« Je me fichais du niveau auquel je coachais »

Si le parcours d’Alfonzo McKinnie est étonnant, celui de Nick Nurse l’est presque tout autant. Pour sa première saison à la tête d’une équipe NBA, l’ancien entraineur d’Ostende remporte le titre suprême.

Le parcours de Nick Nurse est atypique. Champion en Angleterre, viré d’Ostende pour un comportement jugé trop festif, champion en G-League et désormais champion NBA, c’est peu dire que le jeune entraineur a vécu diverses expériences. Il lui a d’ailleurs fallu convaincre après avoir remplacé Casey, fraichement alors élu coach de l’année. « Ca a été 12 mois incroyables. Je ne sais pas, j’essaye de prendre les choses comme elles viennent. Je ne m’étais pas projeté très loin. Évidemment quand nous avons ajouté des joueurs à l’équipe, nous pensions que nous pouvions être bons, mais nous n’avions aucune idée de ce que ça allait donner au niveau de la santé de l’effectif et ce genre de choses. Encore une fois tu prends les joueurs que tu as, tu joues et tu les diriges du mieux que tu peux. Puis tu regardes les adversaires et tu essaies de trouver des moyens de les battre. C’était un super groupe. Ils ont vraiment bien joué ensemble. Ils se sont vraiment battus, ils étaient coriaces mentalement. Ils n’ont pas semblé être dépassés par l’événement. Pendant deux mois de playoffs, ils ne m’ont jamais semblé être fatigués. Mentalement ils n’ont cessé de vouloir regarder des vidéos, de revoir certaines choses, d’apprendre et de progresser. Et je pense que ça a été capital parce que nous devions le faire en playoffs car nous n’avions pas passé beaucoup de temps ensemble » explique-t-il avant de jeter un coup d’oeil dans le rétro. « J’espère que ça inspirera certaines personnes dans cette situation à continuer de bosser. J’ai toujours dit que ces boulots signifiaient tout pour moi, j’ai gagné avec Birmingham en 96, avec les Rio Grande Valley Vipers… Tous ces matchs et tous ces boulots signifiaient beaucoup pour moi et j’ai aimé tous ces boulots. Je pense que tu ne peux pas faire du bon boulot si tu n’aimes pas ce que tu fais. Je ne sais pas, je n’ai jamais été vraiment découragé, je me fichais du niveau auquel je coachais, j’essayais juste d’apprendre et de progresser. C’est tout. »