« Content d’avoir pu côtoyer Valery Borgers »

Avant de repartir pour un tour avec Spa, François Lodomez revient sur la dernière saison des Bobelins en TDM2.

« Cette saison s’est très bien passée, nous terminons à une très bonne place alors que tous les observateurs extérieurs prédisaient que nous allions lutter pour le maintien. Nous voulions terminer première équipe wallonne et notre objectif est rempli » sourit François Lodomez. « La TDM2A possédait un bon et équilibré niveau, tout le monde pouvait battre tout le monde, sauf Courtrai qui était bien supérieur. D’ailleurs, Courtrai monte et c’est tant mieux: cela nous fera un long trajet en moins (rires). »

Avec Valéry Borgers, le meneur était le plus expérimenté des Bobelins. « Je trouve que je peux mieux faire. J’ai bien commencé la saison et puis, avec ma grosse période au travail (de janvier à mai), je fus moins performant. J’espère et je sais que je peux faire bien mieux la saison prochaine » analyse le Spadois. « Notre série de cinq victoires consécutives fut marquante, tout comme le départ de Valéry Borgers après de longues années à Spa. Je suis vraiment content d’avoir plus le côtoyer en tant que coéquipier et plus comme adversaire. C’est une personne que je respecte énormément autant dans le basket que dans la vie. »

François assumera encore la distribution la saison prochaine. « L’entente au sein de l’équipe et l’ambiance du groupe sont appréciables. Spa est un club vraiment accueillant. C’est juste dommage de ne pas avoir pu battre Pepinster une seconde fois à cause du coronavirus (rires) » conclut le Bobelin.

« Mentalement, la plus forte équipe jamais coachée »

Sébastien Dethioux semble être le candidat idéal pour succéder à Didier Pissart – encore que le coach de la « Bien Belle Equipe » a décroché une nouvelle montée – au titre officieux de coach de l’année. Avec l’Union Liège, ce clubman a conquis en titre en P2B et une belle seconde place en P3C. Pour Liège & Basketball, il revient sur la nouvelle saison réussie de ses ouailles en troisième provinciale.

Sur la saison:

« Nous avons connu une superbe saison sur le plan collectif. Nos résultats furent supérieurs à nos attente initiales. Il ne faut pas oublier que Gabriel Correa s’est déchiré les ligaments croisés en août dernier et que les autres joueurs ne furent pas épargnés par les blessures. Nous nous sommes retrouvés à six ou sept aux matchs et nous avons dès lors fait appel à deux nouveaux joueurs en cours de saison.« 

Sur la seconde place des Unionistes:

« Cette seconde place au classement vient féliciter le travail de tout le groupe. Mes joueurs n’ont jamais rien lâché. Cette équipe est certainement la plus forte sur le plan mental que j’ai jamais coachée. »

Sur la P3C:

« Il y avait de très belles équipes dans cette série et des profils très différents. A de rares exceptions, chaque match était très engagé. »

Sur les moments forts:

« Sans être original, l’arrêt de la saison à cause de la crise sanitaire fut particulièrement marquant. Pour en revenir à notre équipe P3, la blessure de Gabi fut l’évènement le plus marquant.« 

Sur ses coups de cœur:

« Sans contestation – et j’en reviens à ce que je disais auparavant – l’état d’esprit de cette équipe. Et puis nos victoires contre Grâce-Hollogne. Nous avions fait un match complètement dingue dans la salle des Buffalos. »

Sur ces regrets:

« Celui de ne pas avoir joué le match retour contre Alleur. Je ne dis pas que nous aurions remporté ce match ou que cela aurait changé le classement – nous avions un calendrier très costaud pour finir le championnat – mais nous étions dans une bonne période et nous aurions vraiment aimé prendre notre revanche du match aller où nous avions été battus sur des détails. »

Le titre à Shengelia

Ils l’ont fait : les Basques de Vitoria en arraché le sacre ibérique au nez et à la barbe d’un Barça au bord de la crise de nerf. A Montpellier, le tandem Petit-Allemand semble s’accommoder d’une situation… à répétition : 3e refus d’Euroligue. Et on terminera en transitant par Orp-Jauche ainsi que par le casino de Spa. Ce sont les infos d’EMCE.

