Natacha Doppée et les Cointoises remportent le derby contre Huy pour demeurer invaincues

Derby passionnant à Cointe et nouvelle victoire des Grenouilles qui sont reçues dix sur dix.

A Cointe, Noémie Mommen (21 points), Téa Léonet (10 unités) et les Mosanes donnaient du fil à retordre aux locales au point d’être devant au marquoir à la pause, 33-36. Au retour des vestiaires, Romane Martens (11 points) et ses coéquipières haussaient le ton derrière pour recoller au score et passer devant, 51-48 à la demi-heure. Natacha Doppée (25 points), Yaël Cordonnier (12 unités) et les locales terminaient ensuite en force pour valider leur dixième victoire d’affilée, 67-54.

Invaincues alors que se profile la trêve des confiseurs, les Cointoises semblent parties pour remporter un nouveau titre. Leurs principales poursuivantes comptent en effet déjà deux ou trois défaites. Une solide avance pour les Liégeoises qui peuvent compter sur leur cohésion, leur expérience et leur talent pour briller chaque semaine.

« Une évolution positive »

Décisive dans la victoire de Namur Capitale contre Liège Panthers, la Liégeoise Julia Franquin revient sur ce derby wallon et analyse la première moitié de saison des Namuroises. Entretien.

Julia, après votre défaite surprise à Liège en début de championnat, comment abordiez-vous ce match retour ?

La défaite en début de championnat n’était en effet pas attendue, il y avait sans doute un manque de préparation. Cette fois, notre objectif – et celui fixé par le coach – n’était pas seulement de gagner, mais de dominer l’adversaire, de réussir dès le début une grosse prestation et de montrer que nous avons bien évolué depuis le début de la saison. Nous abordions donc ce match bien préparées, motivées, avec les cartes en main. Mais nous avons connu une petite chute de niveau en deuxième mi-temps, ce qui a conduit à une fin de match assez serrée alors que nous comptions quinze points d’avance à la pause.

Après une première mi-temps maîtrisée, les Panthers sont revenues au score. Selon toi, qu’est-ce qui vous a permis de vous imposer 63-56 ?

Nous sommes restées devant toute la rencontre, même si les Liégeoises sont revenues à un point. À l’intérieur, les Panthers ont eu des difficultés à nous contenir et nous sommes parvenues à rester ensemble dans le dernier quart-temps et à nous battre collectivement.

Tu termines cette rencontre face à ton ancien club avec 21 points (meilleure marqueuse namuroise) et 9 rebonds. Comment te sens-tu cette saison à Namur et dans le jeu de ton équipe ?

La période d’EuroCup a été compliquée car nous avons enchaîné des défaites et des matchs contre Braine et Malines. C’était assez dur moralement pour tout le monde et, à ce moment-là, j’ai eu du mal à produire mon meilleur basket. Mais c’est normal : il y a toujours des hauts et des bas dans une saison, il ne faut pas faire une fixette là-dessus. Cela fait désormais deux ou trois matchs que je retrouve mon basket et que je me sens vraiment en confiance, et c’est le plus important. Globalement, je me sens bien à Namur.

Avec Namur Capitale, vous êtes virtuellement troisièmes de TDW1 avec sept victoires en dix rencontres. Comment évalues-tu votre première moitié de saison ?

Il y a eu pas mal de hauts et de bas sur ces premiers mois de compétition. Nous sommes une équipe assez jeune et cela se ressent dans nos résultats. Nous sommes capables de produire du très bon basket, mais aussi de moins bien prester et de perdre un peu nos repères. Nous devons trouver davantage de consistance et de constance, et jouer à notre niveau sans nous adapter à celui de l’adversaire. Toutefois, il y a une évolution positive dans nos automatismes et dans nos systèmes : nous ne commettons plus certaines erreurs que nous pouvions faire auparavant. Nous sommes finalement dans la continuité de notre troisième place, même si nous espérons plus — la saison est encore longue.

Quels sont vos objectifs pour la suite de la saison ?

Un de nos gros objectifs à venir est la demi-finale de la Coupe de Belgique, le dimanche 4 janvier à Courtrai. Il faut absolument gagner pour aller en finale. Nous savons que nous avons la chance de ne pas être tombées sur Braine ou Malines en demi-finale, mais nous devons nous méfier de cette équipe de Courtrai contre qui nous avons eu très difficile en début de championnat. Pour le reste, l’ambition est de gagner un maximum de matchs et de réussir de bons play-offs.

Le résumé du match : « Une fin de match assez serrée » — #Liégeois

Crédit photo : Namur Capitale

Les Porais vaincus à Uccle

Revers des Porais à Uccle 65-51.

