« Une interception pour filer en contre-attaque »

Jonas Degée se plie à l’exercice du Thé ou Café pour Liège & Basketball.

Jonas, tu es plutôt passe ou panier?

Pass, sans hésiter.

Attaque ou défense?

Une bonne défense avec interception pour partir en contre-attaque (ndlr: nous confirmons que Jonas excelle dans ce compartiment du jeu).

Plutôt Netflix ou cinéma?

Netflix, bien posé à la maison.

Pizza ou burger?

Une bonne pizza.

Plutôt city-trip ou vacances à la plage?

Plutôt city-trip, je me fais assez vite ch*** à la plage (rires).

LeBron James ou Steph Curry?

Ni l’un, ni l’autre. Je suis de la génération Kobe Bryant qui me faisait rêver plus jeune.

Standard ou Anderlecht?

Standard de Liège, évidemment!

Et enfin, thé ou café?

Café! Il me faut toujours un petit café le matin pour bien commencer la journée.

Fuger, Contern et autres prunes « luxos » !

Les Carnets du basketteur saison 3! Dans cette période de confinement, notre sémillant chroniqueur nous fait voyager chez l’un de nos plus proches voisins.

La glorieuse incertitude du sport, on connait. Mais, celle-ci prend parfois des dimensions insoupçonnées en raison de la situation actuelle. D’où des scénarii à peine croyables. Dont un que j’ai vécu de visu des gradins. Sans savoir, à l’époque, ce qui allait se passer par après…

Il se fait que je collabore également au site « Sport Magazine Luxembourg » pour lequel, je couvre les championnats grand-ducaux de foot et basket. 28 septembre 2019, la reprise du championnat est ponctuée par un duel mettant aux prises Contern, un montant ambitieux, et Esch, candidat avoué au titre. Dans une salle aussi confortable que fonctionnelle, j’ai le bonheur d’assister une rencontre complètement folle au cours de laquelle, le promu mène un moment de près de 20 unités. Sous la houlette d’un Karrington Ward (27 a, 2,01 m) sur un nuage : 34 points, 15 rebonds. Celui-ci allait pourtant se faire virer un mois plus tard. Tout un chacun s’apprête donc à estampiller un succès totalement mérité de la phalange locale. Il y a de l’énorme surprise dans l’air quand, à l’ultime seconde, le naturalisé, Clancy Rugg, tente un tip-in désespéré et arrache une prolongation (87 partout) tenant du miracle pour les visiteurs. On se doute de la suite : moral dans les chaussettes d’un côté et au zénith de l’autre avec, au bout des 45 minutes, un score que plus forcé à 92-106. Et, surtout, aux conséquences importantissimes…

En effet, la fédé luxembourgeoise a décidé, cette semaine, de figer définitivement les classements généraux de toutes les séries pour effectuer une « distribution des prix » très critiquée. Là, aussi. C’est ainsi que les Eschois sont déclarés champions tandis que les Conternois dégringolent à l’étage inférieur. Bref, si ceux-ci l’avaient emporté à l’automne passé, ils seraient sauvés alors que les Musel Pikes seraient montés sur la plus haute marche du podium au nez et à la barbe d’Esch. Moralité : la compétition « luxo » de D1 – la Total League, pour les intimes – s’est jouée dès sa toute 1ère journée.

Ce soir-là, j’en avais aussi profité pour aller prendre un verre avec Fabienne Fuger (photo, 2e à droite). Ce petit bout de femme est parvenu à maintenir l’équipe féminine locale au plus haut niveau et me confiait qu’elle revenait encore chaque semaine à Pepinster. Ne serait-ce que pour venir y saluer sa maman. Sur le chemin du retour à l’hôtel, j’étais flashé à du 91 km/h au lieu des 90 autorisés. Et une prune de 25 € pour ma pomme. Illustration supplémentaire qu’au Grand-Duché, on ne rigole pas avec le pognon. Il est vrai que la franche rigolade n’est pas vraiment une spécialité du cru…

Michel CHRISTIANE

Crédit photo : Basket Contern

Atlas fait son shopping à Fléron

LAAJ annonce l’arrivée de deux jeunes talents de Liège Basket.