Le gamin du Paire est devenu roi d’Espagne

Il était arrivé sur les hauteurs de Wegnez fin septembre 2010. A même pas 19 ans et sur la pointe des pieds. Vingt ans plus tard, Tornike (« Toko » pour les intimes) Shengelia s’est drapé du titre espagnol en compagnie de Vitoria. Et tant pis pour le Barça qui tombait trop court à 69-67 (après 33-39, à mi-parcours). Pas vraiment en verve sur le plan offensif (14 pts), l’ancien Pepin étouffait, voir dégoutait, littéralement Mirotic (8 pts). Pourtant élu « MVP » du tournoi. « Nous n’étions pas venus à Valence pour y faire du tourisme », lâchait le capitaine des Basques. Les Catalans en ont fait l’amère expérience. Et c’est ainsi que le gamin du Paire se muait en roi d’Espagne… avant de devenir tsar de Russie ?

Deux ans de plus pour Petit qui fait le point à Montpellier

Hier matin, l’ensemble des têtes pensantes et agissantes de Montpellier tenait une conférence de presse de mise en perspective. Le Waremmien – qui a rempilé pour deux saisons – y confiait : « Il est vrai qu’on s’est arraché pour décrocher la qualification pour l’Euroligue. Au final, nous n’y participerons pas, mais il faut surtout relativiser la situation. Il y a bien plus grave et nous allons tout faire pour y revenir l’an prochain même si le prochain championnat sera de très haut niveau. Un défi qui ne m’effraye pas car, ici, il y a toujours de la pression. » Quant à la directrice générale du club héraultais, elle ajoutait : « Julie Allemand a été une des deux joueuses qui a le mieux compris notre décision. » Si elle le dit…

Trois Braivois et toujours Jacques Stas à Orp-Jauche

« Avec l’équipe ainsi constituée, j’estime que nous pouvons jouer la tête », confie d’emblée Marc Ronvaux, le président d’Orp-Jauche. Une fois de plus, cette formation de P2 du Brabant Wallon sera à très forte connotation principautaire. A commencer avec la reconduction au coaching de Jacques Stas. Le Hannutois pourra en outre s’appuyer sur l’apport de trois Braivois : Florian Goossens, Roland Dejaiffe et Xavier Paty. Sans oublier l’arrivée au sein du staff technique de cet oiseau rare qu’est Philip Bogaerts (ex-St-Trond, D1). Il entre aussi dans les intentions du club hesbignon d’organiser des clinics destinés aux entraîneurs de jeunes de la région. On y reviendra…

Terrain (non) extérieur : la coupe de Belgique au casino de Spa

Hier, vous aviez sous les yeux la grande salle des fêtes du casino de Spa. C’est effectivement dans ce cadre prestigieux que se disputa, au printemps ’65, un 1/8e de finale de la coupe de Belgique entre l’équipe bobeline et Pitzemburg. La formation malinoise évoluait alors en D1 et était emmenée par Gilbert Ibens (le père de Steve), élu « joueur de l’année » en 67/68. Les Ardennais alignaient, entre autres, Roland Bloemers, Jacques Gaspar, Paul Mathy, Jacques Paquay et les frères Demblon tout en étant coachés par Léon Dothée. Ceci dit, les membres du comité ont sué tout au long de la rencontre en espérant que le ballon ne vienne pas heurter un lustre valant son pesant de cacahuètes… Christian Silvestre y va de ces deux précisions : « J’étais venu au match avec Léon Schins qui arbitrait et nous avions percuté un faon dans le Bois des Gattes. Il y eut une première confrontation au casino en ’57 avec le Sporting Athénée – qui allait devenir le Standard – testant un Hongrois ayant fui la révolution de 1956. » Je me souviens encore que les joueurs se plaignaient de la « mollesse » d’un parquet servant de… piste de danse. Moralité : on ne peut pas tout avoir !

Michel CHRISTIANE

Crédit photo : Baskonia Vitoria

Draymon Green: surcoté ou sous-coté?

Quel est le véritable Draymond Green: le pilier des triples champions ou le joueur fantomatique de la lanterne rouge de cette saison.