Dans la plus chic commune de Bruxelles, les Porais connaissaient un retard à l’allumage et se retrouvaient menés 19-10 après dix minutes. Pas de panique pour Piret (11 points), Lebecque (17 points), Herman (15 unités) et leurs coéquipiers qui serraient les rangs dans le second quart-temps pour recoller à 26-24 à la pause.

Au retour des vestiaires, le scénario du début de rencontre se répétait, les Ucclois recreusant l’écart pour mener 47-37 à la demi-heure. Cette fois, les Porais ne s’en relevaient pas et devaient s’avouer vaincus, 65-51.

Une quatrième défaite en onze rencontres pour les Tilffois qui demeurent dans le peloton de tête de la R2B.

Crédit photo : Philippe Collin

Les Ninanais victorieux chez un concurrent direct

A Ciney, les Calidifontains se sont appuyés sur leur défense pour remporter une courte mais précieuse victoire.

A Ciney, Henrard (10 points), Sumkay (8 unités) et leurs coéquipiers rentraient bien dans la partie pour mener 11-18 apres dix minutes. Gillotay (7 points) sortait de sa boîte dans le second quart-temps et les Ninanais étaient ent tête à la pause, 27-36.

Au retour des vestiaires, les locaux poussaient pour revenir mais Bodson (12 points) maintenait les Ninanais devant, 44-47 à la demi-heure. Les protégés de Kevin Reyserhove défendaient le plomb dans la dernière ligne droite et ne craquaient pas pour empocher une précieuse victoire, 54-57.

Une neuvième victoire en douze rencontres qui permet aux Calidifontains de conforter leur place sur le podium de cette passionnante R1.

« Une fin de match assez serrée »

Larguées à la pause, les Panthers ont réussi une deuxième mi-temps de feu à Namur pour s’incliner de peu.

Après s’être inclinées au Petit Country Hall en début de championnat, les Namuroises accueillaient les Panthers avec l’envie de prendre leur revanche dans ce derby wallon. « Cette fois, notre objectif – et celui fixé par le coach – n’était pas seulement de gagner, mais de dominer l’adversaire, de réussir dès le début une grosse prestation et de montrer que nous avons bien évolué depuis le début de la saison. Nous abordions donc ce match bien préparées, motivées, avec les cartes en main », confirme Julia Franquin.

Le début de rencontre épousait les propos de Julia Franquin (21 points et 9 rebonds) qui, comme Michelle Ugonne Onyiah (15 points et 19 rebonds), faisait un chantier dans la raquette liégeoise pour aider les locales à mener largement à la pause, 38-23.

Au retour des vestiaires, Aliyah Kenny (22 points, 5 rebonds et 4 steals), Da’Nasia Hood (7 points et 11 rebonds) et les Liégeoises paraissaient transfigurées et grignotait leur retard au point de revenir à 41-40 dans le troisième quart-temps. « Nous avons connu une petite chute de niveau en deuxième mi-temps, ce qui a conduit à une fin de match assez serrée alors que nous comptions quinze points d’avance à la pause », regrette Julia Franquin. Les Panthers, admirables, passaient même devant, 43-44 à la demi-heure ! Et jusqu’au bout – 51-50 à la 34e – et avec abnégation, Marine Cop (8 points et 5 rebonds), Eva Hambursin (4 points, 5 rebonds et 5 assists), Léonie Bens (7 points) et leurs coéquipières poussaient les Namuroises dans leurs derniers retranchements, s’inclinant avec les honneurs 63-56. « À l’intérieur, les Panthers ont eu des difficultés à nous contenir et nous sommes parvenues à rester ensemble dans le dernier quart-temps et à nous battre collectivement », conclut Julia Franquin, décisive face à ses anciennes couleurs.

L’interview de Julia Franquin : « Une évolution positive » — #Liégeois

Crédit photo : Sonia Pecharroman Sorce

Les Verviétois déroulent à l’ABC Arena

En P2A, les Verviétois se sont largement imposés à Belleflamme.

Dès le début de rencontre, Benjamin Mahiat (11 points), son frère Nicolas (16 unités) et les Verviétois donnaient le ton. Performants devant et derrière, les protégés de Fred Ledain prenaient le large : 11-26 après dix minutes. Malgré les efforts de Desoleil (11 points) et des locaux, Albert (13 points) et les visiteurs déroulaient leur jeu pour s’imposer dans les grandes largeurs, 47-86.

Les Verviétois affichent un bilan positif de huit victoires en douze rencontres dans cette P2A tandis que les Haricots pointent eux à trois victoires et neuf défaites.

Crédit photo : PP Photography

« Une victoire importante et méritée »

Les Alleurois ont vaincu Schaerbeek pour empocher une cinquième victoire.

