« Très heureux de ramener Douglas à la maison »

Le Brussels continue de façonner son effectif en vue de la prochaine saison de BNXT League. Futur adversaire du CB Liège, le club de la capitale a officialisé le retour de Douglas Ntesa, l’un des chouchous de ses supporters, après une saison passée sous d’autres couleurs.

À 24 ans, le Bruxellois retrouve un environnement qu’il connaît parfaitement après avoir déjà porté le maillot du Brussels lors des saisons 2023-2024 et 2024-2025. Durant ce premier passage, Douglas Ntesa s’était rapidement imposé grâce à son intensité défensive, son énergie de tous les instants et sa capacité à entraîner ses coéquipiers dans son sillage.

Son retour constitue un renfort de choix pour Serge Crevecoeur, qui se réjouit de retrouver un joueur dont il connaît parfaitement les qualités. « Je suis très heureux de ramener Douglas à la maison. Il va nous amener cette incroyable rage de gagner, cette capacité à dynamiser tout le monde et une belle pression défensive sur la balle », souligne le technicien bruxellois. « Lors de cette dernière saison, il a également progressé offensivement, notamment sur son tir à trois points, et va nous apporter aussi de la vitesse et du jeu rapide en attaque. J’ai hâte de le retrouver aux premiers entraînements du mois d’août ! »

Avec ce retour, le Brussels poursuit un recrutement ambitieux avant le coup d’envoi de la nouvelle saison de BNXT League. Le club bruxellois espère s’appuyer sur l’expérience et les qualités de Douglas Ntesa pour franchir un nouveau palier et retrouver les premiers rôles, tout en offrant à ses supporters un visage toujours plus compétitif.

Crédit photo : Brussels Basketball

« Il y a une véritable cohésion humaine qui ne se perd jamais »

Après un premier tour délicat, les Esneutoises ont trouvé les ressources pour assurer leur maintien en R2. Sophie Letihon revient sur une saison d’adaptation, marquée par la solidarité du groupe, et espère voir son équipe franchir un nouveau cap lors du prochain exercice.

Malgré une saison moins aboutie qu’espérée, Luane Schoonbroodt (15,5 points), Cléo Delvaux (9,6 points), Sophie Letihon (6,4 points) et les Esneutoises ont assuré sportivement leur maintien en deuxième régionale.

Sophie, quel bilan tires-tu de cette saison en R2 ?

Cette saison a été une saison d’adaptation. Nous avons dû composer avec l’arrivée d’un nouveau coach, Gaël, ainsi que l’intégration de nouvelles joueuses. Tout était à reconstruire : l’esprit de jeu, les automatismes, les principes tactiques… Nous sommes reparties de zéro. Sur le plan des résultats, la saison est mitigée. Après un premier tour compliqué avec peu de victoires, nous avons su réagir lors du deuxième tour pour assurer notre maintien en R2. Cette saison laisse néanmoins un goût un peu amer, car nous avons perdu de nombreux matchs de très peu de points. Par le passé, ce type de rencontres tournait souvent en notre faveur, ce qui n’a pas été le cas cette année, parfois par manque de réussite dans les moments clés en fin de match.

Quels furent les moments forts vécus avec ce groupe ?

L’un des moments marquants de la saison a été la période où la menace de relégation était bien réelle. Dans ces moments-là, le groupe a su rester soudé et continuer à travailler avec sérieux et détermination. Nous avons abordé chaque match avec beaucoup d’intensité, presque comme une finale, comme le rappelait souvent le coach. Même si nous ne les avons pas toutes gagnées, cet état d’esprit nous a permis d’aller chercher des victoires importantes et d’assurer notre maintien en R2.

Quelles sont tes principales satisfactions ?

Ma principale satisfaction reste, comme chaque année, la solidarité du groupe. C’est ce qui fait la force de cette équipe et ce qui la rend si unique à mes yeux. Malgré les défaites et les périodes plus difficiles, nous sommes toujours restées soudées, positives et capables de nous soutenir les unes les autres. C’est aussi pour cela que j’aime autant évoluer dans cette équipe : au-delà du terrain et des résultats, il y a une véritable cohésion humaine qui ne se perd jamais, quelle que soit la saison. Nous avons également réussi à progresser collectivement au fil de l’année, notamment dans la compréhension du jeu et dans notre capacité à réagir dans les moments importants.

Quels sont tes souhaits pour la prochaine saison ?

