Francis Torreborre, Monsieur 100% !

Avec un Francis Torreborre redoutablement efficace, Kolin a dominé Brno, 90-69.

Les locaux démarraient parfaitement la rencontre avec un 22 à 9 avant que Brno ne fasse 26-15 après dix minutes. « Les visiteurs sont ensuite revenus dans le match et sont même passés devant, 30-31, avant que nous reprenions un peu d’avance pour rentrer au vestiaire » nous raconte Francis Torreborre.

« En seconde période, nous avons directement pris notre adversaire à la gorge et forgé un écart conséquent avant de dérouler » continue Francis. Au final, Kolin s’imposait 90-69. « C’est une superbe victoire collective et défensive face à une équipe réputée pour son attaque. Nous avons parfaitement limité l’apport de Javion Blake, le scoreur américain de Brno qui tournait à plus de 25 points depuis plusieurs matchs. Ce ne fut pas facile mais nous avons su creuser notre avantage en deuxième mi-temps » sourit l’explosif Liégois.

Et pour cette victoire importante avant de défier Opava (second ex-aequo avec Kolin) samedi, les locaux ont pu compter sur un redoutable Francis Torreborre. L’ancien d’Alleur a compilé 13 points, 2 assists, 1 rebond et 1 interception tout en shootant à 100% (4 sur 4 aux tirs et 5 sur 5 aux lancers) pour une évaluation de 19 ! Une nouvelle confirmation du talent du bonhomme !

Irving et Embiid se tirent la bourre, Curry toujours aussi fringant

Irving et Embiid se sont tirés la bourre dans le choc à l’Est, Curry en plante 42 à la défense du Thunder et Jokic et Westbrook claque un nouveau triple-double.

Dans la victoire des Sixers sur les Nets 123-117, Joel Embiid (39 points et 13 rebonds) et Kyrie Irving (37 points et 9 passes) se sont tirés la bourre.

https://www.youtube.com/watch?v=TkJDFN-groQ

Dans l’orgie offensive des Warriors à OKC, Curry (42 points, 8 passes et 6 rebonds) fut intenable et a conduit ses troupes à la victoire, 109-47.

https://www.youtube.com/watch?v=uoBpamnHWMQ

Nouveau triple-double pour Nikola Jokic (17 points, 11 rebonds et 10 passes) dans la victoire de Denver contre Miami, 123-106.

https://www.youtube.com/watch?v=hb-8oWhUSVg

Triple-double aussi pour Russell Westbrook (25 points, 15 rebonds et 11 passes) et victoire des Wizards à Sacramento, 111-123.

« La bonne recette Lefèvere »

C’est parti pour un débriefing de l’actu cyclisme avec Arnaud Pinte, ancien artilleur de talent et coach de la régionale Dames de Huy. Interview.

Arnaud, ce mercredi, Pidcock, ton chouchou, a remporté la Flèche brabançonne devant Van Aert.

Alors lui, c’est mon poulain. C’est un futur grand talent, je l’avais déjà annoncé. Ce n’est pas n’importe qui, il a déjà gagné de belles courses en Espoirs. Mais je n’aurais quand même pas misé sur lui pour cette semi-classique. Van Aert était sans doute un peu juste.

Va-t-on le revoir dans les Ardennaises ?

Oui, il va sans doute les aborder avec le costume de super outsider.

La belle histoire du moment, c’est le triplé de Cavendish sur le Tour de Turquie.

On voit bien la différence quand un coureur est chez Quick-Step ou n’y est plus… La liste est longue avec des gars comme Vermote, Viviani et même Trentin qu’on a vu mercredi mais qui n’a plus rien gagné depuis 2019 ! Il y a vraiment un paquet de coureurs qui performent quand ils sont dans l’équipe belge et puis pour qui c’est fini quand ils rejoignent une autre formation. A l’inverse, ceux qui arrivent chez DQS performent. C’est la bonne recette Lefèvere (rires). En tout cas, pour le « Cav », c’est sympa. II va encore gagner des courses. Pourquoi pas d’ailleurs une étape sur un grand tour ?

Enfin, Philippe Gilbert a annoncé qu’il remontera en selle pour la Flèche wallonne. Peut-il encore des nourrir des ambitions dix ans après son magique quadruplé ?

Il est trop juste, les années sont là et la jeunesse performe. Il n’est plus au niveau et, après une pause, ce sera trop difficile. Il peut avoir des ambitions mais pas celle de s’imposer. Il y a des coureurs plus jeunes, plus performants et qui ont pris sa place. Cela aurait été sympa de le voir en claquer une cette année mais je n’y crois pas trop.

