« Nous avons un bon groupe »

    

Ce dimanche, Harimalia voyait ses trois équipes en découdre en Coupe de la Province. Et la lumière est venue de la P4 du club qui a, en ouverture de journée, éliminé Henri-Chapelle pour se qualifier pour les seizièmes de finale de la compétition.

    

Ce dimanche 30 septembre, à onze heures, la P4 d’Harimalia ouvrait le bal de cette journée consacrée à la Coupe de la Province. Outsiders face à la P3 d’Henri-Chapelle, les gars de Pascal Goffin allaient néanmoins à nouveau créer l’exploit pour s’imposer 68 à 52 après avoir mené la majeure partie de la rencontre. « Défensivement, ce ne fut pas mauvais mais nous avons pêché dans l’exécution des phases offensives » regrettait, après le match, David Di Giuseppe, le coach des Capellois. « J’ai la chance d’avoir un bon groupe, motivé et qui vit bien ensemble » souriait, pour sa part, Pascal Goffin, coach de la P4 et énergique Directeur technique du matricule 2211 . « Nous avons livré une bonne prestation et cette victoire est un vrai bonus.« 

    

Les P3 locales trébuchent

    

C’était ensuite au tour de la P3B de recevoir son homologue de La Spéciale Aywaille. Réduite à peau de chagrin suite à de très nombreuses blessures, l’équipe locale allait vendre chèrement sa peau. Menés de huit unités à la pause, les gars de Johnny Bantuelle allaient livrer un troisième quart-temps de toute beauté et compter jusqu’à onze unités d’avance à la vingt-septième. Une bonne réaction aqualienne permettait finalement aux visiteurs de l’emporter, 70-75, malgré plus de vingt-cinq balles perdues au cours de la rencontre. « Ce ne fut pas beau mais le principal est acquis » résumait Christian Vroomen, le délégué d’Aywaille, après le match.

Pour clore la journée, la P3A des Abeilles défiait la P2 de Grivegnée. Alors que beaucoup de spectateurs voyaient les locaux s’imposer, ce sont bel et bien les Sang et Or, bénéficiant de l’arrivée de Jean-Luc Mathy en cours de partie, qui l’emportaient, 59 à 73.

Seule P4 encore en lice, Harimalia se rendra à Cointe le weekend des 27 et 28 octobre pour tenter de prolonger encore un peu sa formidable aventure.

« Toujours le même mot d’ordre: intensité! »

    

Ce samedi, Tilff recevra Ixelles, l’un des favoris de la série. L’occasion pour Liège & Basketball de faire le point avec Jérome Niedziolka.

    

Jérôme, c’est un tout gros match contre Ixelles qui vous attend samedi…

En effet, Ixelles est probablement l’un des favoris de la série. Maintenant, venir gagner en terre poraise, avec la triplette du samedi (les deux P2 jouent avant nous), ce n’est jamais chose aisée!

Avez-vous des stratégies pour contenir les fortes individualités adverses?

Nous avons travaillé certaines choses défensives à l’entrainement mais toujours sous le même mot d’ordre: intensité. 

Comment allez-vous aborder ce match?

Comme tous les autres. Nous nous focalisons d’abord sur cette rencontre, ensuite sur celle du weekend d’après et ainsi de suite. Etant éliminés de la Coupe AWBB, nous avons pu bénéficier d’une semaine plus calme et d’entrainement plus « light », ce qui a fait du bien à tout le monde.

A tire d’aile des pigeons voyageurs

      

Les Carnets du basketteur, saison 2! En près de quarante ans de carrière, Michel Christiane a accumulé une kyrielle de souvenirs et d’anecdotes. De Fond-de-Forêt à Barcelone. Il est cette fois question de l’évolution des techniques d’information et quelques anecdotes savoureuses qui s’y rapportent.

    

Comme je l’ai expliqué dans une précédente chronique, mes premiers papiers – pour La Gazette de Liège – remontent à septembre 1980. Ce qui m’a peut-être le plus impressionné au cours du temps, c’est une évolution technologique galopante… pas toujours facile à maîtriser. 