Draymond Green est un joueur clivant. Certains l’estiment surcoté, d’autres sous-coté, certains l’adorent, d’autre le détestent, mais il ne laisse personne indifférent. Avec ses qualités défensives et son côté all around, Green est le parfait complément de Curry et Thompson. Des spécialistes affirment ainsi que l’energizer des Warriors ne serait qu’un joueur lambda au sein d’une autre franchise. Une opinion renforcée les performances de Green lors de cette saison catastrophique des Warriors.

« Je pense que la saison a été frustrante pour lui, sur le plan offensif » analyse Steve Kerr sur les ondes du podcast Tolbert, Kreuger and Brooks. « En tant que compétiteur également, en perdant des matches soir après soir. C’est trop difficile dans cette ligue de gagner des rencontres quand on est diminué par les blessures. Il a dû gérer une frustration, il a craqué à plusieurs reprises, a été expulsé. Mais globalement, il a bien géré. »

La saison prochaine, les « Splash Brothers » seront de retour. De quoi permettre à Draymon Green de retrouver ses standards? « Je pense qu’on va voir la meilleure version de Draymond la saison prochaine, peu importe la date de reprise. Je suis confiant pour lui, mentalement et physiquement » annonce son entraineur.

Tim Duncan, le leadership et le trashtalking

Quel genre de leader et de trashtalker était Tim Duncan?

Duncan était-il un adepte du trashtalking? A sa manière selon Kevin Garnett. « Les gens ne le voyaient pas parler parce qu’il ne faisait pas de phrase. Tim te balançait des ‘je t’ai eu’ des ‘ouh’, ‘bien essayé’. Que des trucs subtils. Pas de truc hardcore ou de gangstas. Que des merdes subtiles qui te remettaient à ta place. Mais ce qui m’énervait le plus c’est le fait que le trashtalk ne l’atteignait pas. Et c’est là où j’ai abandonné le trashtalking avec Timmy. Parce qu’il ne répondait pas » explique « Da Kid ».

Souvent salué pour son leadership, Duncan ne fait pourtant pas l’unanimité. Interrogé sur quoi choisir entre Bryant et Duncan, Stephen Jackson a livré son analyse.

« Personnellement, je choisirais Kobe, pas Tim Duncan. Je dis ça à cause de l’attitude de Kobe. Je veux quelqu’un avec cette approche du jeu pour mener mon équipe. Tim n’était pas vraiment bavard. C’est Pop qui devait parler la plupart du temps. Moi-même j’ai dû beaucoup parler quand j’y étais. J’ai dû être le protecteur, le mec qui rentrait un peu dans la tronche des gars » a développé Jackson. Chez Kobe, il y avait tout ce dont tu as besoin pour aller gagner le titre, mais chez une seule personne. Pop a dû mettre certaines personnalités avec différents aspects autour de Tim Duncan pour que cette franchise devienne ce qu’elle est. La fois où Pop m’a demandé de revenir aux Spurs, c’est parce qu’il avait besoin d’un peu de méchanceté. Tim s’est retrouvé dans la bonne situation. Je pense qu’on aurait pu mettre Kobe dans n’importe quelle situation, il aurait réussi à rassembler les mecs en leur transmettant son attitude et sa confiance en lui. Tim le faisait aussi un peu, mais personnellement je choisirais Kobe »

« Un bon feeling avec notre coach »

Avant de rejoindre Spa, Gilles Wilkin revient sur la saison de Verviers en TDM2.

« C’est peut-être triste à dire, mais ce n’est pas plus mal pour le moral de l’équipe que la saison se soit terminée plus tôt que prévu. Cela devenait long. Nous savions très bien que nous allions avoir difficile. En revanche, l’ambiance au sein du groupe est restée très bonne » nous confie Gilles Wilkin. « Ce fut une année compliquée pour tout l’équipe mais nous avons tous évolué et nous sommes restés soudés dans la difficulté. »

Pour leurs premiers pas en TDM2, les Collégiens se sont farcis de solides adversaires. « Vu la compétitivité du championnat dans lequel nous avons évolué, il aurait été difficile de faire mieux. Même si nous n’étions pas loin de gagner certains matchs, il nous manquait toujours quelque chose » continue le futur Bobelin. « Les derbies contre Spa et Pepinster resteront dans nos mémoires. »

Le meneur a pu engranger de l’expérience qui lui servira dans les années à venir. « Je suis assez satisfait de ma saison, elle fut bonne et très instructive pour le futur. J’ai apprécié notre coach, j’ai eu un très bon feeling avec lui et il m’a donné beaucoup de confiance » conclut Gilles.