L’exode de talents de VOO Liège Basket continue. Après les départs du quatuor Meunier, Titeca, Nzisabira, Skrejla à Sprimont et celui de Ceylan à Verviers, c’est au tour de Charles Kempeners et Jean-Denis Phuta de prendre la poudre d’escampette pour rejoindre Jupille et LAAJ.

Le club cher à Marc Marnette a annoncé la venue des deux jeunes Liégeois sur sa page facebook. Pour rappel, LAAJ évoluera en R2 la saison prochaine.

« Derison, Dumont et moi: retrouvailles entre Hutois »

Récompensé d’une montée en R1 avec Waremme mais pas du titre, Romain Machiroux prendra la direction d’Ans – qui monte également en première régionale – pour un nouveau défi. Interview.

Romain, tu as décidé de rejoindre Ans. Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire ce choix?

En effet, j’ai donné mon accord à Ans pour l’année prochaine. Le coach m’a téléphoné et nous avons pu discuter un peu de ses ambitions et de son plan de jeu pour l’année prochaine. J’étais intéressé par le projet. De plus, cela nous permettra à Martin Derison et moi de pouvoir rejouer ensemble, cela a pas mal pesé dans la balance. Thomas Dumont venait de signer juste avant moi, nous nous retrouverons ainsi entre ancien Hutois. La cerise sur le gâteau, c’est que Ans se retrouve en R1 l’année prochaine.

Quels souvenirs garderas-tu de ton épisode à Waremme où tu es arrivé en cours de saison et que celle-ci s’est arrêtée début mars?

Je n’ai pas eu le temps d’y faire grand chose mais je retiens le très bon esprit de groupe et la qualité de l’équipe.

« Deux séries de P1 »

La décision d’annuler la saison 2019-2020 ne récolte pas un large consensus, loin s’en faut. Et si la solution idéale se trouvait dans la création d’une seconde série de P1? C’est en tout cas l’idée lancée par Jean-Luc Ventat.

Contrairement à l’aile flamande, à l’AWBB et aux autres provinces, le CP Liège a décidé d’annuler purement et simplement la saison 2019-2020 supprimant les montées et les descentes. Une décision expliquée par Benjamin Riga dans un long entretien à Liège & Basketball.

Une décision qui ne récolte pas une franche adhésion, beaucoup de clubs s’estimant lésés. « Et c’est dommage » regrette Jean-Luc Ventat. « La situation actuelle doit pouvoir servir à rendre un maximum de clubs et de personnes satisfaits. La décision prise par le CP Liège risque, de plus, de rendre plus difficile la collaboration avec les autres provinces.« 

Soucieux d’arriver à une forme d’apaisement dont le basket liégeois aurait bien besoin, le Président de Saint-Louis propose une solution inédite: la création d’une seconde série de première provinciale. « C’est en fait une idée que j’ai depuis deux ans et le contexte semble idéal pour la mettre en place en sachant que c’est notamment la situation actuelle en P1 – six équipes concernées par la descente – qui a amené le CP à annuler cette saison » nous précise-t-il.

Concrètement, l’homme fort du Collège Saint-Louis suggère de former deux séries de P1 de douze équipes (cela pourrait être dix la première année), avec un système de Playoffs et de Playdowns croisés à la fin de la saison régulière. Les équipes en ordre utile monteraient – si elles le désirent – dans cette P1 élargie, il n’y aurait pas de descendant. « Aucune équipe ne serait ainsi sanctionnée et d’autres seraient récompensées pour les efforts fournis » souligne Jean-Luc en précisant que cette piste ne revêt aucun avantage pour ses propres couleurs. « Certes notre P2 pourrait prétendre à rejoindre la P1 mais nous ne le souhaitons pas et refuserions d’y aller. Il s’agit là d’une solution qui pourrait permettre de satisfaire l’entièreté des clubs. C’est ma conviction et je suis un homme de convictions qui se bat pour celles-ci. C’est un non-sens de demander à des équipes comme Stavelot ou à la P4 de l’Avenir de recommencer une saison dans la division dans laquelle elles militaient cette année alors que tout était organisé pour évoluer à l’échelon supérieur. »