J’aimerais que nous gagnions en régularité et que nous parvenions à reproduire nos bonnes performances plus constamment tout au long de l’année. Avec la continuité du travail et une meilleure adaptation dès le début de saison, nous avons clairement les moyens de continuer à progresser et d’élever notre niveau. L’objectif sera aussi de capitaliser sur l’expérience acquise cette année afin d’être plus régulières et plus efficaces dans les moments décisifs. Et surtout… que le coach accepte enfin qu’on annule un entraînement pour aller boire des coups en terrasse ! C’est mon objectif personnel de la saison prochaine (rires) !

Crédits photos : CL Photography

« Pouvoir encore jouer est un cadeau que je mesure pleinement »

Championne de la saison régulière de R2 avec les All Blacks d’Alleur, Elia Fontaine a bouclé son aventure au sein du club de la plus belle des manières en décrochant la montée. Six ans après avoir dû être amputée d’une partie de la jambe des suites du Covid, la joueuse mesure plus que jamais la chance de pouvoir fouler les parquets et s’apprête à relever un nouveau défi sous les couleurs du RBC Haneffe.

La saison 2025-2026 restera comme l’une des plus belles vécues par Elia Fontaine. Avec les All Blacks, elle a atteint l’objectif fixé en début d’exercice : accéder à l’échelon supérieur. « Le bilan de la saison est très positif. Nous terminons à la première place du championnat en phase classique. L’objectif était d’accéder à l’échelon supérieur et c’est chose faite ! », se réjouit-elle. Au-delà des résultats, c’est surtout l’esprit du groupe qui l’a marquée. « Nous avons réussi à créer un vrai groupe de copines sur et en dehors du terrain et cela a été notre force tout au long du championnat. Mon seul regret est de ne pas avoir gagné la finale des Playoffs et de ne pas finir en beauté chez les All Blacks en ramenant la coupe. »

Les souvenirs ne manquent pas au moment de dresser le bilan. Parmi eux, le beau parcours réalisé en Coupe AWBB, ponctué d’une place en demi-finales, les nombreuses victoires et les traditionnelles troisièmes mi-temps occupent une place particulière. Mais un moment restera gravé plus que les autres. « L’un des moments forts vécus avec ce groupe restera sans doute notre dernier match à domicile, puisqu’il marquait la fin de carrière d’Émilie Hertay, d’Amandine Hertay et de Marine Minguet. C’était un moment rempli d’émotions pour tout le groupe, il signifiait la fin d’une belle aventure toutes ensemble. »

Au-delà du basket, cette aventure revêt une signification toute particulière pour Elia Fontaine. Victime, il y a six ans, d’une amputation partielle de la jambe à la suite du Covid, elle savoure aujourd’hui chaque minute passée sur un terrain. « J’ai vécu plein de belles choses dans ce club. J’y ai rencontré des personnes formidables et je m’en vais avec des souvenirs plein la tête », confie-t-elle. « Et puis, personnellement, je suis si fière du chemin parcouru depuis maintenant six années, mais surtout profondément reconnaissante. Reconnaissante envers mon corps, qui me permet encore de jouer, et pour chaque moment passé sur le terrain. Pouvoir encore jouer est un cadeau que je mesure pleinement. »

Une page se tourne désormais pour la joueuse, qui portera les couleurs du RBC Haneffe la saison prochaine. « J’ai décidé de quitter les All Blacks et de rejoindre le RBC Haneffe. J’espère réaliser une belle saison et obtenir de beaux résultats avec ce nouveau groupe ! », explique-t-elle. Sans oublier celles avec qui elle a partagé ces dernières années. « Je souhaite évidemment le meilleur à mes copines d’Alleur et j’espère qu’elles réaliseront une aussi belle saison que cette année. »

Le parcours d’Elia Fontaine rappelle qu’au-delà des victoires et des trophées, le sport est aussi une formidable histoire de résilience, de passion et de dépassement de soi. Une aventure qu’elle s’apprête à poursuivre avec le même enthousiasme sous ses nouvelles couleurs.

Record historique en WNBA pour Julie Allemand et le Tempo à Toronto !

La WNBA continue de séduire un public toujours plus nombreux. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Bell Centre de Montréal a accueilli 20.996 spectateurs pour la rencontre entre les Toronto Tempo et les Dallas Wings, établissant un nouveau record d’affluence en saison régulière. Malgré la défaite de la franchise canadienne (95-108), Julie Allemand s’est une nouvelle fois illustrée à la distribution.