« Avec Pincemail, passés de la P4 à la R1 en sept ans »

Mathieu Balbourg fut prépondérant dans les excellents résultats enregistré par Tilff en R2. Ce scoreur plus que dangereux au rebond offensif analyse la saison des Porais.

La saison:

« Une saison forcément assez spéciale vu la situation actuelle mais je suis très satisfait de la partie de championnat que nous avons pu disputer. »

La deuxième place de Tilff:

« Elle est clairement méritée, nous n’avons rien volé. Nous nous sommes battus à chaque match pendant quarante minutes pour en arriver là. Mais c’est vrai que le petit brin de chance de fin de saison nous permettant d’accéder à l’échelon supérieur n’est pas pour me déplaire.« 

La deuxième régionale:

« Par rapport aux autres années, j’ai trouvé les séries plus homogènes avec pas mal d’équipe pouvant revendiquer une place en Playoffs. Cela a permis de faire durer le suspens. »

La montée en R1:

« Cette montée représente beaucoup pour les joueurs car cela allait faire la seconde année que nous allions disputer les Playoffs et sans récompense à la clé, cela devient frustrant. Plusieurs d’entre nous voulaient aussi évoluer plus haut tout en restant à Tilff, voilà qui est fait. Pour le club, c’est très bien aussi. Pouvoir aligner une équipe en première régionale montre nos ambitions et offre une belle visibilité au matricule 97. Même si l’équipe compte quelque bras cassés, nous arrivons à faire de belles choses (rires). »

Ses prestations:

« Je suis assez satisfait de mes prestations de manière générale même si, au deuxième tour, j’étais clairement à la rue pendant certains matchs. La faute à l’intensité exigée aux entrainements, mon corps blessé n’arrivait plus à suivre. »

Les faits marquants:

« Forcément la montée, même si nous n’avons pas pu jouer le championnat jusqu’à la fin. Cela fait sept ans que je suis à Tilff avec Quentin Pincemail et c’est fou de voir que nous sommes passés de la P4 à la R1. D’ailleurs, si nous en sommes arrivés là, c’est aussi grâce à Polska qui a malheureusement préféré poursuivre sa carrière dans un autre club. J’aurais aussi pu évoquer la crise sanitaire mais vu les débats sur les réseaux sociaux, je préfère laisser ce sujet aux spécialistes (rires). »

Ses coups de cœur:

« Encore une fois, la bonne ambiance, l’entente au sein de l’équipe et la cohésion du groupe. C’est maintenant une routine pour la plupart. Nous jouons ensemble depuis cinq ans. Je sais donc que lorsque je vais passer la porte de la salle, je vais passer un bon moment. »

Son regret:

« Une montée, c’est beau mais j’aurais bien voulu voir si nous aurions été capables d’assumer en Playoffs jusqu’au bout. Ceci dit, je ne me plains évidemment pas.« 

« Pas un long fleuve tranquille »

Matthias Scholze fait le bilan de sa première année au coaching à Ninane. Entretien.

Matthias, comment juges-tu votre saison?

Je pense que notre bilan est mitigé. Nous avons connu des hauts et des bas. Parmi ceux-ci, il me faut citer l’évolution d’un groupe remanié qui a compté trois arrêts – dont deux définitifs – de joueurs mais cela a poussé les jeunes de mon noyau U18 à s’imposer dans ce groupe P3. Il y a la déception de certaines défaites évitables et d’autres surprenantes. Je pense notamment à la défaite de cinq points à Villers alors que nous menions de quatorze unités à l’entame du quatrième quart et aux deux défaites contre Blegny, indéniablement notre bête noire cette saison. Par contre, je dois relever la force mentale de ce groupe qui a tenu tête au ténor incontestable de la série lors du match retour où cela ne s’est pas joué à grand chose. Et puis, comment ne pas évoquer nos quatre victoires d’affilée sur le fil, que cela soit « on the buzzer » grâce au shoot de Jordan Vermierdt pour arracher la prolongation à Harimalia ou grâce au tir victorieux de Cyril Michel à Wanze. Il y eut aussi cette remontada victorieuse contre Villers alors que nous étions distancés de vingt longueurs à cinq minutes du terme.

