« C’est le mec qui a le plus de cœur dans cette équipe »

Klay Thompson fut admirable durant ces Finals! Malheureusement, le comparse de Stephen Curry a dû quitter prématurément ses coéquipiers et sera sur la touche pour de nombreux mois.

Absent lors du game 3 des Finals pour une blessure à la cuisse, Klay Thompson était revenu lors des matchs 4 et 5, se montrant d’ailleurs décisif dans la deuxième victoire des Warriors. Pour le game 6, Thompson avait activé le mode machine (30 points en 32 minutes) avant de se blesser au genou en allant dunker. Revenu sur le parquet pour tirer ses deux lancers – et les marquer! – malgré la douleur, Thompson devait ensuite quitter le stade. Après examen, l’admirable shooteur souffre d’une déchirure d’un ligament du genou et devrait manquer les neuf ou dix prochains mois. Une véritable tuile pour le joueur et les Warriors alors que Thompson est éligible à un nouveau contrat -même si peu de doutes subsistent quant à sa volonté farouche de poursuivre à Golden State – et que Kevin Durant est lui aussi sur la touche pour une durée similaire, voire plus longue.

Surtout, sans son compère de backcourt, Steph Curry n’a pas su renverser la situation et forcer un game 7. Après la rencontre, malgré la déception, son entraineur et ses coéquipiers rendaient hommage à Klay. « C’est le mec qui a le plus de cœur dans cette équipe » partageait Draymond Green. « Ce n’est peut être pas une opinion populaire mais en jouant avec Klay depuis sept ans, je peux vous dire que je ne connais personne avec autant de cœur de Klay.« 

« Et puis quand Klay s’est blessé, la première chose que vous vous dites c’est que ce n’est pas possible, c’est une blague, ça doit s’arrêter ! Mais c’est comme ça. Je ne sais pas si c’est lié aux cinq saisons de suite à plus de 100 matchs, mais c’est désolant » soupirait Steve Kerr. « C’est difficile de mettre des mots sur ce que je ressens à propos de notre équipe. Ce dont j’ai été le témoin en étant leur coach pendant les cinq dernières années est une incroyable combinaison de talent, de caractère et d’engagement pour l’autre. Et c’est rare. Un groupe de joueurs de cette trempe ne reste pas ensemble pendant cinq saisons. Et j’ai eu la chance d’être leur coach.«