Délocalisée à Montréal, comme celle disputée dimanche, cette rencontre restera dans les annales de la WNBA. Les 20.996 spectateurs présents dans l’antre des Canadiens de Montréal constituent en effet un nouveau record d’affluence pour un match de saison régulière, effaçant la précédente marque de 20.711. Seul le record absolu de la ligue, établi en play-offs avec 22.076 spectateurs, demeure encore supérieur.

Sur le parquet, les Toronto Tempo ont longtemps tenu tête aux Dallas Wings avant de céder dans le dernier quart-temps. Plus efficaces dans les dix dernières minutes, les Texanes se sont finalement imposées 95 à 108.

Julie Allemand a, une nouvelle fois, confirmé son rôle essentiel dans l’organisation du jeu canadien. La meneuse liégeoise a compilé 8 assists, auxquels elle a ajouté 5 rebonds, 3 points et 1 interception en 33 minutes de présence sur le parquet.

Si le résultat sportif n’a pas souri aux Tempo, cette soirée restera comme une nouvelle étape importante dans le développement de la WNBA. Avec une assistance record pour un match de saison régulière, Montréal a démontré l’engouement grandissant du public canadien pour le basket féminin professionnel, dans une ambiance à la hauteur de l’événement.

Crédit photo : Toronto Tempo

Une NBA en pleine révolution : les principaux transferts de l’été

L’intersaison NBA continue de bouleverser la hiérarchie de la ligue. Plusieurs franchises ont frappé fort sur le marché des transferts, avec quelques échanges retentissants qui pourraient redessiner les rapports de force avant le début de la saison 2026-2027.

Le transfert qui fait le plus parler est sans conteste celui de Giannis Antetokounmpo. Après avoir marqué l’histoire des Milwaukee Bucks, le double MVP rejoint le Miami Heat dans un échange d’envergure. Bobby Portis prend également la direction de la Floride, tandis que Tyler Herro, Kel’el Ware, Jaime Jaquez Jr. et Kasparas Jakucionis effectuent le chemin inverse vers le Wisconsin. Un mouvement qui ouvre un nouveau cycle pour les deux franchises.

Autre opération majeure, Ja Morant quitte Memphis pour rejoindre Portland. Les Grizzlies récupèrent notamment Jerami Grant, Isaiah Stewart et Kris Murray afin de reconstruire un effectif plus dense autour de leurs nouvelles ambitions.

La conférence Est connaît également plusieurs changements importants. Les Boston Celtics accueillent Paul George, Mike Conley Jr. et Mitchell Robinson, mais voient partir Jaylen Brown vers Philadelphie. Les Sixers se renforcent également avec Dean Wade, Anfernee Simons et Ariel Hukporti, tout en perdant plusieurs cadres, dont Paul George et Quentin Grimes.

À Brooklyn, l’arrivée de Julius Randle constitue l’un des faits marquants de l’été. Les Nets récupèrent également Moe Wagner et Keon Ellis, tandis que Nicolas Claxton prend la direction des Chicago Bulls. Ces derniers enregistrent également les arrivées de Norman Powell et Zach Collins afin de densifier leur raquette.

Les Minnesota Timberwolves ont eux aussi animé le marché en attirant LaMelo Ball, qui quitte Charlotte, ainsi qu’Ayo Dosunmu et Bones Hyland. En contrepartie, Minnesota se sépare de Julius Randle, Naz Reid et Mike Conley Jr.

Les Los Angeles Clippers ont choisi de remodeler profondément leur effectif. Brook Lopez, Brandon Ingram et Gradey Dick rejoignent la Californie, alors que Kawhi Leonard prend la direction de Toronto, l’un des mouvements les plus inattendus de cette intersaison.

Les Lakers n’ont pas échappé aux changements. Walker Kessler, Quentin Grimes, Collin Sexton et Deandre Ayton figurent parmi les principaux mouvements d’un effectif qui voit surtout partir une véritable légende : LeBron James tourne la page après plusieurs saisons sous le maillot des Angelinos.

Plusieurs autres équipes ont également profité de l’été pour renforcer leur rotation. Atlanta accueille notamment Aaron Wiggins et CJ McCollum, Golden State mise sur Kristaps Porzingis, Houston attire Marcus Smart et Bogdan Bogdanovic, tandis qu’Orlando enregistre le retour de Nikola Vucevic.

