« Arrêter de se trouver des excuses comme des divas »

Sans langue de bois et avant d’entamer la deuxième partie de saison par la réception de Woluwé, Nicolas Gerads fait le bilan du premier tour des All Blacks en R2A.

Juste avant la trêve hivernale, Maxime Hansotte (18 points), Johnson Matumuini (12 unités) et les All Blacks s’inclinaient de peu à Ixelles, 64-62. Un revers frustrant alors que les Alleurois avaient le match en main, menant ainsi 43-50 à l’entame du dernier quart-temps. « Je suis extrêmement déçu de cette défaite et je ne la digère pas », soupirait le coach Nicolas Gerads à l’issue de la rencontre.

Nico, que retiens-tu de ce court revers à Ixelles ?

Nous avons joué exactement onze minutes comme nous le devions : trois en première mi-temps et huit en deuxième. Après avoir pris treize points d’avance à une minute de la fin du troisième quart-temps, nous ne devions pas perdre ce match. Mais quand nous retombons dans nos travers d’individualisme, nous ne pouvons pas gagner. Le coach adverse m’a parlé de hold-up, je ne le vois pas du tout ainsi. L’équipe qui avait le plus envie de gagner et qui a joué sur ses forces du jour l’a emporté. Un match se joue sur quarante minutes, affirmer qu’il s’agissait d’un hold-up est une utopie.

Que vous a-t-il manqué pour boucler l’année 2025 par une victoire ?

De l’envie au début, de la jugeote par la suite. Notre QI basket était proche de zéro sur ce match. Dommage que cela ne se note pas dans les journaux : peux-être que nous jouerions moins individuellement.

Vous terminez le premier tour de R2A avec cinq victoires et huit défaites. Quel bilan fais-tu de cette première moitié de saison ?

Un bilan très mitigé. En gommant les défauts stipulés précédemment, je pense que nous devrions avoir trois victoires de plus. Mais il faut être là pour vouloir s’améliorer et apprendre au lieu d’être directement sur la défensive et trouver des excuses comme des divas. Je suis peut-être cru dans mes propos mais je suis très frustré par le potentiel que nous pouvons avoir et ce que nous montrons.

Quels sont vos objectifs pour le second tour ?

De faire mieux, ce n’est pas très compliqué. Surtout, alors que je ne pensais jamais parler comme ça, de nous maintenir au plus vite car nous savons comment jouent les équipes qui doivent se sauver absolument, ces matchs seront encore plus compliqués. Ce début 2026 s’annonce déjà très costaud pour nous.