Goémé, Princen et les Comblinois assurent contre les Dragons

Nouvelle victoire des Comblinois, 98-76 contre ESL United.

Un départ en boulet de canon et un finish en puissance : c’est en quelque sorte le résumé de la victoire des Comblinois contre ESL United. Avec Thomas Goémé (28 points) en fer de lance offensif, les leaders de l’élite provinciale prenaient rapidement le contrôle de la partie et creusaient un premier écart : 28-15 après dix minutes.

Victor Straeten, Clément Van De Putte, Olivier Marchin (11 points chacun), Hugo Jacquemotte (10 unités) et les Dragons haussaient le ton et rivalisaient ensuite parfaitement avec les locaux pendant vingt minutes, l’écart ne bougeant pas d’un iota avant que Maxime Princen (27 points) et ses coéquipiers, dispendieux sur la ligne de réparation (32 sur 49 aux lancers-francs !), ne terminent en force pour valider leur victoire 98-76.

Les frères Hertay guident Tongres à la victoire contre Louvain

Les Bears n’ont pas fait beaucoup de dégâts à Tongres.

Pou recevoir la jeune garde Louvaniste, Yoann Hertay (20 points, 4 rebonds, 3 assists et 3 interceptions) et son frère Gaëtan (14 points, 9 rebonds et 3 assists) avaient décidé de prendre le taureau par les cornes – enfin l’ours par le col – et de guider les Limbourgeois vers la victoire. Comme en plus Romain Fassotte (9 points, 4 rebonds et 3 assists) se mettait au diapason, les locaux déroulaient leur basket pour s’imposer aisément 93-78. Un succès bien liégeois pour les Tongrois.

Rémy Collard et les Hesbignons gagnent à l’Union

Les Unionistes ont été vaincus à domicile par les Hannutois 61-73.

A domicile, Thomas Vaessen (15 points), Maxime Boland (11 unités) et les Unionistes ont tenu vingt minutes, 29-33, avant de voir Rémy Collard (23 points), Virgile Materne (13 unités) et les Hesbignons faire la différence à la reprise pour finalement s’imposer 61-73.

Clajot, Malpas et les Métallos victorieux sur les hauteurs de Liège

En P1, les Métallos ont confirmé leur statut en s’imposant à Cointe 69-80.

A domicile, les Cointois étaient cueillis à froid par des Métallos qui imposaient leur défense ainsi que leur impact dans la raquette avec Quentin Malpas (19 points) pour mener 8-15 après dix minutes. Benoit Blanchy (11 points) et les visiteurs continuaient sur leur lancée pour faire le break à la pause, 27-38.

Au retour des vestiaires, les locaux retrouvaient leurs valeurs défensives mais les Flémallois pouvaient compter sur Mathieu Clajot (22 points) en feu qui plantait quatre bombes pour augmenter encore un peu l’avance de l’Alliance, 41-54 à la demi-heure. Le dernier quart-temps était très offensif et équilibré, Sacha Di Prospero (13 points), Bruno Gérard (19 unités) et les locaux rivalisant avec les Métallos sans toutefois rien changer à l’issue finale. Les protégés d’Alban Angelucci s’imposaient 69-80 pour conforter leur deuxième place.

« Il y a des défaites qui forgent une équipe »

Fred Carton revient sur le match historique entre Alleur et Haneffe en R2B qui s’est terminé au bout de… quatre prolongations !

Quel match historique en fin de premier tour dans la salle de la rue Monfort entre les Dames d’Alleur et d’Haneffe qui militent en R2B ! Il aura fallu pas moins de soixante minutes de jeu et quatre (!) prolongations pour départager Alleuroises et Templières.

