Belgian Cats : une solidarité sans faille jusqu’au bout du banc

Dans la quête de ce second titre européen, les remplaçantes belges ont aussi apporté leur écot.

Il ne faut pas se le cacher : c’est en bonne partie grâce à son cinq majeur emmené par la double MVP Emma Meesseman que la Belgique a conquis deux titres européen. Toutefois, les remplaçantes belges ont aussi contribué à réussir ce formidable doublé. Passage en revue du banc des Cats, précieux à cet Euro.

Sixième homme attitrée, Maxuella Lisowa-Mbaka a livré un tournoi en deux temps : d’excellente facture lors de la phase des poules, moins en vue lors des matchs couperets. A Brno, l’ailière s’est illustrée notamment dans l’importante rencontre face à la République Tchèque (13 points et 4 rebonds pour une évalutation de 15) tenant la Belgique a bout de bras dans le second quart-temps. Moins prolifique – et avec moins de temps de jeu aussi – ensuite, elle a tout de même su apporter sa défense, sa combativité et son agressivité des deux côtés du terrains et boucle l’Euro avec des moyennes de 4,5 points, 2 rebonds, 1 passe décisive et 1 interception en 13,8 minutes.

Sixième temps de jeu des Belgian Cats, Bethy Mununga a parfaitement tenu son rôle, permettant notamment à Mike Thibault d’opter pour du relatif small ball quand il fallait défendre sur des intérieures shooteuses. Si l’adresse ne fut pas au rendez-vous pour la forward, elle a apporté tout son sens du placement au rebond, sa défense et son énergie des deux côtés du terrain. En 16 minutes, Bethy Mununga affiche des statistiques de 1,3 points, 3,5 rebonds et 1,2 steals. Si elle continue à polir son jeu offensif, l’intérieure devrait profiter de l’attention générée par les titulaires pour davantage apporter son écot en attaque.

Huitième temps de jeu de l’équipe, la jeune Nastja Claessens est la bonne surprise de cet Euro. Déjà techniquement aboutie et dotée d’un excellent shoot, elle a brillé contre le Monténégro (14 points à 75% aux tirs et 6 rebonds en 17 minutes) mais s’est aussi montré précieuse en demi-finale contre l’Italie. Elle apporte un profil différent, plus offensif, à une formation qui peine parfois à alimenter la marque quand les titulaires sont sur le banc et peut évoluer aussi bien aux côtés de Kyara Linskens que de Emma Meesseman. En 12,9 minutes, Nastja Claessens a tourné à 5,2 points (à 60% derrière l’arc) et 1,8 rebonds.

Force est de constater que c’est sur une rotation de huit joueuses que s’est appuyé Mike Thibault lors de ce championnat d’Europe. Les quatre autres joueuses de l’effectif ont peu foulé le parquet, et pas à tous les matchs. Inès Joris (1,6 points et 1,2 rebonds en 5,8 minutes) n’a pas joué en demi-finale mais a marqué des paniers importants en quart de finale et en finale. Aucune fosse note chez Elise Ramette (1,4 points en 4,9 minutes) qui joué juste à chaque fois qu’elle est rentrée et qui n’a cessé d’encourager ses coéquipières depuis le banc. Becky Massey (1 point en 5,3 minutes) a vu son temps de je se réduire au fil du tournoi, ne jouant pas la demi-finale et la finale mais n’avait pas froid aux yeux lors de ses montées au jeu. Enfin Marie Vervaet, seule joueuse a évoluer en Belgique, n’a disputé que trois rencontres mais a pu accumuler de l’expérience au cours de ce championnat d’europe.

Que cela soit sur le terrain comme en dehors, chaque joueuse a apporté sa pierre à l’édifice pour faire de la Belgique la troisième nation seulement à reconduire son titre européen. Chapeau !

Crédits photos : FIBA