quart-temps. Dix minutes lors desquelles Gerald Henrard (18 points et 9 rebonds) et ses coéquipiers ont bu le calice jusqu’à la lie, stériles devant et incapables de stopper la furia visiteuse. A la pause, Ninane était largement mené, 22 à 45.

Au retour des vestiaires, Maio (8 points, 4 rebonds, 2 assists et 3 steals) et ses coéquipiers offraient un bien meilleur visage et grappillaient leur retard. C’était  47 à 63 après trente minutes. Difficile, mais pas impossible et les Calidifontains jetaient toutes leurs forces dans la bataille.

Sur un panier de Kaluanga, Ninane revenait à 58-69 à cinq minutes du coup de sifflet final. L’espoir était présent mais les locaux allaient rester muets offensivement pendant trois minutes avant que Dedave ne score pour faire 60 à 77. La messe était dite, les carottes cuites et la défaite inéluctable: 62 à 81, score final.

 

Les Ours ont eu raison du Taureau

 

Pour la première confrontation de ce back-to-back, Liège Basket s’est incliné, 77-73, à Louvain.

 

Ce sont les Bears qui entraient le mieux dans la partie pour mener 12 à 6 et puis 20 à 14 après dix minutes. Milos Bojovic (23 points et 5 steals) et les siens grappillaient leur retard pour regagner les vestiaires sur le score de 38 à 36.

L’entame de deuxième période était similaire à celle du début de rencontre et les Louvanistes prenaient l’avantage, 62 à 51 après trente minutes. Le dernier quart-temps voyait les Principautaires revenir au score et à 74-72 sur un lay-up de Bojovic mais c’était trop juste et Liège s’inclinait 77 à 73.

Au rayon des satisfactions, notons le match positif de Jonathan Jordan, auteur de 19 points, 5 rebonds et 6 passes décisives, ainsi que la bonne entrée en matière de la récente recrue, Gerald Beverly, qui a apporté 11 points et 9 rebonds à sa nouvelle équipe.

Louvain empoche sa troisième victoire de la saison tandis que les Principautaires peuvent se mordre les doigts d’avoir raté l’occasion de recoller à un succès du Basic Fit Brussels, qui s’est lourdement incliné à domicile face à Limbourg. Liège ne pourra pas ruminer longtemps sa défaite et a la chance de pouvoir s’offrir sa revanche dès demain soir au Country Hall.

C’est parti pour les back-to-back

 

Ce soir, à Louvain, Liège Basket entame sa série de back-to-back avec la nécessité de renouer avec la victoire sous peine de voir les Playoffs s’éloigner presque définitivement.

 

Louvain-Liège et Liège-Louvain en deux jours, voilà le programme des Principautaires pour lancer cette série de back-to-back (cinq au total) qui détermineront la réussite ou l’échec de leur saison pour de nombreux clubs.

Actuellement neuvième, à deux victoires (mais un match de moins) du Brussels qui occupe la dernière place qualificative pour les Playoffs, Liège a l’occasion de rattraper son retard ce weekend face à un adversaire qui ne s’est imposé qu’à deux reprises cette saison.

Pour entamer cette dernière ligne droit ô combien importante, le club de la Cité Ardente pourra compter sur sa nouvelle recrue, Gerald Beverly, arrivé en droite ligne de l’Ohio. Dans le camp adverse, Maxime Gaudoux et Arizona Reid, deux pions majeurs de l’effectif louvaniste, sont blessés et ne pourront dès lors pas participer à cette double confrontation.

Avec deux matchs en vingt-quatre heures, la gestion de la fatigue sera un facteur primordial de la réussite des Principautaires. « La récupération sera particulièrement importante, pour ce weekend et les autres back-to-back » nous confirme Margaux Michel, responsable statistiques à Liège Basket. « Les joueurs devront pouvoir se ménager des plages de repos et prendre soin de leur corps. »

Inutile de faire un dessin, ce weekend, les Liégeois doivent empocher six points. Ils en sont d’ailleurs bien conscients et semblent prêts à démarrer idéalement ce soir face aux Bears.

Ninane doit continuer sur sa lancée

 

Pour Ninane, chaque match -il en reste deux- est une finale et doit être abordé comme telle. Ce sera encore le cas ce vendredi soir pour la réception de Gistel. D’autant qu’il est difficile d’y voir clair concernant les conditions nécessaires pour se maintenir.