Es-tu satisfait de votre classement final?

Notre place est encourageante pour l’évolution de ce jeune groupe talentueux mais nous espérions mieux car nous étions sur une lancée de six victoires consécutives et qu’il nous restait cinq matchs abordables à disputer, dont ceux contre Bellaire et Flémalle qui se trouvaient dans le Top 3. Cela nous aurait permis de rêver de la deuxième ou de la troisième place, significatives de tour final et d’une possible montée. Il faut rappeler que notre objectif de début de saison était le maintien car le noyau avait été profondément remanié.

Qu’as-tu pensé de la P3B?

Notre série était très homogène. Verlaine était (quasi) imbattable et seuls Haneffe et Pepinster étaient un cran en-dessous du niveau général. Chaque match était un combat et c’est un vrai plus pour mes jeunes joueurs – majoritairement des 2000, 2001 et 2002 – que d’avoir pu engranger une telle expérience.

A titre personnel, comment as-tu vécu cette première saison à Ninane?

Ce ne fut pas un long fleuve tranquille. J’ai entamé ma première saison à Ninane avec un groupe qui venait de terminer vice-champion de Belgique en U18 régionaux et qui n’avait connu que quatre défaites au second tour la saison précédente. De plus, le groupe a connu beaucoup de changements – dont le départ en R2-D3 de Maxime Bodson, un joueur qui apportait beaucoup au groupe. Je savais que cela allait être compliqué au début, d’abord par l’adaptation de mon coaching, ensuite parce que ce noyau recèle des caractères forts et, enfin, car j’étais un coach inconnu sur le marché qui passait après un entraineur réputé comme Nicolas André. Au final, le déclic eut lieu après notre première victoire à Harimalia où j’avais proposé un briefing d’avant-match en forme de « brainstorming » sur le thème « équipe ». De là, les leaders se sont montrés et la spirale positive a fait son apparition. Pour ce qui est du reste de la saison, j’ai pu goûter à une quatrième année comme assistant régional – c’était d’ailleurs la troisième avec Nicolas André après les deux passées avec lui à Ans.

Qu’as-tu particulièrement apprécié cette année?

J’ai vu mon groupe U18 évoluer de manière fulgurante au point de finir invaincu de son championnat, échouer en quarts de finale contre une bonne équipe de Herve et voir chacun des joueurs de cette équipe sélectionné au moins une fois pour la P3. Cerise sur le gâteau: ce noyau qui est quasi identique depuis que ces jeunes gars ont commencé à pratiquer ce sport, va devenir le futur noyau U21 régional de Ninane.

Nourris-tu certains regrets?

Je ne suis pas du genre à nourrir des regrets. Le travail et le projet proposés par le club sont les meilleurs dont un coach orienté formation puisse rêver. Mélanger formation et compétition tout en collaborant avec des coachs expérimentés est tout ce que je souhaitais. Cela me pousse à être ambitieux et à vouloir rehausser mes objectifs personnels. Et, en toute transparence, sans la confiance et le soutien de Nicolas André, je ne pense que pas je serais à ce niveau à l’heure actuelle.

Nouveau forfait pour les Nets

Alors que DeAndre Jordan et Spencer Dinwiddie ont contracté le Covid-19, Wilson Chandler manquera aussi aux Nets.

Jordan et Dinwiddie testés positifs au Covid, leurs présences à Orlando pour la reprise semble plus qu’incertaine. Une certitude est l’absence de Wilson Chandler qui a préféré déclaré forfait que faire courir des risques à sa famille.

« Personnellement, je pense comme tout le monde à l’inconnu lié au Covid. Et le fait d’avoir une grand-mère de 87 ans, qui se bat contre différents types de maladies, et d’avoir de jeunes enfants, ça me fait penser qu’il est plus important pour moi d’être à la maison avec ma famille pour prendre soin d’elle. Donc c’est ma principale préoccupation de rester à la maison. Et puis, si vous ajoutez les injustices sociales et tout ce qui se rapporte aux violences policières, ça rend les choses encore un peu plus compliquées » a expliqué Wilson Chandler. « Je m’entraînais avec l’équipe et je respectais le protocole ordonné par la NBA, en étant testé tous les deux jours et en effectuant des sessions d’entraînement individuellement. Mais depuis que j’ai annoncé que je n’irais pas à Orlando, je suis sur le point de rester à la maison pour être avec ma famille. »

Où a été prise cette photo ?

