« Nous pratiquons quand même ce sport avant tout pour le plaisir »

Nicolas Paulus revient sur le court revers des Sucriers à Mazy-Spy et sur la fin de saison palpitante en R2A. Entretien.

Rapidement menés à Mazy-Spy et distancés à la pause, 46-32, les Sucriers avaient une superbe réaction d’orgueil à la sortie des vestiaires. Beaucoup plus rigoureux derrière, Luca Fraipont (15 points), Nicolas Paulus (11 points), Sacha De Liamchine (12 unités) et leurs coéquipiers recollaient à une unité des locaux à la demi-heure, 66-65. Le dernier quart-temps était palpitant et intense mais la victoire souriait aux Namurois, les Wanzois s’inclinant de justesse, 70-68.

Nicolas, que retiens-tu de ce court revers à Mazy-Spy ?

Je retiens que Wanze a deux visages : un plutôt défaitiste et triste, celui de la première mi-temps, et un visage de guerrier, souriant et solidaire, celui de la seconde mi-temps. Malgré la défaite (qui, au vu de notre première mi-temps où nous avons compté presque vingt points de retard), je suis assez satisfait que nous ayons terminé le match sous notre « meilleur » visage ; cela nous permet d’aborder la suite avec la bonne mentalité.

Que vous a-t-il manqué pour l’emporter ?

Nous ne méritions pas la victoire au vu de nos vingt premières minutes. Ce qui nous a manqué, c’est surtout d’avoir le bon esprit pendant quarante minutes et pas uniquement une fois que nous sommes à moins vingt et complètement face au mur. Sinon, vu le score final serré, nous pourrions aussi dire que, à la fin, cela se joue à quelques actions malheureuses pour nous : une sortie pour cinq fautes largement évitable pour ma part, quelques shoots ouverts où la balle ressort, des lancers ratés, une dernière action où nous n’arrivons pas à mettre en place notre système et où nous n’obtenons même pas une tentative de shoot, etc. Mais tout cela reste des faits de match. Nous le perdons clairement en première mi-temps, où nous nous laissons marcher dessus et où nous encaissons quasiment cinquante points sans réagir, individuellement et surtout collectivement.

Quels sont vos objectifs pour le sprint final de fin de saison ?

Pour la fin de saison, l’objectif est de reproduire la mentalité de la seconde mi-temps. Je pense que personne ne s’attendait à finir le premier tour avec une seule défaite, ce qui nous a donné une position de leader de la série et l’espèce de charge mentale qui y est associée. Il faut que nous nous rappelions que nous sommes les promus, que nous abordions les matchs non pas comme le leader — ce que nous ne sommes plus vu la défaite de ce week-end — mais comme une équipe qui veut simplement montrer qu’elle a sa place dans la division, sans penser à la victoire ou au score. Après, il ne faut pas nier que jouer les play-offs (et, a fortiori, le titre) reste l’objectif ultime. Mais honnêtement, je mets la priorité sur le fait de voir des guerriers solidaires et souriants tous les week-ends. Nous pratiquons quand même ce sport avant tout pour le plaisir.