Face au Canter, les All Blacks jouaient pour la quatrième fois d’affilée dans leurs installations et devaient dès lors en profiter pour ajouter trois précieux points à leur compteur. Pourtant, l’inquiétude commençait à poindre dans les gradins après une premier quart-temps sacrément loupé : 16-25. Heureusement, Hansotte (22 points) et Matumuini (22 unités également) secouaient le cocotier dans le second quart-temps et ramenaient les locaux à portée de fusil, 39-43 à la pause. « Rien n’était joué », augurait André Trinon.

A la reprise, les All Blacks proposaient une défense efficace face aux athlétiques bruxellois tandis que Keita (12 points) et Trinon (12 unités également) se chargeait d’alimenter le marquoir, les locaux passant ainsi devant à la demi-heure, 54-51. Le dernier quart-temps était palpitant, les deux équipes faisant preuve de beaucoup de sang froid sur la ligne de réparation. « Les All blacks ne cédaient rien et remportaient une victoire importante et méritée », félicitait André Trinon.

Les Alleurois remportaient ainsi une cinquième victoire en douze matchs avant un dernier déplacement à Ixelles dimanche pour clore l’année civile.

« Chaque match, un gars explose individuellement dans le collectif »

En sous-effectif, Bastian Stassen et les Fléronnais ont évité le piège spadois pour conquérir une neuvième victoire. Interview.

Bastian, comment avez-vous abordé ce match contre Spa ?

Ce fut une préparation inédite car nous n’étions que sept pour ce match : certains avaient des bobos, d’autres étaient coincés au boulot. Mais nous abordons tous nos matchs de la même manière : nous voulons mettre un impact physique dès l’entame et créer une différence rapidement. Cela n’a pas été le cas contre les Bobelins car à sept, nous avons dû adapter la dureté de notre jeu pour éviter de nous retrouver criblés de fautes.

Qu’est-ce qui vous a permis d’empocher la victoire, 93-75 ?

La différence s’est faite à l’expérience et au talent de nos gars. Remy Pennenman a d’ailleurs terminé avec sept contres et Arthur Stassen a planté cinq triples dans le dernier quart-temps ! Notre groupe a démontré sa force collective et sa capacité à s’adapter aux difficultés. Chaque match, un gars explose individuellement dans le collectif pour faire la différence. Spa est une magnifique jeune équipe, c’est le genre de match qui ressemblait très fortement à un piège et nous nous en sortons superbement bien.

Les Métallos remportent le choc à Hannut pour devenir les dauphins de Comblain

Sans faire de bruit et avec un collectif remarquable, les Flémallois s’imposent désormais comme les favoris pour le deuxième strapontin en P1.

Comme un symbole, c’était Benoit Blanchy (20 points) qui inscrivait, dans une salle d’Hannut où il a écrit quelques unes des plus belles pages du club hesbignon, le premier panier de l’Alliance. En Hesbaye, les artificiers flémallois étaient d’ailleurs au rendez-vous, alignant douze triples sur l’ensemble de la partie.

Une partie dominée par les Métallos après un premier quart-temps à l’avantage de Collard (11 points), Kinet (10 unités), Tiquet (9 points) et des locaux qui menaient 19-11 après dix minutes. Clajot (16 points) prenait ensuite feu, imité par Dykmans (10 points) qui plantait deux bombes consécutivement pour permettre aux Métallos de rentrer au vestiaire avec une courte avance, 30-34.

En seconde période, Francoeur (10 points), Malpas (5 points) et les Flémallois affichaient leur supériorité pour finir par vaincre Lambert (10 points) et les Hesbignons sur le score de 57-76.

En remportant ce choc à Hannut, les Flémallois ont empoché une neuvième victoire en douze rencontres et sont désormais seuls dauphins de Comblain au sein de cette passionnante élite provinciale. Pour rappel, ces deux équipes évoluaient encore en P2A la saison dernière.

Les Hutoises en mode rouleau compresseur à Neufchâteau

Les Chestrolaises n’ont pas existé face au rouleau compresseur mosan.

Sans Lara Gaspar, les Hutoises ont déroulé à Neufchâteau. Constance Beguin (7 points) plaçait les Mosanes en tête avant que Sarah Matthys (11 unités) ne prenne le relais. En dix minutes, l’affaire était dans le sac : 9-27. Les Mosanes, avec de Waleffe (17 points) toujours aussi précieuse, déroulaient ensuite pendant vingt minutes avant de terminer en force, à l’image d’Axelle Lecoq (12 points).

Au final, les Hutoises s’imposaient dans les très grandes largeurs, 45-92, pour conquérir une huitième victoire en neuf matchs et rester en embuscade derrière Ciney au classement.