Pour la dernière d’une chronique de longue haleine, on se met à l’ombre dans une salle de gala. Plein feu, comme de bien entendu, sur le duel au sommet entre Vitoria et Barcelone devant déterminer le successeur du Real. J’en profite pour vous révéler les coulisses de mes déplacements en Catalogne et au Pays basque. Ce sont les infos d’EMCE.

Les insolites du mardi

La finale espagnole oppose donc Barcelone à Vitoria (lire-ci-dessous). Voici les souvenirs que je garde de ces deux villes visitées à l’occasion de déplacements européens pour la DH et la Libre. J’ai été à trois reprises à Vitoria dont deux fois avec Pepinster. Avec systématiquement des atterrissages à Bilbao sous la pluie. Est-ce une des raisons pour laquelle, le Basque n’est guère souriant de prime abord ? Ceci dit, Vitoria est une très jolie ville ornée de splendides loggias et déclinant une véritable « culture basket ». Lors du premier voyage, j’avais été jusqu’à Guernica qui ne manqua pas d’inspirer Picasso. Toujours en ’92, René Collard, le délégué d’équipe, s’était rendu compte qu’il avait oublié les licences FIBA à l’hôtel peu avant le coup d’envoi. Quatre ans plus tard, je n’étais pas présent à la « salle du bas » pour le match aller car j’accompagnais Braine à Pistoia, en Toscane. En ’95, cap sur Barcelone toujours avec les Pepins. En fait, ils allaient donner la réplique à Manresa, mais nous logions dans la capitale catalane, à une soixantaine de bornes. Lors d’une des navettes, nous avions effectué un crochet par l’impressionnant monastère de Montserrat tout en visitant bien entendu le site olympique (hanté par la Dream Team) et le Camp Nou. Via une porte dérobée, nous avions pénétré dans le « Palau Blaugrana » interdit d’accès. La salle du Barça dont nous nous étions vite faits jeter par un concierge furibard. L’unique cafétéria ouverte se trouvait à la patinoire voisine. Beaucoup plus hot était le « Bagdad », un cabaret du centre-ville présentant des shows à peine imaginables. Mais, mon éducation judéo-chrétienne m’interdit de vous en dire davantage…

Titre espagnol : « La clé du match, le duel Shengelia-Mirotic »

Aux environs de 21 h 45, on connaîtra l’identité du champion d’Espagne 2020 : Barcelone ou Vitoria. Doté d’un banc d’exception, les Catalans partiront favoris. De quoi titiller les Basques d’Ivanovic : « Sur une seule rencontre, tout est possible. C’est l’équipe qui commettra le moins d’erreurs en défense qui brandira le trophée. » Et d’ajouter : « La clé du match se situera au niveau du duel opposant Shengelia à Mirotic, deux des meilleurs basketteurs européens du moment. » S’il l’emportait, l’ancien Pepin offrirait ainsi un fabuleux cadeau d’adieu à Vitoria avant de rejoindre le CSKA Moscou. Chandelle à 20 heures.

Terrain (pas) extérieur : faites vos jeux, rien ne va plus !

Afin de clôturer une rubrique exclusivement consacrée aux terrains extérieurs de notre province, je vous propose donc, pour cette der de der, une… salle. Et quelle salle car est généralement dédiée à d’autres activités nettement plus musicales et culturelles. Je peux vous assurer que l’équipe visiteuse en prit plein les mirettes en découvrant les lieux. Faites vos jeux, rien ne va plus… constituera l’ultime indice.

La télé crève l’écran

C’est sur VOOsport World 3 qu’il faudra vous brancher pour ne rien perdre du sommet ibérique. Un choc qui vous sera commenté par Pierre Vandersmissen en compagnie d’Axel Hervelle, grand spécialiste (et habitué) de l’Endesa Liga.

Michel CHRISTIANE