Pendant quarante minutes, Bibiane Ndemba (14 points), Kelly Snakers (11 points), Alice Lambotte (8 unités) et les locales ont ferraillé avec Léa Lonay (18 points), Malaurie Tosin (10 points), Nilaya Renard (10 unités également) et les Hesbignonnes, prenant l’avantage en première période avant de voir les visiteuses recoller au score en deuxième mi-temps. A la fin du temps règlementaire, le marquoir affichait un score de parité : 55 partout. Voilà les deux équipes partie pour… quatre prolongations ! Au bout d’une intense bataille, Lucie Lemaire (28 points) et les Templières étaient vaincues par Manon Grzesinski (24 points), Sarah Belli (13 points) et des All Blacks « euphoriques et épuisées », 87-82.

« Quatre prolongations, je n’avais encore jamais vu ça… et encore moins coaché », observe Fred Carton, déçu pour ses filles de l’issue finale. « Elles ont mis beaucoup de coeur, de courage et des magnifiques valeurs. Il y a des défaites qui forgent une équipe et celle-ci en fait partie. »

Le coach regrette de n’avoir pas reçu le temps-mort demandé afin de mettre en place un dernier play ainsi que le 21 sur 25 aux lancers-francs des Templières. « Le stress peut amener à cela et il aura tout de même fallu quatre prolongations et une grande Manon Grzesinski pour nous faire plier », ajoute-t-il.

A mi-saison, les Hesbignonnes comptent quatre victoires en treize rencontres. « Ce premier tour n’était pas très bon mais Wéra est tombée enceinte et Watrin ne revient qu’en janvier, ce qui a changé la donne », précise-t-il. « J’ai toutefois énormément confiance en mes pépites pour relever ce nouveau défi. »

L’interrview de Kelly Snakers d’Alleur sur ce match complètement fou : « Epuisées et euphoriques » — Liège&Basketball

Cruelle désillusion pour les Dragons qui reviennent bredouilles du Borinage

A Mons-Hainaut, les Dragons se sont inclinés par le plus petit des écarts.

Cruelle désillusion pour les Dragons qui sont revenus bredouilles de Mons-Hainaut. Pourtant, Simon Ferette (21 points), Alexandre Dewever (19 unités) et leurs coéquipiers avaient bien entamé la partie. Après un premier quart équilibré, 16 partout, les Liégeois avaient pris l’ascendant dans le second quart-temps pour rentrer au vestiaire avec un avantage intéressant : 30-37.

Malheureusement, à la reprise, la défense liégeoise volait en éclat et les Borains en profitaient pour recoller à 57-58. Le dernier quart-temps était palpitant et offensif mais ne souriait pas à Jarno Moons (8 points), Yanis Ahrardi (7 unités) et à leurs coéquipiers qui s’inclinaient 85-84.

Vendredi de rêve pour les Minières !

Avec un carton contre Oupeye et une large victoire contre Prayon, les Minières ont brillamment réussi leur vendredi.

Pour le duel entre les P1 de Blégny et d’Oupeye, les Croates n’étaient que six… et ne faisaient pas illusion très longtemps. Sans réussite face à la défense locale, Charline Wesel (6 points) et les visiteuses voyaient Lucie Lerho (17 points), Laura Dewez (17 unités également) et leurs coéquipières prendre le large : 24-4 après dix minutes. La suite n’était pas franchement beaucoup mieux pour Cécile Lachapelle (7 points) et les Croates, dominées par Lisa Campo (11 points), Laura Nyssen (12 points), Maëva Monami (9 unités) et les locales qui s’imposaient dans les grandes largeurs, 76-21.

La seconde équipe locale recevait, elle, la lanterne rouge de P2A : Prayon. Dans le sillage de Valentine Servais (18 points), les Minières prenaient rapidement le contrôle et, bien en place défensivement, menaient 15-8 après dix minutes et 37-18 au repos. Au retour des vestiaires, Marie Piron (5 points), Sara-Lee Monami (6 unités) et leurs coéquipières creusaient encore quelque peu leur avance avant un dernier quart-temps en faveur de Clémence Boudet (8 points), Angèle Pichard (6 unités), Sarah Fraterrigo (6 unités également) et des visiteuses. Score final :58-39.

