Dirk Nowitzki, une star pas comme les autres

 

Dirk Nowitzki est définitivement un champion atypique et attachant.

 

Dirk Nowitzki est un champion atypique. Fidèle à sa franchise de toujours, passionné par son sport, formidable compétiteur, l’Allemand, contrairement à beaucoup de ses collègues, ne se prend pas au sérieux. De passage dans le Dan Patrick Show, il a livré son ressenti sur sa vie quotidienne, sur sa fin de carrière qui approche tout doucement et son amour de la compétition. « Ma femme sait que c’est toujours ce que j’aime faire. L’été, j’essaye évidemment d’être là pour la famille. Nous avons trois enfants maintenant donc j’essaye de passer le plus temps possible avec eux car durant la saison, ma famille doit faire beaucoup de concessions. Mais elle sait qu’une fois ma carrière terminée, ce qui devrait arriver assez rapidement, j’aurai tout le temps du monde. Nous irons voyager, apprécier des choses que je ne pouvais pas vraiment faire durant ma carrière avec les enfants comme le ski, etc… Nous allons apprécier notre compagnie pour le reste de notre vie mais, pour l’heure, je veux toujours jouer au plus haut niveau et cela implique de s’entraîner et de me préparer pour la prochaine saison » a-t-il expliqué. « J’ai discuté de la retraite avec certains amis à moi qui sont retraités depuis un moment, (Michael) Finley, (Steve) Nash… Ils me disent que les deux premières années peuvent être dures, le vestiaire vous manque, la compétition. Je pense que c’est normal (…) L’été se passe bien puis septembre arrive, vous êtes censés aller au training camp et en fait, rien ne vient. Ça sera très étrange. »

Il est également revenu sur des souvenirs marquants de sa carrière. « Quand nous commencions à devenir vraiment bon, nous avons affronté les Sacramento Kings chaque année en playoffs dans leur vieille salle [l’Arco Arena] avec les cloches. (Peja) Stojakovic, (Chris) Webber et Vlade (Divac)… Nous les avons joué au moins trois ou quatre fois en playoffs, c’était génial. Et il y a évidemment les Spurs, ils sont proches de nous, dans le Texas, et il nous battaient toujours. Puis, en 2006, nous avons réussi à les surmonter et les battre en sept matchs. Ce sont de super souvenirs d’équipes que nous avons jouées presque chaque année. C’était le bon temps pour nous. Depuis, nous avons un peu de mal, nous n’avons pas été une équipe de playoffs, donc c’est difficile d’avoir une rivalité si on ne peut pas les jouer » s’est-il souvenu.

Enfin, il a évoqué la densité de la Conférence Ouest. « Je ne l’ai pas vu venir, en fait. C’est génial pour les Lakers. Ils veulent bâtir une nouvelle dynastie. Ils ont plusieurs années sans et vous savez qu’une fois LeBron là-bas, ce sera une destination prisée par les autres free agents. Ça sera génial pour la ligue. C’est toujours bien pour la NBA quand les Lakers, les Knicks ou Boston sont en haut, toutes ces équipes mythiques. Quand elles le sont, généralement tout va bien pour la ligue. Ça va être sympa mais l’Ouest est dense maintenant. C’est pourquoi je pensais qu’il resterait à l’Est : l’Ouest est vraiment très, très dense. Chaque soir sera sympa à jouer » a-t-il expliqué.

Cette saison encore, et peut-être pour la dernière fois, il sera possible d’admirer le Wunderkind en action.