« Il y a plus de contacts en P1 luxembourgeoise »

Pour Liège & Basketball, Richard Verdin, revenu dans son club de coeur après une pige à Bomal, compare le basket liégeois et son homologue luxembourgeois.

Passeur de génie, shooteur de séries, Richard Verdin est souvent un régal à voir jouer. L’ancien Président d’Hamoir est de retour dans son club de coeur après une infidélité qui l’avait vu défendre les couleurs de Bomal, en P1 luxembourgeoise. « Le niveau de l’élite luxembourgeoise est inférieure à celui de la P1 liégeoise, mais il y a davantage de contacts » explique « Richie ». « Selon moi, le niveau de la P1 luxembourgeoise est proche de celui du haut de P3 et bas de P2 liégeoises, excepté les deux ou trois premiers – Libramont, Arlon, Rulles – qui sont au-dessus du lot. »

De retour à Hamoir avec d’autres anciennes gloires du club, Verdin et ses partenaires peuvent nourrir de légitimes ambitions en P4. « L’objectif sera avant tout de s’amuser entre amis mais c’est vrai qu’avec cette équipe, nous serons dans le haut du panier » conclut-il.

« Nous avons réalisé une saison incroyable »

Dans quelques heures, Natacha Doppée et les Panthers recevront Braine pour la première manche de cette demi-finale des Playoffs de TDW1. Pour Liège & Basketball, la meneuse liégeoise fait le bilan de la campagne historique des Panthers et analyse cette confrontation face aux multiples championnes en titre. Entretien.

Natacha, à l’aube des Playoffs, quel bilan peux-tu établir concernant la saison des Panthers ?

Mon bilan est que notre saison est réussie. Nous avons atteint nos objectifs de début de saison, c’est-à-dire l’accès aux Playoffs et avec la manière car, pour la première fois, nous terminons quatrièmes du championnat.

En quoi la pandémie planétaire et les différentes restrictions ont-elles rendu cette saison particulière ?

Ce que je trouve triste dans cette saison, c’est de ne pas pouvoir partager. Nous avons réalisé une saison incroyable, remporté une victoire à l’arraché contre Kangourous après deux prolongations et une très belle victoire contre Namur à domicile. Et tout cela sans notre public, sans vraiment pouvoir profiter de ces moments. Après les matchs, nous devons nous dépêcher de prendre notre douche pour quitter la salle. Dans certains clubs, il était même interdit de nous laver… Nous arrivons, notre température est prise, nous montons sur le terrain – où nous ne pouvons plus nous serrer la main – et nous jouons puis nous rentrons chez nous. C’est un bon résumé de cette saison.

Vous terminez à une superbe quatrième place qui signifie aussi affronter Braine en demi-finale des Playoffs. Finalement, est-ce la pire des places ?

Non, je ne vais pas dire que c’est la pire position car nous sommes déjà en demis et pour nous c’est déjà quelque chose. Mais c’est vrai que nous aurions préféré jouer SKW.

Que devrez-vous faire impérativement ce jeudi pour faire douter l’armada brainoise ?

Pour faire douter Braine, nous devrons absolument empêcher les intérieures de faire leur travail, jouer notre jeu, en équipe, et éviter les balles perdues qui pourraient engendrer des contre-attaques faciles. En gros, tout comme contre Namur, il va falloir empêcher les deuxièmes chances, nous battre sur tous les rebonds et avoir envie de montrer quelque chose.

Crédit photo: RBC Wanze

Vanwij et Dijon corrigent Limoges, l’adversaire de l’ASVEL en 1/2 finale

Vanwijn et Dijon ont haché menu Limoges qui se rend ce jeudi à l’ASVEL pour la demi-finale de la Coupe de France.

A Beaublanc, les Dijonnais n’ont pas fait dans le sentiment et se sont très largement imposés, 69-103 ! Une véritable correction à laquelle Han Vanwijn (17 points, 3 rebonds et 3 passes) ne fut pas étranger. Pour son second match depuis son retour de blessure, le forward belge fut à nouveau à la fête. Ce jeudi, Bako et l’ASVEL recevront Limoges pour la demi-finale de la Coupe de France.

Pour le BCM de Serge Crevecoeur et Khalid Boukichou, c’est un déplacement à Châlon-Reims vendredi qui est au menu. Déplacement aussi pour Maxime de Zeeuw et Holon, vendredi également, à Nes Ziona.

Crédit photo: JDA Dijon

« L’occasion fait le larron, un titre dans le carré ça vaut toujours le détour ! »

Kevin Reyserhove se prête à l’exercice du « Thé ou Café ».