Une idée qui mérite d’être creusée et qui possède plusieurs avantages. « Elle se justifie car c’est à Liège qu’il y a le plus d’équipes, que le niveau en P1, P2 et P3 y est le meilleur et qu’il existe sans doute trop de séries de P4 desquelles il est très difficile de sortir » continue Jean-Luc. « Cela permettrait également de fournir davantage d’équipes intéressées par une montée en R2 à terme, d’éviter des scénarios catastrophes si beaucoup d’équipes liégeoises de régionale se retrouvaient reléguées et d’offrir des séries de P3 et de P4 plus homogènes.« 

Pas de descendants cette année, des montants volontaires, de quoi ravir l’ensemble des clubs et des joueurs qui ont disputé tout de même 80% de la saison. « C’est réalisable, il faudrait pour cela changer la nomenclature des championnats qui, je pense, ne relève pas du CP mais de l’AWBB. Il faudrait donc que l’AWBB y autorise notre Province, sans l’imposer » conclut notre interlocuteur. Et vous, qu’en pensez-vous?

« Les huit Harry Potter d’affilée, évidemment »

Avec sa bonne humeur habituelle, Gaetan Remacle, presque champion de P4 pour sa première saison à la tête des Pistols, nous livre ses « bons plans confinement ». Entretien.

Gaetan, quelles activités autorisées pratiques-tu durant cette période de confinement?

Ma meilleure activité depuis l’arrêt du basket est de revoir les matchs des Pistols que nous avons filmé pour préparer la fin de saison… Je blague bien entendu (rires). J’essaie évidemment de me consoler d’avoir vu le titre nous passer sous le nez alors que cela fait dix ans que nous attendions ça. Je me suis mis aussi à cuisiner de bon petits plats, coincé chez moi au lieu d’aller prendre l’apéro au basket (rires). Cuisiner devient d’ailleurs mon activité principale après le boulot. Je vais aussi promener mon chien, le temps est délicieux depuis que nous sommes obligés de nous confiner (rires).

Quels films conseilles-tu à nos lecteurs?

Rien de mieux que de se remettre de vieux classiques comme Harry Potter – les huit d’affilée, évidemment (rires) – ou bien la trilogie du Seigneur des anneaux. C’est la base… Je ne suis toutefois pas très films, je me laisse guider par les conseils de mes amis. Deux « movies » me viennent quand même en tête: Memento – un film des années 2000 (ndlr: réalisé par Christopher Nolan) – pour se retourner le cerveau et Limitless!

Et trois séries à voir?

Pour l’instant, je regarde la série The 100 mais je décroche déjà un peu, c’est fort répétitif à mon goût. J’ai par contre adoré la série The Rain, une tuerie et Elite dont la troisième saison vient de sortir et que je vais m’empresser de regarder.

Quels livres ont ta préférence?

Je ne suis pas du tout un lecteur, désolé (rires).

Plutôt jeu de société alors?

Blanc-Manger-Coco, c’est la base (rires)! Trivial Pursuit version Harry Potter pour gagner à coup sûr (rires) et Vendredi tout est permis, après le confinement bien sûr (rires).

Tu nous disais mitonner de bons petits plats. Quelles mets ont tes faveurs?

De bons boulets liégeois me feraient grave plaisir (rires)! Je reste vraiment classique avec des repas à base de pâtes comme des carbonara, des quatre fromages ou des pâtes au saumon. J’adore! Et le meilleur plat au monde reste les boulettes de pâtes de ma mère. Mais je ne peux pas révéler la recette (rires).