1980, donc, je récupère la plupart des matches par téléphone et suis encore obligé de taper les comptes rendus sur une ancestrale machine à écrire. Rituel immuable du dimanche soir : je vais déposer l’enveloppe contenant ma « précieuse prose » dans la boîte aux lettres d’un Theutois travaillant, le lendemain, à Liège où un préposé du journal vient chercher le pli. Ce n’était plus le temps des pigeons voyageurs, mais on n’était pas très loin… 

Quelques années plus tard, arrivée sur le marché des fameux fax. Une invention assez géniale. C’est ainsi qu’elle me permet de transmettre mes articles directement à la rédaction. Ceci dit, celle-ci est assez réduite et ils ne sont introduits dans le système du journal que le lundi matin quand les secrétaires reprennent le travail. Au niveau de la rapidité de l’information, on a déjà connu beaucoup mieux… A ce propos, cette anecdote : l’équipe nationale dispute un tournoi qualificatif à l’Euro au Portugal. Le personnel du Palace d’Anadia vient de recevoir cette machine infernale, mais éprouve les pires difficultés à la faire fonctionner. A mon arrivée, je m’empresse de les tirer d’affaire et, grâce à mon intervention, j’ai été le roi de l’hôtel durant le reste du séjour… 

Survint ensuite l’apparition du mémorable Tandy, le « père spirituel » des portables actuels. La DH ne tarde pas à me fournir un exemplaire et je suis ainsi le tout premier à pouvoir l’utiliser dans les salles et les stades principautaires. Une véritable attraction car les gens avaient du mal à comprendre comment il était possible de transmette à la seconde-même son texte à Bruxelles (dans mon cas) en branchant simplement l’appareil à une prise téléphonique. En revanche, son usage s’avérait nettement plus complexe à l’étranger car il fallait coller son oreille à un gros écouteur, attendre un « bip » bien spécifique et peu audible, appuyer illico sur une touche déterminée – la F4, pour être précis – puis prier pour que le miracle se produise. En revanche, ce Tandy-là était d’une fiabilité à toute épreuve. J’en garde d’ailleurs toujours un (photo) dans une armoire de mon bureau. C’était dès lors parti pour une course folle, voire à la surenchère, afin de savoir qui proposerait les machines les plus performantes et les plus sophistiquées ? Avec, dans la foulée, l’apparition des réseaux sociaux où n’importe qui peut désormais se prendre pour un journaliste en herbe. Avec toutes les dérives que l’on connait. Autre conséquence fâcheuse, de très grandes « plumes » ne se sont jamais adaptées à cette véritable révolution informatique. On songe, ici, à André Simon, la classe à l’état pur et qui était le « pape du basket » au Soir, ou encore, à Jean-Louis Donnay, la référence francophone en matière de football. « Je ne me suis jamais habitué au stress engendré par le fait que tu te retrouves seul à un match avec l’obligation de rentrer ton reportage le plus vite possible. Tout en redoutant le moindre incident technique au moment de la transmission. J’ai de suite compris que la qualité de mon écriture s’en ressentait et j’ai préféré arrêter. »

Le revers d’une inexorable médaille.

    

Michel CHRISTIANE

« Un immense honneur de pouvoir côtoyer Axel Hervelle »

    

Ce jeudi, à Murcie, le Spirou Charleroi tentera de valider sa place en Ligue des Champions. Liège & Basketball en a profité pour discuter avec Boris Penninck, l’ancien de Liège Basket qui évolue désormais chez les Carolos. Entretien.

    

Boris, comment se passe ton adaptation à Charleroi?

Cela se passe très bien. Nous avons vraiment un bon groupe, c’est donc facile de s’acclimater. 

Qu’est ce que cela fait de côtoyer au quotidien un gars comme Axel Hervelle?

C’est un immense honneur de pouvoir côtoyer un joueur comme lui, avec toute son expérience. Il nous apporte énormément et nous devons nous nourrir de ses paroles.

