Retour victorieux pour Julie Allemand

Retour réussi pour Julie Allemand avec une victoire contre Seattle. Victoire également pour Antonia Delaere avec Minny mais défaite en revanche pour Kyara Linskens et le Mercury à Brooklyn.

Après quinze jours d’absence et cinq rencontres manquées suite à une petite élongation à l’aine, Julie Allemand faisait son retour sur les parquets WNBA pour affronter le Storm de Seattle. Avec 6 points, 4 rebonds, 4 assists et 1 interception en 16 minutes, la Liégeoise a contribué à la victoire du Tempo 93-72 devant 8210 spectacteurs. La meneuse belge et ses coéquipières de Toronto vont enchainer six matchs en treize jours dans le cadre de la Commissioner’s Cup.

Victoire également pour Antonia Delaere (1 assist en 11 minutes) avec le Lynx à Chicago 58-79. Défaite en revanche pour Kyara Linskens (4 points, 1 assist et 1 steal en 12 minutes) et Phoenix à Brooklyn contre le Liberty 75-68.

Crédit photo : WNBA / Toronto Tempo

« Une fierté d’avoir pu aider à amener un club liégeois en D1 »

Auteur d’une saison remarquable sous les couleurs de CB Liège, Ioann Iarochevitch a largement contribué au retour d’un club principautaire au plus haut niveau belge. Leader d’expérience, précieux des deux côtés du terrain et véritable relais du collectif, l’intérieur liégeois savoure un titre conquis au terme d’une campagne aussi intense qu’enthousiasmante.

Quelle saison pour Ioann Iarochevitch (14,2 points, 5,8 rebonds et 2,9 passes décisives) et les Liégeois, auteurs d’un exercice quasi parfait en TDM1. Leaders de la phase classique, les Sang et Marine ont confirmé leur domination en remportant des Playoffs haletants devant un public venu en nombre soutenir le retour du basket liégeois au premier plan.

« Je retiens la saison en entier, du premier teambuilding en août jusqu’à la finale des Playoffs. Ce fut vraiment une chouette expérience du début à la fin avec un groupe où l’alchimie a opéré immédiatement », sourit l’expérimenté intérieur. « C’était vraiment une saison qui a commencé fort et n’a fait que monter — avec aussi de petits bas, comme toujours, c’est inévitable — avec un groupe soudé. Le groupe a d’ailleurs été très constant et performant pour finir en beauté, dans cette finale des Playoffs devant 1 200 personnes. »

Au terme de dix mois intenses, les Liégeois ont fait exploser de joie leurs supporters ainsi que tous les passionnés de basket de la province en décrochant un titre historique synonyme de montée en BNXT League. « Ce titre représente beaucoup », reconnaît Ioann. « Je suis arrivé il y a trois ans pour maintenir Comblain en D2, ce qui était le premier objectif. Très vite, nous nous sommes aperçus que nous pouvions viser le haut du classement et le titre. C’est donc un accomplissement après trois ans de travail ici, avec Ludo Humblet, Chris Henri et les gars présents depuis le début. Nous y sommes allés étape par étape : demi-finale, quart de finale puis finale. »

Prépondérant tout au long de ce parcours, l’ancien joueur du Spirou Charleroi et de Liège Basket enrichit encore un peu plus un palmarès déjà bien fourni tout en participant activement au retour d’un club liégeois au plus haut niveau national. « C’est une fierté d’avoir pu aider à amener un club liégeois en D1. C’est une fierté d’avoir participé activement à cette montée, à ce titre en championnat et en Playoffs. Nous avons vraiment dominé du début à la fin. Alors que je suis dans la dernière partie de ma carrière, remporter encore un titre a une saveur particulière. Le travail a payé, c’est un accomplissement mérité », poursuit-il. « C’est aussi le deuxième titre que je remporte avec mon meilleur ami Olivier Troisfontaines : nous avions déjà été champions en R1 lors de ma première année à Liège. C’est encore plus fort de vivre cela avec lui, d’autant plus que mon fils, qui adore le basket, a pu assister à tout ça. »

À bientôt trente-sept ans et après deux décennies au plus haut niveau, Iaro continue d’impressionner par son impact, son intelligence de jeu et sa régularité. Cette saison encore, il a démontré qu’il restait une référence du basket belge. « Je n’ai pas de souhait particulier pour la prochaine saison, cela dépendra des offres et des conditions », explique celui qui profite actuellement d’une période de décompression après une campagne particulièrement exigeante. « Cette saison, mes objectifs étaient d’être champion et de faire monter l’équipe en D1. Objectifs atteints. Pour la suite, la porte reste ouverte. J’ai peut-être encore envie de boucler la boucle en D1. »

Le retour d’un club liégeois en BNXT League constitue en tout cas une excellente nouvelle pour le basket provincial. Et dans cette aventure collective réussie, l’expérience, le leadership et la constance d’Ioann Iarochevitch auront joué un rôle majeur. Une saison aboutie, marquée par un titre, une montée… et une belle page supplémentaire dans la carrière d’un joueur qui aura profondément marqué le basket liégeois.