 

Ninane est désormais douzième, à égalité avec Houthalen, et avec une victoire de plus que Neufchâteau, qui s’est incliné mercredi contre le Royal IV Brussels, 71-87. Ce vendredi soir, après la chasse au oeufs organisée par le club calidifontain, les troupes de Marc Hawley recevront Gistel, septième au général. « L’équipe est prête » avance Romain Nicaise. « Le coach ne voulait pas parler de l’importance de la rencontre de ce soir, mais nous savons tous à quel point elle l’est. »

Objectif du club: la victoire. « Nous devons faire la même chose, ou mieux que contre Houthalen, car nous ne voulons pas compter sur une défaite de notre concurrent direct parce que nous n’avons pas su gagner » continue celui qui évoluera à Spa la saison prochaine. « Nous sommes chez nous, nos adversaires viennent d’Ostende, il faut les tuer dès le début de match pour  prendre l’avantage. »

 

 

Imbroglio concernant le règlement

 

Ninane joue sa survie dans l’antichambre de l’élite. Mais le moins que l’on puisse remarquer, c’est la nébuleuse qui entoure le système des montées et descente, dont les tenants et les aboutissants viennent à peine d’être dévoilés. De quoi interloquer un observateur avisé du basket national. « Notre fédération est ridicule en donnant le menu au moment du pousse café » regrette-t-il.

Nous étant procuré le document notifiant l’organisation des montées et descentes en TDM1 et TDM2, nous ne pouvons que constater la multitudes de scénarii différents, et le flou qu’il règne encore à ce sujet. Seule certitude, Neufchâteau devrait faire la bascule directement. Ensuite, en fonction du nombre de club désireux de monter -et de participer aux Playoffs- en TDM2, des Playoffs seraient -le conditionnel est de mise dans ce fatras de conjectures- organisés entre les équipes inscrites de TDM2 et les douzième et treizième (soit, à l’heure actuelle, Ninane et Houthalen) de TDM1. L’organisation de cette compétition variera en fonction du nombre d’inscrits.

Toutefois, et alors que l’interrogation suite à l’arrêt de clubs flamands n’est pas encore levée, le règlement stipule qu’en cas de renoncement d’un club de TDM1, reste dans cette division, le perdant de la finale des Playoffs entre les TDM1 et TDM2, d’abord, les descendants de TDM1, en fonction du classement, ensuite.

Vous l’aurez compris, difficile d’y voir clair actuellement, et c’est bien regrettable. La solution la plus simple pour Ninane reste d’aller chercher deux victoires, ce soir contre Gistel et à Gand la semaine prochaine en espérant que l’on cesse de marcher sur la tête dans les années à venir.

« Impatients et motivés »

 

Ce soir, dans la salle de la rue Nicolas Spiroux, c’est la grosse affiche de première régionale avec la réception, par Belleflamme, de Fleurus. Pour marquer le coup, Liège & Basketball a interrogé quatre joueurs des Verts: Damien Aussems, Maxime Clavier, Sébastien Peremans et Johnson Matumuini. C’est parti pour une quadruple interview.

 

Les gars, prêt pour le choc de ce soir? Comment abordez-vous cette rencontre?

Johnson Matumuini: Nous sommes prêts! C’est un match que nous attendons depuis un bon moment.

Damien Aussems:  Nous attendons effectivement cette rencontre depuis quelques temps déjà. Nous sommes sereins, nous sommes chez nous et nous savons ce que nous avons à faire, à savoir gagner et reprendre l’average, sinon nous pouvons dire adieu au titre. Nous savons que cela ne sera pas facile, mais nous allons tout donner, comme nous l’avons toujours fait, pour ne rien regretter au cas où cela devait mal se passer.

Maxime Clavier:  Nous ne pouvons qu’être prêts pour ce type de duel. Je nous sens assez détendus. Nous avons une petite revanche à prendre car au match aller, personne n’avait évolué à son réel niveau et cela nous avait coûté la victoire.

Sébastien Peremans: C’est le jour J et tout le monde est impatient! Il nous reste une infime chance d’être sacrés champions et nous voulons la jouer jusqu’au bout. Pour cela, il nous faudra battre Fleurus de dix points. Mais nous voulons avant tout penser à la victoire et ne pas nous encombrer l’esprit trop tôt dans la partie de cette histoire d’average. Au match aller, nous étions passés à côté de notre sujet en deuxième mi-temps alors que nous étions pourtant devant à la pause. Cela démontre que notre adversaire est prenable, surtout à la maison devant nos supporters qui piaffent d’impatience.