« Une compétition se doit de récompenser les efforts de ses participants »

Dans une lettre ouverte, Silvana Cerrone, Secrétaire de Prayon-Trooz, s’insurge contre la décision d’annuler le championnat 2019-2020.

Au travers de deux communiqués (ici et ici), le CP Liège a annoncé sa décision d’annuler le championnat 2019-2020, supprimant ainsi pour cette année le principe de montées et descentes. Une décision inédite et différente de ce que la Flandre, l’AWBB et les autres comités provinciaux ont décidé. Dans un long entretien à Liège & Basketball, le Président de CP Liège a répondu sans langue de bois aux nombreuses interrogations que se posaient les basketteuses et les basketteurs de notre Province afin de clarifier la position du comité provincial liégeois.

Néanmoins, cette décision continue de faire polémique, créant un vif malaise au sein du microcosme basketballistique. Dans un long mail envoyé aux Secrétaires des clubs, au CP Liège et au Président de l’AWBB, Silvana Cerrone (Secrétaire de Prayon-Trooz), interpelle nos décideurs quant au fond de cette décision et à la forme utilisée pour la justifier. Avec son accord, nous reproduisons ici l’intégralité de cette missive.

« Bonjour Madame Corbisier,

Bonjour Mesdames, Messieurs les membres du CP,

Bonjour Monsieur Delchef,

Bonjour Chers secrétaires,

Même si les membres du CP nous demandent de ne pas polémiquer sur la décision prise, je ne peux me taire.

Tout d’abord parce que la dernière phrase publiée sur le communiqué d’hier est, pour moi, agressive, arrogante et particulièrement humiliante. Vous culpabilisez les gens pour vous convaincre d’avoir fait le bon choix. C’est comme cela que je le ressens.
Ce n’est pas parce qu’on polémique qu’on ne respecte pas les morts, les malades et les personnes en général.

Nous ne sommes pas encore morts et on ne m’enterrera pas avant que je ne sois réellement morte. Parler, discuter, donner son avis fait partie de la vie. N’importe qui peut mourir à tout moment. Les maladies cardio-vasculaires et les tumeurs tuent plus de personnes par an que la pandémie que nous vivons actuellement. Pourtant, on n’arrête pas de vivre et on ne leur manque pas de respect.

J’ai de la famille en Italie qui vit des moments bien plus difficiles que nous et, pourtant, ils continuent de parler et de faire des projets pour l’après pandémie. Est-ce pour cela qu’ils manquent de respect à leurs morts. Non! La vie est un cycle continu, toujours en mouvement. Si les beaux moments passent, les temps difficiles passeront aussi.

Alors, je pense qu’on peut continuer à polémiquer, écrire, parler et donner son avis. Et vous pouvez me dire que je suis indécente vis à vis des personnes touchées par le virus, immorale et irresponsable, ce n’est pas un problème car le respect je sais ce que c’est et je le pratique tous les jours.

Quant à la décision que vous avez prise, c’est bien la plus mauvaise décision que vous pouviez prendre. L’awbb et les autres provinces vont appliquer des règles pour déterminer des montants et descendants. Pourquoi Liège veut-elle faire différemment ?

Vous allez empêcher des clubs liégeois de monter en régionale ? Mais l’awbb va appliquer une autre règle que la vôtre et les clubs liégeois qui vont redescendre en provincial qu’allez-vous en faire ? Vous allez créer une série P1 avec 14, 15 clubs au lieu de 13 ?

Si cette décision avait été prise au niveau national, régional et provincial, alors Ok. Mais ici, nous sommes la seule province à le faire. C’est complètement dérisoire.

La mathématique et les probabilités ne peuvent raisonnablement déterminer avec justesse le mérite, ok si on n’avait joué que 20% voire 50 % des matchs du championnat. Mais en ayant joué 80% des matchs de championnat, la probabilité d’erreur sur les 20% restant est faible. Alors qu’avec le choix que vous avez fait la probabilité d’erreur est de 100%.

