Les Sucriers sont déjà en tête de la R2B ! Grâce à un buzzer beater de Lionel Raboz, les Wanzois ont terrassé les Ixellois 77-76 pour prendre le leadership de leur série. Nicolas Paulus revient sur cette rencontre et sur la préparation d’une formation qui s’apprête désormais à devoir réussir le plus difficile : confirmer.

Nico, une semaine avant tout le monde, vous entamiez votre championnat avec la réception de B55 Academy XL. Que retiens-tu de ce match remporté 77-76 ?
Il n’y a qu’une chose à retenir du match, c’est le buzzer beater de notre éternel capitaine – ou capitaine éternel –, Lionel Raboz, vois-le comme tu veux. Le mec, tu ne le vois pas spécialement pendant 39 minutes et 55 secondes, mais, en cinq secondes, il te fait un rebond offensif et un shoot décisif. Ça fait plaisir que ce soit lui qui inscrive ce genre d’action unique dans une carrière. Lui, l’enfant du club, qui a toujours joué à Wanze, dont les parents s’impliquent au quotidien pour le club… Il y a un petit côté symbolique qui fait qu’on se dit que ce dernier shoot ne pouvait être que pour lui. C’est notre Robert Horry.
Comment juges-tu votre préparation et où en est le groupe à l’aube de cette nouvelle saison en deuxième régionale ?
Notre préparation se passe bien. L’équipe, sous sa nouvelle mouture, vit bien ensemble. Il y a beaucoup à intégrer avec le nouveau coach et on voit qu’on n’est pas encore rodés au niveau des timings, mais le groupe essaie de s’appliquer plutôt que de tirer la couverture à soi ou de s’enfermer dans ce qu’on sait faire individuellement. Un résultat chiffré de cette nouvelle dynamique, même si cela a toujours été le cas ces dernières saisons chez nous, est d’avoir un certain équilibre au niveau du scoring – ce qui n’est sans doute pas étranger à nos « bons » résultats. Ça l’est encore plus cette saison avec le départ d’Hugo Riga et ses incroyables qualités offensives, si bien que toutes nos rencontres se terminent avec quatre, cinq ou six gars au-dessus des dix points. Je ne mettrais qu’un bémol que nous devons encore corriger : même si on s’applique sur les rotations derrière, on se repose un peu trop sur celles-ci et on laisse parfois beaucoup de liberté aux adversaires. La meilleure rotation défensive, c’est celle dont tu n’as pas besoin parce que tu ne t’es pas fait passer sur le premier pas. Mais on a encore le temps pour monter en rythme. Les playoffs, si on a la chance de les rejouer cette année, ce n’est qu’en avril.
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