À quelques semaines de la reprise, cette intersaison confirme une nouvelle fois que la NBA reste la ligue où les équilibres peuvent être profondément bouleversés en l’espace de quelques jours. Entre superstars changeant de franchise, effectifs remodelés et nouvelles ambitions affichées, la saison 2026-2027 s’annonce particulièrement ouverte et promet déjà de nombreux affrontements très attendus.

Crédit photo : DR

« Retrouver le plaisir de jouer est ma plus grande satisfaction »

Personne n’imaginait les Pepines décrocher la montée en R1 ! Portée par un groupe soudé et une excellente ambiance, Amélie Scholtis a retrouvé le plaisir de jouer tout en participant à une aventure qui a dépassé toutes les attentes.

Les Pepines ont réussi une superbe saison en R2B. Enchainant les victoires, Amélie Scholtis (7,9 points) et ses coéquipières ont terminé parmi les équipes de tête de la série, s’offrant même une participation aux Playoffs et un ticket pour rejoindre la R1 !

Que retiens-tu de cette saison en R2 ?

Je retiens surtout notre participation aux Playoffs et la montée en R1. C’était une toute nouvelle équipe, mais avec une très bonne ambiance. J’ai pris du plaisir tout au long de la saison et nous avons atteint nos objectifs petit à petit, voire même dépassé ce que nous avions imaginé au moment de débuter le championnat. J’avoue qu’en découvrant un groupe aussi jeune, j’avais quelques craintes concernant l’ambiance, mais je suis plus que satisfaite de ce que nous avons construit ensemble.

Quels furent les moments forts de cette saison ?

Le moment le plus fort reste, pour moi, le match contre Namur. Cela faisait longtemps que je n’avais plus ressenti de telles sensations pendant une rencontre. C’était un match épuisant, mais nous avons décroché une victoire inattendue après prolongation qui nous a ouvert les portes des Playoffs. Jouer dans une salle pleine, avec une telle ambiance, ce sont des moments qui me rappellent pourquoi je suis heureuse d’évoluer encore à ce niveau.

Quelles sont tes principales satisfactions ?

Ma principale satisfaction est d’avoir retrouvé le plaisir de jouer et de pouvoir contribuer à l’équipe. Ces dernières années avaient été plus compliquées pour moi, avec des prestations moins abouties. Cette saison, j’ai vraiment pris énormément de plaisir et je remercie Pascal pour la confiance qu’il m’a accordée.

Quels sont tes souhaits pour la prochaine saison ?

Le groupe sera quelque peu différent avec quelques départs et des blessures, notamment celles de mon amie Christina Kazmierczak, qui arrête, et d’Isaline Borguet, qui sera éloignée des terrains pendant un long moment. J’espère que la cohésion restera aussi bonne. À titre personnel, j’aimerais continuer à progresser, prendre du plaisir et atteindre encore davantage d’objectifs avec l’équipe.

« La refonte des séries AWBB apportera son lot d’incertitudes et élèvera probablement le niveau de la compétition »

Nicolas Gerads analyse la saison des Alleurois en R2A et évoque les prochaines échéances des All Blacks avec un effectif profondément remanié. Entretien.

Cette saison, les Alleurois ont assuré le maintien en régionale, terminant à la neuvième place du classement de la R2A. L’effectif subira de profondes modifications avec les départs de Johnson Matumuini pour Belleflamme, Mohamed Keita pour Verviers, Quentin Rami pour RSW Liège Basket, Maxime Hansotte pour Sprimont ainsi que Paul Maah et Franck Ngoumegni pour Landen et les arrivées de Nathan Meurice et Laurent Gerlache de Visé, Romain Machiroux de Pepinster, de Patience Ukurikiyimfura de Cristal Seraing et Martin Desiron de l’Etoile Jupille. Les All Blacks seront encore dirigés par Nicolas Gerads.

Nico, que retiens-tu de cette saison en R2 ?

Je retiens avant tout la résilience du groupe. Cette saison n’a pas été un long fleuve tranquille. Nous avons connu des périodes compliquées, sur et en dehors du terrain, avec des résultats parfois en dessous de nos attentes, peut-être aussi parce que celles-ci étaient trop élevées. Il a fallu remettre beaucoup de choses en question. Malgré cela, certains joueurs sont restés investis. Ils ont continué à travailler et à croire en l’équipe. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est que personne n’a baissé les bras. Le groupe a montré du caractère dans l’adversité et a su rester uni lorsque les choses étaient moins faciles. Même si tout n’a pas été parfait, nous avons beaucoup appris, tant sur le plan collectif qu’individuel. Au final, cette saison nous a permis de grandir. Les difficultés rencontrées nous rendent plus forts et nous donnent des repères précieux pour l’avenir. Malheureusement, je n’ai pas su apporter tout ce que je souhaitais à ce groupe. Il y avait, à mon sens, trop de bases à retravailler et j’ai sans doute été trop ambitieux. Plusieurs saisons avec ce même groupe auraient été intéressantes, mais la période des transferts en a décidé autrement. Je leur souhaite à tous le meilleur dans leur future destination. Et pour terminer sur une note positive, énormément de monde nous voyait directement descendants avant le début de la saison, ce qui n’a finalement jamais été le cas.