Quels facteurs peuvent vous conduire à la victoire?

Johnson Matumuini: Ce sont les leaders de la série, nous devrons vraiment nous donner à 100% et faire preuve d’une grosse envie. Chacun de nous doit apporter un maximum car nous ne pourrons nous imposer qu’en jouant collectivement.

Damien Aussems: Il faudra surtout contenir leurs artilleurs et gérer le rythme de la rencontre. Si nous tentons de jouer comme eux, cela ne fonctionnera pas. Nous devrons également être plus précis que lors de notre premier affrontement où nous n’avions inscrit que cinquante-six points.

Maxime Clavier: La décision se fera dans la raquette, encore une fois, mais aussi au rebond et sur la ligne des lancers-francs. Nous ne pouvons pas nous permettre d’offrir des secondes chances à notre adversaire.

Sébastien Peremans: Une réelle constance et une combativité sans faille durant la totalité de la rencontre sont indispensables pour revendiquer la victoire. Nous connaissons les forces adverses. Nos opposants sont très physiques, rapides, jouent juste et savent trouver l’homme en forme. Nous devrons parvenir à contrôler l’ailier Mertens et le pivot Senna Hounanou, qui sont deux points forts de cette équipe. La réussite aux shoots à distance, les rebonds défensifs et les lancers-francs seront aussi des facteurs clés dans cette partie et peuvent considérablement influencer le résultat final. Nous sommes motivés et nous donnons rendez-vous ce soir aux amateurs de basketball.

Esneux peut se sauver ce soir

 

Ce soir, en même temps que Sprimont défiera Bornem, Esneux recevra Tongres avec la ferme intention d’aller chercher la victoire nécessaire pour le maintien.

 

Les Dragons n’ont plus gagné depuis le 21 janvier contre Lier. Une série, en cours, de huit défaites, qui a plongé les Esneutois dans les tréfonds du classement et les oblige à jouer pour leur survie au sein de cette TDM2.

Ce soir, Esneux a l’occasion de faire coup double en prenant la mesure de Tongres, tandis que Sprimont reçoit Bornem, concurrent direct -une victoire de moins- des Verts. Mais du côté des troupes de Didier Longueville, on souhaite être maitre de son destin. « Nous nous sommes vraiment bien entrainés cette semaine et deux fois à dix » nous explique Gauthier Liégeois. « Nous aimerions donc prouver que nous n’avons pas besoin des autres pour nous sauver. »

Néanmoins, en cas de succès des deux équipes liégeoises ce soir, les Dragons compteraient deux victoires d’avance sur leur poursuivant et seraient ainsi officiellement sauvés.

« Beaucoup d’émotion à Sprimont »

 

Ce soir, l’émotion sera à son comble pour le dernier match, dans son antre Sprimontois, de Pascal Horrion avec l’équipe première du Point Chaud. Jérôme Flagothier, dont la carrière est pratiquement indissociable de celle de son mentor, se confie sur cette soirée qui s’annonce particulière.

 

Jérôme, dernier match de Pascal Horrion à domicile ce soir. Il risque d’y avoir de l’émotion pour cette soirée?

En effet, ce sera notre dernière rencontre à domicile avec Pascal et il y aura beaucoup d’émotion. Nous tournons une page après treize années d’une collaboration fructueuse et de très bons souvenirs.

Si tu devais résumer ton entraineur quelques mots?

Difficile de résumer Pascal en quelques mots, tant il y aurait à dire. Mais, ce sont les termes dévouement, passion, travail et ambition qui caractérisent le mieux notre entraineur. Il peut se targuer d’avoir l’un des plus beaux parcours liégeois de ces quinze dernières années.

L’objectif de ce soir est de s’imposer pour filer un coup de pouce à Esneux?

Nous jouons, quoi qu’il arrive, tous nos matchs pour les gagner. Mais, après avoir compliqué la tache des Esneutois le weekend dernier, on va tenter de la faciliter ce soir.

 

Aubel a un pied en Playoffs

 

Grosse victoire d’Aubel ce jeudi soir face à Alleur pour le retour express de Jérémy Demarteau. Les Herbagers s’imposent 70 à 53 contre les All Blacks et ont désormais un pied en Playoffs.