A votre question : « Pourquoi sacrifier certaines équipes pour permettre à d’autres d’assouvir un espoir de montée quand bien même serait-elle méritée ? », je vous retourne ma question : « Pourquoi sacrifier certaines équipes d’une montée presque certaine pour permettre à d’autres de se sauver quand bien même ce serait mérité ? ». En plus, on apprend que certaines équipes liégeoises sur décision de l’awbb monteraient quand même en R2!

Qu’allez-vous faire pour compléter la P1 ? Accepter les descendants de R2 ? Mais il ne doit y avoir aucune montée et descente dans aucune catégorie. Expliquez-moi comment vous allez rester fidèle aux dogmes des anciens membres transmis depuis les temps immémoriaux du Père Peeters, à ses valeurs immuables et ses principes d’équité, farouchement opposés au cas par cas, aux passe-droits et aux situations fantaisistes ?

Dans un souci d’équité, c’est soit personne ne monte et ne descend dans aucune catégorie (même à la demande de l’awbb), soit vous appliquez les montées et descentes dans toutes les catégories et vous serez ainsi en harmonie avec l’awbb, les autres provinces et surtout, fidèles aux dogmes qui vous ont été transmis.

L’esprit frondeur et valeureux du Liégeois est combatif, toujours compétiteur et courageux même dans des moments aussi compliqués que ceux que nous vivons actuellement. Alors votre choix, n’honore pas du tout l’esprit du vrai Liégeois.

Votre décision va juste permettre au basket liégeois de s’enliser pendant 1 an voire plus. Et ça, pour un compétiteur, c’est la pire décision.

En ces temps de confinement, nous avons du temps pour réfléchir. Alors, je vous demanderai de bien réfléchir à cette décision qui est injuste.

J’ajouterai une remarque qu’un collègue secrétaire m’a dite : « L’AWBB donne les clés de la gestion et de l’organisation des championnats provinciaux à un comité.Ce comité se doit donc de nous fournir une compétition, et une compétition se doit de récompenser les efforts de ses participants. ».

Et je terminerai par ce proverbe bien connu de tous : « Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. ».

Prenez bien soin de vous et de vos familles.

Cordialement,

Silvana Cerrone
Secrétaire RBC Prayon – Mat 0078
« 

« Au moins madame est contente »

Déjà en manque de basket, Kevin Snakers analyse avec lucidité, franchise et sans langue de bois ses prestations et celles des Sang et Marine.

« Cela ne fait que deux semaines mais je suis déjà en manque de basket. Les soirées dans le divan, c’est bien une ou deux fois par semaine mais sans basket, c’est vraiment trop long. Et je ne parle même pas des week-ends sans basket qui semblent vraiment bizarres » nous avoue sans ambages Kevin Snakers. « Avec toutes les mesures de précaution, j’essaie de profiter du retour du soleil sans pour autant prendre de risques inutiles. Cela permet d’avoir des soirées tranquilles avec Madame à la maison. En voilà une qui est contente au moins (rires).« 

La première saison de l’ailier à Sainte Walburge fut assez spéciale entre blessures et résultats irréguliers. « Elle fut en demi-teinte, tant collectivement qu’individuellement » reconnait Kevin. « Individuellement, je suis déçu de mes prestations car je n’ai pas réussi à trouver mon jeu. Ma blessure après deux semaines de préparation m’a pourri tout le premier tour. Je n’ai pas su m’entrainer, apprendre à jouer avec mes nouveaux coéquipiers et cela m’a rendu la tâche plus difficile quand je suis revenu. Il a aussi fallu que le coach apprenne à me connaître et, n’étant pas à 100%, j’ai eu du mal à montrer ce que je pouvais apporter à l’équipe. Ce fut pareil avec mes coéquipiers, il nous a fallu un peu plus de temps pour que nous apprenions à nous trouver sur le terrain. Depuis décembre, je retrouvais peu à peu mon jeu sans pour autant être au niveau auquel je devais être. »