Quels furent les moments forts vécus avec ce groupe ?

Les moments forts ne sont pas forcément les plus spectaculaires. Bien sûr, il y a eu quelques belles performances et des victoires qui ont marqué la saison. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont le groupe a traversé les difficultés. Les joueurs sont restés soudés, ont continué à travailler et n’ont jamais renoncé. Lorsque je regarde la saison dans son ensemble, c’est probablement cette force collective que je retiens avant tout.

Quelles sont tes principales satisfactions ?

Mes principales satisfactions sont la progression collective lorsque nous montrions notre vrai visage, comme à Waremme ou lors de notre défaite de deux points contre les futurs champions de Nivelles, l’engagement des joueurs et la qualité de l’état d’esprit affiché par certains tout au long de la saison. Nous avons construit quelque chose de solide malgré les obstacles et je pense que le groupe ressort plus fort et plus mature de cette expérience. Il y a également le fait, comme je l’ai déjà dit, que le groupe a prouvé qu’il avait sa place en R2 malgré les médisances. Enfin, je suis heureux d’avoir pu aller chercher des joueurs de P1 qui ont explosé cette saison et qui, malheureusement, s’en iront vers d’autres cieux.

Quels sont tes souhaits pour la prochaine saison ?

Avec une équipe largement remaniée, mon premier souhait sera de construire rapidement une identité collective forte. Il faudra apprendre à se connaître, créer des automatismes et développer une cohésion qui permettra au groupe d’être compétitif le plus rapidement possible. Nous sommes également conscients que la refonte des séries AWBB apportera son lot d’incertitudes et élèvera probablement le niveau de la compétition. Cela demandera de l’adaptation, de la patience et beaucoup de travail. Il faudra progresser semaine après semaine sans se focaliser uniquement sur les résultats à court terme. Mon souhait est que l’équipe trouve rapidement ses repères, affiche un état d’esprit irréprochable et pose des bases solides pour l’avenir. Si nous parvenons à créer un groupe uni, travailleur et ambitieux, alors les résultats suivront naturellement. Dans un contexte de changement aussi important, la construction du collectif sera notre priorité.

Julie Allemand noircit la feuille de stats, nouveau record de victoires pour Antonia Delaere et le Lynx

La bonne saison WNBA des Belges se poursuit.

Face au Sun de Rachid Meziane emmené par une Brittney Griner (29 points, 10 rebonds, 3 assists, 2 steals et 2 contres) des grands soirs, Antonia Delaere (8 points, 2 rebonds et 1 interception en 24 minutes) et le Lynx ont concédé une défaite par le plus petit des écarts, 89-90. L’ailière belge (10 points et 2 steals et 23 minutes) et ses coéquipières se reprenaient ensuite face au même adversaire, cette fois dans le Connecticut, pour s’imposer 80-86 et établir un nouveau record de victoires en saison régulière pour la franchise de Minny.

Revers également pour Kyara Linskens (1 rebond et 1 interception en 8 minutes) dans la touffeur de l’Arizona. A domicile, l’intérieure belge et ses coéquipières se sont inclinées 66-77 face au Sky.

A Toronto face aux Valkyries, Julie Allemand (9 points, 3 rebonds, 7 assists et 2 steals en 35 minutes) a noirci la feuille de stats et inscrit un beau panier au buzzer mais cela n’a pas été suffisant pour la franchise canadienne qui a baissé pavillon, 75-83.

Crédit photo : Toronto Tempo / WNBA

« Blake vient apporter du dynamisme et du spectacle au projet liégeois »

Le CB Liège poursuit activement la construction de son effectif en vue de sa première saison en BNXT League. Le club liégeois a officialisé l’arrivée de l’ailier britannique Blake Bowman, quatrième renfort étranger de l’intersaison.

