« C’est toujours magnifique d’être en finale des Playoffs, peu importe le résultat »

Après une saison exceptionnelle ponctuée par une Coupe de Belgique et une finale des Playoffs de TDW1, Julia Franquin et les Namuroises ont finalement dû s’incliner face aux Kangourous de Malines. Éprouvées par un parcours intense, les Namuroises ont néanmoins signé l’une des plus belles campagnes de l’histoire récente du club.

La marche était sans doute un peu trop haute pour Julia Franquin et les Namuroises. Après avoir remporté la Coupe de Belgique et livré une demi-finale éprouvante face aux Castors de Braine, les joueuses de Namur Capitale ont fini par céder en finale des Playoffs de TDW1 contre Malines.

Le rêve namurois s’est arrêté sur le parquet des Kangourous, au terme d’un second match dominé de bout en bout par les Malinoises. Lors de la première manche, les Namuroises avaient pourtant poussé les favorites jusque dans leurs retranchements, arrachant une prolongation à domicile. « C’est toujours magnifique d’être en finale des Playoffs, peu importe le résultat », relativise Julia Franquin. « Nous avons quand même réalisé une superbe saison : gagner la Coupe de Belgique et atteindre la finale, c’est vraiment génial. Cette défaite ne reflète pas notre saison ni notre manière de jouer. Les Malinoises étaient plus en jambes, alors que nous étions un peu à bout de souffle, comme si nous avions déjà tout donné auparavant, notamment lors des trois matchs contre Braine, qui était un très gros morceau. »

Les Namuroises sont sans doute passées tout près du tournant de la série lors du premier match, disputé à domicile et perdu de justesse après prolongation. « Nous avons manqué de réussite, d’énergie et de force », analyse la Burdinnoise à l’issue de la finale. « La défaite chez nous après prolongation nous a fait mal, car nous y avions mis presque toutes nos dernières forces sans être récompensées. »

Malgré cette désillusion, la saison restera gravée en lettres blanches dans l’histoire récente du basket namurois. « Arriver en finale des Playoffs en battant Braine deux fois, il fallait le faire. D’autant plus que les Brainoises voulaient prendre leur revanche après la finale de la Coupe », rappelle Julia Franquin, véritable locomotive de Namur Capitale tout au long de la saison. « Nous avons surpris pas mal de monde et montré qu’en jouant avec le cœur, les petites Belges peuvent faire le taf. Il ne faut pas nécessairement beaucoup d’étrangères pour obtenir de bons résultats. Je pense aussi que le public de Namur a aimé nous voir jouer de cette manière. »

La défaite en finale n’efface donc rien du parcours accompli. Entre un trophée national et une présence au sommet du championnat, les Namuroises a prouvé cette saison qu’un collectif soudé, porté par l’engagement et l’identité locale, pouvait rivaliser avec les meilleures équipes du pays. Un message fort pour l’avenir du basket féminin francophone.

Crédits photos : DR