Au niveau de l’enchainement des matchs de ces derniers jours, ainsi que des voyages, n’est-ce pas trop éprouvant?

Si, ça l’est. Nous voyageons beaucoup ces derniers temps et n’avons guère le temps de voir nos proches. Mais c’est la vie de professionnel, donc nous nous adaptons.

Que devrez vous améliorer pour tenter d’arracher la victoire ce jeudi à Murcie?

Nous devons essayer de mieux terminer. Nous devons récupérer aussi un peu d’énergie et mieux exécuter nos attaques. Si nous faisons cela, nous pourrons réaliser de belles choses. Car nous croyons en cette qualification.

    

Crédit photo: Philippe Collin

Bellaire ne fait pas dans la dentelle

     

En recevant LAAJ, Bellaire n’a pas fait dans la dentelle et s’impose largement, 88-49.

    

C’est à nouveau une équipe de Bellaire particulièrement dominante qui a pris la mesure de Jupille, 88 à 49. « Nous avons vraiment bien joué en défense et, en attaque, la balle a bien tourné pour trouver les gars ouverts » nous explique Gael Colson. « Je suis vraiment satisfait de mon groupe. »

Les Blue Rabbits enregistrent leur troisième victoire et trône en tête de le série de P2A.

« Du poids, de l’expérience, des shooteurs et de la fougue à Dison »

    

Ce mercredi, la P3 de Dison-Andrimont accueille la P1 de Belleflamme. Un déplacement piégeux dont se méfient les Haricots alors que les locaux veulent vendre chèrement leur peau.

     

Petite particularité de cette rencontre, Bryan Piron et Cédric Deplus ne pourront être alignés du côté des Haricots. « Cela va être compliqué de gérer la partie en ayant dix points de retard mais nous ne devrons pas  attendre le dernier quart pour passer devant. Nous devrons être concentrés en défense et éviter que que nos adversaires prennent des rebonds offensifs et s’offrent des deuxièmes chances » nous indiquent Cédric.

Invaincus en championnat, les Disonnais ont un beau coup à jouer face à Belleflamme. « Nous avons zéro pression pour ce game, ce n’est que du bonus » nous précise Thomas Villanucci. « Par contre, nous vendrons chèrement notre peau car nous savons qu’au complet, nous avons un groupe pour jouer le Top 3 cette année. Nous avons du poids, de l’expérience, des shooteurs et de la fougue. Et, en basket, tout peut aller très vite. »

C’est donc à une partie des plus intéressantes que risquent d’assister les spectateurs qui feront le déplacement. « C’est chez nous et nous aurons à coeur de faire un bon match » continue Thomas. « Il suffit que nos adversaires soient dans un moins bon jour et démarrent trop confiants tandis que, de notre côté, nous réalisions un bon départ afin d’augmenter notre avance initiale et tout est possible. L’entame de match sera prépondérante, histoire de faire douter les Haricots le plus longtemps possible et, pourquoi pas, rester devant jusqu’au bout.« 


« Un vrai match de Coupe »

    

Ce weekend, Alleur a qualifié ses trois équipes pour les seizièmes de finale de la Coupe de la Province.

     

La P1 des All Blacks a dominé une vaillante équipe de SFX, 93 à 63, rachetant ainsi la défaite enregistrée vendredi soir aux Argilières en Coupe AWBB.

La P3C des Noirs a créé la surprise en dominant Amay, 66 à 72, et conserve ainsi son brevet d’invincibilité. « Ce fut un vrai match de Coupe où la victoire pouvait tomber d’un côté comme de l’autre. A la pause, les deux équipes s’étaient neutralisées » nous précise Didier Pissart. « Le troisième quart-temps allait se révéler catastrophique et nous comptions quatorze points de retard à quinze minutes du terme. Nous parvenions tout de même à revenir à 56-48 avant d’entamer l’ultime quart-temps.« 

Mais cette équipe Alleuroise a de la ressource et l’a à nouveau prouvé. « Nous n’avions plus que cinq joueurs pour terminer la partie mais l’exploit s’est produit et, à deux minutes du coup de sifflet final, nous étions revenus à égalité. Nous sommes ensuite passés devant sans rien lâcher pour l’emporter de six points » sourit le coach du matricule 1466.