Crédits photo : Franz the guy

Un R1 Dames particulièrement liégeoise !

La future R1 Dames offrira de nombreux derbies liégeois tout au long de la saison.

C’est bien simple : plus de la moitié des équipes qui compose la R1 Dames 2026-2027 sont Liégeoises ! Ainsi, avec Herve-Battice, Pepinster, Cointe, Alleur, Huy, Liège Panthers et Prayon-Trooz, cette division comptera sept équipes de notre province, auxquelles s’ajoute les formations de Pont-de-Loup, Natoye, La Rulles, Neufchâteau et Ganshoren.

Une saison qui promet d’être riche en derbies et qui voit les probabilités de voir une team liégeoise rafler le titre augmenter mécaniquement.

Crédit visuel : RBC Prayon-Trooz

Le dernier mot pour les Spurs !

Les Spurs au bout du suspense : San Antonio renverse le Thunder et file en Finales NBA.

Au terme d’une série haletante et d’un Game 7 à très haute intensité, les San Antonio Spurs ont décroché leur billet pour les Finales NBA en s’imposant 111-103 sur le parquet du Thunder d’Oklahoma City. Une performance majuscule face aux champions en titre qui permet à la franchise texane de retrouver les Finales pour la première fois depuis 2014.

Portés par un excellent Victor Wembanyama (22 points et 7 rebonds), élu MVP de la finale de conférence, les Spurs ont une nouvelle fois démontré toute la profondeur de leur effectif. Julian Champagnie a inscrit 20 points grâce à une adresse remarquable derrière l’arc tandis que plusieurs joueurs texans ont terminé en double figure, symbole d’un collectif parfaitement huilé. Malgré les 35 unités de Shai Gilgeous-Alexander, Oklahoma City n’a jamais réussi à faire basculer définitivement cette rencontre décisive.

L’absence d’Ajay Mitchell a pesé

Pour le Thunder, cette élimination laisse forcément un goût amer. Et impossible de ne pas évoquer l’absence du Liégeois Ajay Mitchell, contraint de suivre cette fin de campagne depuis le banc en raison de sa blessure.

Le Liégeois avait pourtant apporté une contribution précieuse tout au long de la saison. Pour sa première année complète en NBA, le meneur belge s’était progressivement imposé dans la rotation du Thunder grâce à sa polyvalence, son intelligence de jeu et sa capacité à créer pour ses coéquipiers. Son absence, tout comme celle de Jalen Williams, a privé Oklahoma City de solutions importantes dans une série où chaque détail a compté.

Pour les amateurs de basket liégeois, cette campagne reste néanmoins historique. Voir un joueur formé en province de Liège atteindre les finales de conférence NBA et faire partie d’une équipe candidate au titre constitue déjà une formidable source de fierté.

Une série de Playoffs qui restera dans les mémoires

Cette finale de conférence entre les Spurs et le Thunder a tenu toutes ses promesses. Après un premier match remporté par San Antonio après deux prolongations, les deux équipes se sont rendu coup pour coup pendant sept rencontres. Oklahoma City a mené 2-1 puis 3-2 dans la série avant que les Spurs ne réagissent avec caractère en écrasant le Thunder lors du Game 6 (118-91) pour forcer une manche décisive.

L’opposition a mis en lumière deux des projets les plus enthousiasmants de la NBA actuelle : d’un côté le Thunder du MVP Shai Gilgeous-Alexander, de l’autre les Spurs de Victor Wembanyama. Chaque rencontre a donné lieu à des ajustements tactiques, des performances individuelles remarquables et des retournements de situation qui ont maintenu le suspense jusqu’au bout.

Au final, c’est San Antonio qui a eu le dernier mot. Les Texans affronteront désormais les New York Knicks pour tenter de conquérir un nouveau titre NBA. Quant au Thunder et à Ajay Mitchell, cette élimination ne devrait constituer qu’une étape dans l’ascension d’un groupe qui semble promis à un brillant avenir.

Crédit photo : OKC Thunder

Deux descentes pour les Haricots qui accompagnent Hutois, Templiers, Aqualiens et Sérésiens en P4

Cette saison 2025-2026 a livré tous ses verdicts.

C’est le lot de chaque compétition sportive : il y a des gagnants et des perdants. Et si les champions obtiennent l’opportunité de rejoindre la division supérieure, les équipes mal classées font elles le chemin inverse et descendent dans la catégorie inférieure.

