Ostende et Toronto, les champions du 13 juin

La (petite) histoire retiendra que les Côtiers et les Canadiens ont décroché leur titre respectif le même jour de cette année. Mais, la comparaison ne s’arrête peut-être pas là. Comme on va pouvoir s’en rendre compte

Le 4e rendez-vous de cette finale 2019 aura donc été le bon pour les Ostendais. Electrisés par l’importance de l’enjeu, ils n’ont accepté aucune comparaison avec des Anversois sur courant alternatif et actionnaient les interrupteurs des lampions de la fête à 69-62.

Mwema : « Le plus beau de mes titres »

« Contrairement à mes sorties précédentes, je suis parvenu à entrer mes paniers à longue distance », se réjouit Jean-Marc Mwema, le Métropolitain du littoral, « Quand nos rivaux ont fait mine de revenir dans le parcours, il fallait rester calmes et continuer de respecter notre plan de bataille. En ce qui me concerne, c’est le plus beau de mes titres. Il couronne une saison compliquée et, surtout, cloue le bec à tous nos détracteurs. » Suivez son regard…

« Il faut bien avouer que nous n’avons jamais eu d’emprise sur la rencontre », constate, en face, Ismaël Bako, « Nous n’avions plus assez de jus et étions souvent seconds dans les duels. Nous avons tout de même eu le mérite de nous battre jusqu’au bout. Je suis déçu mais nous demeurons sur deux années fantastiques. Maintenant, notre groupe va sans doute exploser. Pour ma part, je ne serai plus Giant à la reprise. Je ne peux toutefois pas encore en dire davantage sur mon avenir. »

Au final, c’est l’ensemble du basket belge qui sort vainqueur de cette quadruple confrontation au sommet. Le tout sous l’œil aussi amusé que connaisseur de Veselin Petrovic, une icône locale (de 2005 à 2014) en provenance de Pepinster (2004/2005).

Raptors : une autre histoire belge

De l’autre côté de l’Atlantique, le triomphe des Raptors (vainqueurs du game 5 aux Warriors) a quelque part des origines « noir-jaune-rouge ». Faut-il rappeler que Nick Nurse, le 9e coach de l’histoire a gagné les Finals pour sa 1ère année, avait été viré d’Ostende ?

« Si j’en suis là aujourd’hui, c’est d’abord grâce à tous les différents clubs dans lesquels, j’ai travaillé », souligne-t-il, « J’y ai appris quelque chose dans chacun d’eux… même quand on ne voulait plus de moi. Ils m’ont sans cesse donné l’envie de m’améliorer. » Sans oublier qu’un de ses assistants a longtemps résidé en Cité ardente. « Je n’ai jamais eu le niveau pour évoluer en NBA et, pour moi, c’est comme un rêve qui se concrétise », confie Patrick Mutombo, « Je suis fier de ramener le titre à Toronto, la Ville Reine. »

Il faut encore savoir que le « Liégeois » commence à se faire, aussi, une certaine réputation dans le domaine de la peinture. Et, lorsque Nike Nurse l’a engagé comme adjoint, il s’est empressé de lui acheter trois toiles comme cadeau de bienvenue. Une autre « histoire belge »…

Michel CHRISTIANE