      

« Victoire de la bien belle équipe »

   

Enfin, résultat positif aussi de la P3B d’Alleur contre son homologue d’Union Liège, 65 à 47. « Victoire de la bien belle équipe d’Alleur contre une formation d’Union Liège qui s’était déplacée à six pour cette rencontre » rigole Greg Kesikidis. « Nos adversaires furent accrocheurs durant vingt-cinq minutes avant de sombrer suite à une adresse from downtown retrouvée de notre part. Nous avons ainsi pu faire le break même si les Unionistes furent valeureux et nous pas très en jambes. » Et de conclure: « C’est important de pouvoir gagner en jouant mal, ceci sans enlever le moindre mérite à nos adversaires du jour. »

« Un match particulier car je suis le capitaine de Jupille »

    

Ce mercredi, Bellaire reçoit LAAJ pour un match à haute intensité en P2A. Une rencontre particulière pour Gael Colson, capitaine de la R1 jupilloise et coach des Blue Rabbits.

    

Gael, ce mercredi ce sera une rencontre spéciale pour toi?

Oui, ce sera un gros match et ce sera très particulier pour moi vu que je suis le capitaine de Jupille en R1 et le coach de Bellaire.

Dans la P2 de LAAJ, il y a des joueurs avec lesquels tu évolues en R1?

Absolument. C’est le même groupe aux entrainements.

Du coup, tu as pu aider tes joueurs à bien se préparer pour ce match?

Non, pas du tout. Nous ne préparons jamais les matchs en fonction de l’adversaire. Nous nous concentrons sur nous, et c’est déjà bien assez.

A quel genre de partie t’attends-tu?

Cela sera un match fort engagé, avec beaucoup d’intensité dès le début. Nous allons devoir défendre très dur pour déployer notre jeu offensif. Ce sera un bon test pour nous et nous allons tout donner pour faire un bon résultat, chez nous, contre LAAJ.

« Pari réussi »

      

Ce weekend, la P3 de Blegny, à domicile, a dominé son homologue de Neuville, 69 à 60. Les troupes d’Eric Van Roy affronteront la P2 de Theux en seizièmes de finale de la Coupe de la Province.

    

« Nous étions six et tous les joueurs avaient fêté les trente ans de Steve Iser le jour précédent » nous précise Eric Van Roy concernant la rencontre de Coupe entre Blegny et Neuville. « Pendant l’échauffement, j’ai constaté que les Neuvillois étaient tous très jeunes et qu’ils attaquaient l’anneau. Nous avons pris le pari de jouer en zone et de laisser shooter. »

Un choix payant de l’entraineur des Verts. « Pari réussi: à la mi-temps, le score était de 34 à 24 » continue Eric. « Neuville n’est jamais revenu sous les neuf points, mais ce fut dur. Les gars n’ont rien lâché. Ce fut une victoire au caractère.« 

« Je ne suis pas fait pour être coach »

    

Dimanche, en Coupe AWBB, SFX, drivé pour l’occasion par Alexandre Bousmanne, s’est imposé à Aubel. Le pivot verviétois revient sur son expérience sur le petit banc. 

    

Alexandre, tu n’as finalement pas joué contre Aubel?

Exact. Je n’ai finalement pas joué, c’est trop compliqué de gérer les rotations  si on est sur le terrain.

Qu’est ce-que cela t’a fait de coacher tes potes contre Aubel?

Il me fallait bien tout pour suivre. J’ai toujours dit que je ne serai jamais coach et je le confirme. Je ne suis pas fait pour ça. Heureusement, ce sont effectivement mes potes. Si j’ai fait des rotations inhabituelles, ils me pardonneront.