En P3A, Robin Gilkin (12,7 points) et les Aqualiens terminent à la treizième place et basculent en P4, tout comme Nicolas Jouck (11,5 points), Thibaut Marechal (10,4 points) et les Haricots, derniers du classement.

En P3B, ce sont Gauthier Lucas (12,9 points) et les Templiers ainsi que Rayane Rhimi (10,6 points) et les Haricots qui ferment la marche et repartiront en P4 la saison prochaine.

En P3C, Logan Ficheroulle (9,7 points) et les Sérésiens, lanterne rouge, descendent en P4. A cause d’un average défavorable avec Eupen, ce sont Elliot Quinet (14,6 points), Arthur Furnémont (10,5 points) et et les Mosans qui accompagnent les Sérésiens en P4.

Enfin, les Abeilles de Harimalia B ne se réinscrivent pas en P3.

Crédit photo : PP Photography

« L’aventure en Coupe AWBB »

Une finale de Coupe AWBB, un maintien sportif assuré en R1 mais deux descentes – de TDM2 en R1 et de R1 en R2 – actées : c’est la saison paradoxale vécue par les Dragons. Alexandre Dewever revient sur cette campagne singulière et évoque les défis qui se présenteront prochainement.

Alexandre, que retiens-tu de cette saison en R1 ?

Ce fut une bonne saison, dans l’ensemble. Nous avons eu un peu de mal au démarrage mais nous avons très bien terminé en enchainant les victoires. Même si nous descendons vu la situation en TDM2 (ndlr : les Dragons n’ont pas réussi à se maintenir en TDM2), nous avons malgré tout réussi à assurer notre maintien sportif dans la division, ce qui prouve que nous méritons notre place à ce niveau.

Quels furent les moments forts vécus avec ce groupe ?

C’est clairement toute l’aventure en Coupe AWBB, avec cette finale comme point culminant. Match après match, alors que nous n’étions pas forcément attendus, nous avons montré que nous étions capables de réaliser de belles choses sur une rencontre. Nous sommes finalement tombés contre plus fort en finale, mais ce parcours reste une très belle expérience.

Quelles sont tes principales satisfactions ?

Ce n’est pas forcément évident de parler de satisfactions puisque, finalement, les deux équipes (ndlr : la TDM2 et la R1) descendent. Je retiens surtout que nous avons su rester soudés malgré une saison compliquée, avec beaucoup de moments difficiles et plusieurs défaites. Nous avons réussi à conserver un vrai esprit de groupe. Qu’il n’y ait pas énormément de départs au terme de cette saison confirme que ce groupe est fort et uni.

Quels sont tes souhaits pour la prochaine saison ?

Mon premier souhait est de retrouver le plaisir que nous avons un peu perdu cette saison. Ensuite, pourquoi ne pas jouer les premières places dans les deux divisions et espérer retrouver très rapidement la nationale. Cela doit être un de nos objectifs.

« Apporter toute son intensité à Liège »

Les Panthers de Liège ont signé Mya Barnes pour la prochaine saison.

La saison 2025-2026 est à peine terminée qu’il faut déjà penser à la suivante. Il y a quelques semaines, les dirigeants liégeois avaient esquissé les contours de la prochaine campagne en dressant un état des lieux. « Nous avons désormais un budget équilibré grâce à une gestion en bon père de famille que nous voulons poursuivre », expliquait Thierry Dario« Nous misons sur la stabilité et le développement à long terme en restant fidèles à nos valeurs. »

Avec le départ de la capitaine Manon Descamps, la formation continuera d’être dans l’ADN du club liégeois. « Le basket féminin passe d’ailleurs par la formation et nous mettons en œuvre une politique permettant à certaines joueuses d’intégrer notre équipe première », soulignait Thierry Dario. « Nous devons respecter nos moyens, c’est-à-dire avancer avec ambition mais aussi responsabilité. »

Après avoir terminé à la sixième place, les Liégeoises tenteront de poursuivre leur retour au premier plan. . « Il est temps, pour la province de Liège et pour les amateurs de basket, de retrouver les matchs de Coupe d’Europe car c’est tout de même magique », affirmait Pierre Cornia. « Je suis convaincu que nous pourrons faire aussi bien et même mieux la saison prochaine. »

Loin de posséder le budget des grosse écuries comme Malines ou Braine, les dirigeants liégeois savent l’importance de bien choisir leur recrue étrangère. Pour la prochaine saison, ils ont jeté leur dévolu sur Mya Barnes, en provenance de NCAA. Avec Jacksonville State, elle s’est imposée comme une ailière intense, polyvalente et dominante défensivement. « Elle possède aussi une belle adresse extérieure et un mental à toute épreuve », dévoilent les dirigeants liégeois. « Mya rejoint les Panthers avec l’envie de franchir un nouveau cap et d’apporter toute son intensité à Liège. »

Crédits photo et visuel : DR

Les Okies s’écroulent dans le Texas, il y aura un Game 7 !