Coup double pour les locales qui affichent désormais un superbe bilan de neuf victoires en quatorze matchs en P1 et de six victoires en quinze rencontres en P2A.

« Terminer le plus haut possible et continuer à prendre du plaisir ensemble »

A l’ABC Arena, les jeunes Haricots de Maxime Clavier ont renoué avec la victoire contre Ensival. Interview.

A domicile, Noah Mathy (18 points) et les jeunes Haricots ont dû attendre le second quart-temps pour prendre l’avantage sur François Genet (19 points), Mathis Liégeois (18 unités) et les Ensivalois. A la pause, le marquoir affichait 48-36. En seconde période, Tom Pitz (13 points), Thomas Desoleil (11 unités) et les locaux augmentaient leur avance face à des Ensivalois qui ne s’effondraient pas. Score final : 88-66.

Max, que retiens-tu de cette onzième victoire ?

Je pense qu’il faut simplement retenir que nous avons gagné et que nous avons réagi par rapport à notre off day du week-end précédent à Flémalle.

Comment juges-tu votre début de second tour ?

Il est correct. J’avais dit aux gars qu’il fallait réussir un trois sur quatre minimum et nous en sommes à deux sur trois suite au match remis à cause de la neige.

Quels sont vos objectifs pour cette seconde moitié de saison ?

De terminer le plus haut possible et de continuer à prendre du plaisir ensemble.

« J’ai le sentiment d’avoir pu exploiter pleinement mon potentiel cette année »

Delphine Thirifays, ancienne basketteuse à Ninane et athlète liégeoise habituées aux retentissants exploits, analyse sa très réussie saison 2025. Entretien.

Delphine, quel bilan général fais-tu de la saison écoulée ?

J’ai pu baliser le chemin d’une préparation sobre et enrichissante tout au long de ma saison. J’ai énormément appris cette année. Parfois, c’était dur, mais j’ai vécu bien plus de beaux moments que de mauvais. Je pars du principe que si mener une démarche de performance était facile, tout le monde le ferait. J’essaie de faire du mieux que je peux, mais quand on cherche à performer, on prend toujours le package complet : les hauts et les bas, les doutes et les émotions. Tout est plus intense, et c’est exactement ce que je suis venue chercher.

Cette année, j’ai été consistante dans mes résultats et je pense avoir débloqué un niveau dans cette quête de performance, ce qui est une fierté. (NB : Sur 8 objectifs internationaux dans 3 disciplines différentes, Delphine a réalisé 8 podiums.)

Pour mener à bien le bilan de la saison, je collabore avec des personnes qui travaillent dans l’ombre et qui me permettent d’être épanouie et performante. C’est un plus énorme de pouvoir s’appuyer sur des personnes compétentes. J’ai le sentiment d’avoir pu exploiter pleinement mon potentiel cette année.

Je suis perfectionniste, donc sur certains passages en compétition je me suis dit que j’aurais pu faire mieux… mais soyons honnête : j’aurais aussi pu faire beaucoup moins bien. J’ai quand même le sentiment qu’il sera difficile de réaliser une saison encore plus belle que celle que je viens de vivre en 2025.

Sur quelle épreuve t’es-tu le plus amusée ?

Je dirais que le Tour des Géants à Annecy, au mois d’août (300 km – 7 000 m D+), est vraiment une de mes courses de référence. J’ai senti que j’avais pu travailler certains points à l’entraînement, tout en ayant déjà deux autres ultras dans les jambes depuis le début de saison, et cela m’a permis de sortir un chrono vraiment solide sur cette distance.

J’ai dû batailler pour aller décrocher la victoire et j’ai eu l’impression de ne pas trop subir l’effort. J’ai vécu plus de moments de flow que de moments de down. (NB : Delphine termine 1re en Dames et 5e au classement scratch.)