Kevin, tu es plutôt passe ou panier ?

Passe. Rien ne vaut une belle passe aveugle pour un deux points facile.

Attaque ou défense ?

Comme coach, assurément défense. Comme joueur… la question est moins vite répondue (rires).

Plutôt Netflix ou cinéma ?

Je ne me rappelle plus vraiment à quoi cela ressemble mais je me souviens qu’à une époque j’aimais encore bien aller au cinéma (rires).

Plutôt burger ou pizza ?

Burger. Je conseille d’ailleurs « La Gastrolaterie » à tous ceux qui passent du côté de Verlaine le jeudi soir.

City-trip ou vacances à la plage ?

Je suis pour toutes sortes d’aventures, l’occasion fait le larron. J’avais prévu de traverser la Colombie en sac à dos en juillet dernier… Je n’abandonne pas le projet mais nous manquons vraiment de perspectives.

Plutôt Lebron ou Curry ?

Je ne regarde pas la NBA. Pour moi, sans défense, ce n’est pas du basket. L’Euroleague, là c’est autre chose !

Standard ou Anderlecht ?

Je ne suis pas vraiment une équipe en particulier mais à choisir je prends le Standard. Un titre dans le Carré, ça vaut toujours le détour.

Et enfin, plutôt thé ou café ?

Plutôt thé… Et alors un thé Génépi sur les télésièges, ça, c’est le sommet (rires) !

« Un expert du triple-simple » en mode « blocks party » !

Nico Batum a réalisé un nouveau triple-simple à base de… contres !

Greg Kesikidis nous l’avait rappelé: « Batum reste un expert du triple-simple. » Le Français lui a donné raison en totalisant 14 points, 5 rebonds et 5 contres dans la victoire des Clippers à Indiana.

« Le jeu est à un autre niveau »

Contrairement à beaucoup d’anciens, Kevin Garnett n’est pas enclin à fredonner la rengaine du « c’était mieux avant ».

Beaucoup d’anciens joueurs, devenus consultants ou consultés par les médias, clament avec insistance que c’était mieux avant. Paul Pierce et Kedrick Perkins font partie de ceux qui assurent avec insistance que la NBA d’aujourd’hui est plus soft et moins compétitive qu’à leur pas si lointaine époque. Kevin Garnett, qui a remporté un titre avec les deux gaillards susnommés, n’est pas du même avis. « Le jeu est à un autre niveau. Je voudrais vous y voir, sur un terrain, sprinter d’un corner à l’autre, s’arrêter, prendre un 3-points, repartir, et faire ça dix fois de suite. Et pensez à votre niveau de fatigue, parce que ces joueurs font ça pendant 48 minutes. Je ne pense pas que les gars d’il y a 20 ans pourraient jouer à ce jeu. Il y a vingt ans, les gars utilisaient leurs mains pour contrôler les joueurs. Maintenant, vous ne pouvez plus utiliser vos mains. Ça rend la défense sacrément impossible. Vous imaginez ne pas pouvoir contrôler avec vos mains un Michael Jordan ? Non. Le fait que tu ne puisses pas toucher les joueurs donne à l’attaquant beaucoup de flexibilité. Les défenseurs doivent jouer sur des angles, des trucs comme ça. Mais si vous avez un peu de créativité et d’ambition, vous pouvez être un excellent joueur offensif dans cette ligue » assure Kevin Garnett dans un excellent article du New York Times. « Les fadeaways, les runners sur un pied, les tirs sur un pied, c’est ce que Dirk Nowitzki a apporté à notre jeu. Et maintenant, quand je regarde le Joker jouer, j’ai l’impression qu’il a pris ce côté « Dirkesque » et l’a mélangé à son propre talent. Et Steph Curry a révolutionné les choses en étant capable de tirer à longue distance avec une telle constance. Klay Thompson. Dame Lillard. Ces arrières ont changé le jeu. Je ne sais pas si même les arrières d’il y a 20 ou 30 ans pourraient jouer à cette époque. C’est créatif. C’est compétitif. C’est engagé. Tu vas te faire larguer ! Un gars va te crosser et te briser les ligaments du genou. Le jeu est dans une situation formidable. »

A son arrivée dans la grande ligue directement du lycée, Garnett a révolutionné le poste d’ailier-fort. Athlétique, bon manieur de ballon, bon passeur, capable de remonter le terrain en quelques enjambées, « Da Kid » fut le précurseur de ces postes 4 véloces et polyvalents. Finalement, en avance sur son temps à l’époque, Garnett prouve à nouveau qu’il n’est pas un homme du passé.