Sans Ajay Mitchell, les champions en titre se sont écroulés à San Antonio, s’inclinant 118-91. Tout se jouera samedi lors d’un Game 7 explosif.

Les gradins du Frost Bank Center était noir de monde pour ce sixième match de la finale des Playoffs de la Conférence Ouest. Les Spurs, emmenés par un Victor Wembanyama (28 points, 10 rebonds et 3 contres) agressifs et portés par un public en feu prenaient rapidement l’avantage mais les Okies restaient au contact. A la pause, Shai Gilgeous-Alexander (15 points à 6/18 et 4 assists) et les champions en titre n’étaient menés que 60-53.

Au retour des vestiaires, les visiteurs explosaient ! Dans le troisième quart-temps, Stephon Castle (17 points, 5 rebonds et 9 assists), Dylan Harper (18 points, 6 rebonds et 4 assists) et les Spurs claquaient un impressionnant et décisif 22-0 pour faire basculer la rencontre. Au final, les Texans s’imposaient 118-91 face à une équipe du Thunder toujours privée d’Ajay Mitchell.

Tout se jouera lors d’un Game 7 aussi explosif qu’indécis samedi à Oklahoma City. Les Sooners ne sont qu’à 48 minutes d’un retour en Finals, les Spurs qu’à 48 minutes d’un retentissant exploit. Show must go on !

Crédit photo : San Antonio Spurs

« En apprendre beaucoup plus sur le basket grâce à Marc Hawley »

Naël Defraine analyse la saison des Sang et Marine en première régionale. Entretien.

Après un excellent début de saison, les Liégeois sont rapidement rentrés dans le rang pour terminer dans la seconde moitié de classement avec un bilan chiffré de dix victoires pour seize défaites. Si Milos Bojovic (22,5 points) et Klasy Duchêne (15,4 points) furent les scoreurs les plus réguliers des Sang et Marine, Naël Defraine (10 points) s’est imposé comme une valeur sûre de la division en démontrant son efficacité des deux côtés du terrain tout au long de la saison.

Naël, que retiens-tu de cette saison en R1 avec RSW Liège Basket ?

Je retiens le positif que je peux en tirer. Cela a été une saison compliquée, qui a démarré sur de très bonnes notes mais qui, au fur et à mesure, s’est dégradée, surtout au sein de l’équipe.

Quels furent les moments forts vécus avec ce groupe ?

Ceux dont je me souviendrai le plus sont sûrement ceux où notre équipe s’est battue collectivement pour décrocher des victoires inattendues.

Quelles sont tes principales satisfactions ?

L’importance et la place que j’ai eue dans cette équipe. J’ai pu, à certains moments, avoir davantage de responsabilités et prouver que j’ai ma place dans cette division. De plus, je suis très fier d’avoir pu en apprendre beaucoup plus sur le basket grâce à Marc Hawley. Il a été le coach qui m’a le plus appris en terme d’intelligence de jeu et c’était un plaisir d’apprendre sous son coaching.

Quels sont tes souhaits pour la prochaine saison ?

Je n’ai pas d’exigences particulières même si je souhaite toujours avoir ces responsabilités – si pas davantage encore – et pouvoir enfin toucher aux Playoffs.

Crédit photo : Léa Collin

« Un deuxième tour exceptionnel »

Au fil des mois, les jeunes Panthers ont considérablement progressé pour signer un excellent deuxième tour et terminer à la cinquième place du classement de R1. Damien Deblond analyse cette saison très réussie des Liégeoises.

En R1, les jeunes Panthers ont réussi une saison très positive, terminant dans le Top 5 de la division et deuxième meilleure équipe liégeoise derrière les championnes de Huy. « Je retiens la progression individuelle et collective avec un deuxième tour exceptionnel », souligne Damien Deblond. « Lors de ce deuxième tour, hormis le couac de Namur pour le premier match de janvier, nous avons battus Huy, Ciney et Natoye. »

Cette saison fut pleine de satisfactions pour le coach des Sang et Marine. « La plus importante est d’avoir formé un vrai groupe aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Elles ont compris que même avec leurs qualités individuelles, elles ne gagnent pas un match en jouant seules. Toutes sont importantes, aussi bien défensivement qu’offensivement », souligne Damien, ravi de la progression de ses troupes.

Pour la prochaine saison, il faudra remettre l’ouvrage sur le métier avec d’autres jeunes qui découvriront la division. « Je souhaite que nous prenions un max de plaisir sur le terrain comme en dehors », avance l’ancien sniper. « Sur le plan purement sportif, j’espère décrocher un maximum de victoires tout en contribuant à la progression individuelle et collective. »

Crédit photo : Liège Panthers