Originaire de Derby, en Angleterre, Blake Bowman débarque en Cité ardente avec un profil particulièrement athlétique. Du haut de ses 1,96 m, l’ailier-swingman s’est forgé une réputation grâce à son explosivité, sa capacité à finir au-dessus du cercle et son énergie des deux côtés du terrain.

Formé au sein des Derby Trailblazers, le Britannique s’est rapidement imposé comme l’un des joueurs les plus en vue de la NBL en compilant des moyennes de 19 points, 6 rebonds et 3 assists. Ses performances lui ont ensuite ouvert les portes des Leicester Riders, l’une des formations les plus prestigieuses du basket britannique, avant une expérience dans le championnat universitaire américain sous les couleurs d’UMKC.

Joueur complet, Blake Bowman possède également une solide expérience du basket 3×3. Classé numéro un britannique au classement national en 2025, il apporte au CB Liège un profil polyvalent, capable de défendre sur plusieurs postes tout en pesant offensivement.

Les dirigeants liégeois ne cachent pas leur enthousiasme à l’idée de l’accueillir. « Avec sa vitesse, son adresse et son mental de gagnant, Blake vient apporter du dynamisme et du spectacle au projet liégeois », soulignent-ils.

À quelques semaines de ses grands débuts en BNXT League, le CB Liège continue ainsi d’étoffer son noyau avec des profils complémentaires. L’arrivée de Blake Bowman confirme l’ambition du club de bâtir un effectif capable de relever le défi de l’élite belgo-néerlandaise dès cette première saison.

Crédit photo : CB Liège

« Avec Claude Ernotte, nous étions sur la même longueur d’onde malgré nos tempéraments opposés »

Christophe Delahaye revient sur la saison délicate des Abeilles au sein de l’élite provinciale et évoque son dernier défi du côté de l’Etoile Jupille avec les Dinos.

Le maintien n’a jamais véritablement été à portée de main pour Harimalia, qui a vécu une saison particulièrement compliquée en P1. Entre les départs, les blessures et un effectif profondément remanié, les occasions de se réjouir ont été rares pour Christophe Delahaye, meilleur marqueur du groupe avec 12,6 points par rencontre.

« Difficile de retenir du positif au vu de la saison. L’arrêt de Kevin Jonniaux et le départ de Nathan Van Dessel n’ont pas été compensés, même si j’admets qu’il faut déjà se lever tôt pour prendre la relève de ces deux joueurs », analyse-t-il. « De plus, il y a eu plusieurs arrêts durant la saison, sans compter la blessure d’Adrien. Bref, ce fut une saison frustrante et compliquée à tous points de vue. »

Malgré les résultats décevants, les Harimaliens n’ont jamais cessé de se battre. Une solidarité sans faille qui constitue sans doute le principal motif de satisfaction d’un exercice pourtant compliqué. « Pour les moments forts, je retiendrai la solidarité qu’il y a eu entre les quelques rescapés de l’équipe. Beaucoup auraient jeté l’éponge suite aux défaites qui s’enchaînaient », souligne Christophe. « Mention spéciale à notre coach, qui a toujours été positif et nous a tirés vers le haut, que ce soit dans les bons comme dans les mauvais moments. »

Après une relégation, les satisfactions sont forcément limitées. L’expérimenté joueur préfère retenir l’investissement du groupe jusqu’au bout ainsi que la progression des plus jeunes. « Côté satisfaction, difficile de répondre car, en étant descendant, tu ne peux être satisfait. Je dirai d’avoir joué le jeu jusqu’au bout et de voir des jeunes évoluer et se responsabiliser », poursuit-il.

À titre personnel, une relation aura particulièrement marqué sa saison. « Avec Claude Ernotte, nous ne nous connaissions pas. Je suis revenu dans le noyau P1 après six ou sept matchs, la confiance et le respect se sont directement installés. Nous étions sur la même longueur d’onde malgré nos tempéraments opposés », dévoile l’intérieur.

Une page se tourne désormais pour Christophe Delahaye, qui retrouvera la saison prochaine les couleurs de l’Étoile. Un retour qui s’accompagne d’ambitions clairement affichées. « J’avais toujours dit à Michel Nihon que je terminerai ma pseudo-carrière à l’Étoile. Rejoindre un groupe à la fois festif et compétitif, ça ne se refuse pas », sourit-il. « Sans faire le charlatan, je pense que nous devons jouer les premiers rôles en P3. Le noyau est dense et compétitif, reste à voir le niveau de la série. »