En R1, large victoire des Mosanes contre les Chestrolaises et succès précieux des Herviennes à La Rulles.
En dix minutes, Lara Gaspar (15 points) et les Hutoises avaient fait le plus dur pour mener 28-10 et en vingt minutes avaient tué tout suspense pour rejoindre les vestiaires avec une avance colossale : 52-19. En seconde période, les débats s’équilibraient davantage mais restaient tout de même en faveur d’Axelle Lecoq (9 points), Camille Dambly (11 unités) et des Mosanes qui s’imposaient dans les très grandes largeurs : 82-33.
Victoire plus étriquée mais victoire tout de même pour les Fromagères à La Rulles. Au bout d’une âpre bataille et avec une Noémie Bonvoisin (24 points) des grands soirs, Elise Vanaubel (15 points), Léa Remacle (11 unités) et leurs coéquipières arrachaient la victoire, 63-70.
À Bellaire, la fin de saison aura une saveur particulière : après plus de trois décennies passées sur les parquets, Laurence Bockiau disputera le dernier match d’une carrière remarquable. Un parcours riche que le club des Blue Rabbits a choisi de célébrer.
C’est un livre épais, riche de nombreux chapitres glorieux, que s’apprête à refermer Laurence Bockiau (3,9 points) : celui d’une longue et belle épopée basketballistique. De l’ABC Waremme (1989-1995) à Haneffe (deux saisons), puis Othée (quatre saisons), avant de passer douze saisons à l’US Awans (2001-2013) et sept autres à Esneux, celle qui s’apprête à fêter ses 50 printemps est restée, au fil des années, une véritable passionnée.
À Bellaire depuis 2020, elle a remporté la Coupe provinciale lors de sa sixième et dernière saison avec les Blue Rabbits, qui termineront également sur la deuxième marche du podium de l’élite provinciale. « Laurence est vraiment une valeur sûre : que ce soit à l’entrainement ou en match, elle est toujours présente. Et elle est un réel cadeau quand nous jouons contre une zone », souligne son entraineur Laurent Herten.
Une longévité exceptionnelle pour celle qui a marqué tous les clubs qu’elle a fréquentés. « C’est une maman qui a une envie de jouer comme à 20 ans », assure l’une de ses coéquipières. « Elle fut vraiment là comme une maman au basket pour moi, à m’encourager et me remonter le moral quand c’était nécessaire », ajoute une autre. « C’est une shooteuse exceptionnelle ! », souligne encore une troisième équipière. « Elle m’a rendu la tâche facile à Awans en tant que jeune distri : il suffisait de lui faire la passe et de repartir en défense. »
Pour ce dernier match face à Henri-Chapelle, Laurence Bockiau sera mise à l’honneur par Bellaire et dignement fêtée par ses coéquipières.
Une soirée qui s’annonce chargée d’émotion pour saluer une carrière bâtie sur la passion, la fidélité et l’amour du jeu. Sur les parquets liégeois, Laurence Bockiau laisse derrière elle bien plus que des statistiques : le souvenir d’une joueuse exemplaire et d’une coéquipière précieuse, dont l’empreinte restera longtemps dans les mémoires.
Après l’élimination des Panthers face à Namur en quarts de finale des Playoffs de TDW1, Marie Peeters revient avec lucidité sur cette lourde défaite et sur les enseignements à tirer de la saison. La Liégeoise se projette également sur la suite de la compétition et évoque les forces en présence dans la course au titre.
Marie, avec les Panthers, vous avez été éliminées des Playoffs sur une lourde défaite à Namur, 96-39. Comment expliques-tu un tel revers et un tel écart ?
Ce fut un match compliqué. Je pense que nous l’avons très mal commencé. Nous avons essayé une zone 2-3 mais nous n’étions pas bien dans les rotations et, du coup, les Namuroises se sont directement mises en confiance et, à partir de là, elles ont déroulé. Nous, par contre, quand ça ne va pas en défense, cela se retranscrit en attaque. Nous n’arrivions pas à nous organiser, nous ne jouions pas juste, nous étions statiques et, forcément, nous n’arrivions pas à nous créer des options. Quand c’est comme ça, cela devient compliqué pour nous, alors que nous avons besoin de jouer vite et de courir. Quand nous ne parvenons pas à le faire, nous sommes en difficulté. Défensivement, nous sommes vite repassées en défense individuelle mais ce n’était pas beaucoup mieux : nous ne faisions pas les bonnes rotations, nous étions battues dans le un contre un ainsi qu’au rebond, nous nous sommes fait manger physiquement. Les Namuroises se battaient sur tout et nous avons un peu subi… Nous n’avons pas su développer notre jeu, n’avons dès lors eu aucun shoot facile ni aucune réussite.
