Pour cette saison à la tête de la R2 de Herve-Battice, Philippe Briers a dû composer avec un effectif jeune et un délicat équilibre entre formation et maintien. Malgré un exercice semé d’embûches, le technicien retient avant tout les progrès réalisés par son groupe et se montre résolument tourné vers l’avenir.
Que retiens-tu de cette saison en R2 ?
Je retiens surtout qu’il est difficile de concilier la formation – ou la post-formation – avec l’obligation de résultats, surtout lorsqu’il s’agit d’assurer le maintien. Selon l’importance que l’on accorde à l’un ou à l’autre, les choix peuvent être très différents. Cela m’a beaucoup challengé en tant que coach et le jeune groupe a, lui aussi, dû apprendre à affronter cette réalité exigeante. La saison n’a pas été un long fleuve tranquille : le parcours a été sinueux, rempli d’obstacles, mais nous avons tenu bon et nous en sortons plus forts.
Quels furent les moments forts vécus avec ce groupe ?
La saison peut clairement être divisée en deux périodes. Jusqu’en décembre, ce fut compliqué. Il a fallu du temps pour que le groupe et moi apprenions à nous connaître et j’ai dû remettre en question plusieurs de mes principes afin d’évoluer et de m’adapter. L’arrivée de Caroline Bourlioux a ensuite apporté une vraie stabilité. Elle attire beaucoup l’attention, ce qui libère de l’espace pour le reste de l’équipe. Elle s’est parfaitement intégrée et le groupe l’a très bien accueillie. Si je dois retenir une victoire, ce serait celle contre Haneffe à domicile. Face à une belle équipe au complet, qui venait de battre Cointe, nous avons livré un énorme match, avec beaucoup de courage pour combler un déficit de 17 points en première mi-temps. De manière plus générale, il reste un goût de frustration : nous avons perdu un nombre important de matchs de très peu. Les filles méritaient clairement quelques victoires supplémentaires.
Quelles sont tes principales satisfactions ?
Malgré les difficultés et un début de saison compliqué, le groupe est resté soudé et nous avons progressé. Pas autant que je l’aurais souhaité, mais suffisamment pour voir certaines joueuses prendre du galon. C’était l’objectif. Il y a eu plusieurs déclics, tant sur le plan individuel que collectif, ce qui est très encourageant pour la suite.
Quels sont tes souhaits pour la prochaine saison ?
Nous avons choisi d’intégrer des jeunes en qui nous croyons beaucoup. Le groupe sera qualitatif, mais encore plus jeune que cette année. J’espère vivre une saison un peu plus sereine, tout en permettant aux nouvelles de s’adapter à la division. Les joueuses déjà présentes devront faire preuve de maturité, montrer l’exemple et insuffler de l’implication ainsi que de la confiance. Elles possèdent de vraies qualités, même si elles n’en sont pas toujours conscientes. Et, au final, puisque c’est la vocation de cette équipe, j’espère que certaines montreront qu’elles ont le potentiel pour rejoindre le groupe R1.