 

« Cette victoire fait du bien » sourit d’emblée Xavier Hubert. « Nous avons désormais un pied en Playoffs et la troisième place car nous sommes positif sur Ensival à l’average. »

Le retour de Jérémy Demarteau s’est donc soldé par un franc succès. « Nous avons pu remarquer une belle connection entre Jérémy et Martin Lambot, petite dédicace à Alain Denoel » continue Xavier. Mais c’est en équipe qu’Aubel est allé chercher cette victoire. « Nous avons bien attaqué leur zone, collectivement, avec une marque bien répartie » poursuit l’ancien de la Vaillante. « Bertrand Beckers fut à nouveau précieux des deux côtés du terrain tandis que Tim Palotai a été très bon avec des interceptions, des rebonds et des paniers. Nous sommes contents pour lui, il le mérite vu le travail qu’il fournit depuis des mois. C’est notre MMVP, notre Mini MVP. » TéléVesdre ne s’est d’ailleurs pas trompé en interviewant le meneur à l’issue de la rencontre.

Une rencontre sur laquelle les Herbagers ont directement mis la main face à des All Blacks qui comptaient plusieurs absents. « C’était 18 à 13 après dix minutes et nous avons regagné les vestiaires avec une vingtaine unités d’avance« précise Xavier qui a pu retrouver sa place à l’aile, Jonathan Hertay étant laissé au repos suite à son entorse.

Un résultat positif qui doit servir de coup de boost pour Aubel afin de terminer la saison en boulet de canon et, ainsi, aborder les Playoffs sur une excellente dynamique.

 

Pepinster pour l’honneur

 

Dernier match des Playdowns pour Pepinster, ce soir, face à Laarne. Si le sort des Pépines est acté, il serait positif de terminer sur une victoire pour cette dernière rencontre en D1 et la dernière prestation au coaching d’Antoine Braibant.

 

En cinq rencontres de Playdowns, Pepinster n’a pas encore pu goûter aux joies de la victoire. Cette saison se termine ce soir à Laarne où les Pépines, pour la forme et pour l’honneur, tenteront de s’imposer face à un adversaire à leur portée.

Ce sera aussi le dernier match d’Antoine Braibant à la tête du club verviétois. Soucieux de se tourner vers d’autres challenges, le jeune entraineur sera remplacé par Jean-Luc Cornia la saison prochaine qui devrait, selon toute vraisemblance, se dérouler en R1.

Les Buffalos écrasent tout sur leur passage

 

Buffalo est indubitablement l’équipe en forme du moment. Avec des joueurs performants, un coaching à la hauteur et une saine ambiance, l’équipe de Grâce-Hollogne peut légitimement lorgner sur la cinquième place.

 

Julien Wéry et ses coéquipiers avaient clos l’année 2017 par une défaite, après deux prolongations et dans un match complètement fou, contre La Spéciale Aywaille. La trêve hivernale a fait du bien au groupe d’Hervé Odeurs qui carbure au super depuis janvier. Sept victoires en dix rencontres pour les Buffalos. Et trois revers minimes: de trois points contre Hamoir et après prolongations contre Waremme et La Villersoise. Du temps additionnel qui ne sourit guère aux Buffalos, la moitié de leurs dix défaites l’ayant été après une ou plusieurs prolongations.

Qu’à cela ne tienne, le jeune et sympathique matricule 2701 surfe sur une vague de succès et c’est une déferlante bleu et rouge que se prennent de plein fouet ses adversaires. « L’équipe tourne bien » reconnait Bruno Masciulli. « Nos secteurs intérieurs et extérieurs sont performants, ce qui complique la tâche de nos opposants. » Une attaque bien balancée et un groupe soudé et efficace, l’équation insoluble à résoudre pour les concurrents de Grâce-Hollogne.

Avec cette forme étincelante qui les habite, les Buffalos lorgnent vers le haut du classement. « Nous espérons terminer cinquièmes, mais nous ne nous mettons pas la pression » nous glisse Bruno. « Avec un peu plus de chance au première tour, nous aurions pu jouer les avant-postes. »

Il reste trois matchs à Grâce-Hollogne pour clore la saison en feu d’artifice. Le premier ce samedi contre Saint Louis. « Ensuite nous jouerons Hamoir et Hannut, deux gros morceaux et deux rencontres compliquées à l’extérieur » conclut le shooteur maison.