Collectivement aussi les Sang et Marine ont soufflé le chaud et le froid et parfois rendu des copies indignes du potentiel intrinsèque de l’effectif. « Nous n’avons pas atteint l’objectif que nous nous étions fixés en début de saison, c’est également une déception » assume Kevin. « Quand on voit le potentiel de l’équipe, nous nous devions de faire beaucoup mieux. C’est bien la preuve qu’avoir une belle équipe sur le papier est inutile s’il n’y a pas de cohésion sur le terrain. C’est dommage d’avoir eu tous ces petits soucis internes dans l’équipe, quelques différents entre certains joueurs ont rendu la fin de saison compliquée ainsi que les absences aux entrainements. Nous nous attendions tous à faire mieux mais ce ne fut pas le cas. »

Une fin de saison en eau-de-boudin pour un groupe qui éclate, plusieurs joueurs quittant le club tandis Christian Camus rejoint Liège. Un nouveau chapitre aussi qui devrait s’ouvrir dans quelques mois avec l’arrivée de Mike Bodson au coaching. « Privés de basket pendant de trop longs mois, nous serons super motivés à la reprise » conclut l’ancien Pepin.

« Mal embarqués mais l’espoir était toujours présent »

En P2A , Grivegnée, qui a vécu une première partie de saison chaotique, semblait en difficulté pour décrocher son maintien. La saison étant annulée, Nathan Stevens et les Sang et Or – qui enregistrent déjà l’arrivée de deux renforts – repartiront en deuxième provinciale avec la ferme intention de démontrer leur valeur.

Nathan, suite à la décision du CP Liège d’annuler la saison, vous obtenez la certitude de repartir en P2 la saison prochaine.

Effectivement, et il faut le reconnaitre, c’est une décision qui nous est plutôt positive. Il faut avouer que nous étions mal embarqués même si l’espoir était toujours présent. Nous savions que nous avions vécu une première partie de saison chaotique et qui n’était pas à l’image des qualités de l’équipe. Notre série était particulièrement relevée et nous espérons être un peu mieux lotis la saison prochaine.

Allez-vous vous renforcer?

Oui, nous enregistrons déjà le retour de Melard et l’arrivée de Nicosia (P4 du Haut-Pré).

Quels seront vos objectifs la saison prochaine?

Nous allons tout faire pour démontrer que notre réelle place est plus haute que celle fréquentée cette année.

« Il ne me faut rien de plus »

S’il continue d’assumer les cas urgents, Stéphane Grandry est impacté par la crise que nous traversons actuellement mais savoure également certains moments précieux.

Quand il n’est pas en train d’affoler les compteurs pour le Haut-Pré, Stéphane Grandry soigne les dents de ses patients. « J’assume encore les cas urgents à mon boulot » nous précise-t-il. « Sinon, une bonne balade – sans contact avec personne ! – à l’air libre sous les beaux rayons de soleil, c’est le pied. Du jardinage et prendre du temps et être zen à la maison me plaisent, il ne me faut rien de plus.« 

Dans une ère de plus en plus numérique, le scoreur vedette d’Ougrée et véritable clubman est presque un anachronique. « La TV, ce n’est pas vraiment mon truc. J’ai juste regardé Prison Break à l’époque. Je reste sur une bonne note » rigole-t-il. « Et niveau lecture, je n’ai pas vraiment le temps, hormis pour les articles de Liège & Basketball (rires). »

Par contre, bon vivant devant l’éternel, Steph est un amateur de bonne cuisine. « Tout ce qui tourne autour des pâtes et de la cuisine italienne en général me plaît ainsi que les bons petits plats mijotés. J’aime tout. Je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas difficile sur ça. Ceux qui me connaissent le confirmeront » conclut-il dans un franc éclat de rires.