Les Belges réagissent en défense

Après un départ catastrophique, les Belgian Cats ont su relever la tête et grignoter leur retard grâce à une défense hermétique.

Ce jeudi, la Belgique affronte la France dans un remake du quart de finale du dernier Mondial. Après un premier tour très moyen, les Belges ont l’occasion d’écrire à nouveau l’histoire en (ré)endossant le costume d’oustsider, celui dont elles raffolent.

Au moment de l’hymne national, les Cats chantent les paroles, affichant concentration et cohésion. Les sourires sont de rigueur lorsque les deux formations se saluent avant d’entamer les débats, mais l’enjeu est palpable dans les deux camps. Pour ce quart de finale, Philip Mestdagh fait confiance en son cinq majeur habituel: Allemand, Delaere, Kim Mestdagh, Meesseman et Linskens.

C’est en trottinant que nos compatriotes entrent sur le terrain et saluent les hommes en gris. La première possession est française et débouche sur deux points, suivi d’un triple tricolore en transition alors que les Belges loupent leur deux premières attaques. Grâce à deux lancers, Sandrine Gruda porte la marque à 7-0 après à peine plus d’une minute de jeu.

Débuts manqués pour les Cats

Le premier point de la Belgique vient – comme contre la Slovénie – de Julie Allemand, depuis la ligne de réparation. La défense des française force les les Belges à paumer le cuir à plusieurs reprises. En contre-attaque, Emma Meesseman réduit l’écart, imitée par Julie Allemand. C’est 9-5 après trois minutes et trente secondes. Hartley et Gruda redonnent de l’air à la France et obligent Philip Mestdagh à prendre temps-mort à 13-5.

Wauters est montée au jeu en lieu et place de Linskens, Meesseman trouve bien Allemand qui, malheureusement, rate son lay-back. De l’autre côté, Hartley sanctionne de loin et porte l’écart à onze unités. Le sélectionneur belge ouvre son banc, Vanloo et Carpréaux – admirable sur sa première défense – montent sur le parquet, bientôt suivies par Raman, pour donner un coup de boost à leurs couleurs. Les Françaises enquillent une nouvelle bombe et une pénétration auxquelles répond Emma Meesseman, c’est 21-9 à la huitième. En zone-press après des lancers de Kim Mestdagh, les Cats perturbent leur adversaire et Raman en profite pour faire 24-14 toute seule en contre-attaque. Face à la zone belge, les tricolores continuent d’afficher une réussite insolente. Sur la dernière possession, après un bon travail post-up, Ann Wauters fait 27-16.

La Belgique retrouve sa défense et des couleurs

Le second quart redémarre par une bombe de Kim Mestdagh et un panier inside de Meesseman mais la France ne s’en laisse pas compter. C’est 31-21 à la douzième. Raman, d’un lancer et d’un lay-up renversé rapproche la Belgique de son adversaire. Un magnifique back-door entre les deux meilleures marqueuses belges du tournoi ramène nos couleurs à 31-26 pendant que Raman fait un chantier au rebond offensif. La défense belge est mieux en place, les Cats plus agressives et les Françaises peinent à trouver des solutions. Depuis la ligne de réparation, Kim Mestdagh réduit l’écart à trois unités.

Après un temps-mort tricolore, les Belges proposent un joli système de jeu mais le tir de Mestdagh rebondit sur le cercle, tout commen ensuite celui d’Emma Meesseman, bien servie par Wauters pourtant. Fort heureusement, les Française voient leur adresse décliner. Sur un caviar, Delaere fait 31-30 et c’est Julie Allemand qui se charge, en pénétration, de faire passer la Belgique devant, 31-32, sous l’oeil médusé de Valérie Garnier. C’est Epoupa qui met fin au calvaire de nos voisines d’outre-Quiévrain d’un tir lointain inscrit depuis le corner. Philip Mestdagh en profite pour prendre temps-mort avec deux minutes encore à disputer dans cette mi-temps. Gruda redonne un peu d’air à sa formation à mi-distance. La dernière possession appartient aux Cats mais ne se révèle pas concluante. Score à la mi-temps: 35-32, nos compatriotes ont su redresser la barre après leur départ catastrophique.