Cette saison se termine sur une note négative mais ne doit pas faire oublier les chouettes accomplissements.
Selon toi, qui sont les favorites pour le titre en TDW1 ?
Je dirais quand même les Malinoises. J’espère que les Namuroises seront championnes car ce sont mes copines et j’aimerais bien qu’elles gagnent, mais les Kangourous restent très complètes et difficiles à aller chercher. Toutefois, en Playoffs, tout reste possible. Les Namuroises devront cependant affronter les Brainoises qui auront une belle revanche à prendre suite à leur revers en finale de la Coupe de Belgique. Ce ne sera pas facile non plus.
Crédit photo : Sonia Pecharroma Sorce et Denis Esser
Les Cointoises, favorites pour le titre et pour réussir ainsi le back-to-back, ambitionnent de monter en R1 et ont opéré un joli recrutement pour cela.
Premières du classement à égalité avec Natoye avec un bilan de 21 victoires et trois revers, les Cointoises ont annoncé viser la montée en R1 au terme de cet exercice. Championnes en P1 (ainsi que lauréates de la Coupe provinciale) il y a deux ans, championnes en R2 la saison dernière, les Grenouilles pourraient empocher un troisième titre consécutif et seront encore plus redoutables la saison prochaine grâce à l’excellente campagne de recrutement réalisé.
Les dirigeants liégeois ont ainsi frappé très fort en attirant Manon Descamps, capitaine des Panthers en D1 depuis de nombreuses années. La très talentueuse ailière retrouvera ainsi Natacha Doppée avec qui elle a évolué durant plusieurs saisons, ainsi que Charlotte Borlée. Claire Delooz, super shooteuse, arrive elle aussi en provenance des Panthers. Enfin, Camille Genot, autre joueuse de talent et ayant l’expérience de la R1 vient compléter un effectif qui aura fière allure.
Nouvelle victoire pour les Liégeois d’un super Olivier Troisfontaines.
Samedi, les Liégeois se rendaient à Ypres assurés de conserver leur première place au classement au terme de la saison régulière et avec un double objectif : ne pas trop tirer sur les organismes tout en préparant les Playoffs qui arriveront très prochainement.
Privés de Mathis Bizimana, les Sang et Marine ont pu compter sur un super Olivier Troisfontaines (23 points, 6 rebonds, 5 assists et 2 steals). Bien en place défensivement, les visiteurs profitaient de Clément Matisse (14 points et 7 rebonds), Ioann Iarochevitch (15 points), Daniel Bula (14 points) et Maxime Bodson (10 points et 6 rebonds) pour épauler l’ancien sniper d’Alost et Ostende et remporter une nouvelle large victoire, 70-92.
Cinquième victoire de rang pour les Bobelins en R2B.
La saison va s’arrêter trop tôt pour les Spadois qui ont visiblement trouvé leur rythme de croisière et l’ont confirmé lors de la réception de Beez.
Arnau Pirard (10 points), Michaël Hendrick (19 points), Benjamin Mertens (14 unités) et leurs coéquipiers, en pleine confiance et adroits de loin avec dix triples convertis, ont d’abord pris dix longueurs d’avance avant de voir les visiteurs égaliser à la pause, 36 partout.
Qu’à cela ne tienne, les protégés de Michel Pluys reprenaient de plus belle en deuxième mi-temps et petit à petit, construisaient leur avance pour finalement s’imposer 75-65 et continuer leur remontée au classement de la R2B.
Dans le derby du haut de tableau en R2, les Cointoises ont mis les choses au clair à Huy.
Peu de temps après avoir concédé une troisième défaite au bout du suspense contre Haneffe, les Cointoises ont profité du derby contre Huy pour remettre les pendules à l’heure.