Je commence doucement à trouver mes marques en ultra. Je suis consciente qu’il me reste pas mal d’aspects à travailler à l’entraînement pour évoluer, mais c’est très enrichissant d’acquérir de l’expérience en étant encore néophyte dans la discipline.

Que retiens-tu de ta troisième place à ton premier Everesting ?

J’ai pris cela comme une opportunité et une expérience incroyable : participer à un championnat du monde dans une deuxième discipline. C’était mon dernier objectif de la saison, je n’avais plus rien à perdre.

J’ai vraiment dû puiser loin dans l’effort et dans mes ressources pour aller au bout. La brutalité du parcours m’a percutée. Le défi des 150 ascensions de la Redoute en juin m’a permis de réaliser un gros cycle de préparation basé uniquement sur le dénivelé. Je pense que cela a été déterminant dans ma réussite de l’Everesting.

C’était ma toute première tentative pour être finisher. J’ai eu la crainte de m’être fixé un objectif trop ambitieux, mais au final, j’ai eu la satisfaction de l’atteindre.

Et que retiens-tu de ton retour en duathlon amateur ?

J’ai dû faire un travail sur moi-même, accompagnée d’un préparateur mental, pour accepter que je pouvais encore retirer quelque chose de favorable du duathlon de manière générale. C’était important pour être en accord avec cette décision : me réaligner dans une catégorie plus basse que celle que j’avais connue deux ans auparavant.

Cela m’a rappelé qu’au final, être élite ou amateur, ce n’est qu’un statut. Ce n’est pas parce qu’on est élite qu’on sort automatiquement une meilleure performance.

Autant sur middle distance que sur full distance, j’ai pu établir de nouveaux records personnels, battant les précédents de manière considérable. Je l’ai vécu comme un véritable aboutissement personnel. Je me suis sentie mieux armée et plus mature cette année pour aller chercher un nouveau record.

À chaque entraînement, chaque compétition, on construit quelque chose, même si ça ne se ressent pas toujours de manière significative. Le fait d’être passée par une année compliquée en 2023 faisait partie du cheminement. J’avais l’esprit revanchard, et ça a été une vraie délivrance de me rendre compte que j’étais encore capable de réaliser un meilleur chrono sur full distance.

Enfin, comment envisages-tu la suite ?

Avant tout, en m’accordant un long laps de temps pour me régénérer et récupérer de cette saison très intense. Je compte poursuivre dans l’ultra-distance. Le paradoxe de cette discipline, c’est de se préparer pendant plusieurs mois pour une seule échéance.

Avec mon entraîneur, on a pris le risque de miser sur un calendrier chargé en 2025. Je pense réduire un peu en 2026 afin de privilégier la qualité à la quantité, tout en continuant à cibler les deux disciplines (cyclisme et course à pied).

J’espère débuter ma préparation hivernale en janvier pour préparer au mieux mes futurs objectifs. Je m’alignerai en course quand je sentirai que je serai prête.

J’ai également l’intention de réaliser un nouveau challenge sportif au profit de la recherche contre le cancer au mois de juin.

Revers pour OKC et Portland

Nuit noire pour les franchises des Belges.

C’est sans Ajay Mitchell, victime d’une contusion à la hanche lors du match précédent, que se disputait au Paycom Center le remake des dernièrs Finals… Contrairement à juin dernier et malgré un exceptionnel Shai Gilgeous-Alexander (47 points) bien épaulé par Chet Holmgren (25 points et 13 rebonds), la victoire est revenue aux Pacers de Jarace Walker (26 points) et Andrew Newbhard (27 points, 7 rebonds et 11 assists) 114-117.

Revers également pour les Blazers malgré un bon Toumani Camara qui a cumulé 16 points et 6 rebonds en 37 minutes. Cela n’a pas suffi face aux collectifs Raptors – sept joueurs à dix points ou plus – qui ont remporté la victoire 110-98 dans l’Oregon.

Crédit photo : Portland Trailblazers