Face aux jeunes Mosanes qui constituent l’une des excellentes surprises de la saison, Yaël Cordonnier (26 points) a éclaboussé la rencontre de sa classe, épaulée par Natacha Doppée (15 points), Camille David (14 points) et Charlotte Borlée (10 points) pour alimenter le marquoir.
Menées 9-20 après dix minutes, Téa Léonet (12 points), Noémie Mommen (11 unités) et les locales tenaient encore le choc dans le deuxième quart-temps – 26-37 à la pause – avant d’exploser à la reprise en subissant un terrible 8-31 pour finalement s’incliner 51-82.
Pour le dernier match à Andenne de Thomas Depouhon, les Oursons ont vaincu Hansbeke et se rapprochent du maintien.
Dernière sortie à Andenne soignée pour Thomas Depouhon. L’intérieur (13 points, 10 rebonds, 3 assists et 2 steals) a signé un joli double-double pour épauler Tamsyr Dioumassi (19 points, 4 rebonds et autant d’assists) et Benoit Lekeu (18 points) face aux Flandriens.
Avec une défense efficace, du collectif et de l’abnégation, Maxime Grégoire (8 points et 4 rebonds), Jimmy Stas (6 points, 7 rebonds et 3 assists) et leurs coéquipier ont raflé la mise, 71-66.
Une huitième victoire pour les Oursons qui se maintiennent en TDM2B, un joli exploit qui signifie aussi et malheureusement la descente des Dragons de ESLU en R1.
A Vaux-sous-Chèvremont, les Ninanais ont vaincu Loyers 95-75.
Belle victoire des Calidifontains face aux protégés de Julien Marnegrave, 95-75. Dans le sillage de Samuel Bodson (10 de ses 18 points dans le premier quart-temps), les locaux se forgeaient un petit avantage, 18-14 après dix minutes, avant de faire le break dans le second quart-temps grâce à un Kaï Hawley (14 points) percutant. A la pause, le marquoir affichait 46-33.
A la reprise, Edouard Duperroy (9 points), Martin Balthazar (16 unités) et les Ninanais continuaient sur leur lancée et augmentaient petit à petit leur avance pour valider une victoire précieuse dans le sprint final de fin de saison.
Redoutable dans la raquette et particulièrement efficace face aux Panthers, Julia Franquin a largement contribué à la qualification de Namur pour les demi-finales des Playoffs. La jeune et talentueuse intérieure revient sur cette double confrontation face aux Liégeoises et évoque le défi qui attend désormais les Namuroises face aux Castors de Braine.
Non, nous ne nous attendions pas à un tel écart. Nous voulions prendre une petite revanche par rapport à notre défaite du début de saison. Nous ne voulions pas seulement gagner de seize points comme cela avait été le cas deux jours plus tôt à Liège, mais aussi montrer que nous avons remporté la Coupe de Belgique et ce que nous valons.
Que retiens-tu de cette rencontre ?
Nous avons démontré que nous montons en puissance et que nous pouvons jouer à un très haut niveau lorsque nous sommes toutes concentrées et en forme. Ce qui fut impressionnant, c’est d’avoir cinq ou six joueuses à plus de dix points marqués.
Nous nous attendons à tout et à rien. Nous allons conserver notre statut d’outsider, comme c’était le cas pour la finale de la Coupe de Belgique. Braine reste une équipe qui nous devance au classement et qui compte plus de joueuses professionnelles que nous. Nous voulons en tout cas battre les Castors pour aller en finale et nous pensons en avoir les moyens, ce qui est donc ultra motivant.
Quelles seront les clés de cette demi-finale ? Le changement de coach chez les Brainoises peut-il avoir une incidence sur cette série de Playoffs ?
Notre jeu d’équipe, notre intensité, notre agressivité et le fait d’afficher davantage d’envie que les Brainoises seront des facteurs essentiels pour nous. C’est aussi ce qui avait fait la différence en finale de la Coupe de Belgique. Cette finale nous a vraiment fait passer un cap et nous continuons d’évoluer toutes ensemble. Peut-être que le changement de coach à Braine aura un impact, mais cela reste la même équipe et le nouvel entraîneur était l’assistant de l’ancien. Les principes de jeu ne doivent donc pas être fondamentalement différents. Nous devrons, je crois, insister de la même manière.